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Suisse Romande

Plus de mille fromages dégustés à Val de Bagnes (VS)

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Présentés sur de longues tables installées à l'Espace Saint-Marc au Châble, 1064 fromages sont prêts à être dégustés. (© KEYSTONE/GABRIEL MONNET)

Cent cinquante jurés ont dégusté jeudi plus de mille fromages dans le cadre de la 12e édition du concours "Swiss Cheese Awards" qui se déroule cette année à Val de Bagnes. La commune valaisanne mangera et parlera fromage jusqu'à dimanche.

Les 150 jurés se sont retrouvés jeudi matin dans une grande salle de l'Espace Saint-Marc au Châble, chef-lieu de la commune de Val de Bagnes. Ils sont venus de toute la Suisse mais aussi des Etats-Unis, du Canada, de Nouvelle-Zélande, de Grande Bretagne, de France, d'Allemagne, d'Autriche, d'Italie, et même du Japon où le fromage est très apprécié, confirme à Keystone-ATS Andréas Leibundgut, chef de projet "Swiss Cheese Awards" chez Fromarte, l'association faîtière des artisans suisses du fromage.

Gruyère, Tête de Moine, Glarner Alpkäse ou encore fromage de chèvre à pâte mi-dure et molle sont quelques-unes des 32 catégories de fromage présentées au cours de ses "Swiss Cheese Awards". "Le concours est ouvert à tout fabricant de fromage; cette année, nous comptons environ 300 producteurs qui peuvent présenter au maximum un fromage par catégorie", détaille Andréas Leibundgut.

Noisette, caramel ou caillé

Pour cette 12e édition, 1064 fromages étaient en lice. Un seul juré déguste une quarantaine d'entre eux durant cinq à six heures; "ce n'est pas une tâche à sous-estimer, il faut s'accrocher et être très concentré", poursuit le chef de projet.

Les jurés ont été évidemment sélectionnés pour leur intérêt pour les fromages. Ils sont vendeurs ou acheteurs de la denrée, détenteurs d'un commerce, responsables de formation, journalistes ou encore consommateurs éclairés.

Ils examinent d'abord l'aspect du produit: taille, forme couleur, texture. Puis ils en hument des morceaux et les pressent entre les doigts pour en apprécier la puissance, les arômes, la tenue, avant de les déguster et d'apprécier le tout en bouche.

Arômes de caramel, noisette, caillé, herbage..., entre deux bouchées les jurés se rincent les papilles avec un peu d'eau ou de pain. "Une dégustation de fromage ressemble beaucoup à une dégustation de vin", note Andréas Leibundgut.

Les champions de chaque catégorie seront proclamés jeudi en fin de journée et participeront vendredi à l'élection du "Swiss champion", élu par des jurés étrangers uniquement. "Il s'agit plus de l'élection d'un coup de coeur tant il est difficile de comparer un gruyère avec un fromage de chèvre par exemple".

Vaches, chevaux, mulets

Le "Swiss Cheese Awards" a été créé en 2000. D'abord annuelle, la manifestation itinérante est devenue bisannuelle dès 2004. "Le but est de promouvoir le fromage mais aussi de donner l'occasion aux producteurs de présenter leurs produits et de pouvoir l'évaluer", indique Andréas Leibundgut.

La dernière édition a eu lieu à Lucerne en 2018 avant que le Covid n'entraîne une pause forcée en 2020. "Au fil des ans, le bouche à oreille notamment a très bien fonctionné et Fromarte dispose aujourd'hui d'une banque de données de quelque 2000 à 2500 producteurs de fromage susceptibles de participer au concours".

La manifestation dispose d'un budget de 400'000 francs environ. Elle est financée notamment par du sponsoring, les inscriptions des producteurs, des prestations bénévoles et un soutien fédéral via la promotion des ventes.

