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Suisse Romande

La pisciculture d’Estavayer-le-Lac (FR) sera remise en route

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Le dossier de la pisciculture d'Estavayer-le-Lac (FR) a été au coeur ces dernières années d'une déconfiture financière qui a impliqué notamment la création d'une commission d'enquête parlementaire (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

La pisciculture d'Estavayer-le-Lac (FR) vivra. Au terme de longs échanges, les députés fribourgeois ont accepté jeudi un crédit de 3,56 millions de francs pour la réhabilitation de l'installation ayant causé une débâcle à plusieurs millions il y a quelques années.

Le décret a été avalisé par 50 voix contre 38 et 7 abstentions, après un très vif débat rappelant celui de 2020 qui avait conduit à l'instauration d'une commission d'enquête parlementaire. Celle-ci avait fait la lumière sur une pisciculture inaugurée en 2016 pour 2,4 millions et qui n'avait pas été fonctionné en raison de défauts.

"Le projet de remise en état tient techniquement la route", a indiqué le conseiller d'Etat Jean-François Steiert, en charge des infrastructures et de l'environnement. Il répond à la volonté politique du Grand Conseil qui a décidé de conserver une pisciculture fribourgeoise fonctionnelle dans la Broye.

"Une pisciculture contribue au maintien, voire au développement, des poissons pour la pêche professionnelle notamment et non pour la biodiversité", a ajouté le ministre de l'agriculture Didier Castella. Ce dernier a parlé de "fiasco" à propos du dossier, le député centriste Eric Collomb le décrivant comme une "saga".

Dizaines d'interventions

Le sujet a suscité des dizaines d'interventions. L'émotionnel s'est mêlé à la logique économique appelant à abandonner "un projet qui ne sert à rien", selon les mots des députés PLR Savio Michellod et Jean-Daniel Schumacher. Au final, la volonté de respecter les décisions antérieures l'a emporté, tous les partis étant partagés.

"Il faut aller au bout du processus", a contré le député centriste Hubert Dafflon. Les élus broyards ont une nouvelle fois appuyé la relance de la pisciculture. L'idée de préserver un savoir-faire a aussi prévalu, tout comme la volonté de continuer à manger du poisson local. La commission ad hoc avait voté pour à 10 contre 1.

En raison du surdimensionnement des infrastructures, le projet ne permettra en revanche pas d’augmenter le nombre d’alevins remis à l’eau dans le lac de Neuchâtel, a détaillé Didier Castella. Il ne contribuera donc pas à la défense des intérêts de la pêche, a expliqué le gouvernement dans son message.

De plus, l’assainissement de la pisciculture induit une augmentation des coûts de production, carrément un triplement, sans plus-value piscicole et sa production quantitative dépend du bon vouloir des cantons partenaires pour l’approvisionnement en ½ufs. Le suspens de jeudi a été encore alimenté par un autre vote il y a quelques jours.

Début des travaux

La Commission des finances et de gestion (CFG) a refusé en effet, par 14 voix contre une, l'octroi du crédit au moment où l'Etat de Fribourg envisage de se serrer la ceinture. Ses membres ont remis en question l'utilité de l'infrastructure staviacoise dans ce contexte. Mais celle-ci va finalement reprendre vie ces prochains mois.

La saisonnalité des éclosions impose un calendrier très soutenu. Le démontage des installations obsolètes réalisé, le début des travaux de rénovation et de construction interviendra sous peu. La mise en service technique de la pisciculture est agendée pour novembre et la mise en production progressive de janvier à juillet 2025.

Le permis de construire n’a pas causé d'opposition. Les coûts de remise en état sont basés sur les appels d’offres déjà réalisés. Les coûts d’exploitation sont évalués pour leur part à 175’000 francs par an. Le décret n’est pas soumis au référendum financier. Il entrera en conséquence en vigueur dès sa promulgation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Le dispositif des TPG pendant le sommet du G7 d'Evian

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Les TPG adaptent leurs horaires pendant le G7 d'Evian. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les TPG ont dévoilé le dispositif prévu pour les transports publics à Genève pendant la période du sommet du G7 du 15 au 17 juin à Evian (F). Les principales annonces de vendredi:

- l'horaire des vacances sera appliqué du 15 au 17 juin, sauf pour quelques lignes.

- la ligne des plages ne sera pas exploitée du 12 au 14 juin.

- certaines lignes, notamment transfrontalières, pourraient être perturbées ou diminuées en raison des conditions de sécurité, comme l'a annoncé le Conseil d'Etat mercredi.

- les TPG demandent à la population de suivre les indications sur leur site tpg.ch et les écrans dans les véhicules. Ils recommandent aux usagers d'anticiper leurs déplacements.

Une ligne téléphonique gratuite sera activée au 0800 858 900 dès la veille et jusqu'au lendemain du sommet. La clientèle est priée d'effectuer avant tout les commandes en ligne.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

L'ancienne école d'horlogerie de Genève: un bâtiment à protéger

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Le Département du territoire (DT) du conseiller d'Etat Nicolas Walder a décidé de la protection de l'ancienne école d'horlogerie de Genève (archives). (© KEYSTONE/PIERRE ALBOUY)

L'ancienne école d'horlogerie de Genève est désormais inscrite à l'inventaire des bâtiments à protéger. Il faut préserver un témoin "de l'histoire industrielle et éducative de la ville", a dit vendredi le Département du territoire (DT).

