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Suisse Romande

Un bénéfice de 0,7 million pour l'Etat de Fribourg l'an dernier

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Nouveau grand argentier cantonal, Jean-Pierre Siggen a présenté ses premiers comptes de l'Etat de Fribourg (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

"Solides", les comptes 2021 de l'Etat de Fribourg bouclent sur un bénéfice de 0,7 million de francs, un peu plus que le montant figurant au budget (0,3 million). Dépenses et recettes ont franchi pour la première fois la barre des 4 milliards.

Le résultat survient malgré un "contexte chahuté", a relevé mercredi à Fribourg le conseiller d'Etat Jean-Pierre Siggen, dont c'était la première présentation en qualité de nouveau grand argentier cantonal. Il inclut en outre d’importantes affectations aux fonds et aux provisions, a précisé le successeur de Georges Godel.

Ces dernières atteignent 121,7 millions de francs, "afin d’anticiper différents éléments qui impacteront les finances de l’Etat ces prochaines années". Les dépenses se sont élevées à 4,072 milliards (+7,6%), soit 0,7 million de moins que les recettes. Le budget 2021 affichait des sommes autour de 3,79 milliards seulement.

Manne de la BNS

La variation est de l'ordre de 286 millions de francs. Côté recette, il y a un versement record de la part au bénéfice de la Banque nationale suisse (BNS) de 149,4 millions. L’impôt sur les droits de mutation (+14,1 millions) et l’impôt sur les gains en capital (+12,8 millions) ont aussi rapporté davantage.

L'Etat de Fribourg a encore récupéré 80,8 millions de francs auprès de la Confédération des dépenses qu'il a engagées en faveur des mesures de lutte contre les effets de la pandémie. La part à l'impôt fédéral direct (IFD), celle à l'impôt anticipé (IA) et les subventions acquises, notamment pour la HES-SO/FR ont augmenté.

En ce qui concerne les dépenses, les charges de personnel excèdent le budget de 23,5 millions de francs (+1,7%). S’y ajoutent 14 millions de charges de personnel supplémentaires engagées dans les services concernés par des mesures touchant à la crise sanitaire (vaccination, testing, tracing et task force).

Provisions diverses

La variation des financements spéciaux et charges extraordinaires provient surtout de l’ajustement de la provision liée à l'impact de la crise sanitaire (+31 millions), la reconstitution partielle de la provision BNS (+25 millions) et la constitution d’une provision pour couvrir les risques de fluctuations de la part à l’IA (+10 millions).

Par ailleurs, 45 millions de francs ont été attribués en faveur du fonds d’infrastructures en vue de préfinancer des investissements futurs. Le compte de ces derniers, justement, présente des dépenses inférieures d’environ un tiers au regard du budget, à 166,6 millions de francs, mais équivalentes à celles de 2020 (164,5 millions).

La contraction s'explique par dépenses moindres pour les achats et constructions d’immeubles, ou encore d’achats de titres qui n’ont pas été réalisés selon la planification. Plusieurs subventions d’investissements se sont révélées moins importantes que prévu, notamment pour la construction du bâtiment du Smart Living Lab.

Avec un degré d’autofinancement de 208,5%, l’Etat de Fribourg est en mesure de financer intégralement ses investissements avec les moyens financiers dégagés sur l’exercice.

Covid-19

Les coûts liés au Covid-19 se chiffrent quant à eux à 174,3 millions de francs. En intégrant les sommes de 2020, pas moins de 260,3 millions ont été dépensés à ce jour pour les mesures cantonales d’aide à l’économie, à la culture et au sport, pour les mesures du plan de relance ainsi que pour les autres coûts liés à la pandémie.

De ce montant global, la part consacrée aux mesures en faveur de l’économie cantonale, à la culture et au sport s’élève à plus de 155 millions de francs. Pour les années 2020-2021, le coût net à charge du canton représente plus de 164,6 millions. Des dépenses sont encore à prévoir sur l’exercice 2022.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Aucune marge de manoeuvre dans l'enseignement spécialisé

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Anne Emery-Torracinta, cheffe du département de l'instruction publique, a présenté jeudi les enjeux de la rentrée scolaire 2022-2023 depuis l'école de la Caroline au Petit-Lancy (GE), où elle avait elle-même été élève. C'était en 1963, elle avait alors 5 ans. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

A Genève, la croissance des effectifs scolaires se poursuit avec plus de 80'000 élèves qui vont reprendre le chemin de l'école lundi. La pression est forte dans l'enseignement spécialisé, où il n'y a "aucune marge de manoeuvre" pour la suite de l'année scolaire.

