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Suisse

Réforme de l'AVS: le Conseil des Etats donne plus de compensations

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Le Conseil des Etats a repris mardi la discussion sur la réforme de l'AVS, qui bute notamment sur les compensations prévues pour les femmes de la génération transitoire (photo prétexte). (© KEYSTONE/AP/Christof Stache)

Les femmes qui seront les premières concernées par la hausse de l'âge de la retraite devraient obtenir un supplément de rente échelonné entre 100 et 240 francs. Le Conseil des Etats veut leur accorder davantage que le Conseil national dans la réforme de l'AVS.

L'objectif avec cette proposition, adoptée par 27 voix contre 15, est de trouver une voie entre le modèle du Conseil national et celui des Etats, a expliqué Erich Ettlin (Centre/OW) au nom de la commission. En juin, la Chambre du peuple a décidé de soutenir les six premières années de la génération transitoire avec une compensation allant de 50 à 150 francs par mois en fonction du salaire.

En mars, les sénateurs ont eux opté pour un modèle en trapèze destiné aux neuf premières cohortes. La balle étant à nouveau dans leur camp, ils ont accepté de lâcher du lest sur les compensations, mais pas sur le nombre de femmes concernées.

Ainsi, le Conseil des Etats propose un supplément de rente pour les neuf premières cohortes. Pour les trois premières, celui-ci serait progressivement relevé parallèlement à l'âge de la retraite. Les quatre suivantes auraient le supplément complet et les deux dernières un supplément réduit pour éviter un effet de seuil trop marqué à la fin de la génération transitoire.

Revenus modestes favorisés

Le supplément de rente progressif-dégressif déjà adopté par les sénateurs serait maintenu, a expliqué M. Ettlin. Il serait échelonné en fonction du revenu, les personnes aux revenus plus modestes étant favorisées.

Le supplément complet serait de 240 francs par mois pour les femmes avec un revenu annuel jusqu'à 57'360 francs, de 170 francs jusqu'à 71'700 francs et de 100 francs au-delà. Ce pas est un pas important dans la bonne direction, a estimé le ministre de la santé Alain Berset. Il faut des mesures de compensations solides pour obtenir des majorités, a-t-il ajouté.

Ce modèle est positif par rapport au projet concocté en mars par le Conseil des Etats, a abondé Marina Carobbio (PS/TI). Mais même s'il est un peu plus généreux, la réforme de l'AVS reste un projet d'assainissement sur le dos des femmes, a-t-elle relevé, soutenue par Maya Graf (Verts/BL).

Pas de plafonnement

Contrairement au National, les Etats ne veulent pas plafonner le supplément accordé aux femmes aux revenus moyens ou élevés. Ils refusent aussi de définir des taux de réduction plus avantageux pour faciliter la retraite anticipée des femmes de la génération transitoire. Le modèle de la Chambre des cantons permet d'atteindre un volume de compensation de 32%. Celui du National atteint 40%.

Damian Müller (PLR/LU) aurait voulu un modèle de compensation avec des taux de réduction avantageux en cas de retraite anticipée. Ce modèle, limité à sept cohortes, aurait permis d'atteindre un volume de compensation de 31%. "Neuf ans nous paraît un minimum", a estimé Alain Berset.

TVA à 0,4%

Le Conseil des Etats est en revanche désormais sur la même ligne que la Chambre du peuple sur la hausse du taux de TVA qui doit assurer le financement de l'assurance. Le relèvement sera de 0,4% de point de pourcentage, alors qu'il préconisait 0,3% au départ. Le Conseil fédéral avait proposé 0,7%.

Les sénateurs rejettent en revanche l'idée d'affecter le bénéfice issu des intérêts négatifs de la Banque nationale suisse au Fonds de compensation de l'AVS. Cette mesure risque de réduire la marge de man½uvre monétaire de la BNS, a estimé M. Ettlin.

Il n'y a aucune raison de laisser la BNS et les cantons s'enrichir sans en faire profiter les caisses de l'AVS, a défendu en vain Hannes Germann (UDC/SH). C'est l'argent du peuple, a renchéri Paul Rechsteiner (PS/SG). Il est logique qu'il aille aux retraites.

Le Conseil des Etats refuse en outre d'exclure le supplément de rente lors du calcul des prestations complémentaires. Une mesure inégalitaire envers les bénéficiaires de prestations complémentaires n'appartenant pas à la génération transitoire, selon lui.

Retard

Pour rappel, les deux Chambres se sont déjà mises d'accord sur la hausse de l'âge de la retraite des femmes. Celles-ci travailleront une année de plus, c'est-à-dire jusqu'à 65 ans, pour percevoir une rente AVS complète.

