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Vaud

Hôpital de Rennaz: le Conseil d'Etat ne veut pas d'une CEP

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Dès ses débuts, l'Hôpital de Rennaz a fait l'objet de critiques. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le gouvernement vaudois ne veut pas d'une Commission d'enquête parlementaire (CEP) sur l'Hôpital Riviera-Chablais (HRC) de Rennaz, a-t-il indiqué jeudi. Le Conseil d'Etat estime que les deux audits publiés en août ont suffisamment permis de faire la lumière sur les difficultés de l'établissement valdo-valaisan.

C'est la droite du Parlement qui avait réclamé la création d'une CEP en mai dernier pour "faire toute la lumière" sur la "situation financière catastrophique" de l'HRC. Cet outil est utilisé lorsque "des événements de grande portée l'exigent", précise la loi. Dans les faits, il est rarement employé, la dernière fois en 2003 lors de l'affaire dite de la débâcle de la Banque cantonale vaudoise (BCV).

Comme le veut la procédure, le Conseil d'Etat disposait d'un délai pour se déterminer formellement sur la création de cette CEP et ainsi faire valoir son droit d'être entendu. Il a annoncé sa décision en transmettant au Grand Conseil son rapport, où il recommande au plénum de rejeter toute CEP. Le Parlement aura le dernier mot en se prononçant prochainement sur ce rapport.

En Valais aussi, la question a été débattue. Les députés ont finalement refusé en juin dernier la mise en place d'une CEP. Ils ont en revanche chargé leur Conseil d'Etat d'étudier l'opportunité de créer une CEP intercantonale.

Réaction immédiate

Dans son communiqué, le gouvernement vaudois rappelle qu'il a agi dès que les difficultés financières de l'HRC ont été connues. D'entente avec son homologue valaisan, il a très vite sollicité deux audits financiers indépendants, l'un auprès du Contrôle cantonal des finances du canton de Vaud (CCF) et de l'Inspection cantonale des finances du canton du Valais (ICF), l'autre, axé sur la gouvernance, auprès d'une fiduciaire.

Ces deux enquêtes avaient confirmé d'importantes lacunes au sein de l'hôpital de Rennaz. Elles critiquaient notamment sa gestion financière et même celle des affaires courantes.

Le Conseil d'Etat vaudois relève aussi que ces audits mettent en évidence "qu'il n'y a eu à aucun moment malversation et encore moins volonté de détourner des deniers publics ou de les utiliser à d'autres fins que celles prévues". Il constate qu'ils ont permis d'identifier un certain nombre de manquements au sein de l'hôpital, "sans pour autant constituer des circonstances exceptionnelles qui justifieraient la mise en place d'une CEP".

Sans attendre les résultats des deux audits, plusieurs mesures ont déjà été prises, tant sous l'angle financier que sous celui de la gouvernance, souligne le Conseil d'Etat. L'HRC a ainsi désigné un nouveau directeur administratif et financier ainsi qu'un directeur général ad interim, à la suite de la démission de l'ancien directeur général.

Mieux associer encore le Parlement

Les deux cantons ont aussi renouvelé leurs représentants au sein du Conseil d'établissement. L'HRC est par ailleurs en train de consolider un plan de retour à l'équilibre, qui lui permettra de stabiliser sa situation financière d'ici quelques années et d'envisager ainsi l’avenir plus calmement, justifie encore le gouvernement vaudois pour rejeter une CEP.

Dans son rapport transmis au Grand Conseil, le Conseil d’Etat propose d'associer le plénum de manière plus étroite sur ce dossier. Il informera à intervalles réguliers, en plus de la commission interparlementaire de contrôle de l'HRC, les commissions de gestion et des finances du Parlement sur l'évolution de la situation de l'hôpital de Rennaz.

Cette information portera sur l'évolution de la situation financière et des coûts de construction, sur la finalisation et la mise en œuvre du plan de retour à l'équilibre, ainsi que sur le suivi des garanties et des engagements de l'HRC, promet le canton.

Inauguré en été 2019, le site à Rennaz a accueilli en novembre passé ses premiers patients. Dès ses débuts, il a fait l'objet de critiques, notamment pour des problèmes d'absentéisme, de démissions en cascade, de temps d'attente aux urgences ou d'annulations d'opérations.

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  1. Notification automatique: Rennaz hospital: the Council of State does not want a CEP | En24 World

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Sport

A Villars, un championnat du monde de ski pour les tout-petits

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Les jeunes skieurs pouvaient participer à trois courses. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Depuis mardi, des bambins âgés entre 2,5 et 5 ans dévalent les pistes de la station de Villars-sur-Ollon (VD). Au programme de ces jeunes skieurs: des entraînements, puis trois compétitions de slalom géant, slalom combiné et slalom parallèle adaptées à leur âge. Un classement sera établi après chaque course, puis un classement général couronnera un ou une "champion/ne du monde" pour chaque catégorie.