"On arrive malgré tout à effectuer une rentrée correcte", a relevé jeudi devant les médias Anne Emery-Torracinta, cheffe du Département de l'instruction publique (DIP). Dès lundi, 2'218 élèves feront leur rentrée dans le secteur de l'enseignement spécialisé, soit une hausse de 6% par rapport à l'année précédente. Cette croissance devient réellement préoccupante, selon Mme Emery-Torracinta.

Au total, 121 nouvelles places d'enseignement spécialisé ont été créées, a ajouté la conseillère d'Etat. La quasi-totalité des demandes ont trouvé une réponse, a-t-elle ajouté. Une dizaine de situations d'élèves annoncées récemment sont toutefois en attente. Le début de l'année est ainsi assuré, mais "il n'y a pas de marge de manoeuvre pour la suite", s'inquiète Mme Emery-Torracinta qui précise qu'en moyenne 60 élèves arrivent en cours d'année.

Mesures temporaires

La cheffe du DIP comptait sur des moyens supplémentaires, notamment pour renforcer et restructurer l'office médico-pédagogique. Cette entité, qui chapeaute ce secteur, est en crise. Mais la commission des finances a refusé en juin dernier d'octroyer 55 postes supplémentaires. La magistrate compte revenir rapidement vers les députés pour décrocher des postes d'encadrement qui font défaut.

En attendant, des mesures temporaires ont dû être prises: il s'agit notamment de réaffecter des postes de soutien pédagogique de l'école régulière vers l'enseignement spécialisé et de réduire les bilans des enfants au profit des traitements. Le DIP a aussi introduit une dizaine d'assistants socio-éducatifs pour soutenir la prise en charge individuelle d'élèves présentant des troubles importants.

Imprévisible

Autre enjeu de la dernière rentrée scolaire de Mme Emery-Torracinta qui termine sa deuxième et dernière législature au printemps 2023: l'accueil des élèves qui ont fui la guerre en Ukraine. Fin juin, ils étaient 544. Ils devraient être plus de 600 en cours d'année scolaire. Ces chiffres restent toutefois nettement en-dessous des prévisions faites par la Confédération au début du conflit.

Un crédit supplémentaire obtenu en juin permet de faire face aux besoins d'encadrement de ces élèves. Depuis février, plus de douze classes d'accueil ont été ouvertes à l'école primaire, huit au cycle d'orientation et dix dans l'enseignement secondaire. La principale difficulté pour le DIP, qui a l'habitude d'accueillir des élèves allophones, sera de gérer la fluctuation des effectifs.

Nouveau découpage

Parmi les nouveautés de cette rentrée, figurent quelques innovations pédagogiques notamment à l'école primaire. L'année scolaire sera désormais divisée en deux semestres et non plus en trois trimestres. Les bulletins scolaires feront peau neuve. Il n'y aura en revanche pas de changement au cycle d'orientation, la population ayant refusé en votation une réforme portée par la conseillère d'Etat.

Au total, plus de 80'000 élèves reprendront le chemin de l'école lundi à Genève. Dans le détail, 38'329 fréquenteront l'école primaire, 13'623 le cycle d'orientation, 25'416 l'enseignement secondaire II et 2'218 l'enseignement spécialisé. Ils seront encadrés par environ 7800 enseignants. Au total, 608 nouveaux enseignants ont été engagés dans le canton qui ne rencontre pas de difficulté à recruter contrairement à certains cantons alémaniques.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Aucune marge de manoeuvre dans l'enseignement spécialisé

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Anne Emery-Torracinta, cheffe du département de l'instruction publique, a présenté jeudi les enjeux de la rentrée scolaire 2022-2023 depuis l'école de la Caroline au Petit-Lancy (GE), où elle avait elle-même été élève. C'était en 1963, elle avait alors 5 ans. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

A Genève, la croissance des effectifs scolaires se poursuit avec plus de 80'000 élèves qui vont reprendre le chemin de l'école lundi. La pression est forte dans l'enseignement spécialisé où il n'y a "aucune marge de manoeuvre" pour la suite de l'année scolaire.

