Grand Conseil
Les députés vaudois débattent de la distribution contrôlée de cannabis
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Alors que Lausanne lancera d'ici la fin de l'année son projet-pilote de vente de cannabis récréatif, le Grand Conseil a empoigné un projet de décret sur le sujet. Il doit décider s'il encadre les communes vaudoises voulant réaliser des tests.
Le Grand Conseil vaudois a commencé ce mardi à se pencher sur la distribution contrôlée de cannabis dans le canton. Les députés sont entrés en matière sur un projet de décret prévu jusqu'en 2031 du Conseil d'Etat concernant l'encadrement des communes souhaitant, à l'instar de Lausanne, participer à des tests de vente régulée de cannabis récréatif.
Le gouvernement répondait à une motion socialiste demandant que le Canton participe à ce type de tests ainsi qu'à la consultation de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) sur le projet "Cann-L" de la Ville de Lausanne. La motionnaire, Jessica Jaccoud, voit des avantages à la participation du canton à ces tests :
L'élu PLR Guy Gaudard s'est fait le porte-voix de ceux qui refuseront le projet. Il a notamment critiqué un "self-service de cannabis inadéquat et malvenu".
Surveillance et contrôle
Le Conseil d'Etat estime que "le Canton de Vaud réunit toutes les conditions pour la conduite d'un essai-pilote de vente contrôlée de cannabis". "S'il est ouvert au principe d'une expérimentation, il ne souhaite pas lui-même organiser un essai-pilote. Il souhaite plutôt intervenir en tant qu'autorité de contrôle et de surveillance en collaboration avec les autorités fédérales, dès lors que plusieurs essais pourraient être organisés dans le Canton", indique-t-il.
Les parlementaires ont ainsi surtout commencé à discuter sur ces modalités d'encadrement des communes qui mèneraient des tests. Jessica Jaccoud espère qu'en cas d'acceptation, cet encadrement motive d'autres communes :
Les regards étaient surtout tournés vers Lausanne, où l'essai de vente régulée de cannabis "récréatif" entre dans une phase concrète (lire ici). Un point de vente doit en effet ouvrir d'ici la fin de l'année au centre-ville. Quelque 200 personnes se sont déjà inscrites pour participer au projet baptisé Cann-L.
A l'aube du lancement de ce projet, le député PLR voit déjà plus loin :
Amendements et discussions à suivre
Le député PLR Xavier de Haller a proposé plusieurs amendements pour renforcer et/ou clarifier certains articles du projet, "peu précis et source d'incertitudes", notamment s'agissant du volet répressif.
La composition de la Commission cantonale de surveillance et de contrôle de ces essais a, par exemple, été précisée (un représentant du Ministère public, un de la police et un par commune participante). Celle-ci sera présidée par le médecin cantonal, avec aussi la pharmacienne cantonale à ses côtés.
Les débats ont été interrompus à 17h00. Ils se poursuivront la semaine prochaine.
Selon les estimations, entre 60'000 à 85'000 personnes consomment plus ou moins régulièrement du cannabis dans le Canton de Vaud. Jusqu’à 10% d'entre elles en feraient un usage presque quotidien. La consommation représente un volume de 3 à 5 tonnes de cannabis par an pour un chiffre d'affaires d’une valeur estimée entre 30 et 46 millions de francs.
Robin Jaunin avec Keystone-ATS
Grand Conseil
Pour ou contre le salaire minimum: les députés vaudois devront se prononcer
Le salaire minimum légal de 23 francs l'heure sera au centre des discussions lors des prochaines séances du Grand Conseil vaudois. Les députés devront se pencher sur deux initiatives en ce sens déposées en 2023 par la gauche, les syndicats et une vingtaine d’associations. Le Conseil d’État, lui, s’y oppose.
Les débats sur l’instauration du salaire minimum vaudois sont lancés. Au parlement, les députés devront se pencher sur deux initiatives populaires déposées en 2023 par la gauche, les syndicats et une vingtaine d’associations. Les deux initiatives ont chacune réunie plus de 16'000 signatures. La première vise à ancrer le principe dans la Constitution vaudoise (initiative constitutionnelle). La deuxième prévoit une nouvelle loi avec un salaire minimum obligatoire de 23 francs de l’heure (initiative législative). Le Conseil d’État s’y oppose avec un contre-projet qu’il juge « plus équilibré » et qui introduit des exceptions ciblées selon les branches. Mais pour les initiants, chacun doit pouvoir vivre dignement de son travail. Et pour cela, le salaire minimum doit primer sur les conventions collectives de travail (CCT), selon Arnaud Bouverat, secrétaire régional du syndicat UNIA, coprésident du comité d’initiative et député socialiste au Grand Conseil vaudois.
