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Suisse Romande

Crédit à Fribourg pour assainir le bâtiment de chimie de l'Uni

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Le décret voté par les députés et portant sur un crédit d’études en vue de l’assainissement du bâtiment de chimie de l’Université de Fribourg s'inscrit plus largement dans un projet évalué en l'état à plus de 67 millions (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Les députés fribourgeois ont voté mercredi un décret portant sur un crédit d’études de 8,4 millions de francs en vue de l’assainissement du bâtiment de chimie de l’Université de Fribourg. L'ensemble du projet est évalué en l'état à plus de 67 millions.

Le décret a été accepté par 79 voix contre 13 et 5 abstentions, après un débat nourri. Le département de chimie de l’université a un urgent besoin d’assainir ses infrastructures, ont insisté le député centriste Bernhard Altermatt, rapporteur de la commission ad hoc, et le conseiller d'Etat Jean-François Steiert, chargé des constructions.

Sa collègue Sylvie Bonvin-Sansonnens, en charge de la formation, a évoqué un "état déplorable". "L'assainissement est le seul moyen d'agir". Une demande de renvoi, formulée déjà par deux membres de la commission, a été repoussée, avec l'idée d'évaluer le coût d'une nouvelle construction et l'édification d'un bâtiment provisoire.

L’état du bâtiment s’est dégradé progressivement et sa vétusté est aujourd’hui manifeste, a écrit le gouvernement dans son message. "En particulier, des pannes et des dysfonctionnements de plus en plus nombreux du système de ventilation sont l’objet de préoccupation courante, voire quotidienne."

Sous pression

Bernhard Altermatt a encore déploré le peu de temps pour traiter le dossier. Un regret partagé par le député PLR Claude Brodard, président de la commission des finances et de gestion. Au-delà, plusieurs élus ont dénoncé le laisser-aller, à l'instar d'Antoinette de Weck (PLR) et de Grégoire Kubski (PS).

Dans le détail, le crédit avalisé par les députés comprend 500'000 francs pour la "procédure de choix des mandataires, 1,05 million pour la phase d’études d’avant-projet, 3,2 millions pour le projet de l’ouvrage, la demande d’autorisation pour 450'000 francs et, enfin, 2,83 millions pour la phase d’appel d’offres.

Le montant de 8,4 millions de francs doit permettre de financer les phases d’études jusqu’à l’obtention du permis de construire et la phase d’appel d’offres. La procédure, accompagnée d’un concours pour la partie architecturale, assurera la réalisation d'un vaste projet devisé pour l'heure à plus de 67 millions.

Les travaux sont prévus entre l’automne 2025 et fin 2028. Le Grand Conseil devrait se prononcer sur un crédit d’engagement au printemps 2025. Compte tenu de l’ampleur de l'investissement à la charge du canton, il sera très probablement soumis au référendum financier obligatoire et fera donc l’objet d’une votation populaire.

Désamiantage

Le bâtiment de chimie a été mis en service 1974. Il comprend un immeuble de cinq étages et un auditorium adjacent. Il totalise 1000 m2 de surface de bureaux, 4000 m2 de laboratoire et 900 m2 de dépôts complémentaires aux laboratoires. A part des travaux de maintenance, le bâtiment n’a pas connu de grande rénovation.

Des études complémentaires ont décelé la présence d’amiante. En mai 2021, le Conseil d’Etat a octroyé un crédit de 1,9 million de francs pour effectuer des travaux de désamiantage, lancés en août 2022, histoire de prolonger l'exploitation du bâtiment jusqu'en 2025.

En dix ans, le nombre d’étudiants de la Faculté des sciences et de médecine de l’Université de Fribourg a fortement crû, passant de 1900 en 2012 à plus de 2400 l'an dernier. Aujourd’hui, les étudiants de la faculté représentent 23% des effectifs de l’institution.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

La Suisse veut le secrétariat du nouveau "GIEC de la pollution"

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La directrice de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) Katrin Schneeberger a insisté sur la volonté suisse d'accueillir le secrétariat du nouveau Panel intergouvernemental scientifique et politique sur les produits chimiques, les déchets et la pollution (ISP-CWP) à Genève (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La Suisse veut le secrétariat du nouveau Panel intergouvernemental scientifique et politique sur les produits chimiques, les déchets et la pollution (ISP-CWP). Au début de la première réunion de ce "GIEC de la pollution" lundi à Genève, elle s'est montrée offensive.

