Économie
Permis de construire: le Valais s'essaie au numérique
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Déposer une demande de permis de construire en Valais se fera bientôt entièrement en ligne. Durant un an, cinq communes testent auprès de leurs habitants un programme intitulé eConstruction. Celui-ci devrait être étendu à toutes les autres dès 2023.
La plateforme informatique peut être utilisée à Troistorrents, Martigny, Termen, Lens et Ausserberg depuis le 31 janvier, indique mardi le canton dans un communiqué. Concrètement, elle permet à ceux qui souhaitent déposer une demande d’autorisation de construire - les requérants - d'avoir accès à toutes les informations dont ils ont besoin pour compiler leur dossier en une seule fois, puis de pouvoir suivre son avancement au sein de l'administration, respectivement de l’autorité compétente.
Il y aura forcément un gain de temps important entre l'administration et le requérant, car ce projet marque la fin de la transmission physique des dossiers d’un service à l’autre, explique à Keystone-ATS Blaise-Henri Trovaz, chef du programme eConstruction. En clair, le requérant pourra effectuer sa demande à n'importe quelle heure, sans devoir recourir aux services postaux et s'ils sont plusieurs partenaires, ils pourront remplir leur partie du dossier à distance, illustre-t-il.
Autre point intéressant: la demande ne pourra être envoyée à l'administration qu'une fois tous les champs nécessaires remplis. "eConstruction accompagne tout le processus de demande d’autorisation de construire. Il ne contrôle toutefois pas la qualité du dossier, souligne Blaise-Henri Trovaz. L’autorité compétente par son administration se charge ensuite de passer en revue toute la demande et délivrer ou non l’autorisation de construire.
Nombreux intéressés
De nombreuses communes ont montré leur intérêt à participer à cette phase-pilote. "La gouvernance du Programme a choisi un échantillon représentatif du canton en prenant en compte leur situation géographique (plaine ou montagne), leur taille ou encore leur langue afin que le maximum de spécificités d'une commune puisse être testé", précise à Blaise-Henri Trovaz.
Dans un deuxième temps, quatre autres communes - Nendaz, Monthey, Viège et Zermatt - doivent rejoindre la phase-test. Elles implémenteront le programme partiellement. Un choix qui leur permet, par exemple, de continuer à utiliser d'autres systèmes informatiques en parallèle, auxquels elles recourent actuellement en interne.
Plus du tout de papier
Si le Valais n'est pas le premier canton à proposer cette offre à ses citoyens - le Tessin, Neuchâtel, Fribourg, le Jura le font déjà - il est le premier à renoncer entièrement au papier, souligne Blaise-Henri Trovaz. Un choix qui a nécessité une modification de la loi et de l’ordonnance sur les constructions en vigueur depuis le 1er janvier 2022. La démarche s’inscrit dans la volonté cantonale de développer la digitalisation des procédures étatiques.
Jusqu’à l'implémentation d’eConstruction dans toutes les communes valaisannes, les services de l’Etat du Valais et les différentes entités chargées de donner des préavis sur les demandes d’autorisation de construire continueront de travailler de manière mixte, en utilisant la nouvelle plateforme et l’ancien système en parallèle, relève encore le canton dans le communiqué. A noter que si aucun service cantonal ne doit être consulté, les communes peuvent renoncer à l’utilisation de la plateforme pour les dossiers de leurs compétences.
4,6 millions de francs
Initié en 2019, le programme a été développé informatiquement en 2021, sur une année. eConstruction se base sur le système fribourgeois en la matière que le Valais a racheté. "La solution de Fribourg était celle qui répondait le mieux aux besoins du canton", relève Blaise-Henri Trovaz.
