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Suisse

Pour une norme anti-homophobie

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La norme anti-homophobie profitera à toute la société et évitera beaucoup de souffrances aux personnes de la communauté LGBT (archives). (©KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI)

Sanctionner l'homophobie est bénéfique pour la société. Les défenseurs de la loi soumise au vote le 9 février veulent agir contre un climat qui crée de réelles souffrances autant pour les hétérosexuels que pour la communauté LGBT.

Le Parlement a accepté en décembre 2018 d'étendre la norme antiracisme à la discrimination basée sur l'orientation sexuelle. Cette révision de la loi, partie d'une initiative parlementaire du conseiller national Mathias Reynard (PS/VS), vise à protéger la communauté homosexuelle, bisexuelle, transgenre ou intersexe (LGBTI).

"La nouvelle loi n'empêchera personne d'exprimer son opinion", a indiqué jeudi à la presse Matthias Erhardt, du comité contre les discriminations. Seules les déclarations discriminatoires qui sont faites publiquement et qui rabaissent les personnes auxquelles elles s'adressent seront punies, a renchéri la conseillère aux Etats Anne Seydoux (PDC/JU).

Il ne sera plus possible de propager la haine et d'appeler à la discrimination ou à la violence contre les personnes homo- ou bisexuelles. "La haine n'est pas une opinion", a rappelé M. Erhardt.

La part de l'Eglise

L'Eglise réformée veut aussi agir contre la discrimination. La Bible contient des passages qui, mal commentés, sont des appels à la violence contre les homosexuels. Mais, a ajouté Michel Müller, président du conseil paroissial de l'Eglise réformée du canton de Zurich, les Evangiles disent aussi "tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi".

L'Eglise a une grande responsabilité dans la protection des personnes menacées. Elle s'engage pour défendre les personnes diffamées, discriminées et menacées.

La loi sur laquelle le peuple est appelé à se prononcer veut compléter la législation actuelle, qui ne permet pas de s'attaquer aux propos homophobes exprimés en termes généraux. Pour pallier le problème, la norme antiraciste doit être complétée pour y ajouter l'orientation sexuelle. Cette extension ne vaudra pas pour les déclarations et les actes visant des préférences sexuelles pathologiques comme la pédophilie.

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Suisse

Cicor vend son site tunisien et supprime 220 emplois

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Le fabricant de composants électroniques Cicor va vendre pour 1,3 million d'euros son site de production en Tunisie, comptant 90 employés (archives). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Cicor lance une vaste réorganisation de ses activités, avec à la clé la cession de son site de production en Tunisie et la suppression de quelque 220 postes au niveau du groupe. Le fabricant de composants électroniques confirme toutefois ses objectifs pour 2026.

"Cicor prend des mesures ciblées pour accélérer l'amélioration de ses marges et renforcer ses performances opérationnelles", a expliqué mardi la société st-galloise dans un communiqué. Les activités de Cicor en Afrique du Nord seront réunies à Berrechid et Temara au Maroc.

Concrètement, la firme va vendre pour 1,3 million d'euros son site de production en Tunisie, comptant 90 employés. L'opération doit être validée en juin et aura un impact de 300'000 francs au niveau du bénéfice net.

Le groupe va également transférer ses activités genevoises reprises à Mercury Systems à Newport au Royaume-Uni et à son siège de Bronschhofen. Les activités de fabrication d'outillages seront déplacées de Singapour à Batam en Indonésie.

D'autres mesures sont à l'ordre du jour: les capacités du site suisse de Wangs doivent être renforcées et des redondances dans la direction en Suisse, en Allemagne et en France ont été ajustées. Au total, ces décisions vont conduire à la suppression d'environ 220 postes, soit 5% des effectifs du groupe.

Cette restructuration va engendrer des coûts autour de 5 millions de francs, dont la majorité ont été comptabilisés au premier semestre 2026, mais améliorer le résultat brut d'exploitation (Ebitda) de 10 millions par an. Au premier semestre, la marge Ebitda ajustée doit s'établir entre 5-9% avant d'accélérer au-delà de 10% en seconde partie d'année.

La direction a par ailleurs confirmé ses objectifs financiers pour 2026, disant tabler sur un chiffre d'affaires entre 700 millions et 750 millions de francs et un Ebitda ajusté de 70 millions à 80 millions.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

Les Chambres fédérales pas d'accord sur le dossier nucléaire

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L'initiative "Stop au black-out" a été déposée en février 2024 (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le dossier du nucléaire divise les Chambres fédérales. Mardi, le Conseil des Etats a refusé par 28 voix contre 16 de renvoyer au Conseil fédéral le contre-projet indirect à l'initiative "Stop au black-out", comme l'a décidé le National la veille.

La Chambre du peuple veut d'abord obtenir des clarifications sur le plan financier.

Cette question sera de toute manière approfondie lors de l'élaboration d'un projet concret, a contré le conseiller aux Etats Thierry Burkart (PLR/AG) pour la commission. Elle sera même abordée avant cela, dans le rapport explicatif avant la votation, a ajouté le ministre de l'énergie Albert Rösti.

La gauche et quelques centristes étaient favorables au renvoi. Mathilde Crevoisier Crelier (PS/JU) a demandé de ne pas donner de chèque en blanc.

