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Suisse Romande

Achats d'alcool par des mineurs: trop de ventes illégales en Valais

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La vente de produits nicotinés et d'alcool fort est interdite en Suisse aux adolescents de moins de 18 ans. (photo d'illustration). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La campagne 2024 des achats test d'alcool et de produits nicotinés en Valais a mis en lumière un manque de vérification d'identité. Pour l'alcool, le phénomène touche deux établissements ou commerces testés sur trois. Le volume de fraude demeure, lui, comparable à 2023.

En 2024, la campagne s'est déroulée dans quatre régions, soit celles de Nendaz, Rarogne-Oriental, Savièse-Ayent et dans le Val de Bagnes, via la visite des mineurs accompagnés d'un professionnel de Promotion Santé Valais. Trente-quatre tests ont été réalisés dans des commerces vendant de l'alcool et 51 ont été effectués dans des établissements vendant des produits nicotinés, y compris les vaporettes jetables en vogue chez les adolescents.

Il en est ressorti que 85% des établissements testés - la bière et le vin n'ont pas été pris en compte dans cette étude - ont respecté la loi. Ce chiffre est monté à 88% pour les produits nicotinés.

Objectif: 90% de réussite

Pour Promotion Santé Valais, cette réalité est trop faible eu égard à l'importante campagne de sensibilisation réalisée. "En début d'année, nous envoyons une lettre au président des communes qui seront testées", a précisé Sébastien Blanchard, le responsable du projet, lors d'une conférence de presse mardi. "Ensuite, nous écrivons aux établissements qui pourraient potentiellement être contrôlés (ndlr: 320 en 2024). Enfin, la police municipale se déplace dans ces lieux en amont des contrôles. Au vu de nos efforts, on espérerait atteindre 90% de réussite."

En une décennie, la situation a tout de même évolué, avec un volume de tests ratés pour l'alcool qui est passé de 30% en 2012 à 15% en 2023 et 2024.

En cas de dénonciation auprès d'un corps de police ou de la justice (tribunal des mineurs, ministère public), la peine pour ne pas avoir respecté la loi peut aller d'une amende jusqu'à une peine privative de trois ans de liberté.

Manque de contrôle de la carte d'identité

La campagne met également en exergue un autre manque dénoncé par Promotion Santé Valais. Dans 68% des établissements testés, la carte d'identité n'a pas été demandée pour un achat d'alcool, le contrôle de l'âge s'étant uniquement effectué par oral. Ce chiffre est de 45% pour les produits nicotinés, hors achats via un automate.

En 2025, la campagne se déroulera dans 32 communes du Val d'Anniviers, dans la région de Fully-Saxon (Deux Rives), celle de Loèche et de Rarogne occidental. Dans le courant de l'année - en principe dès le 1er mai -, la vente des puffs sera interdite en Valais, tout comme la publicité pour tous les produits nicotinés.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Après cinq ans de chantier, la BCU ouverte à la visite à Fribourg

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La population fribourgeoise a eu l'occasion unique samedi de visiter les bâtiments rénovés et agrandis de la Bibliothèque cantonale et universitaire. (© BCU)

La population a pu visiter samedi à Fribourg la Bibliothèque cantonale et universitaire (BCU), dont le chantier d'agrandissement et de restructuration touche à sa fin. Le Conseil d'Etat a remis les clés à l'institution. L'investissement se monte à près de 120 millions.

La rénovation aura nécessité plus de cinq ans de travaux. Les portes du site sis à la rue St-Michel 6 rouvriront le 1er septembre. Samedi, les Fribourgeois ont eu l'occasion unique de découvrir les bâtiments rénovés et agrandis, avant que les équipes de la bibliothèque ne s'y installent avec les collections.

Auparavant, dans le cadre d'une petite cérémonie, la conseillère d'Etat Sylvie Bonvin-Sansonnens, chargée de la culture, et la directrice de la bibliothèque Angélique Boschung ont reçu des mains du conseiller d'Etat Jean-François Steiert, chargé lui des infrastructures au sein du collège, les clés du nouvel ensemble.

Ce dernier a souligné que la restructuration et l'agrandissement alliaient "respect du patrimoine et modernité, créant un espace à la fois inspirant et fonctionnel".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Le regard du photographe Michel Roggo sur les milieux subaquatiques

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Une exposition du photographe suisse Michel Roggo sur les milieux subaquatiques est visible dès jeudi aux Bains des Pâquis (illustration). (© Keystone/SALVATORE DI NOLFI)

Des glaciers à la rade de Genève, le photographe suisse Michel Roggo propose une série d'images sur les milieux subaquatiques, un écosystème fragile à protéger. L'exposition est visible dès jeudi et jusqu'au 15 avril aux Bains des Pâquis.

L'exposition montre comment l'eau façonne les territoires et constitue un lieu de vie essentiel pour la faune et la flore, indique la Ville de Genève. Dans le cadre de son année de mairie, le conseiller administratif Alfonso Gomez a décidé de mettre à l'honneur le lac Léman et sa biodiversité.

La protection du Léman relève de la responsabilité de tous, souligne la Ville de Genève. Source d'eau potable et alimentaire, il joue aussi un rôle déterminant dans la régulation du climat en atténuant notamment les vagues de chaleur. Il offre également des espaces de détente et de baignade en pleine ville, contribuant au bien-être de la population.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Une semaine spéciale consacrée au cerveau à Genève et Lausanne

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Du 9 au 13 mars, cinq jours pour explorer les mystères du cerveau, notamment à Genève et Lausanne (photo symbolique). (© Keystone/FR170905 AP/ANDRES KUDACKI)

L'édition 2026 de la Semaine du cerveau aura lieu dès lundi, notamment à Genève et à Lausanne, respectivement à Uni Dufour et au CHUV. Plusieurs conférences, des forums publics, des activités et des stands d'information sont organisés durant cinq jours et proposés gratuitement.