La réforme a pris du retard. Si le référendum est saisi et si le peuple se prononce, elle pourra difficilement entrer en vigueur en 2023, a mis en garde M. Ettlin. Ce report aura un impact financier. En considérant les décisions du Conseil des Etats, le niveau du fonds AVS serait de 90% au 1er janvier 2023 et de 87% un an plus tard.

Le dossier retourne au Conseil national.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Vaud

St-Cergue (VD): homme gravement blessé pour une affaire de parking

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La police vaudoise a interpellé l'homme qui a frappé un octogénaire pour une affaire de parking à St-Cergue (image symbolique). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Une altercation pour une affaire de stationnement a dégénéré dimanche à St-Cergue (VD). Un employé communal, âgé de 80 ans, a été frappé et conduit au CHUV dans un état jugé préoccupant.

La victime a été retrouvée inanimée dans la rue, au centre de St-Cergue. Des premiers éléments de l'enquête, elle aurait reçu un coup de poing et serait tombée au sol inconsciente, indique lundi soir la police vaudoise dans un communiqué.

L'autre protagoniste a été interpellé sur place. Cet homme de 39 ans, domicilié dans la localité, a été conduit au Centre de la police de la Blécherette à Lausanne, où il a été entendu par des inspecteurs. Le Ministère public a ouvert une enquête.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Grand Conseil

Pour ou contre le salaire minimum: les députés vaudois devront se prononcer

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Arnaud Bouverat est le secrétaire régional du syndicat UNIA et coprésident du comité d’initiative pour l'instauration du salaire minimum légal cantonal à 23 francs de l'heure. Ici au Grand Conseil vaudois, à Lausanne (photo d'illustration). (© KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Le salaire minimum légal de 23 francs l'heure sera au centre des discussions lors des prochaines séances du Grand Conseil vaudois. Les députés devront se pencher sur deux initiatives en ce sens déposées en 2023 par la gauche, les syndicats et une vingtaine d’associations. Le Conseil d’État, lui, s’y oppose.

Les débats sur l’instauration du salaire minimum vaudois sont lancés. Au parlement, les députés devront se pencher sur deux initiatives populaires déposées en 2023 par la gauche, les syndicats et une vingtaine d’associations. Les deux initiatives ont chacune réunie plus de 16'000 signatures. La première vise à ancrer le principe dans la Constitution vaudoise (initiative constitutionnelle). La deuxième prévoit une nouvelle loi avec un salaire minimum obligatoire de 23 francs de l’heure (initiative législative). Le Conseil d’État s’y oppose avec un contre-projet qu’il juge « plus équilibré » et qui introduit des exceptions ciblées selon les branches. Mais pour les initiants, chacun doit pouvoir vivre dignement de son travail. Et pour cela, le salaire minimum doit primer sur les conventions collectives de travail (CCT), selon Arnaud Bouverat, secrétaire régional du syndicat UNIA, coprésident du comité d’initiative et député socialiste au Grand Conseil vaudois.

Arnaud Bouverat Député socialiste

Pour les initiants, le contre-projet du Conseil d’État "vide quasiment de sa substance l’existence d’un salaire minimum", ceci alors que son instauration aurait un impact non seulement pour la population mais aussi l'économie.

Arnaud Bouverat Député socialiste

« D'après les projections, a peu près deux tiers des bénéficiaires seront des femmes.»

Le contre-projet du Conseil d’État privilégie le partenariat social et les conventions collectives de travail (CCT) : il craint des effets négatifs sur l’emploi. Mais pour les initiants, les effets de l’instauration du salaire minimum sur le marché du travail sont bénéfiques, en particulier pour les femmes.

Arnaud Bouverat Député socialiste

Les députés vaudois vont poursuivre le débat sur les deux initiatives populaires demandant l'instauration d'un salaire minimum. Pour les traiter, le Conseil d'État soumet au plénum deux projets de décret, un projet de loi ainsi qu'un contre-projet.

En Suisse, cinq cantons ont déjà franchi le pas: Neuchâtel, Jura, Genève, Tessin et Bâle-Ville. Le processus a aussi été lancé dans les cantons du Valais et de Fribourg. En février, Bâle-Campagne et Soleure ont rejeté deux initiatives sur le sujet.

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Suisse

Cablex, filiale de Swisscom, biffe des dizaines de postes

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Des suppressions de postes sont prévues au sein de la filiale de Swisscom, Cablex. Ici, une manifestation des employés de Cablex en 2003 contre une restructuration de l'entreprise. (© KEYSTONE/LUKAS LEHMANN)

Des suppressions de postes sont prévues au sein de la filiale de Swisscom, Cablex. Plusieurs dizaines de collaborateurs sont concernés, dans différents domaines de l'entreprise.