Face à un "mandat ambitieux", "le panel a besoin d'un secrétariat qui est à la fois bien doté financièrement et bien connecté", a affirmé la directrice de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) Katrin Schneeberger. "Genève offre précisément ces conditions", a-t-elle insisté en ouvrant la première plénière de ce nouveau mécanisme lancé en 2025.

Elle a ajouté que cette ville accueillait déjà les secrétariats de plusieurs conventions internationales sur l'environnement, comme celles de Bâle-Rotterdam-Stockholm et celle de Minamata sur le mercure. Et "de nombreuses autres institutions clés", ajoute Mme Schneeberger.

Sans parler de la présence de 185 missions de pays auprès de l'ONU et auprès des organisations internationales. Et la directrice de l'OFEV d'insister sur "l'engagement" suisse dans le nouveau panel.

La Suisse doit faire face à la concurrence du Kenya, hôte du Programme de l'ONU pour l'environnement (PNUE), pour obtenir le secrétariat. Dans son offre, le conseiller fédéral Albert Rösti estime que Genève permet "des synergies qui accélèrent le basculement des trouvailles scientifiques en politiques cohérentes".

Plus de 120 membres

La Suisse est prête à mettre 500'000 francs par an, auxquels s'ajouterait une contribution d'un million de francs pour lancer les premières activités du panel. Elle donnerait 50'000 francs par an au moins jusqu'en 2029 pour des bureaux et une seule enveloppe de 10'000 francs par employé pour doter le secrétariat dans la Maison internationale de l'environnement.

Plus largement, la directrice exécutive du PNUE, Inger Andersen, a estimé dans son discours que le Panel répond à un "décalage entre la science et les politiques". Il doit aboutir à des indications scientifiques face à des problèmes qui ont "un impact important sur les écosystèmes humains et la santé économique".

Mme Schneeberger a elle estimé que le Panel peut avoir "un impact réel". Elle a demandé aux participants de la réunion cette semaine d'être "limpide sur les défis auxquels nous devons faire face".

Face aux attaques contre le multilatéralisme et aux "ressources limitées" pour celui-ci, elle les a enjoints à collaborer. Les universités et les scientifiques doivent notamment oeuvrer pour ce "GIEC" , selon elle. De quoi être certains que les rapports de l'ISP-CWP seront "scientifiquement robustes", dit la directrice. Le Panel rassemble déjà 127 membres.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Nouveau Plan de gestion pour le site Lavaux

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Un nouveau Plan de gestion a été signé lundi pour le site de Lavaux (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les représentants du canton de Vaud et des dix communes territoriales de Lavaux ont signé lundi à Cully le nouveau Plan de gestion du site "Lavaux, vignoble en terrasses". Ce document fixe, pour les dix prochaines années, les mesures destinées à assurer la préservation du site inscrit depuis 2007 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Ce Plan de gestion est exigé par l'UNESCO et le précédent était devenu caduc. "Sa révision répond à une nécessité clairement identifiée par les autorités fédérales et internationales, notamment dans le cadre du Rapport périodique transmis à l'UNESCO en 2023", précisent les différents partenaires dans un communiqué.

Le nouveau Plan de gestion se décline en trois axes stratégiques. Il doit permettre de préserver "l'intégrité et l'authenticité" de Lavaux en tant que paysage culturel vivant, consolider le site comme "espace économique viticole dynamique, durable et rentable" et renforcer "la compréhension et l'adhésion" des habitants et visiteurs, poursuit le communiqué.

La révision du Plan de gestion a été conduite sous l'égide d'un comité de pilotage. Celui-ci a réuni l'Etat de Vaud, les communes territoriales, les milieux viticole, économique, touristique et culturel, ainsi que l'association Lavaux Patrimoine mondial, gestionnaire du site. Les offices fédéraux compétents et les milieux académiques ont également été associés aux travaux.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

La droite valaisanne se mobilise contre le Fonds climat

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Pour Sidney Kamerzin (Le Centre du Valais romand), "les initiants parlent de justice climatique, mais leur projet est fiscalement antisocial et fait payer les générations futures" (photo d'archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Réunis lundi à Sion, des représentants des partis politiques de droite et du monde économique valaisan ont appelé à rejeter en votation fédérale le 8 mars, l'instauration d'un Fonds climat. Ils dénoncent un coût trop élevé.

