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Suisse Romande

Le laboratoire du Mont Terri (JU) célèbre 25 ans de recherche

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Le laboratoire souterrain du Mont Terri, dans le canton du Jura, s'étend aujourd'hui sur 1,2 km de galeries consacrées à la recherche sur le stockage du CO2 et l'entreposage de déchets radioactifs. (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Le laboratoire souterrain du Mont Terri (JU), où sont menées des recherches sur le stockage des déchets radioactifs, a célébré jeudi ses 25 ans d'existence. Les expériences dans les entrailles de la montagne portent aussi sur l'entreposage du CO2.

La conseillère fédérale Viola Amherd, des partenaires du laboratoire et des représentants du monde scientifique et politique ont assisté à cet anniversaire au laboratoire du Mont Terri à St-Ursanne (JU). Ce site est aujourd'hui un centre de recherche sur le stockage en couches géologiques profondes internationalement reconnu.

Le laboratoire sert exclusivement à des fins de recherche. Il n'est pas question d'y stocker des déchets radioactifs ou du CO2. Une convention entre l'exploitant et le canton du Jura, propriétaire du site, exclut tout entreposage. Des autorisations d'exploitation sont octroyées à l'Office fédéral de la topographie swisstopo.

"Les recherches menées au Mont Terri ont considérablement amélioré le niveau des connaissances sur le futur stockage des déchets radioactifs", a souligné Viola Amherd. La Confédération va continuer à soutenir la recherche sur ce site, a ajouté la cheffe du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS).

Pour le ministre jurassien de l'environnement David Eray, des solutions doivent être trouvées pour le traitement durable et sûr des déchets nucléaires. "Le canton du Jura défend le principe d'un projet de recherche transparent et au service de la science", a relevé David Eray, soulignant l'importance de l'indépendance scientifique et politique de la recherche.

Propriétés des argiles à Opalinus

Les premières expériences dans ce laboratoire situé à 300 mètres sous terre datent de 1996. Les chercheurs examinent les propriétés des argiles à Opalinus en vue du stockage de déchets radioactifs en couches profondes. Les travaux sur ce site jouent donc un rôle-clé dans le choix d'un futur dépôt géologique en Suisse.

Les propriétés qu'offre l'argile à Opalinus répondent aux besoins d'un stockage imperméable: très faible perméabilité à l'eau, haut pouvoir de confinement et capacité d'autocicatrisation des fissures par gonflement. Le laboratoire est doté de galeries destinées à tester cette roche présente dans le nord de la Suisse.

Stockage du CO2

Depuis 2011, les recherches menées par swisstopo avec ses partenaires portent aussi sur le stockage géologique du gaz carbonique dans le sous-sol, une thématique d'une grande actualité avec le réchauffement climatique. Emprisonner le CO2 dans les couches profondes permet de réduire l'effet de serre.

Le gaz carbonique ne se stocke pas au coeur de l'argile mais plus bas, dans du grès ou du calcaire. L'argile joue donc ici un rôle de couvercle étanche empêchant le CO2 de remonter vers la surface et de contaminer les eaux potables. "La recherche sur le stockage du CO2 profite énormément de l'expérience faite autour des déchets radioactifs", a souligné Viola Amherd.

Intérêt international

En 25 ans d'existence, le laboratoire s'est forgé une réputation sur la scène scientifique internationale, a relevé swisstopo qui pilote le programme. Aujourd'hui, 22 partenaires issus de neuf pays, dont la Suisse, les Etats-Unis, le Japon ou la France, participent aux recherches. Deux groupes pétroliers figurent aussi parmi les partenaires intéressés au stockage du CO2.

Par étapes successives, ce laboratoire souterrain unique en Suisse a été agrandi pour s'étendre sur 1,2 km de galeries consacrées à la recherche. Il est adjacent à la galerie de secours du tunnel de la Transjurane (A16). Au total, plus de 150 expériences ont été réalisées à ce jour.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

La plage du Creux-de-Genthod (GE) est rouverte

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Fermée depuis cinq mois en raison d'un taux trop élevé de bactéries fécales, la plage du Creux-de-Genthod à Genthod (GE) est rouverte à la baignade (illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Fermée depuis cinq mois en raison d'un taux trop élevé de bactéries fécales, la plage du Creux-de-Genthod à Genthod (GE) est rouverte. Les nouvelles analyses menées par l'office cantonal de l'eau ont confirmé un retour à une qualité conforme aux recommandations pour les eaux de baignade.