"On arrive malgré tout à effectuer une rentrée correcte", a relevé jeudi devant les médias Anne Emery-Torracinta, cheffe du Département de l'instruction publique. Dès lundi, 2218 élèves feront leur rentrée dans le secteur de l'enseignement spécialisé, soit une hausse de 6% par rapport à l'année précédente.

Au total, 121 nouvelles places d'enseignement spécialisé ont été créées, a ajouté la conseillère d'Etat. La quasi-totalité des demandes a trouvé une réponse, a-t-elle ajouté. Une dizaine de situations d'élèves annoncées récemment sont toutefois en attente. Le début de l'année est ainsi assuré, mais "il n'y a pas de marge de manoeuvre pour la suite", s'inquiète Mme Emery-Torracinta.

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Culture

Iggy Pop foule la scène du Venoge Festival

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Iggy Pop de retour en Suisse romande après un concert au Montreux Jazz Festival en 2018 où il s'était blessé. (© KEYSTONE/EPA/LAURENT GILLIERON)

Iggy Pop a ouvert les feux du Venoge Festival sur son tout nouveau terrain mercredi soir. Il a emballé le public, même arrosé par une légère pluie.

De loin, Iggy Pop ressemble à une statue de bronze. Il paraît souple, nerveux et bronzé, avec un torse longtemps musclé. Ces dernières années, le tout s'est un peu relâché. L'homme de 75 ans porte toujours les cheveux blonds, qui tombent lisses jusqu'à l'épaule. Et l'on ne peut que deviner ses yeux bleu océanique.

Iggy Pop lance le concert devant plusieurs milliers de personnes avec un peu de retard. Au deuxième morceau, il jette son cuir noir au sol. Les codes sont respectés: l'"Iguane" est de retour.

La dernière fois que l'on a vu Iggy Pop en Suisse romande, il était traîné hors de scène pendant un concert au Montreux Jazz Festival en 2018. Dent brisée et dos meurtri après une chute accidentelle, "l'Iguane" saluait dans un demi-coma, tandis que ses musiciens continuaient de plaquer les accords de "Real Wild Child".

Mercredi soir au Venoge Festival, Iggy Pop a livré son show et s'en est sorti indemne. Avec lui sur scène, sept jeunes musiciens, dont une femme à la guitare, la seule et des cuivres.

L'ombre de David Bowie

Quand il balance "I wanna be your dog", "Lust for life" et "The passenger", une partie de la foule est tétanisée. Ces chansons mythiques réveillent un pan de la mémoire collective et l'ombre des Stooges et de David Bowie flottent dans l'air.

Iggy Pop joue aussi avec son âge: il se couche sur la scène. On se demande si cela fait partie du show ou s'il a fait une malaise. Il se relève: on respire.

Toute son attitude est un défi lancé à la mort. Avec la chanson "Death trip", il s'amuse avec elle et appelle à vivre d'autant plus intensément. Poing levé, il foule la scène de long en large. Il harangue la foule et la remercie à coup de "Fucking thank you!".

Près d'une heure et demie plus tard, il finit sur "Search and Destroy". On en voudrait plus, mais les techniciens entrent déjà sur le plateau préparer la scène pour le groupe australien Pendulum.

Le plus gros cachet du Venoge Festival

Arrivé dimanche et installé dans un hôtel de la Riviera, Iggy Pop, le plus gros cachet de l'édition 2022 du Venoge Festival, va repartir assez vite pour poursuivre sa tournée européenne. Il enchaîne avec des concerts en Espagne, au Portugal, en Italie, en Autriche et aux Etats-Unis.

Avant lui, The last Internationale, un groupe de rock new-yorkais engagé sur des questions écologiques et politiques - avec la magnétique Delila Paz au chant - et Seasick Steve, un musicien de blues américain portant haut les couleurs du "Peace and Love", se sont succédé sur la grande scène.