"Il ne s’agit pas d’un programme ponctuel ou ciblé, mais d’un mécanisme automatique, qui engagerait la Suisse pour des décennies, sans priorités claires ni financement défini", a souligné Vincent Riesen, le directeur de la Chambre valaisanne de commerce et d'industrie (CCI VS), lundi lors d'une conférence de presse à Sion.

Donald Moos, président de l’UDC du Valais romand, a mis en perspective l’ampleur du fonds par rapport au budget de la Confédération: "Avec jusqu’à 10 milliards de francs par an (ndlr: entre 0,5 et 1% du PIB), ce fonds deviendrait l’un des plus grands postes de dépenses jamais créés en Suisse."

Crainte d'un effet domino

Représentant de l’UDC du Haut-Valais, Nevio Imhasly a insisté sur les conséquences directes de l’initiative. "Quand la Confédération crée une dépense de 10 milliards par an, ce sont aussi les cantons qui en subissent les conséquences", a-t-il rappelé. Selon le budget cantonal 2026, le Valais devrait recevoir un peu plus de 1,3 milliard de francs de la Confédération.

Conseiller national du Centre du Haut-Valais, Philipp Matthias Bregy a dénoncé une remise en cause directe du frein à l’endettement: "l’initiative exclut explicitement le fonds climat du plafond des dépenses. Elle crée une exception permanente, ouvrant la porte à un endettement massif et durable."

Trois scénarios

Pour Sidney Kamerzin, conseiller national du Centre du Valais romand, un flou entoure le financement du fonds. Plusieurs scénarios existent toutefois allant d'une hausse de la TVA (jusqu’à 2,5 points), à une augmentation de l’impôt fédéral direct en passant par un recours accru à l’endettement. "Les initiants parlent de justice climatique, mais leur projet est fiscalement antisocial et fait payer les générations futures", estime l'élu du Centre.

Selon le député-suppléant PLR, Florian Piasenta "des progrès ont été réalisés (ndlr: dans la réduction des émissions de CO2), sans fonds climat", citant la modernisation des installations, l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables. "Le fonds climat ne stimule pas l’économie verte. Il la met sous perfusion", a-t-il averti.

En 2023, le peuple suisse a accepté la loi climat, et celle sur un approvisionnement électrique sûr. "Chaque année, plus de 3 milliards de francs sont (ndlr: ainsi) investis pour le climat et la biodiversité", a conclu Vincent Riesen (CCI VS).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Communales vaudoises: "C'est le moment de choisir"

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Plus de 1500 sièges sont en jeu dans les municipalités (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le canton de Vaud lance une campagne pour encourager ses 578'627 électrices et électeurs à glisser un bulletin dans l'urne lors des élections communales. Dès le 8 mars sont en jeu: 1514 sièges dans les municipalités et 7801 dans les législatifs communaux.

Après un premier volet en novembre pour encourager les candidatures, la campagne passe au deuxième acte intitulé "Et si la commune, c'était vous... C'est le moment de choisir !". Elle vise l'ensemble du corps électoral et rappelle l'importance du vote comme acte fondamental de la démocratie locale, explique lundi un communiqué.

L'ensemble des informations utiles sont regroupées sur le site internet www.pour-ma-commune.ch . Les messages clés de la campagne seront relayés sur les réseaux sociaux. Et divers outils de communication sont proposés aux communes pour leur permettre de promouvoir la participation au vote auprès de leur population.

Trois échelons

Le 8 mars, les électrices et électeurs vaudois auront l'occasion de se prononcer aux trois échelons de la démocratie directe. Outre les élections communales, des votations fédérales et une élection complémentaire au gouvernement vaudois ont lieu à cette date.

Précision: les élections communales se tiendront le 8 mars dans 290 des 300 communes du canton. Les communes qui ont fusionné l'an dernier éliront leurs autorités le 27 septembre. Cela concerne L'Abbaye, Le Chenit et Le Lieu, Lucens et Curtilles, Gimel, Saubraz et Saint-Oyens et, enfin, Mathod et Suscévaz.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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