Lausanne
320 millions de plus pour les métros m2 et m3
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Le futur des métros lausannois se concrétise. Le Conseil d’Etat vaudois demande 320 millions de francs au Grand Conseil. La création d’un nouveau tunnel entre la gare de Lausanne et le Flon est notamment prévue.
Nouvelle étape de taille pour les métros lausannois. Le Conseil d’Etat vaudois demande 320 millions de francs au Grand Conseil dont 40 millions pour l'octroi d'une garantie d’emprunt aux Transports publics de la région lausannoise. Une somme qui doit permettre d’augmenter la capacité du m2 et d'avancer sur le futur m3.
A la gare, une nouvelle station pour le m2 verra le jour plus à l'ouest. Elle sera plus spacieuse et moins en pente, de même que plus proche des quais de la gare CFF. Le m3 se réappropriera quant à lui la station actuelle du m2. Pièce maîtresse de l’étape de la gare: la création d’un deuxième tunnel de métro entre la gare et le Flon. Nuria Gorrite, présidente du Conseil d’Etat et ministre des infrastructures:
Le tunnel actuel du m2 accueillera le futur m3 qui serpentera en direction de Chauderon, Beaulieu, du futur écoquartier des Plaines-du-loup et de la Blécherette, près du stade de la Tulière. Un tracé qu’il parcourra en 11 minutes. Il sera entièrement en souterrain, avec des stations moins profondes que celle du m2.
D'importants travaux pour les deux métros
Concrètement, 110 millions doivent aller à la transformation du m2. En grande partie pour la création du deuxième tunnel de métro à double voie. Mais ce n’est pas tout.
94 millions doivent permettre de lancer la commande des rames et de ce système de pilotage à distance. Au terme des aménagements, il y aura ainsi un m2 toutes les minutes et 50 secondes aux heures de pointe. Et le m3 viendra en soutien pour le trajet jusqu’au Flon toutes les trois minutes. Sur le crédit sollicité, 116 millions doivent aller au projet de cette nouvelle infrastructure. On retrouve Nuria Gorrite:
A terme, 12'200 personnes par heure et par sens devraient pouvoir profiter du métro contre 5'800 aujourd'hui. Pour tout cela, l’horizon de mise en service est encore lointain: 2030 pour le m2 amélioré, 2031 pour le m3. Quant aux travaux, ils pourraient commencer en 2024. Pour autant que le Grand Conseil donne son aval pour le crédit. Et pour autant que les 24 oppositions au projet déjà mis à l’enquête ne repoussent pas l’échéance.
Ces 320 millions constituent la troisième étape du financement des métros. En 2015 et 2019, respectivement, 19 millions et 153 millions avaient déjà été sollicités. Une quatrième et dernière étape sera annoncée en 2025. Objectif de ce « saucissonnage » selon l’Etat: être au plus près de coûts réels de ce grand projet d’infrastructure.
Design dévoilé et ville repensée
Et alors que les études doivent se poursuivre, le Conseil d’Etat a déjà dévoilé ce matin le concept de design intérieur des stations. Pourquoi ? La réponse de la Conseillère d’Etat en charge des infrastructures:
Le concept de design intérieur des stations a été choisi. Il se veut "sobre et intemporel" et alternera le grès et les surfaces en béton brut. Une couleur marquera l'identité de chacune des stations.
Ce m3, ce sera aussi l’occasion de repenser, en surface, le Flon et Chauderon. 40 millions seront investis à cet effet. Florence Germond, municipale lausannoise en charge de la mobilité:
Ces aménagements extérieurs seront réalisés à mesure de la concrétisation du m3 et pas avant. De quoi, selon Florence Germond, ménager une ville de Lausanne déjà fortement soumise aux travaux.
Lausanne
Observatoire des précarités: bilan "très positif" après 4 ans
En 2020, la pandémie de coronavirus avait révélé au grand jour l'ampleur de la précarité en Suisse. Deux ans plus tard, la Haute école de travail social et de la santé Lausanne (HETSL/HES-SO) créait un observatoire dédié à cette thématique. Aujourd'hui, alors que la structure vient de fêter ses quatre ans, sa responsable, Emilie Rosenstein fait le point avec Keystone-ATS.
"Lors de la pandémie, plusieurs acteurs du social avaient dû unir leurs forces pour relever des défis ahurissants: assurer des prestations essentielles malgré les mesures de confinement, trouver des solutions pour héberger toutes les personnes sans-abri dans les villes ou encore organiser des distributions massives de nourriture", se rappelle Emilie Rosenstein.
Dans la continuité de la crise sanitaire, la HETSL avait fondé l'Observatoire des précarités en mai 2022 par envie de "garder la précarité en lumière et de fédérer ses acteurs autour d'une cause commune". Quatre ans plus tard, la responsable en tire un bilan "très positif".
"Ma première satisfaction est que nous répondons à un besoin. Alors que l'observatoire n'existait pas encore, des dizaines de partenaires souhaitaient déjà y prendre part." Elle se réjouit également de l'intérêt citoyen qui n'a pas fléchi. "Nous sommes régulièrement interpellés par des médias et des collectivités publiques, c'est un privilège d'avoir pour mission de leur répondre."
Entre recherche et terrain
Les objectifs de la structure sont multiples et consistent entre autres à comprendre les mécanismes qui créent la précarité, à rendre l'action sociale plus adéquate et à favoriser la cohésion sociale. "On se veut une interface entre la production de connaissances et l'action sociale", résume Emilie Rosenstein.