Le Venoge Festival dure jusqu'à dimanche avec une cinquantaine de groupes sur trois scènes. Chaque jour a son style: rock mercredi, années 1980 jeudi avec Alphaville, Madness, Kool & the Gang et Kid Creole, électro vendredi avec Bob Sinclar, Don Diablo et Kungs et chanson française samedi avec Calogero, Hoshi, Julien Clerc ou encore Klon.

Le nouveau terrain à Penthaz, quatre fois plus grand que le précédent, peut accueillir 9500 par soir contre 6000 à Penthalaz. Il se trouve à deux pas du Centre de recherche et d'archivage de la Cinémathèque suisse. Le Festival a dû changer de place, car les habitants proches de la manifestation s'étaient plaints du bruit.

Pas "un deuxième Paléo"

Agé de 26 ans, Venoge Festival a commencé comme une fête de village gratuite avant de prendre un tournant plus professionnel dès sa 20e édition. "Nous ne rêvons pas de devenir plus grand", affirme son patron et programmateur, Greg Fischer, à Keystone-ATS. "Notre but n'est pas de devenir un deuxième Paléo", ajoute le porte-parole, Gilles Wenger.

Mais le comité d'organisation, bénévole jusqu'ici, pourrait à l'avenir être payé. "Vu la taille de la manifestation, ce n'est pas exclu que cela change", a relevé Greg Fischer.

Après deux ans d'arrêt lié à la pandémie, les artistes, avides de repartir en tournée, ont été relativement faciles à booker, poursuit-il: "en revanche, cela a été très compliqué du côté des infrastructures".

En cause, le boom des manifestations, qui ont repris et le manque de personnel, qui a quitté l'événementiel avec la pandémie. "Pour terminer de monter la grande scène, nous avons dû attendre les éléments qui manquaient en provenance du Paléo et du Gurten".

Les bénévoles ne manquent pas, même si certaines inscriptions se sont faites à la dernière minute. Près de 450 d'entre eux travaillent chaque soir, auxquels s'ajoutent quelque 150 techniciens (son, lumière...) et autres, qui eux sont payés.

De leur côté, les festivaliers doivent prendre leurs marques sur le nouveau terrain. Cela semble être le cas puisque dimanche est déjà "sold out" et vendredi sur le point de l'être. Certains d'entre eux expriment pourtant une certaine nostalgie: leur festival plus petit et moins cher leur plaisait bien.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Carmelo Laganà sera le collaborateur personnel d'Isabelle Moret

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Carmelo Laganà sera le collaborateur personnel de la conseillère d’Etat Isabelle Moret. (© Etat de Vaud)

La nouvelle conseillère d'Etat vaudoise Isabelle Moret a choisi Carmelo Laganà comme collaborateur personnel. Agé de 44 ans, il a officié ces dix dernières années pour economiesuisse en qualité de suppléant romand et responsable de projets.

Avant cela, M. Laganà a travaillé pour l'Etat de Genève, l'Association des communes genevoises et la Haute école de gestion de Genève. Sa carrière lui a permis "d'acquérir une culture de la vie publique et politique comme une connaissance du tissu économique", relève jeudi l'Etat de Vaud dans un communiqué.

Il prendra ses nouvelles fonctions le 1er septembre pour épauler Isabelle Moret, la nouvelle cheffe du Département de l'économie, de l'innovation, de l'emploi et du patrimoine.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Un premier film soutenu par la structure Valais Film Commission

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La nouvelle structure valaisanne de promotion du cinéma, lancée officiellement lors du Festival de Locarno, s'articule autour de deux axes: faciliter la production de films sur le territoire en les soutenant logistiquement et les inciter économiquement sous forme d'un remboursement de dépenses. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le film "Laissez-moi" est actuellement en tournage en Valais. Il s'agit du premier long-métrage à bénéficier du soutien de la structure Valais Film Commission qui vise à positionner le canton dans l'industrie cinématographique.