Le médecin cantonal a donc ré-autorisé l'accès à l'eau, ont annoncé jeudi le département du territoire (DT) et celui de la santé et des mobilités (DSM). Le risque sanitaire pour le public, notamment de gastro-entérite, est écarté.

Les investigations, qui ont duré près de deux mois, ont permis de remonter à la source de la pollution. Des travaux de remise en état de la canalisation endommagée ont ensuite été menés suivis de contrôles complémentaires.

La préservation de la qualité de l'eau à Genève constitue une priorité majeure, tant pour la santé publique que pour la protection de l’environnement, rappellent les deux départements. Les prochains prélèvements de qualité de l'eau de baignade auront lieu à la mi-avril pour l’ensemble des 30 accès à l’eau.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Lausanne recense et protège hirondelles, martinets et chauve-souris

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La ville veut renforcer ses populations de martinets noirs (image d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La ville de Lausanne veut favoriser la présence d'hirondelles, de martinets et de chauves-souris sur son territoire, trois espèces protégées. Elle présente une nouvelle stratégie qui poursuit un triple objectif: protéger les sites de reproduction existants, renforcer les populations présentes et créer de nouveaux habitats.

En partenariat avec la Station ornithologique suisse, la ville a mené en 2025 un inventaire qui a permis d'identifier 327 bâtiments accueillant des hirondelles, des martinets ou des chauves-souris, ou simultanément plusieurs espèces. La démarche a débouché sur une cartographie de leur présence en ville, explique jeudi un communiqué.

Les enseignements tirés du recensement ont permis d'élaborer une stratégie visant à renforcer durablement la protection de ces espèces emblématiques que sont l'hirondelle de fenêtre, l'hirondelle rustique, le martinet noir, le martinet à ventre blanc et la chauve-souris. Ces espèces sont confrontées à la perte récurrente de leurs gîtes et leurs sites de nidification lors de rénovations ou de destruction de bâtiments vétustes qu'elles affectionnent.

Autorisation lors de travaux

Pour y remédier, la ville se dote d'une stratégie avec trois niveaux de mesures. Le premier consiste en la protection des sites de reproduction existants. Conformément à la législation, les travaux sur les toitures et les façades des bâtiments doivent préserver les sites de nidification et nécessitent une autorisation du canton.

Deuxième étape: le renforcement des populations dans les quartiers où les hirondelles et les martinets sont déjà présents en posant des nichoirs sur des bâtiments voisins. Pour les chauves-souris, il s'agira de diminuer la pollution lumineuse aux alentours de leurs terrains de chasse, dans les zones arborisées.

Pose de nichoirs

Troisième objectif: créer de nouveaux habitats. Pour les hirondelles et les martinets, de nouveaux nichoirs seront posés par opportunité dans des quartiers favorables où ces espèces ne sont pas encore installées. Pour les chauves-souris, il s'agira de reconnecter autant que possible des territoires de chasse par la création de nouvelles zones buissonnantes ou arborées, détaille le communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

L'arrachage de la vigne co-financé par le canton du Valais

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L'Etat du Valais a décidé de co-financer la mesure fédérale visant à soutenir l'arrachage volontaire de la vigne (image d'illustration). (© KEYSTONE/NOEMI CINELLI)

L'Etat du Valais co-financera l'arrachage volontaire de la vigne soutenu par la Confédération. Le canton y contribuera tout en "privilégiant son propre programme d'adaptation et de modernisation Vignoble du 21e siècle."

Le Conseil fédéral a précisé mercredi les modalités d'utilisation de l'enveloppe budgétaire de 10 millions de francs alloués aux "améliorations structurelles" en faveur de la viticulture, décidées par le Parlement en décembre dernier. Ces fonds pourront ainsi servir notamment à l'arrachage volontaire de la vigne.

La contribution du canton du Valais, elle, variera entre 0,75 franc/m2 et 1,65 franc/m2 selon si les vignes ont une pente inférieure ou supérieure à 30%, indique-t-il dans un communiqué jeudi. Condition pour l'octroi de la subvention: toute replantation en cépage de cuve ne peut se faire avant dix ans.

