Suisse Romande
La droite garde cinq des sept sièges au Conseil d'Etat fribourgeois
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La droite a conservé dimanche sa majorité au Conseil d'Etat fribourgeois, l'UDC signant au passage son retour après 25 ans d'absence. La gauche n'a pas réussi à gagner un siège, le PS cédant même son deuxième fauteuil aux Verts, qui reviennent aussi aux affaires.
Le verdict du 2e tour de l'élection au Conseil d'Etat n'aura pas réservé de surprise. L'entente fribourgeoise, conclue entre les trois partis bourgeois après le 1er tour du 7 novembre, a réussi à placer ses cinq candidats, avec deux PLR, deux centristes et un UDC, le Centre perdant tout de même son troisième siège dans l'aventure.
Le candidat sortant PLR Didier Castella a réalisé le meilleur score, avec 52'847 suffrages. Le Gruérien, élu en 2018 lors d'une complémentaire pour remplacer la verte démissionnaire Marie Garnier, a salué l'esprit d'équipe qui a prévalu dans la bataille. Sur le plan personnel, il a relevé sa "volonté de travailler ensemble".
Retour de l'UDC
Deuxième, le centriste sortant Olivier Curty, issu de la minorité germanophone, a signé une solide performance, avec 51'653 suffrages. Dans le camp du Centre (ex-PDC), la satisfaction était aussi de mise avec le score du sortant Jean-Pierre Siggen, qui a redressé la barre après son neuvième rang le 7 novembre et en grand danger d'éviction.
Quatrième avec 44'185 suffrages, ce dernier s'est montré soulagé à son arrivée sur le site Miséricorde de l'Université de Fribourg. "Je suis très content", a-t-il dit à Keystone-ATS, en saluant le vote compact de son camp. "J'ai toujours été élu par une entente, en 2013 comme en 2016", a ajouté le ministre de l'instruction publique.
Le podium est complété par le deuxième PLR Romain Collaud (nouveau), sa troisième place bénéficiant de 49'745 suffrages. L'entente fribourgeoise a enfin placé au sixième rang l'UDC Philippe Demierre, avec 40'710 suffrages. Son élection met fin à 25 ans de disette pour son parti et la présence de feu Raphaël Rimaz au gouvernement.
Les Verts aussi
Philippe Demierre était rayonnant à l'heure des interviews dimanche, marquant de la sorte sa joie immense. Sa performance est d'autant plus notable qu'il a devancé le président sortant du Conseil d'Etat Jean-François Steiert (PS), septième seulement avec 40'317 suffrages, alors qu'il avait fini premier le 7 novembre.
Chez les socialistes, l'élection a tourné à la soupe à la grimace. La deuxième candidate, la conseillère nationale Valérie Piller Carrard (8e avec 39'545 suffrages), n'a pas convaincu pour assurer le siège vacant de sa camarade de parti Anne-Claude Demierre. C'est son deuxième échec personnel après l'élection complémentaire de 2018.
Le deuxième siège du PS s'en va finalement dans les rangs des Verts, qui reviennent dans l'exécutif cantonal après plus de trois ans d'absence. Présidente sortante du Grand Conseil, Sylvie Bonvin-Sansonnens a pris la cinquième place (41'047 suffrages). A l'instar du législatif, les socialistes reculent au profit des Verts.
PS grand perdant
L'alliance de gauche avait pourtant placé ses cinq candidats dans les huit premiers après le 1er tour du 7 novembre. "Elle a peut-être eu les yeux plus gros que le ventre", a constaté un observateur, avec un ticket à quatre qui comprenait encore Sophie Tritten (Centre Gauche-PCS), arrivée en neuvième position avec 36'262 suffrages.
Les socialistes possédaient une double représentation au Conseil d'Etat depuis 1981, tout comme le Centre en détenait trois d'ailleurs. Pour mémoire, la troisième candidate centriste le 7 novembre, Luana Menoud-Baldi, s'était retirée, histoire de sauver le siège de Jean-Pierre Siggen et de sceller l'alliance de droite.