Le site aux rues Necker et Terreaux-du-Temple a accompagné la formation horlogère genevoise. Dès le 19e siècle, une approche était lancée face à la concurrence internationale.

Le bâtiment actuel remonte à la fin des années 1870. Il avait été rendu possible grâce à un legs. Les salles étaient largement ouvertes pour qu'elles soient lumineuses, indispensables pour les métiers de l'horlogerie. Des matériaux durables avaient été exploités.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Porrentruy: opposition au règlement qui limite l'accès à la piscine

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Les restrictions d'accès à la piscine de plein air de Porrentruy continuent de faire des vagues (image d'archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Une opposition a été déposée contre le nouveau règlement qui permet au Conseil municipal de Porrentruy d'adopter de nouvelles restrictions d'accès à la piscine de plein air. L'été dernier, l'interdiction de la piscine aux résidents français avait suscité la polémique.

L'opposition au nouveau règlement de police de la ville est parvenue au Conseil municipal de Porrentruy, qui devra se prononcer. "Il nous la transmettra ensuite et nous prendrons alors position", explique vendredi à Keystone-ATS le Délégué jurassien aux affaires communales Christophe Riat, confirmant une information de RFJ et du Quotidien Jurassien. Le règlement n'est pas encore entré en force.

Selon RFJ, l'opposition est signée par 17 personnes, dont des membres du Parti socialiste, du CS-POP et des Vert-e-s, et vise principalement la notion de catégorie d’usagers prioritaires.

Le législatif bruntrutain a approuvé en mars dernier plusieurs modifications du règlement de police, avalisant ainsi l'ajout d'un nouvel article qui fait polémique. Ce dernier permet à l'exécutif de la ville de "prendre des mesures visant à organiser l'accès à la piscine municipale", afin de "garantir la sécurité, la tranquillité et la salubrité publiques". Le nouveau texte doit permettre au Conseil municipal de pouvoir annoncer en toute légitimité de nouvelles restrictions.

"Retrouver une sérénité"

Le Conseil municipal de Porrentruy avait décidé en juillet dernier d’interdire l’accès à sa piscine aux étrangers ne résidant ni ne travaillant en Suisse. Cela faisait suite à de nombreuses incivilités, provoquées en grande majorité par des ressortissants français, Porrentruy se situant à moins de 15 kilomètres de la frontière avec l'Hexagone.

"Cette mesure a permis de retrouver une sérénité à la piscine. Il n'y a plus eu d'incivilité majeure", avait indiqué le maire Philippe Eggertswyler à Keystone-ATS en août 2025.

L'affaire avait fait les gros titres des médias suisses et avait même été relayée à l'étranger, notamment sur TF1. Des journalistes de la chaîne française étaient venus en reportage dans le chef-lieu ajoulot. La polémique avait également fait grand bruit sur les réseaux sociaux.

Commission contre le racisme critique

La Commission fédérale contre le racisme avait jugé la décision problématique. La gauche avait fortement critiqué ces restrictions. Les autorités bruntrutaines avaient ensuite rencontré plusieurs élus français.

Philippe Eggertswyler a toujours défendu une décision qu'il ne considère pas comme discriminatoire. "Nous n'avons pas pris cette décision contre quelqu'un, mais plutôt pour la population jurassienne", avait-il souligné lors des débats en mars devant le Conseil de ville. De son côté, le groupe PS-Les Vert-e-s s'était opposé à une restriction se basant sur la nationalité des usagers, la jugeant "discriminatoire".

Les modifications au règlement, soutenues par la droite et par le centre, avaient finalement passé la rampe par 31 voix contre 10.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

La Fondation IFAGE à Genève victime d'une cyberattaque

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Des données usuelles de collaborateurs et anciens collaborateurs de la Fondation pour la formation des adultes à Genève (IFAGE) ont été compromises (archives). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

La Fondation pour la formation des adultes à Genève (IFAGE) a été victime en avril d'une cyberattaque. Aucun système pédagogique ni aucune donnée d'étudiants n'ont été affectés mais celles des collaborateurs ont été piratées. L'investigation est encore en cours.

"Des données usuelles de collaborateurs ont été compromises", a affirmé vendredi à Keystone-ATS la responsable de la communication de l'IFAGE, confirmant une information de la Tribune de Genève. Aucune rançon n'a été demandée et l'activité a pu continuer à fonctionner lors de cet incident les 11 et 12 avril, détecté le 13.

L'institution a recouru à un prestataire externe pour évaluer les dommages et a relayé cette attaque auprès du préposé fédéral à la protection des données et à la transparence. Depuis, l'origine de l'incident a été identifiée mais l'IFAGE ne souhaite pas communiquer sur cette question.

"A ce stade, nous n'avons pas vraiment d'indication" sur l'étendue de ce qui a été volé étant donné que l'investigation est toujours en cours, ajoute la responsable de la communication. Mais l'attaque est considérée comme résolue.

Les collaborateurs ont été informés fin avril. "Dès que les analyses ont été terminées, le processus de communication a pu commencer", explique la responsable de la communication.

Pour les anciens collaborateurs, il a pris "un peu plus de temps", selon elle. L'institution recommande elle à ces personnes une surveillance des accès en ligne, de se méfier de tout contact inattendu lié à des données numériques personnelles. Et de relayer toute utilisation abusive de celles-ci.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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