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Kevin Carlos à YS: "Je n'ai pas réfléchi et j'ai dit 'allons-y'"

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Kevin Calos, 22 ans, a marqué son premier but de la saison contre Lugano. Cette réussite n'avait pourtant pas empêché Yverdon de s'incliner 6-1. ©KEYSTONE/Ti-Press/Davide Agosta

Kevin Carlos, prêté par le club espagnol de Huesca depuis l'été, appartient définitivement à Yverdon Sport. Portrait du jeune attaquant.

Le club l’a annoncé le 3 janvier, jour de reprise de l’entraînement. Le jeune hispano-nigérian était prêté à Yverdon par Huesca depuis juin. Ses performances ont convaincu les dirigeants de lever l’option d’achat.

Kevin Carlos vit à Yverdon sa première expérience professionnelle en dehors de l’Espagne. Sa carrière a débuté en 2019. Jusqu'ici, l'attaquant de 22 ans avait principalement évolué au SD Huesca, club de Segunda División (deuxième division) du nord du pays, avec un prêt au Betis Deportivo entre janvier et juin 2023.

Et puis, ça a été l'arrivée à Yverdon. "Mon agent m'a appelé, m'a dit qu'il y avait une opportunité en Suisse et on est venu", explique Kevin Carlos. Et lorsqu'on lui demande si la décision a été difficile à prendre, le footballeur sourit et répond sans hésiter: "Je n'ai pas réfléchi et j'ai dit 'allons-y'! C'était une décision facile." Alors, comment l'attaquant a-t-il vécu ces premiers mois à Yverdon?

Kevin CarlosAttaquant d'Yverdon Sport

Un joueur qui, non seulement a une opportunité professionnelle importante dans sa carrière, mais qui en plus, vit une expérience personnelle enrichissante, peut faire preuve d'une motivation supplémentaire. Est-ce qu'un tel profil est bénéfique à l'équipe? L'entraîneur yverdonnois en est convaincu.

Alessandro MangiarrattiEntraîneur d'Yverdon Sport

Alessandro Mangiarratti (droite) observe une belle progression chez Kevin Carlos (gauche). ©KEYSTONE/Laurent Gillieron)

"C'est la vie d'un footballeur"

À Yverdon, Kevin Carlos a connu un bon début de saison. L'ex-entraîneur Marco Schällibaum avait décidé de le titulariser dès les premiers matchs. L'hispano-nigérian avait inscrit son premier but face à Lugano le 13 août (défaite 6-1). Puis il y a eu cette blessure aux adducteurs et l'arrivée d'Aimen Mahious. Et le temps de jeu de l'attaquant a drastiquement baissé. Une période sur laquelle il revient sans prise de tête. "C'est une situation normale, c'est la vie d'un footballeur, explique Kevin Carlos. On se blesse, parfois on joue plus, parfois moins. C'est comme ça et j'en suis conscient."

 

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Et depuis l'arrivée d'Alessandro Mangiarratti (qui a succédé à Marco Schällibaum au poste d'entraîneur le 31 octobre), Kevin Carlos a été titulaire sur tous les matchs d'Yverdon Sport. Un pas en avant dans la progression du footballeur. Mais une étape à relativiser selon le coach. "Il faut être honnête, à ce moment là, Kevin il va jouer parce qu'Aimen Mahious est blessé. Avant, c'était toujours le backup d'Aimen et il a profité de sa phase de blessure, détaille Alessandro Mangiarratti. Mais il a bien joué, il a mérité de jouer. Et je pense que dans le futur, on peut les laisser jouer ensemble."

Le coach note une bonne évolution, du fait de son caractère de grand travailleur. Est-ce que Kevin Carlos est satisfait de ce qu’il a déjà pu faire ces six derniers mois?

Kevin CarlosAttaquant d'Yverdon Sport

Alessandro Mangiarratti le décrit comme un joueur qui travaille bien dos au but, avec une puissance et une vitesse intéressante. Mais sur quoi va-t-il encore devoir se concentrer pour devenir meilleur et conforter sa place de titulaire?

Alessandro MangiarrattiEntraîneur d'Yverdon Sport

Depuis le début de la saison, Kevin Carlos a marqué 3 buts en 17 apparitions sous maillot vert et blanc. Il compte un temps de jeu moyen d'environ 57 minutes par match.