L'Ecole suisse de ski, les remontées mécaniques et les hôteliers de la station se sont associés pour lancer les premiers championnats du monde des tout-petits, écrivent-ils dans un communiqué. Ces "Little Rockets World Championships" se terminent samedi avec la remise des prix, une cérémonie de clôture et une mini-disco.

L'événement vise à renforcer l'attractivité de la station pour les familles durant les vacances de Pâques, une période où les pistes sont souvent moins fréquentées. Selon les organisateurs, c'est le moment idéal pour skier avec de jeunes enfants, grâce aux températures douces et à l'affluence modérée. Le domaine skiable est ouvert jusqu'au 12 avril.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Un guide sur les 111 lieux à ne pas manquer autour du lac Léman

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Un nouveau livre dédié à des adresses insolites autour du Léman vient de paraître aux éditions Emons (photo d'illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

De nombreuses adresses insolites de la région lémanique sont désormais regroupées dans le guide "111 lieux pour les familles autour du lac Léman à ne pas manquer". Le livre, signé Magalie Savoye, est disponible depuis jeudi en librairie.

L'ouvrage a été pensé comme un "guide destiné à l'évasion", où sont recensés conseils pratiques destinés aux sorties familiales. Il se présente comme une sorte de "boîte à idées pour ralentir, apprendre et s’amuser ensemble", résument les éditions Emons, éditeur de la collection "111 lieux".

Labyrinthe de maïs géant, villages féeriques, activités sportives, rencontres avec des espèces surprenantes et autres activités "kids friendly" jalonnent les 240 pages du guide. Des anecdotes, des photos et des cartes agrémentent aussi la lecture.

De quoi "redécouvrir le Léman autrement", résume l'autrice du livre, également fondatrice du site internet My Family Pass. Le guide "111 lieux pour les familles autour du lac Léman à ne pas manquer" est disponible actuellement au prix de 27,90 francs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

"On va arracher la vigne": le cri du cœur d'un vigneron

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Entre baisse de la consommation mondiale et pressions sur les prix, certains vignerons sont contraints à l'arrachage. François Montet, président de la Fédération vigneronne vaudoise, livre un témoignage sans fard sur une profession à la croisée des chemins.(© LFM)

La consommation mondiale de vin a chuté de 12 % entre 2018 et 2024. Frappés par ce recul, les vignobles vaudois n’échappent pas à la disparition de certaines parcelles. En Lavaux, de gros tas de souches ont déjà remplacé les plantations. Pour certains viticulteurs, l’arrachage devient la seule solution face à la baisse de la demande. Sophie Vassutine s’est rendue dans un vignoble à Blonay. Reportage.

Reportage en Lavaux avec François Montet Par Sophie Vassutine

Sur les hauteurs de Blonay et les pentes du Lavaux, le bruit des sécateurs laisse parfois place à celui plus sourd de l'arrachage. François Montet, vigneron-encaveur et président de la Fédération vigneronne vaudoise, se trouve aujourd'hui dans une situation délicate sur certaines parcelles dont il est locataire. Le groupe Schenk, acteur majeur du secteur, a dénoncé ses contrats d'achat, laissant des hectares sans débouchés pour la récolte.

Un séisme économique pour le vignoble vaudois

Le retrait de gros acheteurs n'est pas anecdotique. Selon François Montet, le groupe Schenk représente environ 24% de la récolte vaudoise. «Là-dessus, ils vont dénoncer, entre non-reconduction des contrats de location et des contrats d’achat de raisin, ça représente 8% des 3800 hectares du canton, soit à peu près 300 hectares qui ne seront plus pris en charge».

«C’est une parcelle qui va être arrachée parce qu'il n'y a pas de repreneur pour cette récolte»

Pour ces vignes, l'issue est souvent radicale. «C’est une parcelle qui va être arrachée parce qu'il n'y a pas de repreneur pour cette récolte», explique le vigneron en désignant ses rangs. Une décision dictée par la rentabilité: sans acheteur garanti et avec des frais de culture constants, l'exploitation devient impossible.

 

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Des aides au compte-gouttes

Face à cette crise, les mesures de soutien annoncées par le Canton et la Confédération peinent à convaincre sur le terrain. Les critères d'éligibilité excluent une grande partie des exploitants. François Montet pointe du doigt une complexité administrative décourageante: «Les vignerons doivent déjà être éligibles aux paiements directs. Ça veut dire que tous ceux qui n’ont pas de formation CFC, qui ne sont pas enregistrés, ou qui ont plus de 65 ans, ne sont pas éligibles».