Le Conseil d’Etat pour 2022-2026 se compose toujours de cinq élus de droite (Didier Castella, Olivier Curty, Romain Collaud, Jean-Pierre Siggen et Philippe Demierre) et de deux de gauche (Sylvie Bonvin-Sansonnens et Jean-François Steiert). En termes de rapport de forces, c'est le statu quo au regard de la législature écoulée.
Contrairement à d'autres cantons, la répartition des directions n'interviendra pas ces prochains jours à Fribourg. Elle devrait intervenir à l'occasion de la reconstitution des autorités lors de la semaine du 13 au 17 décembre.
Le taux de participation a atteint 41,38%, contre 37,63% il y a trois semaines.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Genève interdit aux élus les signes religieux dans les parlements
Genève interdit aux élus cantonaux et municipaux d'arborer des signes religieux ostentatoires lors des séances plénières. Le peuple a accepté dimanche à une courte majorité une modification constitutionnelle en ce sens.
A la mi-journée, les résultats anticipés basés sur le dépouillement des votes par correspondance donnaient le oui gagnant de justesse. Les votes à l'urne n'ont finalement pas inversé la tendance: le oui l'emporte par 51,37% avec un taux de participation de 51,47%.
La mesure portée par la droite (UDC, PLR, Centre et MCG) au nom de la laïcité était soumise à un référendum obligatoire. La gauche et Libertés et justice sociale (LJS) étaient opposés à cette interdiction qui touche selon eux aux libertés fondamentales. Pour les opposants, les miliciens du parlement ne sont pas des agents de l'Etat, mais des représentants élus par le peuple.
L'interdiction concernait de facto tous les signes (voile, kippa ou croix) sans viser une religion en particulier. Mais des collectifs féministes et antiracistes dénonçaient un harcèlement systématique des femmes musulmanes.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Des heurts lors de la manifestation contre le G7 à Genève
Partie à 15h15, la manifestation contre le sommet du G7 a connu ses premiers heurts à Genève. Des affrontements avec la police ont eu lieu dans le secteur de la gare et une voiture a été incendiée.
Des manifestants ont jeté des projectiles, notamment des vélos, sur les forces de l'ordre, a constaté Keystone-ATS. Des explosions ont aussi été entendues et diverses déprédations ont été signalées, notamment sur une banque.
La marche, partie du parc Mon Repos, réunit des milliers de personnes, réunies à l'appel de la coalition No G7 qui rassemble une soixantaine d'organisations. Le cortège est divisé en plusieurs blocs, à savoir féministe, pro-palestinien, révolutionnaire, kurde ou encore syndical.
Selon la coalition No G7, la manifestation a rassemblé environ 20'000 personnes, tandis que la police a avancé le chiffre de 7000 participants au départ de la marche.
Le cortège est composé d'une foule bruyante et colorée, représentant toutes les générations. Des slogans rythment la marche et de nombreuses pancartes sont brandies par la foule, hostiles au G7 et appelant à une "riposte" contre le fascisme, l'impérialisme et le capitalisme.
Trump géant
Une "voiture-balai" se trouve en fin du défilé avec une poupée géante de Donald Trump sur le toit avec un cocktail cubain et une araignée israélienne qui s'agrippe.
Le tracé, long de 5 km et limité à la rive droite de la rade, doit encore notamment passer par la place des Nations pour revenir au point de départ. Le rassemblement devra être dissous à 22h30.
Il aura fallu aux autorités genevoises et à la coalition No G7 des mois de passes d'armes par médias interposés, puis de discussions, pour aboutir au tracé. Les militants ont fini par s'en accommoder, préférant une manifestation autorisée à une interdiction qui inquiétait tout le monde pour des raisons sécuritaires.
Forte présence policière
Un millier de policiers genevois et des renforts d'autres polices cantonales sont prêts à répondre à d'éventuels casseurs. Genève reste traumatisée par les déprédations de 2003 en marge du G8 d'Evian. De nombreux commerces du centre-ville, autant sur la rive gauche que sur la rive droite, ont installé des palissades de protection.