Au total, eConstruction est estimé a 4,6 millions de francs, financé par le Service administratif et juridique du Département de la mobilité, du territoire et de l’environnement à hauteur de 3,75 millions ainsi que par la stratégie informatique du canton du Valais à hauteur d’environ 0,85 millions.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Le National empoigne le sensible dossier du Mercosur
Les agriculteurs vont-ils avoir gain de cause? Le National empoigne mercredi l'accord avec le Mercosur, un sujet sensible pour les agriculteurs qui craignent de se faire concurrencer par le marché latino-américain. Ils demandent 880 millions en compensation.
L'accord conclu l'année dernière entre l'AELE, dont fait partie la Suisse, et le bloc sud-américain Mercosur doit permettre des économies de 150 millions de francs par année en droits de douane. Une économie et une diversification des échanges particulièrement bienvenues dans le contexte d'incertitude avec les Etats-Unis.
Là où les voix s'élèvent, c'est sur les contingents sud-américains que la Suisse doit importer en contrepartie. Davantage de viande et de vin d'Argentine, du Brésil, d'Uruguay et du Paraguay se retrouveront sur sol helvétique. De quoi faire craindre aux agriculteurs pour leur activité et aux défenseurs de l'environnement pour le climat.
Pression de l'USP
L'Union suisse des paysans (USP) est montée au créneau ces dernières semaines. Elle appelle à accepter une proposition de l'un de ses membres, le conseiller national Martin Haab (UDC/ZH).
Il veut débloquer un crédit d'engagement de 880 millions de francs pour les années 2028 à 2035 à titre de mesures d'accompagnement. Sans cela, l'USP menace de déposer un référendum.
Le gouvernement a tenté de satisfaire la branche en annonçant une aide ponctuelle de 158 millions. Une initiative qui a fait chou blanc.
Des majorités à chercher au centre
La branche paysanne du Parlement va tenter de chercher des alliances au centre. Mais l'issue des tractations reste incertaine. La proposition avait été rejetée en commission. Plusieurs de ses membres, notamment du Centre, veulent éviter une "politique de l'arrosoir" en débloquant des fonds à tout va.
Des alliances pourraient aussi voir le jour avec la gauche, également très critique vis-à-vis de l'accord. Elle craint des répercussions néfastes pour le climat.
La gauche n'est pas opposée à des alliances avec les agriculteurs. "Mais il nous faut aussi quelque chose en retour", avait indiqué Laurence Fehlmann Rielle (PS/GE) à Keystone-ATS.
Règlement européen sur le balan
Le camp rose-vert tient particulièrement à l'article forçant le Conseil fédéral à suivre le règlement européen sur la déforestation. Ce point a été accepté de justesse en commission. D'autres propositions visant à protéger le climat et la population autochtones sont sur la table.
Les Vert-e-s ont déjà brandi la menace du référendum depuis longtemps. Le vote de l'UDC sera aussi particulièrement observé. Le parti soutient l'accord. Plusieurs de ses membres se sont toutefois montrés très réticents.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Départ du directeur de l'aéroport de Sion
L'aéroport de Sion n'a plus de directeur. Annoncé il y a quelques jours par le Nouvelliste, le départ du directeur actuel, Christophe Chollet, a été confirmé lundi par la Ville de Sion.
Les deux parties ont mis fin "d'un commun accord" à leurs relations de travail au 31 août 2026, indique le chef-lieu valaisan. Son bref communiqué ajoute que Christophe Chollet "n'exercera plus ses fonctions opérationnelles à compter de ce jour". La Ville de Sion ne souhaite pas faire d'autres commentaires.
L'aéroport traverse une période de turbulences depuis plusieurs mois. Une enquête de Rhône FM avait notamment révélé, l'automne dernier, un climat de tension. Les autorités communales n'avaient pas souhaité prendre position, confirmant toutefois l'ouverture d'un audit externe.
Au niveau politique, cantonal cette fois, le projet de loi visant à créer une société de gestion et d'exploitation du site a été validé en mars dernier par le Grand Conseil. Un référendum contre cette cantonalisation de l'aéroport, porté notamment par les Vert-e-s, est toutefois sur le point d'aboutir.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Les nuitées hôtelières toujours en repli en mai
En mai, l'hôtellerie suisse était toujours à la peine, selon les chiffres de l'OFS. Le nombre de nuitées a continué de diminuer, et même davantage qu'en avril.