Le "Swiss cheese Awards" se déroule cette année dans le cadre de la 18e édition de Bagnes Capitale de la Raclette qui a lieu jusqu'au 25 septembre. Au programme notamment, marché du fromage, production de Raclette AOP et de Fontina DOP dans un laboratoire mobile, dégustations, conférences, combat de génisses ou encore le traditionnel cortège du dimanche avec vaches, chevaux, mulets, moutons, chiens du Grand-Saint-Bernard et musique.

www.bagnesraclette.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Christina Kitsos sera la maire de Genève dès lundi

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Christina Kitsos sera la maire de la Ville de Genève dès lundi et pendant un an. Elue en 2020 et réélue en 2025, la magistrate socialiste accède à cette fonction pour la seconde fois (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Christina Kitsos sera la maire de la Ville de Genève dès lundi et pendant un an. Elue en 2020 et réélue en 2025, la magistrate socialiste accède à cette fonction pour la seconde fois. Elle a choisi de placer son année de mairie sous le thème du "temps partagé".

En charge du département de la cohésion sociale et de la solidarité, Mme Kitsos propose de "réinterroger notre rapport à un temps" "pour redonner de la valeur au temps partagé, à la qualité des relations et à notre capacité d'agir ensemble", a indiqué mercredi la Ville de Genève. Plusieurs activités seront organisées, dont la mise sur pied de "bureaux du temps", une démarche artistique qui écoutera les difficultés des citoyens dans la gestion des rythmes du quotidien.

Mme Kitsos succèdera au Vert Alfonso Gomez. L'écologiste Marjorie de Chastonay accèdera à la vice-présidence.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Plainte pénale de la Caisse genevoise de prêts sur gages pour vol

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A Genève, des objets de valeur déposés par des clients ont été volés à la Caisse de prêts sur gages. Une enquête pénale est en cours (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, des objets de valeur déposés par des clients ont été volés à la Caisse publique de prêts sur gages (CPPG). Le dommage se monterait à plus de 600'000 francs, selon la RTS. Une enquête pénale est en cours.

"La Caisse de prêts sur gages a déposé une plainte pénale pour vol", a indiqué mercredi à Keystone-ATS le Département des finances, comme l'a révélé la RTS mardi. L'autorité de surveillance de l'établissement de droit public ne confirme pas le montant du dommage et ne fait aucun autre commentaire en raison de l'enquête en cours.

Le gouvernement a par ailleurs annoncé mercredi la nomination de Fabienne Bertolucci à la présidence du conseil de la CPPG. Cette spécialiste reconnue du contrôle financier et de l'accompagnement des entreprises succède à Lorella Bertani, qui a récemment démissionné "pour des raisons personnelles". Elle devra notamment accompagner la CPPG dans la modernisation de sa gouvernance.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

G7: le Conseil d'Etat genevois impose un parcours aux manifestants

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La conseillère d'Etat genevoise Carole-Anne Kast et les autres membres du gouvernement ont dévoilé un parcours pour la manifestation du 14 juin et exclu tout village alternatif contre le Sommet du G7 au parc des Cropettes à Genève. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le Conseil d'Etat genevois a délivré une autorisation pour la manifestation anti-G7 du 14 juin, mais il impose un parcours. Interrogée par Keystone-ATS, la coalition No G7 doit encore se prononcer.

Mercredi, le gouvernement a dévoilé un tracé entièrement sur la rive droite, comme il l'avait déjà annoncé il y a une semaine. Désormais, le parcours exact est connu et empruntera des grands axes. Il partira à 16h00 du parc Mon Repos en direction du quai du Mont-Blanc, avant de rejoindre la rue de la Servette, puis la rue Hoffmann, la Place des Nations et un retour au parc Mon Repos.

Il permet de prendre en considération "les risques identifiés", "les contraintes opérationnelles" et "la sécurisation" liée aux délégations du G7, a affirmé à la presse la conseillère d'Etat Carole-Anne Kast.

En revanche, un village alternatif au parc des Cropettes est exclu par le gouvernement. Le Sommet du G7 doit avoir lieu du 15 au 17 juin à Evian (F).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Articles controversés: le Tribunal cantonal désavoue Pascal Broulis

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L'ancien conseiller d'Etat vaudois et actuel conseiller aux Etats Pascal Broulis (PLR/VD) essuie un échec en deuxième instance face à Tamedia (archives). (© Keystone/PETER KLAUNZER)

Retournement de situation dans l'affaire Pascal Broulis-Tamedia. Le Tribunal cantonal vaudois désavoue complètement l'ex-conseiller d'Etat vaudois et donne ainsi raison à TX Group SA et son journaliste sur des articles controversés publiés entre 2018 et 2019 dans le Tages-Anzeiger. L'actuel conseiller aux Etats (PLR) va faire recours au Tribunal fédéral.