Le contre-projet du Conseil fédéral à l'initiative "Stop au black-out" demande la levée de l'interdiction de construire de nouvelles centrales nucléaires. Le National devra une nouvelle fois se prononcer cette semaine. Un deuxième renvoi de sa part serait définitif.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Airesis: la justice vaudoise prononce la faillite de la société

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La justice vaudoise prononce la faillite d’Airesis (image symbolique). (© KEYSTONE/ADRIEN PERRITAZ)

C'est fini pour Airesis. Le Tribunal d'arrondissement de l'Est vaudois a révoqué le sursis concordataire octroyé à la société de participations et prononcé la faillite de l'entreprise établie à Clarens, ressort-il mardi de la Feuille officielle du commerce (Fosc).

Airesis avait obtenu un sursis concordataire le 7 octobre 2025 en vue d'une éventuelle restructuration de sa dette. Les parties peuvent requérir la motivation de la décision du tribunal dans un délai de 10 jours dès publication, à défaut de quoi celle-ci deviendra définitive.

Pour rappel, les actions Airesis ont été retirées de la cotation à la Bourse suisse SIX le 13 novembre 2025. La société vaudoise a longtemps contrôlé la marque française Le Coq Sportif.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Vaud

Daniel Rossellat, le départ serein d’un syndic bâtisseur

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© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

Après 18 ans à la tête de Nyon, Daniel Rossellat s'apprête à quitter ses fonctions de syndic le 1er juillet prochain. Entre nostalgie choisie, investissements records et transmission de pouvoir à Olivier Riesen, la figure emblématique de la Côte pose un regard intimiste et sans tabou sur près de deux décennies de service public.

Le sentiment du devoir accompli et le goût du voyage

C’est une page majeure de l’histoire politique nyonnaise qui se tourne. À l'aube de son départ, Daniel Rossellat affiche une tranquillité désarmante. « Moi je me sens très bien, très serein », confie-t-il au micro, assimilant son mandat à « un long voyage ».  Il ajoute : « J’aime bien partir, j’aime bien revenir. Donc j’essaye de profiter des voyages jusqu’au dernier jour. »

Derrière cette sérénité apparente se cache une machine communale de 700 collaborateurs que le syndic sortant a pilotée avec passion. Un rôle exigeant qu'il décrit comme « très varié, très intéressant, très passionnant », marqué par la richesse des relations humaines, mais aussi par la gestion de tensions parfois inhérentes à l'administration : « Des conflits de vocation, parce que chacun défend un peu soit une politique sectorielle, soit un type de prestation. »

Un bilan chiffré à 450 millions de francs

Sous ses législatures, Nyon a profondément changé de visage, voyant sa population bondir de 18 000 à 24 000 habitants. Une métamorphose qui a nécessité des investissements massifs, de l’ordre de 450 millions de francs sur les quinze dernières années.

L'Usine à Gaz, le complexe sportif de Colovray, la rénovation du Temple pour 8 millions ou encore celle de l'école du centre-ville pour plus de 20 millions font partie de cet héritage de pierre. Face à la hausse de la dette qui a accompagné ces grands travaux, l'élu reste pragmatique et assume ses choix de gestionnaire :

« La dette elle me fait pas peur, parce que c’est mieux d’avoir une ville avec des bonnes infrastructures et un peu de dette, qu’une ville qui aurait très peu de dette mais qui a des infrastructures obsolètes. »

Selon lui, la complexité du rôle de syndic réside dans cette triple temporalité : « rénover le passé », « entretenir le présent » notamment face aux défis de l'efficacité énergétique, et simultanément « construire pour le futur ».

Ce qui va laisser un vide

Interrogé sur les aspects de sa fonction qui lui manqueront le plus, Daniel Rossellat évoque avec une pointe de nostalgie les joutes politiques et l'art de la conviction. Il compare volontiers l'exercice du pouvoir à la stratégie des échecs ou à un défi physique :

« Quand on part où on est presque seul contre tous les autres et qu’à la fin on a réussi grâce à une construction d’arguments, une démonstration des avantages par rapport à la faiblesse des inconvénients, à convaincre tout le monde, c’est quand même des beaux matchs. C'est un peu sportif. »

Au-delà des débats, ce sont les rencontres avec des citoyens globalement respectueux de la fonction et de l'institution communale qui resteront gravées. « Conduire des projets, en fait c’est quand même dessiner un peu la ville », glisse-t-il, fier d'avoir participé à un changement d'état d'esprit global à Nyon.

Une retraite hyperactive entre Paléo et culture

Si Daniel Rossellat quitte la maison de ville, l'homme ne compte pas s'installer dans un fauteuil de retraité. Outre le golf qu'il espère pratiquer un peu plus, son agenda romand demeure extrêmement chargé. Le Paléo Festival, dont la 49e édition approche, l'occupera grandement, d'autant plus qu'il est déjà mandaté pour coordonner les projets du 50e anniversaire prévu pour 2027.

Il poursuivra également ses engagements au sein des musées romain et du Léman, ainsi que son rôle moteur dans le projet de Capitale culturelle suisse. Initié par ses soins en 2013, ce projet d'envergure fédérale verra La Chaux-de-Fonds l'incarner en 2027, avant de passer le relais à Aarau en 2030. Un ultime marathon politique et législatif qu'il a mené à bien auprès du Conseil fédéral.

À la veille de céder son fauteuil à Olivier Riesen, Daniel Rossellat tourne la page sans amertume, confiant dans la nouvelle équipe qui devra, selon la tradition locale, « finaliser des projets qui ont été lancés » par leurs prédécesseurs avant d'en initier de nouveaux.

Interview réalisée par Julie Marti

Adaptation web avec IA

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