C'est encore la pause hivernale pour les footballeurs suisses. Pour Yverdon Sport, le championnat de Super League reprendra dimanche 21 janvier. Les Vaudois accueilleront Lucerne au Stade Municipal à 14h15.

 

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Yvan Quentin raconte l'épopée de 1994

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La Suisse a vécu une épopée fondatrice en 1994 (© KEYSTONE/STR)

L’aventure de la Suisse de Roy Hodgson lors de la Coupe du monde 1994 aux Etats-Unis fut un acte fondateur.

Si la Suisse s'est qualifiée une sixième fois de rang pour la Coupe du monde, elle le doit en partie aux pionniers de 1994.

"Je pense en effet que nous avons ouvert pas mal de portes", glisse Yvan Quentin, l'immuable latéral gauche de cette sélection de 1994 qui a réconcilié tout un pays avec ses footballeurs, dans un entretien accordé à Keystone-ATS.

Cette participation à la Coupe du monde 1994 ne fermait-elle pas une parenthèse bien trop longue de 26 ans ? "Après cette Coupe du monde, les joueurs suisses ont davantage été sollicités par les clubs étrangers, poursuit Yvan Quentin. L'équipe de Suisse a bien sûr bénéficié de cet exode."

"Tout était démesuré"

Le Valaisan est toutefois resté au pays après cette Coupe du monde, qui a offert l'un des moments marquants de l'histoire du football suisse avec le coup-franc de Georges Bregy à Dallas pour l'ouverture du score face aux Etats-Unis lors de l'entrée en lice de la formation de Roy Hodgson dans le tournoi.

"Je retiens surtout le gigantisme de ce stade de Detroit. Nous n'avions pas l'habitude à l'époque de jouer dans une telle enceinte. L'impression que tout était démesuré aux Etats-Unis nous a vraiment accompagnés tout au long de notre séjour", se souvient Yvan Quentin.

Après le nul 1-1 contre les Etats-Unis, cette Suisse de 1994 devait livrer, toujours à Detroit, son plus beau match. La victoire 4-1 contre la Roumanie de Gheorghe Hagi reste encore aujourd'hui comme "le" match le plus abouti jamais disputé par une équipe de Suisse. "Avec la victoire contre l'Espagne en 2010", corrige toutefois Yvan Quentin.

Alain Sutter, le facteur X

Face à la Roumanie, c'est Alain Sutter qui avait ouvert le bal à la 16e d'une frappe du droit imparable à l'orée des 16 mètres. L'actuel directeur sportif des Grasshoppers était le facteur X de cette équipe de Suisse. "Il sortait de sa première année en Bundesliga à Nuremberg avant de signer au Bayern Munich. Il avait gagné en muscles, souligne Yvan Quentin. Il était vraiment au-dessus."

Malheureusement, Alain Sutter, touché à un orteil, n'était pas sur le terrain lors du huitième de finale à Washington contre l'Espagne. Le titulariser face à la Colombie lors du troisième match de poule, alors que la qualification de l'équipe de Suisse était acquise, fut sans doute une funeste erreur, comme celle commise 24 ans plus tard par Vladimir Petkovic face au Costa-Rica: le "Mister" avait perdu Stephan Lichtsteiner et Fabian Schär pour le huitième de finale contre la Suède alors que le principe de précaution incitait à les laisser sur le banc pour éviter le risque d'un second carton jaune fatal.

Sans Alain Sutter, la Suisse devait s'incliner 3-0 face à la Roja sur des réussites de Hierro (15e), Luis Enrique (74e) et Aitor Begiristain (86e). Trente-deux ans après cette défaite, Yvan Quentin réfute avec force cette théorie de bistrot qui raconte que les joueurs Suisses n'avaient qu'un seul désir en tête en ce 2 juillet 1994: rentrer le plus vite possible au pays.

"C'est absurde"

"Il est vrai que la préparation avait été très longue. Nous étions encore partis au Canada avant l'ouverture de cette Coupe du monde, rappelle Yvan Quentin. Mais nous étions prêts à rester encore une ou deux semaines de plus. Qui peut croire que l'on s'est dit: +on bâche contre l'Espagne et on rentre demain !+ C'est absurde. Je me souviens que nous avons eu une très belle occasion avant le 1-0. Après le but de Hierro, ce fut très compliqué".

