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Suisse

Sondage SSR: deux oui aux votations de février

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La loi anti-homophobie est bien partie pour être acceptée, selon le premier sondage de la SSR (archives). (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L'initiative pour des logements abordables et la loi anti-homophobie sont créditées d'une large avance, selon le premier sondage SSR publié vendredi. Le peuple se prononce le 9 février.

Interrogés à la mi-décembre, deux tiers des personnes sondées sont pour l'initiative populaire de l'ASLOCA. Le texte veut inciter la Confédération et les cantons à encourager davantage la construction d'habitations à loyer modéré. Pour l'extension de la norme anti-raciste aux actes homophobes, ils sont 69% à dire oui.

Le texte pour "Davantage de logements abordables" est surtout soutenu par le camp rose-vert (90%), tandis que le PLR et l'UDC sont en majorité contre, respectivement à 58% et 60%. Les sympathisants du PDC sont plus de la moitié à dire oui, alors que ceux des Vert'libéraux penchent nettement pour (76%).

Femmes, citadins et retraités

Trois quarts des femmes interrogées approuvent le projet, contre 57% des hommes. Le soutien est plus marqué chez les citadins (51%) qu'au sein de la population rurale (37%). Les retraités sont aussi plus enclins à voter "certainement" (55%) en faveur du texte que les moins de 40 ans (34%).

L'argument selon lequel les assainissements énergétiques ne doivent pas engendrer de hausse des loyers reçoit le plus d'assentiment (81%). De même les arguments selon lesquels l'habitat ne doit pas être exposé à la spéculation et qu'il faut plus de logements de coopératives, bénéficient d'un fort soutien de la part de l'électorat (75%).

Parmi les arguments contre l'initiative, un seul remporte une majorité: à savoir que le texte est trop rigide et qu'il vaudrait mieux revaloriser le fonds finançant les logements d'utilité publique. Cet aspect pourrait prendre de l'envergure au fil de la campagne et renverser le résultat final, selon les auteurs du sondage.

Vers un oui à la loi anti-homophobie

Quant à la loi visant à punir l'homophobie, le camp du oui jouit à neuf semaines du vote d'une confortable avance de 41 points. Selon le sondage, 69% sont pour et 28% sont contre. A la mi-décembre, la formation de l'opinion se trouvait déjà dans un état avancé. Seuls 3% des sondés sont indécis.

Une nette majorité des personnes interrogées (65%) part du principe que le projet sera adopté. C'est l'Union démocratique fédérale (UDF), avec le soutien pour la récolte de signatures des Jeunes UDC et du groupe de travail Jeunesse et famille, qui a lancé le référendum.

Seuls les électeurs proches de l'UDC indiquent être majoritairement opposés à cette extension de la norme anti-raciste. Les partisans de tous les autres partis ainsi que les sans-parti penchent pour le oui. Chez les Verts, le PS et les Vert'libéraux, l'adhésion avoisine les 95%.

Non à la discrimination

Au niveau des différences régionales, c'est en Suisse alémanique que l'opposition semble la plus forte (33%). En Suisse romande et en Suisse italienne, elle n'atteint que 17 respectivement 23%.

Les arguments en faveur de la loi sont partagés par de vastes pans de l'électorat. Une majorité écrasante estime que la discrimination n'a rien à faire dans une société libre et soucieuse de la dignité humaine (83%). La nécessité de protéger les homosexuels est aussi mise en avant (70%).

Un seul argument contre fait mouche. Si les homosexuels bénéficient d'une protection spéciale, d'autres groupes ne tarderont pas à vouloir faire valoir leurs droits. Cet argument rassemble 52% d'avis.

Les arguments selon lesquels le code pénal offre une protection suffisante ou qu'il s'agit d'une "loi de censure" séduisent moins. Au vu de la situation actuelle, il est improbable que la campagne de votation à venir modifie le résultat.

La campagne pour les deux objets soumis au peuple n'a pas encore véritablement commencé. En l'état, la participation qui ressort de l'enquête ne s'élève qu'à 40%. Le sondage, réalisé par l'institut gfs.bern, a été mené entre le 3 et le 16 décembre auprès de 5477 citoyens. La marge d'erreur est de +/- 2,9%.

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Lausanne

Recours admis contre le changement de parti d'une députée à Zurich

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Benjamin Gautschi, coprésident des Vert'libéraux de l'arrondissement 7/8 de la ville de Zurich, parle avec la presse devant le Tribunal fédéral avant l'audience consacrée à l'élection de la députée Isabel Gautschi. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Tribunal fédéral admet le recours déposé par plusieurs citoyens contre le changement de parti de la députée zurichoise Isabel Garcia. La cause est transmise au Tribunal administratif cantonal qui doit déterminer si le corps électoral a été trompé.

Réunie en audience publique, la 1ère Cour de droit public s'est déterminée à une majorité de trois juges contre deux. Elle a estimé que, dans un système d'élection à la proportionnelle, un changement de parti juste après l'échéance du délai de recours pouvait constituer une tromperie des électeurs et une violation des droits politiques. L'arrêté de validation de l'élection du 12 février est annulé pour ce qui concerne Isabel Garcia.

