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Suisse Romande

Prêts fautifs: les remontées mécaniques ne devront pas rembourser

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Dans sa réponse, le Conseil d'Etat valaisan affirme aussi que les sociétés ayant bénéficié d'aides financières dans le cadre de la LERM sans en respecter les obligations "seront d’abord invitées à se mettre en conformité dans un délai raisonnable" (image symbolique). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Certaines remontées mécaniques valaisannes au bénéfice de subventions publiques pratiquaient le dumping salarial. Cela ne sera plus possible à l'avenir, a promis Christophe Darbellay. Les sociétés fautives ne devront toutefois pas rembourser les aides perçues à tort.

Le gouvernement valaisan a admis lundi dans une réponse à une interpellation du député socialiste Blaise Carron que la Loi sur l'encouragement des remontées mécaniques (LERM) qui permet d'obtenir de l'argent public n'avait pas été respectée par certaines d'entre elles. Or la loi stipule que les bénéficiaires doivent respecter les éventuelles conventions collectives et contrats-types de travail locaux et nationaux.

Pour le socialiste, les remontées mécaniques ont triché, le savaient, et doivent maintenant rembourser les aides perçues à tort. "Il s'agit d'un scandale politico-financier", a-t-il ajouté.

"Le CTT en vigueur à l'époque prévoyait des dérogations. Comment peut-on reprocher à quelqu'un de ne pas appliquer une disposition à laquelle on pouvait déroger", a souligné en plénum Christophe Darbellay, en charge de l'économie. Le conseiller d'Etat a toutefois répété que le CTT avait depuis été modifié et la situation clarifiée.

Davantage de contrôles

Ainsi, à l'avenir, lorsqu'elles demanderont de l'argent pour construire une télécabine, les remontées mécaniques devront prouver qu'elles respectent les éléments obligatoires du CTT et devront le prouver en plus chaque année, a détaillé Christophe Darbellay. Des contrôles du respect des salaires pourront par ailleurs être effectués sur le terrain. "Il n'y aura plus jamais de 'scandale' en la matière", a-t-il assuré.

Dans sa réponse, le Conseil d'Etat affirme aussi que les sociétés ayant bénéficié d'aides financières dans le cadre de la LERM sans en respecter les obligations "seront d’abord invitées à se mettre en conformité dans un délai raisonnable". Elles devront procéder au versement rétroactif du salaire minimal fixé dans le CTT 2018 depuis la date du premier versement d'argent public. Un remboursement immédiat, partiel ou intégral pourrait être exigé si ces sociétés ne se mettent pas en règle.

Enquête interne

Blaise Carron avait demandé des comptes au gouvernement après la publication d'une enquête interne faisant état de sous-enchère salariale dans le secteur. Au total, 35% des salaires constatés dans la branche entre 2018 et 2021 étaient inférieurs à ceux prévus par le CTT alors en vigueur. De plus, sur 53 entreprises contrôlées, 39 ont rémunéré certains de leurs collaborateurs en dessous des minimas prévus.

Dans son interpellation, Blaise Carron demandait également de connaître les noms des sociétés qui avaient bénéficié d'un prêt sans en respecter les conditions. Le Conseil d'Etat a refusé notamment pour des raisons de confidentialité.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Vaud introduit le salaire minimum dans sa Constitution

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Les syndicats et la gauche, ici avec Arnaud Bouverat, co-président du comité unitaire, ont réussi à faire passer l'une des deux initiatives sur le salaire minimum. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le canton de Vaud a rendu dimanche un verdict contrasté sur l'introduction d'un salaire minimum. La population a accepté d'ancrer ce principe dans la Constitution, mais refusé les projets de lois associés.

Les votants ont suivi la gauche et les syndicats en acceptant l'initiative constitutionnelle avec environ 49% des suffrages, contre 46% de refus et plus de 5% de votes blancs. Ils ont, en revanche, recalé l'initiative législative qui prévoyait notamment l'introduction d'un salaire minimum de 23 francs l'heure.

Le contre-projet du Conseil d'Etat, qui reprenait le même salaire, mais en faisant primer les conventions collectives de travail (CCT) et en prévoyant plusieurs exceptions, n'a pas davantage convaincu. Il a échoué d'un rien, là aussi avec un nombre significatif de bulletins blancs (plus de 12'000).

Reste désormais à savoir ce qu'il adviendra de ce salaire minimum vaudois, sachant que l'initiative législative et son contre-projet ont été refusés.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Genève: suspens pour l'interdiction les signes religieux aux élus

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Le suspense est entier à Genève au sujet de l'interdiction d'arborer des signes religieux dans les parlements (image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le suspens est entier à Genève au sujet de l'interdiction pour les élus d'arborer des signes religieux dans les parlements. Selon des résultats anticipés, le oui l'emporterait de justesse avec 51,90% des voix.