De plus, l'arrachage subventionné impose des programmes de biodiversité coûteux qui peuvent parfois dépasser le montant de l'aide reçue. Dans certains cas, comme sur des pentes trop raides, ces programmes sont simplement inapplicables.

Quel avenir pour le patrimoine de l'UNESCO?

L'image de la Suisse romande est intimement liée à ses terrasses de vigne, mais ce décor est fragile. Si l'arrachage reste limité, l'impact paysager pourrait être contenu. Cependant, François Montet prévient: «Si ça va trop loin, ça pourrait influencer l’inscription au patrimoine UNESCO».

«Si ça va trop loin, ça pourrait influencer l’inscription au patrimoine UNESCO»

Le désarroi gagne une partie de la profession, coincée entre des accords de libre-échange facilitant les importations et un franc fort qui pénalise l'exportation. Malgré ce constat réaliste, la viticulture vaudoise a déjà connu des variations de surface par le passé. «La viticulture va survivre à ça, ce n'est pas la première fois que la surface diminue», tempère le président de la Fédération. L'enjeu réside désormais dans la promotion et la capacité du vignoble à s'adapter aux nouvelles habitudes de consommation.

Interview réalisée par Sophie Vassutine

Adaptation web avec IA

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Vaud

Le parc animalier de La Garenne veut attirer davantage de visiteurs

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Le parc animalier La Garenne à Le Vaud (VD) souhaite attirer davantage de visiteurs et rétablir sa situation économique. Elle peut compter, depuis fin mars, sur la première naissance en 10 ans d'un bébé gypaète barbu (image d'archive). (© KEYSTONE/LAURENT DARBELLAY)

Presque en faillite en décembre dernier, le parc animalier de la Garenne sur la Côte se doit désormais d'innover pour attirer et maintenir son public. Depuis vendredi dernier, les visiteurs peuvent se parer d'audioguides pour en apprendre davantage sur les animaux du site.

Les personnes de passage à Le Vaud (VD) peuvent dorénavant choisir quelle capsule écouter parmi les 60 disponibles. Espérance de vie de l'animal, nombre d'enfants, représentation en 1800: les sujets ont été écrits par des naturalistes et permettent d'en savoir davantage sur l'animal vu et l'histoire de son espèce.

"C'est une offre en plus", explique à Keystone-ATS Guillaume Strobino, président de la fondation à but non lucratif qui gère le parc. "Les audioguides sont inclus dans le prix d'entrée et chacun a la possibilité de faire avec ou sans".

Loin d'être sortie de nulle part, la démarche vient d'une volonté de "redorer le blason" du site qui s'opère depuis quelque temps déjà. "Les visiteurs boudent la Garenne" depuis plusieurs années, relève le responsable.

"Tout doit tourner autour des familles"

Objectif: maintenir le nombre de 50'000 entrées par année et échapper à la faillite, frôlée en décembre. "On doit faire en sorte que ça fonctionne, augmenter la rentabilité sans augmenter les prix", affirme M. Strobino. Ceux-ci ont d'ailleurs tous été baissés, hormis le ticket d'entrée.

"On veut pouvoir offrir ce contact avec les animaux, la faune et la flore locale au plus grand nombre (...) Avant, il y avait une manière très scientifique de voir les choses, mais ce n'est pas ça qui va faire venir les familles. Tout doit tourner autour d'elles", souligne-t-il.

Et de rappeler que le parc, ancré dans la région depuis près de 60 ans, est moins un zoo qu'un centre de soins. Même si le public n'y a pas accès, c'est là que se déroule le coeur des activités du site. Actuellement, une centaine d'animaux - ou "patients" - y sont pris en charge, dont une huitantaine de hérissons.

Arrivée d'un bébé gypaète

Les missions du parc n'ont ainsi pas changé, selon Guillaume Strobino. Reproduction, réintroduction, préservation et éducation restent les mots d'ordre.

Dernier exemple en date: la naissance "rarissime" fin mars d'un gypaète barbu, espèce toujours fortement menacée. Un événement "exceptionnel arrivé à point nommé", selon le directeur du parc.

Il s'agit du "premier petit en dix ans, alors que La Garenne était le pionnier européen de la réintroduction de cette espèce". L'arrivée du bébé est d'autant plus "exceptionnelle" qu'il s'agit du premier enfant du couple et que la situation est généralement très compliquée. "Là, tout se passe bien, les gens sont contents, les soigneurs aussi", précise M. Strobino.

Pour voir la petite boule de plumes, il faudra toutefois attendre quelques semaines. Pour l'heure, seuls les soigneurs sont autorisés à lui rendre visite une fois par jour. Ses parents peuvent, eux, être aperçus de loin par les visiteurs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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