"Le Tribunal cantonal conclut que l'ensemble des articles contestés du Tages-Anzeiger étaient factuellement fondés, relevaient d'un travail journalistique admissible et ne constituaient aucune atteinte illicite à la personnalité" de Pascal Broulis, a indiqué le groupe mercredi à Keystone-ATS, avec copie du jugement de deuxième instance datant du 30 avril dernier.

Le Tribunal cantonal vaudois est donc d'un tout autre avis que celui de première instance, le Tribunal civil d'arrondissement de Lausanne. Il considère que les thématiques abordées dans les articles contestés présentent "un intérêt public important". Les personnalités politiques doivent, dans le cadre de leurs fonctions publiques, faire preuve d'une plus grande tolérance à l'égard de la critique médiatique que des personnes privées, selon lui.

En clair: la couverture du Tages-Anzeiger s'inscrivait ainsi dans les limites de la liberté de la presse, selon les juges cantonaux. L'arrêt reconnaît que les articles litigieux contenaient principalement des questions, des opinions, des critiques politiques et des soupçons, et non des affirmations de faits établissant un comportement fautif avéré, souligne le groupe.

"Liberté de presse renforcée"

"C'est un signal important pour le journalisme d'investigation. Cet arrêt renforce la liberté de la presse sur des points essentiels. Il confirme qu'un journalisme critique et incisif à l'égard des personnalités publiques doit pouvoir continuer à exister, même lorsqu'il dérange ou suscite des débats politiques", a réagi Kevin Guillet, l'avocat de TX Group SA et du journaliste cité dans un communiqué.

Interrogé par Keystone-ATS, l'avocat de Pascal Broulis, Me Alexandre Curchod, affirme déjà que son client fera recours au Tribunal fédéral (TF). Ils ont 30 jours pour le faire.

"Nous sommes en présence de deux jugements aux approches fondamentalement différentes sur la liberté des médias. Elle semble quasi absolue pour le Tribunal cantonal, alors que le tribunal de première instance retenait à juste titre que cette liberté de presse connaît des limites et qu'elles ont été franchies à plusieurs reprises par le Tages-Anzeiger", a réagi l'avocat.

"Pour mon client, la liberté de presse est fondamentale, mais elle n'est pas illimitée (...) L'intérêt public d'un sujet en soi n'est pas un blanc-seing pour les journalistes", ajoute Me Curchod.

Cinq articles sur neuf épinglés

Pour mémoire, Pascal Broulis avait intenté une action civile en 2019, s'estimant victime d'une campagne de dénigrement du Tages-Anzeiger. Une longue procédure avait suivi, marquée notamment par de vaines tentatives de conciliation. Devenu inévitable, le procès s'était déroulé en mai 2024.

Le jugement de première instance était tombé en février 2025, Pascal Broulis obtenant gain de cause. Sur les neuf articles incriminés du "Tagi", cinq avaient été épinglés par le Tribunal civil d'arrondissement de Lausanne pour avoir porté atteinte à sa personnalité. Publiés entre février et novembre 2018, ils laissaient notamment entendre que M. Broulis avait accordé des faveurs fiscales à un proche ainsi qu'à sa collègue de parti Isabelle Moret.

Les articles publiés dans le média alémanique, mais aussi dans d'autres titres de Tamedia, évoquaient également les voyages en Russie de Pascal Broulis ou la scolarisation de son fils à Lausanne, pour lequel le journaliste en question sous-entendait un traitement de faveur.

Outre ces cinq articles, le journaliste - qui ne travaille plus actuellement pour Tamedia - a aussi été condamné pour des propos, qu'il a tenus dans l'émission "Infrarouge" de la RTS en septembre 2018, et qui sont considérés eux aussi comme attentatoires à la personnalité du politicien vaudois.

Un franc symbolique

Maison mère de Tamedia, TX Group avait été condamné à publier en première page des quotidiens concernés les considérants du jugement de première instance. Le Tribunal avait aussi ordonné d'effacer ces articles des archives internet et de les déréférencer des moteurs de recherche Google et Yahoo.

Le groupe de presse zurichois et l'auteur des articles devaient également verser un franc symbolique à Pascal Broulis à titre de réparation pour tort moral. Tout cela vient donc d'être contredit par les juges cantonaux.

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