Programme de modernisation

Les parcelles arrachées avec le soutien de fonds publics pourront servir de surface de promotion de la biodiversité ou à la replantation d'une autre culture. "Il est également possible d'arracher des vignes sans aide publique et de bénéficier ensuite de soutiens (allant de 4 à 7 francs/m2) dans le cadre du programme cantonal "Vignoble du 21e siècle", que ce soit pour le ré-encépagement, l'irrigation ou encore l'amélioration des accès", précisent encore les autorités cantonales.

Pour mémoire, le crédit lié au projet "Vignoble du XXIe siècle" a été adopté à la quasi-unanimité par le Grand Conseil valaisan en mai 2024. Il vise à diminuer le morcellement et à encourager le renouvellement du vignoble valaisan, tout en le modernisant.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

La pauvreté est en diminution dans le canton de Vaud

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Un nouveau rapport social vaudois montre que la pauvreté a diminué entre 2012 et 2022 et qu'en 2022, les aides financières octroyées permettent de diviser le taux de pauvreté par trois (photo symbolique). (© Keystone/GAETAN BALLY)

La part de la population vaudoise vivant sous le seuil de pauvreté (minimum vital) a diminué entre 2012 et 2022. Elle est passée de 5% à 3,9%, selon un rapport publié jeudi. Il montre dans le même temps que les aides financières divisent ce taux de pauvreté par trois.

Ce nouveau rapport social vaudois est le troisième après ceux parus en 2017 et en 2011. Il a été présenté devant les médias à Lausanne par la conseillère d'Etat Rebecca Ruiz.

"La politique sociale du canton réduit clairement la pauvreté (...) et sécurise les parcours de vie", a-t-elle déclaré. "Les prestations sociales préviennent également la précarisation", a ajouté la cheffe du Département de la santé et de l'action sociale (DSAS).

Le seuil de pauvreté se situe entre 2000 et 2250 francs nets par mois, suivant la région du canton.

Le rapport social 2026 décrit le système de protection sociale du canton, qui se compose de prestations monétaires et non-monétaires (informations, accompagnement, coaching, etc), analyse et revisite la situation de la population vaudoise entre 2012 et 2022. Il évalue aussi les effets de la politique sociale et traite également les phénomènes de non-recours aux prestations sociales.

Niveau de vie en hausse

En analysant les types de ménage les plus courants dans la population - les personnes seules, les couples, les familles avec enfants, les femmes seules avec enfants et les seniors -, le rapport montre que le niveau de vie médian des Vaudois a progressé de 4,5% en termes réels entre 2012 et 2022.

Le niveau de vie médian des seniors s'améliore de +9%, celui des couples avec un ou deux enfants de +7,7% et celui des femmes seules avec un ou deux enfants de +4,1%. En revanche, le niveau de vie médian des personnes seules de moins de 65 ans diminue légèrement, de 1,4%.

Un socle nécessaire

Le rapport constate aussi que la part de la population vivant sous le seuil de pauvreté, soit en dessous du minimum vital, a diminué, passant de 5% à 3,9% en dix ans. Cela représente quelque 30'000 personnes.

Le document relève parallèlement qu'en 2022, le taux de pauvreté absolue serait près de trois fois plus élevé sans le versement des aides financières cantonales allouées en fonction des besoins et de la situation financière de la personne, à savoir 11,1%. Ces aides sont par exemple les PC (prestations complémentaires) Familles, les PC AVS/AI, les subsides à l'assurance-maladie, le revenu d'insertion ou encore les bourses d'études).

Avec le versement de prestations financières, le taux de pauvreté des femmes seules avec un ou deux enfants est ainsi passé de 10,3% en 2014 à 8,6% en 2022. Sans ce versement, ce taux aurait atteint 24,8% en 2014 et 25,9% en 2022. Pour les personnes de 65 ans et plus, le taux de pauvreté est passé de 2,2% en 2012 à 1,6% en 2022 avec versement de prestations financières. Sans ce versement, il se serait élevé à 11,1% en 2012 et 11,8% en 2022, note le rapport.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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