Yvan Quentin précise que, pour reprendre une expression qui fait souvent sourire, "le groupe vivait bien". "On le doit à Roy Hodgson et à l'entraîneur des gardiens Mike Kelly. Ils prenaient le temps de parler avec tous les joueurs, de ne jamais laisser de côté ceux qui ne jouaient pas."

On rappellera aussi que Roy Hodgson avait dû opérer un choix déchirant dans sa liste des 22 avec la mise à l'écart de Christophe Bonvin qui avait sans doute sauvé sa tête deux ans auparavant avec son doublé contre la France (2-1) à Lausanne.

Christophe Bonvin n'a donc pas bénéficié des retombées financières d'une participation à la Coupe du monde. En 1994, un joueur comme Yvan Quentin avait pratiquement touché en primes l'équivalent de son salaire annuel au FC Sion. Aujourd'hui, la problématique des primes en équipe de Suisse ne se pose plus vraiment face à l'inflation des salaires. "Sur ce plan-là, c'était vraiment une autre époque", sourit Yvan Quentin.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Edu Parra Garcia, l'homme qui veut façonner des champions du monde

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Edu Parra Garcia (à droite) est l'architecte des performances helvétiques (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Derrière les ambitions croissantes de l'équipe de Suisse, il y a un architecte de la performance. C'est Eduardo Parra Garcia, l'homme qui veut façonner des champions du monde.

Cet Espagnol de 46 ans, né en Galice non loin de Vigo, occupe depuis 2023 un poste-clé au sein du staff de Murat Yakin: chef du département de la performance. Préparateur physique de métier, son rôle a évolué ces dernières années. Il est devenu, en somme, le régisseur des 26 corps composant la sélection helvétique.

"Il ne s'agit plus uniquement de comprendre la performance à travers les données physiques", explique "Edu", crâne rasé et barbe grisonnante, depuis le camp de base de la Suisse à San Diego. "Aujourd'hui, nous avons une vision beaucoup plus globale: sommeil, récupération, nutrition, hydratation, aspects médicaux, rien n'est laissé de côté."

Pendant la saison, Eduardo Parra Garcia suit attentivement l'état de santé des internationaux, grâce à des données transmises par leurs clubs. Il connaissait donc précisément leur condition physique à leur arrivée au stage de préparation pour le Mondial.

"Chacun des 26 joueurs est dans une situation différente: certains reviennent de blessures importantes (Amdouni), d'autres ont connu des saisons très chargées. Certains ont joué près de 4000 minutes (Akanji, Manzambi), d'autres en ont joué moins de 1000 (Jashari)", rappelle l'Espagnol.

Pas de pic de forme

Vingt-six joueurs différents. Cette formule, Eduardo Parra Garcia l'a sans cesse martelée lors d'une longue conférence de presse vendredi dernier. C'est que l'homme aime son métier et se veut pédagogue. "Désolé pour mes réponses un peu longues, mais j'essaie de rendre cela intéressant", dira-t-il. Excuses acceptées.

Ces 26 organismes uniques font qu'il est impossible d'envisager une équipe évoluant à un quelconque pic de forme, un concept que le quarantenaire juge d'ailleurs inadapté au football. "L'idée est plutôt que chacun puisse donner le maximum de ce qu'il est capable de produire, chaque jour. Et nous espérons pouvoir maintenir cela jusqu'au 19 juillet."

Le 19 juillet? Jour de finale de Coupe du monde à East Rutherford, aux portes de New York. Oui, Eduardo Parra Garcia est ambitieux. Comme Granit Xhaka, qui a récemment confié à Blick son "rêve de devenir champion du monde". Comme l'ASF, dont l'objectif annoncé est de faire de ce Mondial nord-américain le meilleur de l'histoire de l'équipe de Suisse.

Si le Galicien voit aussi loin, c'est parce qu'il a côtoyé les plus grands. Après avoir fait ses preuves dans sa province natale, chez "los Celestes" du Celta Vigo, il a bourlingué dans les championnats européens, de Liverpool au Real Madrid en passant par l'Inter Milan.

Eduardo Parra Garcia a notamment travaillé avec Cristiano Ronaldo dans la capitale espagnole. Du quintuple Ballon d'or, qui jouera cet été sa sixième Coupe du monde avec le Portugal, il retient "l'extrême professionnalisme", mais jure voir le même au sein de l'équipe de Suisse: "chez Xhaka, Akanji et même les plus jeunes comme Aurèle Amenda ou Johan Manzambi".