Il faudra attendre le milieu d'après-midi pour en avoir la confirmation. Selon des résultats basés sur 95% des bulletins, l'interdiction des signes religieux au sein du Grand Conseil et des conseils municipaux serait approuvée. Cette modification constitutionnelle était portée par la droite au nom de la laïcité.

La gauche et Libertés et justice sociale (LJS) étaient opposés à cette interdiction qui touche selon eux aux libertés fondamentales. Pour les opposants, les miliciens du parlement ne sont pas des agents de l'Etat, mais des représentants élus par le peuple.

L'interdiction concerne de facto tous les signes (voile, kippa ou croix) sans viser une religion en particulier. Mais des collectifs féministes et antiracistes dénonçaient un harcèlement systématique des femmes musulmanes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Action pour Gaza sur le Léman: «Le but était de dénoncer la complicité de la Suisse»

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Leonore Porchet, Conseillère Nationale et Vice Présidente des Vert-e-s sur un bateau de la Gaza Freedom Flotilla sur le Léman le 13 juin 2026 (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Une vingtaine d’embarcations ont navigué sur le Léman en marge du sommet du G7 à Evian pour protester contre l’aide militaire à Israël. L'action, qui a rassemblé une centaine de personnes issues d'une quinzaine de pays, a vu la participation de plusieurs figures publiques romandes, parmi lesquelles la conseillère nationale et vice-présidente des Vert-e-s suisses, Léonore Porchet. Elle nous raconte.

Le choix du plan d'eau helvétique ne doit rien au hasard. Pour les organisateurs, l’objectif principal consistait à afficher, face à Evian et au G7, la colère face à la complicité des États dans le conflit en cours et de dénoncer plus particulièrement l'aide militaire apportée à Israël.

«Les pays du G7 et la Suisse sont complices du génocide qu’il y a encore en cours en ce moment dans la bande de Gaza. Notre objectif, c'était vraiment de dénoncer cette complicité»

Selon elle, l’action vise à maintenir la pression de manière visible, avec fumigènes aux couleurs palestiniennes et des slogans sur les bateaux pour cet événement pacifique.

«Ce qu’on doit faire maintenant, nous, citoyens et citoyennes de Suisse et des pays qui sont complices de ce génocide israélien à Gaza, c’est de mettre la pression sur nos gouvernements. C’est particulièrement important qu’on le fasse de manière ouverte et publique.»

Au-delà du symbole maritime, la vice-présidente des Vert-e-s entend porter ces revendications au niveau institutionnel, malgré un rapport de force qu'elle juge défavorable au Parlement.

«On a eu des débats au Parlement pour notamment justement suspendre ou arrêter ces échanges militaires avec Israël. Malheureusement, on a encore une majorité de droite en l'occurrence qui, au mieux, veut continuer à faire de l'argent avec Israël (...) et ça c'est aussi quelque chose que nous souhaitons et nous voulons dénoncer»

Avec IA

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Football

Football: Infantino rend hommage aux victimes de Crans-Montana

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Gianni Infantino a invité le président du FC Lutry à la Coupe du monde en Amérique du Nord. (© KEYSTONE/EPA/ISAAC ESQUIVEL)

Gianni Infantino, président de la Fédération internationale de football (FIFA), a évoqué le drame de Crans-Montana après le match de Coupe du monde entre la Suisse au Qatar. Le président du FC Lutry, club particulièrement touché par l'incendie, était invité.

Gianni Infantino a publié sur Instagram une photo avec le président du FC Lutry, invité à assister en direct samedi à San Francisco au match entre la Suisse et le Qatar (1-1).

Cette invitation avait une "signification toute particulière", a écrit M.Infantino en légende. "Alors que nous célébrons la plus inclusive Coupe du Monde, il est important de prendre un moment pour se remémorer les victimes de la tragédie de Crans-Montana et toutes les personnes impactées, parmi lesquelles de nombreuses sont liées au FC Lutry", a déclaré le dirigeant de football, lui-même originaire du Valais.

Le FC Lutry a été particulièrement touché par l'incendie de Crans-Montana, au cours de laquelle 41 personnes ont perdu la vie et 115 ont été blessées dans la nuit du Nouvel An. Sept jeunes joueurs du club de football sont décédés au bar "Le Constellation", cinq autres ont été blessés, certains gravement.

"Le football nous enseigne l’humanité et nos pensées accompagnent les familles, les amis et les proches de toutes les personnes affectées par cette catastrophe", a conclu M. Infantino dans son message sur Instagram.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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