Pour les initiants, le contre-projet du Conseil d’État "vide quasiment de sa substance l’existence d’un salaire minimum", ceci alors que son instauration aurait un impact non seulement pour la population mais aussi l'économie.
« D'après les projections, a peu près deux tiers des bénéficiaires seront des femmes.»
Le contre-projet du Conseil d’État privilégie le partenariat social et les conventions collectives de travail (CCT) : il craint des effets négatifs sur l’emploi. Mais pour les initiants, les effets de l’instauration du salaire minimum sur le marché du travail sont bénéfiques, en particulier pour les femmes.
Les députés vaudois vont poursuivre le débat sur les deux initiatives populaires demandant l'instauration d'un salaire minimum. Pour les traiter, le Conseil d'État soumet au plénum deux projets de décret, un projet de loi ainsi qu'un contre-projet.
En Suisse, cinq cantons ont déjà franchi le pas: Neuchâtel, Jura, Genève, Tessin et Bâle-Ville. Le processus a aussi été lancé dans les cantons du Valais et de Fribourg. En février, Bâle-Campagne et Soleure ont rejeté deux initiatives sur le sujet.
Grand Conseil
Tensions au parlement vaudois: les débats pour le budget 2026 sont lancés
Les députés vaudois sont entrés en matière sur le budget 2026 du canton. Pour l'heure, les discussions sont restées générales, mais elles ont déjà confirmé que le projet du Conseil d'Etat ne contentait personne.
L'entrée en matière a donné lieu ce mardi après-midi, à l'attendu duel de "grandes déclarations" entre la droite et la gauche, entre une partie de l'hémicycle réclamant une meilleure maîtrise des charges et une autre exigeant une hausse des revenus avec une augmentation des impôts pour les plus riches.
Le projet de budget du Conseil d'Etat prévoit un déficit de 331 millions de francs, malgré des mesures d'économie (305 millions) et le recours à la fortune cantonale (493 millions). En tout, six journées sont prévues pour l’examen de ces coupes. Mais les Vert-e-s et les socialistes ont annoncé leur refus du budget, avant même qu’il soit traité en commission. Le socialiste Julien Eggenberger, le vice-président de la Commission des finances, nous en donne les raisons.
Une position « relativement mal perçue » par la droite, selon la présidente de la commission, la députée PLR Florence Gross. La PLR espère que le budget puisse être mis sous toit d’ici le 17 décembre.
Le projet d’entrée en matière a été accepté par 127 voix, contre 12 et 9 abstentions. Le Grand Conseil entamera demain un premier débat.
« Pour négocier, il faut être deux. »
En parallèle aux débats, des centaines de manifestants se sont rassemblés devant le parlement vaudois pour une nouvelle semaine de mobilisation qui a réuni plusieurs organisations syndicales (SSP, FSF et SUD) et des collaborateurs de l'Etat. Ils contestent les baisses fiscales de ce "budget d'austerité", et notamment les baisses de salaires de 0,7% annoncées pour la fonction publique et parapublique.

Plusieurs centaines de fonctionnaires se sont réunis devant le parlement vaudois ce mardi en parallèle des débats pour le projet de budget 2026. (© LFM)
Pour les syndicats des services publics (SSP), le Conseil d’Etat ne veut toujours pas assumer ses responsabilités.
Une deuxième journée de mobilisation est prévue demain devant le parlement vaudois. A noter que la caisse de grève du syndicat SSP Vaud remboursera l’intégralité des pertes salariales des collaborateurs des secteurs publics et parapublics qui feront grève ce jeudi 4 décembre 2025.
Sophie Vassutine & KEYSTONE ATS
Grand Conseil
Le parlement vaudois lance sa chaîne WhatsApp
Le Grand Conseil lance sa chaîne WhatsApp. L’objectif : rendre compte de l’essentiel des décisions qui sont prises au Parlement de manière directe, chronologique et sans filtre algorithmique. Le canal s'adresse au grand public.
La vie parlementaire en un coup d’œil. C’est l’idée de la nouvelle chaîne WhatsApp lancée par le Grand Conseil vaudois. Son but : communiquer autour des décisions politiques pour suivre de près la vie parlementaire. Chaque semaine, la chaîne WhatsApp sera alimentée par du contenu en lien notamment avec les décisions prises au Grand Conseil, les travaux parlementaires ou les communiqués de presse. Chiara Meynet, responsable communication du Grand Conseil vaudois, revient sur les raisons qui ont poussé le Parlement à ouvrir la chaîne au grand public.
Après une phase test, le canal a été ouvert au Grand public pour la rentrée parlementaire. Elle vise à offrir une information directe à toute personne qui s’intéresse à l’actualité politique du canton. Faut-il y voir la volonté d’intéresser davantage la population à la vie politique vaudoise ?