Plusieurs dizaines de collaborateurs en Suisse sont touchés par cette réduction d'effectifs, a confirmé Roger Baur, responsable de la communication chez Cablex, à l'agence de presse AWP. L'information a été initialement rapportée par le quotidien 20 Minutes.

Selon M. Baur, Cablex emploie au total 2300 personnes. Il cite la pression sur les prix dans la construction d'infrastructures, due à une forte concurrence sur le marché, comme principale raison de cette restructuration. L'automatisation croissante ainsi que les perspectives économiques incertaines ont également joué un rôle.

Les personnes concernées sont actuellement accompagnées par Worklink, une autre filiale de Swisscom, afin de trouver une solution de reclassement, en interne ou en externe. Le plan social négocié doit également être appliqué.

Fondée en 2001 et basée à Gümligen, dans le canton de Berne, Cablex est issue de la division de construction de réseaux de Swisscom Fixnet et en est aujourd'hui le principal fournisseur. L'entreprise est spécialisée dans la construction, la maintenance et l'exploitation de solutions d'infrastructure de réseaux. Depuis 2024, Cablex possède également une filiale en Allemagne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

Sous pression, le commerce de détail anticipe une légère croissance

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La guerre des prix et la pression de la concurrence continuent de peser sur le commerce de détail en Suisse. Ici, un magasin Aperto dans la gare CFF de Cornavin. (archive) (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La guerre des prix et la pression de la concurrence continuent de peser sur le commerce de détail en Suisse. Malgré des difficultés persistantes, une légère croissance des ventes est attendue en 2026.

Dans une étude présentée lundi à Berne, l'institut BAK Economics s'attend à une légère augmentation du chiffre d'affaires de 0,5% dans le commerce de détail en 2026. La tendance des prix s'inscrit en baisse de 0,3%, ce qui devrait soutenir la demande. Le BAK prévoit ainsi une hausse de 1,2% des dépenses des ménages dans la consommation privée.

La branche continue toutefois d'être sous pression et se montre plutôt pessimiste pour l'année en cours. Selon le baromètre des préoccupations de Swiss Retail Federation, l'association faîtière des entreprises suisses du commerce de détail, également présenté lundi, 76% des entreprises s'attendent à une évolution médiocre du marché en général, contre 79% en 2025.

Au premier rang des préoccupations de la branche figurent la guerre des prix et la pression de la concurrence. Le tourisme d'achat en particulier accentue la pression sur le marges. La perte estimée en 2025 pour le commerce de détail suisse se monte à 10,5 milliards de francs, un chiffre en hausse de 10% par rapport à 2022.

Selon l'étude de l'institut BAK Economics, le volume des paiements effectués par les détenteurs de cartes suisses dans les pays voisins a augmenté de 2,8% en 2025. L'abaissement de la limite des achats à l'étranger non taxés de 300 à 150 francs n'a selon toute vraisemblance pas diminué l'attractivité des emplettes dans les pays voisins, soulignent les auteurs. L'étude met également en avant le fait qu'en comparaison avec la France, l'Allemagne, l'Italie et l'Autriche, les prix dans le commerce de détail en Suisse sont plus élevés de 35%.

La concurrence des plateformes asiatiques telles que Temu et Shein a également une forte influence sur le secteur pour la majorité des entreprises interrogées (68%). Près d'un quart des commerces (24%) attendent en 2026 un recul de leur chiffre d'affaires jusqu'à 2% en raison de cette concurrence. Les petites enseignes en particulier se sentent menacées.

La pression sur les marges, le climat de consommation, les tensions géopolitiques et la pénurie de main d'oeuvre qualifiée constituent les autres principales sources d'inquiétude pour les commerçants.

De meilleures conditions-cadres

Pour faire face à ces défis, Swiss Retail Federation réclame des conditions-cadres plus favorables à la concurrence, par exemple la réduction des réglementations de type "Swiss finish" et l'autorisation pour les commerces d'ouvrir douze dimanches par an. "Si l'on veut renforcer l'économie intérieure, il ne faut pas alourdir davantage le commerce de détail ni renchérir la consommation en Suisse par le biais de la TVA ou d'une hausse des charges salariales", a expliqué Dagmar Jenni, directrice de la faîtière.

Le commerce de détail emploie environ 338'000 personnes en Suisse. Quelque 88 à 90% des 34'000 entreprises de la branche sont des micro-entreprises comptant moins de dix employés. En dehors des deux grands distributeurs que sont Migros et Coop, les détaillants réalisent environ deux tiers du chiffre d'affaires du secteur et produisent 17,3 milliards de francs de valeur ajoutée.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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