"Le premier d'une longue série", espère Tristan Albrecht, dont le travail, en tant que "film commissioner", est de faciliter l'accueil des équipes de tournage sur le territoire. "La première chose qu'un réalisateur recherche c'est le décor et à ce titre, le Valais, avec ses cadres somptueux ou méconnus, est avantagé. Ensuite, c'est l'argent qui parle", complète-t-il.

La nouvelle structure valaisanne de promotion du cinéma, lancée officiellement lors du Festival de Locarno, s'est donc articulée autour de deux axes: faciliter la production de films sur le territoire en les soutenant logistiquement et les inciter économiquement sous forme d'un remboursement de dépenses.

La Valais Film Commission, qui s'est inspirée de son pendant tessinois, est toutefois la première instance en Suisse à combiner ces deux facettes, explique Tristan Albrecht. Concrètement, elle rembourse certaines dépenses faites en Valais ainsi que jusqu'à 40% des salaires des personnes employées domiciliées dans le canton. Le tout jusqu'à un montant de 100'000 francs.

L'instance est dotée d'un Fonds d'incitation au tournage financé simultanément par la Confédération (Nouvelle politique régionale) et par les départements cantonaux valaisans en charge de la culture et de l'économie.

D'autres cantons intéressés

"Et.... action!" Sur la route en gravier qui mène à l'ancienne communauté religieuse de Cana-Myriam à Collombey-Muraz, les acteurs recommencent une énième fois une même scène du film "Laissez-moi" du réalisateur Maxime Rappaz. Cette co-production franco-suisse allait de toute façon venir en Valais, reconnaît Tristan Albrecht, "mais nous avons facilité sa réalisation avec ce soutien logistique et économique".

Tourné dans le Chablais ainsi qu'au barrage de la Grande Dixence, il raconte la relation de dépendance d'une mère, jouée par l'actrice française Jeanne Balibar, et de son fils en situation de handicap, explique Pierre-Antoine Dubey qui incarne ce dernier. Le comédien qui vit à Lausanne se réjouit "d'être sur un long-métrage, en Suisse, où il y a aussi des histoires à raconter et des talents".

Il espère pour les gens de la profession que ce genre d'initiatives aille en florissant pour "qu'on puisse tourner davantage" dans le pays. Les retombées de la Lex Netflix, visibles dans deux ou trois ans, devraient aussi ouvrir des opportunités, ajoute-t-il.

Les signaux semblent aller dans ce sens: depuis le lancement de la structure valaisanne, il y a énormément de demandes de commissions qui étaient en veille dans les cantons de Genève, de Vaud, de Neuchâtel et du Jura qui cherchent à faire la même chose, constate Tristan Albrecht qui voit ce développement d'un bon oeil. Chaque région a sa géographie, sa culture, ses spécificités, estime-t-il.

Retombées

"L'apport financier est un plus", reconnait Yan Decoppet de la firme GoldenEggProduction qui produit "Laissez-moi". Des structures similaires sont déjà en place notamment en Italie, en France, au Portugal. Ou encore en Croatie qui a attiré la production de Game of Thrones et dont les retombées touristiques aujourd'hui sont très importantes, illustre-t-il.

On dit que pour un franc dépensé par une production, trois francs reviennent à la communauté locale, note Yan Decoppet citant une étude menée par CinéForom. Selon Tristan Albrecht, le tournage de "Laissez-moi" va générer environ 400'000 francs de dépenses - catering et hébergement, matériel, recrutement de professionnels locaux - en Valais, soit quatre fois la mise de départ.

Sans compter les retombées indirectes sur le tourisme et sur la culture en général. Il s'agit aussi de la possibilité de former la relève aux métiers cinématographiques et de retenir les professionnels qui s'expatrient, faute de boulot dans le canton, note Tristan Albrecht.

Projets en développement

Outre ce tournage, un court-métrage français est prévu en septembre entre le Lötschental et le Val d'Hérens, le nouveau film d'animation de Claude Barras suivra dès janvier 2023 et plusieurs projets sont en développement.

"Les demandes augmentent drastiquement", se réjouit Tristan Albrecht qui espère attirer une grosse production. "Cela dépendra du travail de promotion fait autour de cette commission à l'extérieur du pays et de la concurrence".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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