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Genève

Nombreux élus genevois face à la justice

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Le président du gouvernement genevois Antonio Hodgers a évoqué la situation dans plusieurs médias. (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

A Genève, six des douze membres qui composent les exécutifs de la Ville et du canton doivent répondre d'une manière ou d'une autre aux questions du Ministère public. Cette proportion hors norme met à mal la confiance de la population envers ses élus.

Antonio Hodgers, président du Conseil d'Etat genevois, a rappelé mercredi cette situation inédite dans plusieurs médias. Il revenait sur la dernière affaire en date: la convocation de son collègue Serge Dal Busco en tant que personne appelée à donner des renseignements.

Cette audition, agendée au 27 septembre mais qui pourrait avoir lieu plus tôt à la demande du conseiller d'Etat, est liée au volet Manotel de l'affaire Maudet. Mis sous pression, l'élu PDC a reconnu avoir reçu 10'000 francs du groupe hôtelier en 2018, entre les deux tours de l'élection à l'exécutif. Il assure avoir restitué la somme à la mi-septembre, soit juste après l'éclatement de l'affaire Maudet.

Procédure classée

Pour sa part, le conseiller d'Etat PLR Pierre Maudet a été mis en prévention pour acceptation d'un avantage. En cause: son voyage en famille à Abu Dhabi en novembre 2015 payé par le prince héritier de l'Emirat. La procédure se poursuit. Une nouvelle audition du magistrat aura lieu le 6 septembre. Interrogée jeudi en tant que témoin, son épouse a choisi de garder le silence, selon plusieurs médias.

Les procureurs qui investiguent sur ce voyage à Abu Dhabi se sont intéressés à deux associations, le Cercle Fazy-Favon et l'Association de soutien à Pierre Maudet. Il ressort de leur enquête que Manotel avait viré à ces associations des montants d'un total de 105'000 francs. Le groupe hôtelier a aussi financé une soirée d'anniversaire pour Pierre Maudet à hauteur de 20'000 francs.

L'affaire Maudet a aussi provoqué des remous en Ville de Genève. Le conseiller administratif PDC Guillaume Barazzone a révélé avoir été invité à Abu Dhabi en 2017 par un ami. Une procédure pénale contre inconnu pour acceptation d'un avantage a été ouverte par le Ministère public, pour être finalement classée. Le Parquet a conclu que le voyage du magistrat, appelé à donner des renseignements, était bel et bien privé.

Aussi prévenus

Mais une autre affaire empoisonne l'exécutif de la Ville depuis novembre 2018. Un audit de la Cour des comptes a révélé de curieuses pratiques en matière de frais professionnels. Le Ministère public a rapidement empoigné le dossier en procédant à des perquisitions dans les bureaux des membres du conseil administratif.

Résultat: deux magistrats sont mis en prévention pour gestion déloyale des intérêts publics - Guillaume Barazzone (PDC) et Rémy Pagani (Ensemble à Gauche) - et deux autres appelés à donner des renseignements - Sami Kanaan (PS) et Esther Alder (Verts). Des auditions ont eu lieu au printemps. Contacté, le Ministère public ne commente pas cette procédure en cours.

Epinglé pour un usage excessif de sa carte de crédit professionnelle et des frais de téléphonie très élevés, M. Barazzone a remboursé 51'896 francs "sur une base volontaire", après avoir analysé ses frais depuis son entrée en fonction en 2012. Il a admis des "erreurs involontaires" et a décidé de ne pas briguer de nouveau mandat fédéral et municipal cet automne et le printemps prochain.

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Genève

Une mesure d'insertion professionnelle saluée à Genève

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Les certificats d'agent de sécurité et d'agent de régulation du trafic ont été remis à des bénéficiaires de l'Hospice général en présence du conseiller d'Etat Thierry Aporthéloz, de la commandante de la police Monica Bonfanti et du directeur de l'institution d'aide sociale Christophe Girod. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

A Genève, la cérémonie de remise de certificats d'agent de sécurité et de surveillance et d'agent de régulation du trafic à des bénéficiaires de l'Hospice général a eu lieu jeudi matin en présence des autorités. L'occasion de saluer le succès d'une mesure d'insertion professionnelle.

"Sur la cinquantaine d'agents de sécurité et de surveillance formés en trois ans, 35 sont sortis de l'aide sociale. Et sur les 31 personnes qui ont été formées comme agent de régulation du trafic depuis 2021, deux n'ont pas d'emploi mais poursuivent leur formation", a relevé le directeur général de l'Hospice général Christophe Girod, lors de la cérémonie.

Cette mesure d'insertion professionnelle a été mise en place en 2014. La formation d'agent de sécurité et de surveillance est dispensée par une école privée, l'Académie suisse de sécurité, responsable du volet théorique. Rémunéré, le volet pratique est désormais sous-traité dans des sociétés de sécurité partenaires, a expliqué le directeur de l'école Patrick Carruzzo: "C'est un tremplin vers l'emploi."

Quant à la formation d'agent de régulation du trafic, elle est donnée gratuitement par la brigade routière de la police cantonale. "Le bilan de cette collaboration tripartite est très favorable", a déclaré Monica Bonfanti, commandante de la police genevoise, tout en louant une mesure qui permet une "reconstruction individuelle fondée sur la valeur cardinale du travail."

"Des partenariats"

Avant de remettre les certificats, le conseiller d'Etat Thierry Aporthéloz, en charge du Département de la cohésion sociale, a lui aussi applaudi cette mesure. "Des solutions existent. L'insertion professionnelle nécessite des partenariats. Il est aussi important de pouvoir compter sur les compétences des assistants sociaux de l'Hospice général", a-t-il indiqué.