Les abonnés peuvent réagir aux messages à l’aide des emojis mais pas publier de commentaire. Pourquoi avoir choisi l’application de messagerie WhatsApp parmi d’autres messageries ? On retrouve Chiara Meynet.
Depuis lundi, la chaîne dénombre un peu plus de 400 abonnés.
A noter que l’abonnement est anonyme, les gestionnaires de la chaîne n’ont pas accès aux noms, numéros de téléphone ou informations personnelles des abonnés. Pour suivre la chaîne, rendez-vous directement sur le site de l’État de Vaud.
Grand Conseil
Coupes budgétaires dans la santé: appel à faire marche arrière
Les coupes budgétaires dans la santé vaudoise annoncées par le gouvernement cet été ont vivement fait réagir le Grand Conseil. Les députés ont très largement voté mardi une résolution demandant au Conseil d'Etat de faire marche arrière sur la coupe globale de 20 millions de francs, craignant pour les hôpitaux régionaux et donc les soins de proximité.
A l'heure où la situation financière du Canton de Vaud impose des mesures d'assainissement, des réductions de subventions pour l'ensemble des partenaires de la Direction générale de la santé (DGS) sont nécessaires. Des courriers ont été envoyés aux partenaires concernés, avait confirmé mi-juillet le Département de la santé et de l'action sociale (DSAS).
La Fédération des hôpitaux vaudois (FHV), qui chapeaute les douze hôpitaux régionaux du canton, s'était alors dit sous le choc. Plusieurs partis et syndicats avaient aussi réagi dans la foulée, tous inquiets pour les prestations à la population et pour le personnel de ces établissements de régions périphériques.
Certaines structures comme les Pôles santé du Pays-d'Enhaut et de la Vallée de Joux pourraient perdre jusqu'à 25 à 30% de leur budget, selon la FHV. De nombreux licenciements pourraient en découler, sachant que le 70-75% des coûts de ces établissements hospitaliers est constitué par le personnel.
"Mise à mort"
Mardi au Grand Conseil, ces inquiétudes ont été relayées par la députée UDC Céline Baux et la résolution qu'elle a défendu devant le plénum. "Le ciel est tombé sur la tête de ces établissements régionaux (...) Ces 20 millions d'économies imposées à la FHV se font sur le dos des régions périphériques", a-t-elle affirmé. "Cela équivaut à la mise à mort de ces Pôles santé", a ajouté l'élue du Pays-d'Enhaut.
"La mission des Pôles de santé ont un coût certain, mais ils sont nécessaires aux soins de proximité", a-t-elle insisté. Sa résolution veut donc inciter le Canton à faire marche arrière sur les coupes annoncées. "Il en va de l'équité entre la population vaudoise en matière d'accès aux soins", a-t-elle souligné.
Chaque groupe politique a ensuite pris la parole, tous les partis soutenant la résolution. Députée PLR et présidente de la FHV, Carole Dubois, a évoqué des "conséquences graves", des "prestations qui seront supprimées" voire "un risque de fermeture des deux Pôles de santé (Vallée de Joux et Pays-d'Enhaut). Elle a exigé l'ouverture d'un dialogue avec le gouvernement sur le montant des coupes.
Pour sa part, la députée PLR Florence Gross a regretté que certains établissement soient mis de côté par la résolution.
A gauche, on a dénoncé des "mesures court-termistes", "une ineptie aux conséquences graves et directes", "une inégalité renforcée quant à l'accès aux soins" ou encore "une médecine à deux vitesses". "Il faut renforcer et non pas casser le service public", a résumé l'élu de la gauche radicale (EP) Vincent Keller. "On ne peut pas couper arbitrairement dans les petits hôpitaux de proximité", a dit pour sa part le député UDC Cédric Weissert.
"Manque de courage, finesse et exemplarité"
De nombreux élus sont intervenus dans le débat. Plusieurs ont dénoncé la manière de communiquer en plein été. "Un manque de finesse", a affirmé le Vert'libéral David Vogel, ajoutant "un manque de courage et un manque d'exemplarité", en référence respectivement au côté "débrouillez-vous, faites moins avec 25-30%" et à "l'incapacité du gouvernement à imposer lui-même des baisses de coût et de charges" au sein de l'administration cantonale.
Seule représentante du Conseil d'Etat au moment du débat, la ministre centriste Valérie Dittli, qui n'est pas en charge de la santé, n'a pas souhaité prendre la parole au nom du gouvernement sur le sujet. Au vote, la résolution a été acceptée par 117 oui et seize abstentions.
Pour mémoire, le Conseil d’Etat a annoncé des mesures d'assainissement à hauteur de 94 millions en 2025. Le budget 2026 sera, lui, fortement impacté avec des économies d'environ 300 à 400 millions pour respecter le cadre légal du petit équilibre.
KEYSTONE ATS avec Sophie Vassutine
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