En l'espèce, la députée vert'libérale avait quitté sa formation pour rejoindre le Parti libéral-radical après sa réélection au Grand Conseil zurichois le 12 février 2023. Sa décision avait été connue le 23 février, soit au lendemain de la fin du délai de recours. (arrêt 1C_223/2023 du 22 mai 2024)

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Les cas d'escroqueries financières à la hausse en 2023

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Ce sont moins les systèmes techniques que les facteurs humains - en l'occurrence les clients des banques - qui constituent les principales portes d'entrée de l'escroquerie. (archives) (© KEYSTONE/SAMUEL GOLAY)

Les affaires d'escroqueries financières ont poursuivi leur envolée l'année dernière et la tendance se poursuit en 2024, notamment pour les cartes de crédit et de débit.

Les clients sont de plus en plus souvent la cible des malfrats, qui les incitent à effectuer des paiements ou leurs soutirent les données d'accès.

Selon le rapport 2023 de l'Ombudsman des banques suisses, l'instance d'information et de médiation sans compétence juridictionnelle des clients des banques helvétiques, les cas d'escroqueries ont augmenté de 85% sur un an à 234 cas.

"Cette tendance reste malheureusement inchangée en 2024 et concorde avec l'évolution générale dont les autorités de poursuite pénale informent", a averti le médiateur dans son étude annuelle publiée mercredi.

"Il apparaît de plus en plus clairement que ce sont moins les systèmes techniques que les facteurs humains - en l'occurrence les clients des banques - qui constituent les principales portes d'entrée de l'escroquerie", prévient l'institution de médiation financière dirigé par Andreas Barfuss. Selon le responsable, "les méthodes des escrocs sont de plus en plus sophistiquées sur les plans technologique et psychologique".

Les malfrats incitent les victimes à déclencher des versements, à débiter leurs cartes de paiement ou leurs soutirent les données d'accès de leurs cartes et comptes pour les débiter en leur faveur.

Une fois bernés, les clients ne bénéficient que de très peu de recours. "En règle générale, les clients doivent supporter eux-mêmes les dommages résultant de ces incidents. La responsabilité de la banque est rarement engagée", a souligné le médiateur dans son rapport, même si dans quelques cas "des prestations à titre de geste commercial peuvent être obtenues".

Prestataires étrangers inefficaces

Parmi les cas recensés l'année dernière, l'Ombudsman a constaté que certaines victimes d'une escroquerie à l'investissement ont fait appel à des prestataires externes. Ces derniers ont rédigé à leur place des réclamations à la banque et au médiateur.

"Certaines de ces réclamations ont parfois même été rédigées par un cabinet d'avocats établi dans un pays d'Europe de l'Est", promettant à leurs clients de récupérer l'argent que leur ont soutiré des escrocs. "La plupart du temps, ces requêtes sont volumineuses, mais guère adaptées aux faits concrets et à la situation juridique suisse", a averti le médiateur, qui dit n'avoir jamais réussi à obtenir un résultat dans tel cas.

Au total, le médiateur a traité 2360 affaires l'année dernière, dont 1489 cas oraux et 871 cas écrits, représentant une hausse de 18% du nombre de dossiers clôturés par rapport à 2022. La majorité des cas concernent une valeur litigieuse jusqu'à 10'000 francs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

Syngenta débouté dans son différend avec Berne sur les fongicides

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La concentration en produits de dégradation du chlorothalonil dans l’eau potable ne doit pas dépasser 0,1 microgramme par litre (image d'illustration). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La Confédération peut publier une directive mise à jour à l'intention des cantons sur les produits de dégradation du pesticide chlorothalonil. Le Tribunal administratif fédéral (TAF) a rejeté en grande partie un recours du groupe agrochimique bâlois Syngenta.

Avec cette décision, la sécurité du droit est rétablie en ce qui concerne la valeur maximale définie pour les produits de dégradation du chlorothalonil dans l'eau potable, se félicite mercredi l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV).

Selon lui, la consigne est désormais "claire" pour les distributeurs d'eau potable: la concentration en produits de dégradation du chlorothalonil dans l'eau potable ne doit pas dépasser 0,1 microgramme par litre. L'OSAV a adapté en conséquence sa directive à l'intention des cantons.

Syngenta avait déposé un recours en 2020. Cette démarche empêchait la Confédération de désigner quatre métabolites du chlorothalonil comme étant "pertinents" sur le plan toxicologique. Elle avait dû enlever cette mention de son site internet.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

La Suisse aura son "cloud" souverain

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La Suisse aura son service informatique en nuage souverain (illustration). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

L'administration fédérale aura son propre service en nuage souverain. Le Conseil fédéral a demandé mercredi un crédit de 246,9 millions de francs pour ce "Swiss Governement Cloud" (SGC).

La transformation numérique de l'administration publique entraîne une hausse des besoins en outils numériques et requiert des infrastructures informatiques qui répondent à des exigences accrues en matière de performance, de fiabilité et de sécurité, écrit le gouvernement dans un communiqué.

La Confédération a déjà acquis des services d'informatique en nuage auprès de cinq fournisseurs étrangers. La décision avait suscité la controverse et des voix appelaient à la création d'un "cloud" souverain.

Le SGC et les nuages externes se complèteront dans une infrastructure hybride, qui devra respecter la protection des données et la sécurité de l'information. Les cantons, villes et communes pourront l'utiliser. Aucun service ne sera toutefois fourni au secteur privé au moyen du SGC.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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