Jeudi, 18 hommes et une femme ont reçu leur certificat d'agent de sécurité et de surveillance. Le certificat d'agent de régulation du trafic a été remis à six hommes et une femme, a détaillé Valérie Celi Vegas, conseillère en réinsertion professionnelle à l'Hospice général et référente de la mesure qui a permis de former une centaine de bénéficiaires de l'institution.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève: centre-ville affecté par une panne de courant jeudi matin

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Le quartier de Rive au centre-ville de Genève a été impacté jeudi matin par une coupure d'électricité, suite à l'endommagement de deux lignes électriques (image d'illustration). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Une panne d'électricité a touché une partie du centre-ville de Genève jeudi entre 10h50 et 12h00 environ. Quelque 6000 clients du quartier de Rive ont été impactés, ont indiqué les Services industriels de Genève (SIG).

La panne est survenue vers 10h50, a indiqué Anne-Claude Steiner, porte-parole des SIG à Keystone-ATS, revenant sur une information de plusieurs médias. "Huit minutes plus tard, nous avons réussi à rétablir la première ligne et à réalimenter la moitié des clients concernés", a-t-elle expliqué.

A 11h44, 99% des clients disposaient à nouveau de courant. Seuls deux en ont encore été privés jusqu'à 12h55. Quant à la cause de la coupure, ce sont deux lignes de moyenne tension qui ont été heurtées dans le cadre d’un chantier, a précisé Mme Steiner.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

L'activité des congrès reprend des couleurs à Genève

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EBACE, un événement dédié à l'aviation d'affaires, a été le plus important salon organisé à Genève l'année dernière (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'activité des congrès a enregistré une forte hausse à Genève l'année dernière par rapport à 2019, exercice antérieur à la pandémie de Covid. Ce bilan positif a été dressé mercredi par Genève Tourisme & Congrès.

Au total, le Bureau des congrès est à l'origine de l'acquisition de 27 congrès qui ont rassemblé environ 35'000 participants, relève dans un communiqué l'organe genevois de promotion du tourisme. Les retombées économiques de ces événements sont estimées à près de 80 millions de francs, soit une hausse de 49% comparée à 2019.

Le plus important congrès qui s'est déroulé à Genève l'année passée est le salon de l'aviation d'affaires EBACE. En deuxième position se trouve le rendez-vous annuel de l'Association européenne de cardiologie pédiatrique et congénitale. Puis viennent les Assises européennes de la transition énergétique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Le Canton de Genève suspend l'activité d'Uber qui fait recours

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MITC Mobility ne comprend pas la position de l'administration dirigée par la conseillère d'Etat genevoise Fabienne Fischer (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le Canton de Genève a interdit récemment les activités de MITC Mobility, entreprise qui a repris la plupart des chauffeurs qui utilisent l'application d'Uber. Mais celle-ci a fait recours et obtenu des mesures superprovisionnelles.

Début décembre, l'Office cantonal de l'emploi (OCE) a exigé la mise en conformité de l'entreprise avec la loi fédérale sur le service de l'emploi et la location de service (LSE). Mi-janvier, il a ensuite signifié par courrier la fin des activités de MITC Mobility, a affirmé mardi soir à Keystone-ATS un porte-parole de l'entreprise, confirmant une information de la RTS.

Selon cette législation, la société devrait garantir un nombre minimal d'heures à tous ces chauffeurs. Or, ce modèle manque de flexibilité, selon le patron de MITC Mobility Karim Sahnine. L'entreprise a fait recours au Tribunal cantonal et a obtenu des mesures superprovisionnelles qui lui permettent pour le moment de continuer à oeuvrer.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Les coupables d'abus sexuels à l'OMS doivent payer, demandent la Suisse et 50 pays

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L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a obtenu des avancées sur la question des violences sexuelles perpétrées par ses collaborateurs (archives). (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

La Suisse et plus de 50 pays veulent que les responsables d'abus sexuels liés à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) soient punis. Mardi à Genève, ils ont admis des avancées dans la politique de l'institution.

"Une réponse doit être apportée à chaque plainte dans un délai raisonnable et les responsables doivent être punis", affirme une déclaration conjointe lue par l'ambassadeur britannique lors du Conseil exécutif de l'OMS. Les victimes et les rescapés doivent obtenir un soutien adapté, selon ces dizaines de pays.

Ces Etats estiment qu'un financement durable devra être attribué à la lutte de l'OMS contre le harcèlement sexuel. Des "avancées" ont déjà été observées à la fois sur les politiques et sur les systèmes au sein de l'organisation.

De 2018 à 2020, des dizaines de femmes ont été victimes de violences sexuelles et de harcèlement en République démocratique du Congo (RDC) par des responsables de plusieurs organisations humanitaires. L'OMS s'était excusée et avait licencié ou n'avait pas renouvelé le contrat de quatre personnes.

Mardi, le directeur général de l'organisation Tedros Adhanom Ghebreyesus a affirmé qu'un quart environ des 83 plaintes étaient liées à son institution. Un fonds de deux millions de francs a aussi été lancé en septembre dernier pour accompagner les victimes, y compris celles de violations perpétrées par des membres d'autres organisations.

L'année dernière, l'OMS a reçu plus de 100 plaintes. Trois quarts des investigations ont été achevées. "Cette question est à mon menu chaque jour", a admis M. Tedros. Une politique sur trois ans a été lancée cette année par l'organisation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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