Dans son catalogue de revendications, la coalition demande notamment la dissolution du G7 et proteste face à la situation des civils dans la bande de Gaza. Les Etats-Unis de Donald Trump et Israël sont au centre de leurs reproches internationaux.
Les militants demandent aux Etats occidentaux de ne pas laisser utiliser les bases américaines sur leur sol pour bombarder l'Iran et d'interrompre leurs relations commerciales avec l'Etat hébreu.
Revendications multiples
Plus largement, la coalition a dévoilé des revendications sociales. Elle exige que les pays du G7 sécurisent le droit de grève, renforcent la protection sociale, garantissent des salaires minimaux et soulagent les travailleurs face aux situations climatiques.
S'en prenant encore au président américain, les opposants réclament une défense internationale du droit à l'avortement. Ils souhaitent un plan contre les violences sexistes et sexuelles et la condamnation de tout acte contre les personnes LGBTIQ, de même que des soins transformatifs remboursés par les caisses maladie.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Vaud introduit le salaire minimum dans sa Constitution
Le canton de Vaud a rendu dimanche un verdict contrasté sur l'introduction d'un salaire minimum. La population a accepté d'ancrer ce principe dans la Constitution, mais refusé les projets de lois associés.
Les votants ont suivi la gauche et les syndicats en acceptant l'initiative constitutionnelle avec 49,1% des suffrages, contre 45,8% de refus et plus de 5% de votes blancs. Ils ont, en revanche, recalé l'initiative législative qui prévoyait notamment l'introduction d'un salaire minimum de 23 francs l'heure.
Le contre-projet du Conseil d'Etat, qui reprenait le même salaire, mais en faisant primer les conventions collectives de travail (CCT) et en prévoyant plusieurs exceptions, n'a pas davantage convaincu. Il a échoué d'un rien, avec 46,20% de votes favorables et 46,76% de refus. Le taux de participation s'est élevé à 54%.
Nouvelle loi à élaborer
L'initiative législative et son contre-projet ayant été refusés, il reviendra donc au Conseil d'Etat de concocter une base légale afin de respecter ce nouvel article constitutionnel.
Co-président du comité de soutien aux initiatives, Arnaud Bouverat a salué "une première victoire symbolique", même si elle n'amène encore "rien de concret" aux salariés. Avec son introduction dans la Constitution, le salaire minimum est désormais "gravé dans le marbre", a-t-il déclaré à Keystone-ATS.
Le syndicaliste et député socialiste a ajouté que le comité d'initiative était désormais "ouvert" à la négociation avec le Conseil d'Etat, notamment sur les délais d'adaptation pour les branches conventionnées et les exceptions au salaire minimum.
Le Conseil d'Etat a, lui, dit "regretter" que son contre-projet ait été refusé de justesse. Dans un communiqué, il indique qu'il souhaite d'abord analyser les motifs des refus des textes législatifs, puis réunir les partenaires sociaux. Il s'agira alors d'examiner "les voies possibles" pour concrétiser la nouvelle norme constitutionnelle et élaborer "un projet susceptible de réunir un large consensus."
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Genève: suspens pour l'interdiction les signes religieux aux élus
Le suspens est entier à Genève au sujet de l'interdiction pour les élus d'arborer des signes religieux dans les parlements. Selon des résultats anticipés, le oui l'emporterait de justesse avec 51,90% des voix.
Il faudra attendre le milieu d'après-midi pour en avoir la confirmation. Selon des résultats basés sur 95% des bulletins, l'interdiction des signes religieux au sein du Grand Conseil et des conseils municipaux serait approuvée. Cette modification constitutionnelle était portée par la droite au nom de la laïcité.
La gauche et Libertés et justice sociale (LJS) étaient opposés à cette interdiction qui touche selon eux aux libertés fondamentales. Pour les opposants, les miliciens du parlement ne sont pas des agents de l'Etat, mais des représentants élus par le peuple.
L'interdiction concerne de facto tous les signes (voile, kippa ou croix) sans viser une religion en particulier. Mais des collectifs féministes et antiracistes dénonçaient un harcèlement systématique des femmes musulmanes.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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