Dans la Cité de Calvin, la Semaine du cerveau s'intéresse à la parole et au langage. Proposées par le Neurocenter de l'Université de Genève et adressées au grand public, les cinq conférences seront données par des spécialistes.

La première conférence exposera l'architecture neuronale qui sous-tend le langage. Le lendemain soir, il sera question de la manière dont le cerveau humain traite le langage et de multilinguisme, tandis que les troubles du langage et la plasticité cérébrale seront au coeur de l'exposé du mercredi.

Jeudi, le focus portera sur la communication non verbale et les vocalisations des primates non humains. La semaine se terminera par une comparaison des mécanismes du langage chez l'humain et chez les intelligences artificielles, suivie par un spectacle qui confrontera l'improvisation humaine à des textes générés par une IA. L'entrée est libre et gratuite à tous ces événements.

Douleurs, sport et alimentation

Dans le chef-lieu vaudois, cette semaine permettra au public de mieux comprendre le fonctionnement du cerveau. Elle proposera notamment des conférences thématiques abordant, entre autres, les effets des piqûres de tiques sur le système nerveux, les liens avec la douleur, le rapport au sport, ainsi que le lien entre alimentation, intestins et cerveau.

Elle offrira également des temps d'échange avec des spécialistes et des associations des patients et des proches. Une conférence aura aussi lieu le mercredi 18 mars sur le thème des émotions et cerveau.

Du lundi au vendredi, dès 17h00, des stands d'information seront installés devant l'auditoire César-Roux au CHUV. Le public pourra ainsi dialoguer directement avec des associations actives dans le domaine des troubles neurologiques et de la santé mentale.

Le mercredi après-midi, deux activités seront proposées, l'une pour les enfants (Musée de la main) et l'autre pour les étudiants (CNP Lausanne).

https://semaineducerveau.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

VTT, secours ou canyoning: les guides de montagne se diversifient

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Les guides de montagne cherchent à diversifier leurs activités (image symbolique). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Certains guides de montagne enrichissent leur offre au-delà de l'alpinisme, motivés surtout par leur passion. Mais cette diversification s'est aussi accélérée du fait des nouvelles conditions climatiques.

En Suisse, près de 300 guides sont formés au canyoning. Un module facultatif pour le VTT existe aussi depuis une vingtaine d'années, suivi par une dizaine de guides du bureau de Verbier (VS) en 2023.

"Il existe aussi des formations de spécialiste de travaux sur corde, par exemple dans la construction ou l'élagage, pour lesquels les guides sont assez prédestinés", complète Pierre Mathey, secrétaire général de l'Association suisse des guides de montagne.

D'autres professionnels poursuivent en parallèle leur second métier d'ambulancier, en travaillant dans le secours héliporté. Ces compétences trouvent un écho auprès de leurs clients, puisque certains les sollicitent pour des courses en haute montagne incluant des moments de formation au secours alpin.

"De manière générale, la volonté de se former et d'acquérir de l'autonomie est en augmentation chez nos clients", observe Pierre Mathey. "S'adapter fait partie du métier de guide depuis toujours", ajoute le spécialiste, qui voit en cette diversification une continuité plus qu'une révolution.

Mais ces nouvelles compétences offrent tout de même des opportunités: "Si une course en haute montagne est impossible, je peux proposer un plan B attrayant en canyoning et éviter d'annuler la sortie", souligne Nicolas Simon, guide de montagne qui propose aussi des vols en parapente.

Difficultés climatiques

En 2019, une étude de l'Université de Lausanne notait une tendance à la diversification pour des activités "qui ne se pratiquent pas en haute montagne", face à des conditions estivales devenues "hasardeuses" en raison du changement climatique.

Les guides interrogés, issus de la région de Chamonix, pointent l'augmentation des chutes de pierres ou le manque de couverture neigeuse sur les glaciers en été. L'hiver est aussi touché, mais différemment: "les conditions peuvent changer radicalement en quelques jours à cause des variations de température rapides et de grande amplitude", constate Pierre Mathey.

Dans un sondage mené par l'Association suisse des guides de montagne en 2024, une moitié d'entre eux indiquaient modifier leurs activités pratiquées face aux effets du changement climatique.

Pierre Mathey nuance: si ces nouvelles conditions exigent davantage d'agilité, "nous ne sommes pas en situation de remplacer complètement certaines activités par d'autres." Selon lui, le territoire alpin offre de nombreux lieux alternatifs vers lesquels les alpinistes peuvent toujours se rediriger, en Suisse ou dans les massifs frontaliers.

Ne pas dépendre d'une seule activité

"Ma passion pour d'autres activités a clairement été ma principale motivation", clarifie Alex Glasner, également ambulancier. "Mais dans un monde et une nature qui change, ne pas dépendre d'une seule activité est une situation très confortable", reconnait-il.

"En 2024, un tiers des guides vivaient de leur métier à 100%", contextualise Pierre Mathey. Les deux autres tiers pratiquent à temps partiel ou comme appoint lors des pics touristiques. En écho, Alex Glasner ajoute que si les guides ont toujours été multitâches, il a le sentiment que "la diversification a rarement été aussi importante qu'aujourd’hui."

Toutefois, même si ces alternatives se développent et que certains guides se spécialisent, ces activités restent marginales sur le nombre total de journées guidées, indique Pierre Mathey. Elles peuvent toutefois permettre de combler les périodes de creux touristique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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