Le nombre de nuitées dans l'hôtellerie suisse a baissé de 1,2% sur un an en mai, relève lundi l'Office fédéral de la statistique (OFS) dans sa première estimation. Le recul s'inscrivait à 0,6% en avril.
Le nombre de touristes étrangers a davantage diminué que celui des hôtes indigènes. Le fléchissement s'est ainsi affiché à 0,5% pour les Suisses et à 1,8% pour les étrangers.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
UniCredit contre-attaque, accuse Commerzbank de semer la confusion
UniCredit a annoncé lundi avoir saisi le superviseur financier allemand BaFin dans le cadre de son offre hostile sur Commerzbank.
La banque italienne accuse sa concurrente allemande de "semer la confusion" sur l'offre d'achat qui doit se clôturer mardi soir, sauf prolongation.
Commerzbank "choisit de se concentrer sur des allégations infondées avec l'intention, apparemment, de perturber l'intégrité de l'offre, semant la confusion parmi les parties prenantes", a accusé la direction d'UniCredit dans un communiqué.
"Cela détourne l'attention de l'opportunité stratégique de bâtir un champion bancaire européen plus solide et plus compétitif, créateur de valeur pour tous", selon UniCredit.
La banque italienne a demandé à la BaFin "d'examiner les circonstances entourant ces déclarations, leur exactitude et leur intention apparente de perturber l'intégrité de l'offre".
Commerzbank, qui avait déjà saisi la BaFin, accuse UniCredit de gonfler artificiellement l'impression de succès de son offre.
UniCredit communique régulièrement sur le taux d'acceptation de son offre sur Commerzbank: il était de 11,86% vendredi, s'ajoutant à une participation de 26,7% acquise au moment de lancer début mai son offre de reprise sur sa rivale allemande, valorisée 35 milliards d'euros.
La banque italienne y ajoute 13,19% du capital détenu via des dérivés en espèces et 3,22% via des dérivés en actions.
Selon la direction de Commerzbank, les actions apportées à l'offre proviennent quasi exclusivement de banques et d'institutions financières dans l'écosystème d'UniCredit, notamment comme contreparties sur des produits dérivés.
En d'autres termes, pas des actionnaires de Commerzbank convaincus par l'offre, qui ne serait du reste pas attractive car valorisant la banque allemande en dessous de son cours boursier actuel.
Le comité central d'entreprise de Commerzbank a d'ailleurs chargé vendredi son président de déposer une plainte contre X pour suspicion de manipulation de marché et d'information trompeuse.
UniCredit continue de "rejeter fermement les allégations et insinuations concernant ses déclarations et le processus d'offre".
"À aucun moment UniCredit n'a regroupé ni confondu les différentes catégories qui doivent être déclarées en vertu de la réglementation applicable; la confusion entre ces catégories provient à plusieurs reprises de la direction de Commerzbank, et non d'UniCredit, apparemment dans le but de monter un récit trompeur", a accusé lundi la banque italienne.
UniCredit souligne par ailleurs que sa participation dépasse désormais "confortablement" le seuil de 30% qu'elle s'était fixé. La banque serait ainsi en mesure de "nommer l'ensemble des représentants des actionnaires au sein du conseil de surveillance" pour mettre en place sa stratégie.
"Toute suggestion selon laquelle un seuil plus élevé serait requis pour ces mesures de gouvernance est incorrecte", a martelé la banque. "Les seules décisions nécessitant une majorité de 75% en assemblée générale seraient une fusion ou d'autres opérations de réorganisation de la société", ce qui n'est envisagé que dans un deuxième temps par UniCredit avec sa filiale allemande HypoVereinsbank.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
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