Depuis sa création, l'Observatoire a contribué à la réalisation de 17 études, dont 13 mandatées par des administrations publiques ou des associations. Plusieurs portent sur le thème du non-recours aux prestations sociales, à l'instar du mandat confié par la Direction générale de la cohésion sociale de l'Etat de Vaud pour mieux comprendre les causes et conséquences du non-recours à l'aide sociale.
L'Observatoire est également actif sur le thème du logement. Il a par exemple été sollicité par la Ville de Lausanne pour organiser une journée consacrée au sans-abrisme en septembre 2022. "Cela peut paraître logique, mais c'était la première fois que tous les acteurs s'asseyaient ensemble à la même table. Cela a contribué à identifier des besoins et des solutions", souligne Emilie Rosenstein.
Large spectre
L'équipe opérationnelle, constituée de la responsable et de deux adjointes scientifiques, répond aussi bien aux demandes d'associations locales, qu'à des défis scientifiques d’envergure. L'Observatoire porte ainsi un projet de recherche financée par le Fonds national pour la recherche scientifique (FNS) dans le cadre du programme "Covid et société". "Ces différentes activités illustrent bien le spectre très large que nous couvrons", remarque Emilie Rosenstein.
Une des caractéristiques de l'Observatoire réside aussi dans sa dimension participative. "Tous les points de vue sont bienvenus, y compris ceux des citoyens", insiste la responsable. Des personnes en situation de précarité se manifestent parfois. "Des personnes nous font part de situations de vie ubuesques pour accéder à leurs droits. Certaines participent régulièrement à nos activités. Grâce à elles et à leurs témoignages, nous avons pu faire entendre cette réalité", se réjouit Emilie Rosenstein.
Nouveaux projets
Aujourd'hui, alors que le souvenir du Covid s'estompe dans les esprits, l'Observatoire des précarités reste d'actualité. "La demande de la part des partenaires est toujours bien là, tout comme les problématiques", constate Emilie Rosenstein. Inflation, crise du logement, guerre en Ukraine ou encore transformation du marché du travail mettent sous pression les personnes en situation précaire ainsi que les professionnels qui les accompagnent.
L'équipe ne manque d'ailleurs pas de projets. Parmi ceux-ci, on peut mentionner la rédaction d'une charte pour agir contre le non-recours aux prestations sociales, des travaux sur la thématique des expulsions et la perte du logement, ainsi qu'un futur chantier sur le secteur bas-seuil. "Notre dispositif fait toujours sens", conclut la responsable.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Les quais d'Ouchy fermés à la circulation le week-end
Les quais d'Ouchy et de Belgique seront à nouveau fermés à la circulation durant les week-ends dès samedi prochain. Cette mesure doit permettre à la population lausannoise de profiter pleinement des rives du Léman durant la journée.
Les week-ends de la belle saison, du 16 mai au 21 septembre, les quais seront dédiés aux piétonnes et piétons, aux cyclistes et autres moyens de transport actifs, explique la ville de Lausanne. Comme l'an dernier, la fermeture se limitera à la journée de 10h00 à 22h00 le samedi et de 10h00 à 20h00 le dimanche et les jours fériés.
La ligne de bus 24 sera déviée et empruntera l'avenue du Denantou. Ces mesures visent à favoriser une cohabitation harmonieuse entre les différents modes de déplacements, sans compromettre l'accessibilité aux rives du lac. Les fréquences du métro m2 seront augmentées les samedis pour assurer un accès rapide à Ouchy et encourager l'utilisation des transports en commun.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Avenches: focus sur les vies et métiers de la capitale des Helvètes
Le Musée romain d'Avenches (VD) consacre sa nouvelle exposition temporaire aux vies et aux métiers des habitants de la capitale des Helvètes. Elle repose sur des témoignages livrés par le site archéologique d'une cinquantaine de professions exercées par les citoyens d'Aventicum.
Ces métiers vont des charges administratives les plus importantes aux métiers de la terre, en passant pas les médecins, les potiers, les pompiers ou encore les tailleurs de pierre, indiquent les responsables du musée dans un communiqué.
"Outre les inscriptions, précieuses pour dévoiler le statut social et le métier des individus, la majorité des professions sont révélées par la présence de traces, d'outils ou d'ateliers. Ils sont les témoins du travail d'anonymes exerçant toutes les activités nécessaires au fonctionnement d'une grande ville romaine", expliquent-ils.
Intitulée "Au boulot! Vies et métiers d'Aventicum", cette exposition est à découvrir jusqu'au 24 janvier 2027.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
A la découverte de la Collection d'art de la ville de Lausanne
La Collection d'art de la ville de Lausanne se dévoile en partie au Musée historique de Lausanne (MHL). Une quarantaine de créations sont exposées, dont plusieurs oeuvres emblématiques. Elles sont à découvrir jusqu'au 2 août prochain.
La Collection trouve son origine en 1932 lors de la création du Fonds des arts plastiques, instauré pour soutenir les artistes locaux et embellir la ville. Presque un siècle plus tard, elle réunit plus 1800 oeuvres de près de 550 artistes, dont des figures majeures de la scène artistique romande, explique le musée.
L'ensemble comprend les formes d'art les plus diverses: des peintures, des sculptures, des photographies mais aussi des vidéos, des installations, des assemblages et des estampes. L'exposition "De Bailly à Zaric. Collection d'art Ville de Lausanne" met en dialogue les acquisitions récentes avec les premières pièces fondatrices.
Des visites guidées et des rencontres avec des artistes complètent le programme. A l'invitation du MHL, Sophie Bouvier Ausländer présente une installation dans le hall du musée.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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