Galicien en terrain connu

Multilingue - il doit encore apprendre le suisse allemand -, l'homme est aussi à l'image d'un staff toujours plus nombreux (plus d'une trentaine de membres) et riche de sept nationalités différentes. Un petit exemple: avec le physio japonais Takahiro Yamamoto, il communique... en italien. "Chacun apporte quelque chose à l'équipe grâce à son parcours, son expérience. Mais surtout, nous sommes fiers de représenter la Suisse", assure-t-il.

Lui-même se sent désormais très proche de son pays d'adoption, notamment en raison de l'histoire intime qui relie la Galice à la Suisse, terre d'accueil de milliers de Galiciens ayant fui la dictature franquiste. "J'ai beaucoup d'amis qui ont de la famille en Suisse. Il n'y a qu'à voir le nombre de 'centro galego' (réd: centre galicien) où la communauté se réunit."

Mais en Californie, sa communauté, c'est le staff de l'équipe de Suisse, qui se réunit chaque jour dès potron-minet pour un meeting de coordination censé structurer la journée de la sélection. Un rituel matinal qu'Eduardo Parra Garcia espère interrompre une seule fois, mais pas tout de suite: "Ces réunions me manqueront à partir du 20 juillet. Parce que ce jour-là, j'espère que nous serons en train de faire la fête." Vous avez dit ambitieux ?

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Olise dynamite l'Irlande du Nord

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Michael Olise a été de tous les bons coups (© KEYSTONE/EPA/MOHAMMED BADRA)

Pour son dernier match de préparation avant le début de la Coupe du monde, la France a dominé l'Irlande du Nord 3-1. Michael Olise a réalisé un triplé.

Le joueur offensif du Bayern Munich a été intenable. C'est lui qui a ouvert le score à la 43e, juste avant la mi-temps. Le joueur né à Londres a été le plus prompt à jaillir sur un rebond.

De retour des vestiaires, la France a continué à attaquer et Olise a repris dans la surface de réparation un ballon du gauche en ne laissant aucune chance au portier nord-irlandais.

La réduction du score de Patrick Kelly (64e) permettra à Didier Deschamps d'avoir des choses à régler avant le début de la compétition. Olise lui est plutôt bien réglé, surtout que sa frappe enroulée du gauche à l'extérieur des seize mètres a fait mouche.

Comme en 2002, la France commencera son Mondial face au Sénégal le 16 juin. Elle défiera ensuite l'Iraq et la Norvège pour terminer.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le camp de base de la Suisse hors de danger après un feu de brousse

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L'entraînement de l'équipe de Suisse n'a pas été perturbé par le feu. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Un feu de brousse a menacé pendant quelques heures le camp de base de l'équipe de Suisse de football lundi à San Diego. L'alerte a été levée en fin d'après-midi.

L'incendie s'est déclaré vers 9h30 (18h30 en Suisse) dans la Sorrento Valley, selon la chaîne d'informations locale ABC 10News. Il s'est rapidement propagé pour atteindre une surface d'une trentaine d'hectares dans cette zone broussailleuse située au sud de la Jewish Academy, où s'est entraînée l'équipe de Suisse lundi matin.

Les joueurs de Murat Yakin ont toutefois pu terminer leur séance sans souci avant de regagner leur hôtel, a précisé un attaché de de presse de l'ASF à Keystone-ATS. "La FIFA surveille la situation et nous a pour l'instant assuré qu'il n'y avait aucun problème pour nous", a expliqué cette même source.

La police de San Diego a émis des ordres d'évacuations pour plusieurs zones d'habitation situées non loin du feu, mais pas pour celle dans laquelle se trouve l'hôtel des Suisses. Celle-ci était toutefois concernée par une alerte orange, synonyme de grande vigilance.

Alerte finalement levée

Plus de 200 pompiers se sont mobilisés pour combattre le feu, rapporte de son côté NBC7. Un responsable des pompiers a expliqué à la chaîne locale qu'il s'attendait à une "lutte acharnée de six à huit heures" contre les flammes.

A 17h00 heure locale, le camp de base de l'équipe de Suisse était hors de danger, la police ayant levé les alertes concernant une éventuelle évacuation. Vers 19h00, environ 50% de l'incendie était contenu selon les pompiers.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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