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Lausanne

L'association vaudoise Astrée recense 25 nouvelles victimes par an

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La grande majorité des victimes de traite recensées l'an dernier dans le canton de Vaud venait du monde de la prostitution (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Pionnière en Suisse, l'Association vaudoise de soutien aux victimes de traite et d'exploitation (Astrée) tire un premier bilan après sept ans d'existence. Depuis sa création, elle s'est occupée de 136 victimes et détecte désormais en moyenne 25 nouveaux cas par année.

Même si ces chiffres ne représentent que "la pointe de l'iceberg" en matière de traite des êtres humains, le travail initié par Astrée permet de "briser le silence" et de "rendre visibles ces destins tragiques", a relevé lundi devant la presse la conseillère d'Etat Rebecca Ruiz. Avant la création de l'association, le canton ne recensait que 2 à 3 victimes par année.

Sur les 87 victimes suivies l'an dernier, la majorité (75%) était victimes de prostitution forcée et originaire d'Afrique (79%). Ces statistiques ne correspondent toutefois qu'aux victimes répertoriées par Astrée, a précisé l'une de ses codirectrices, Anne Ansermet. "Il est impossible de dire ce qu'il en est dans la réalité", a-t-elle dit.

La responsable a expliqué que la détection de cas de traite était "très compliquée", particulièrement dans des secteurs comme la construction ou la restauration. Il est aussi difficile d'approcher des victimes issues de certaines communautés, notamment asiatiques. Il arrive également que certaines victimes refusent de se faire aider, "trop effrayées" par ceux qui les exploitent.

Pour améliorer la détection, Astrée mise sur la sensibilisation des potentielles victimes (migrants, milieu de la prostitution) et la formation des professionnels de terrain. Cela peut être des policiers, des inspecteurs du travail, des collaborateurs de centres d'aide aux victimes (LAVI) ou d'associations comme Fleur de Pavé.

Condamnations encore rares

Astrée propose des entretiens aux victimes présumées pour tenter de "libérer la parole", a raconté son autre codirectrice Angela Oriti. Lorsqu'une situation de traite est avérée, une prise en charge est proposée. Cela va de l'hébergement au suivi de santé en passant par l'aide administrative.

Un accompagnement est aussi proposé sur le plan judiciaire. L'an dernier, 46 procédures pénales étaient en cours, contre seulement 5 en 2015 lors de la création d'Astrée.

Même si les condamnations sont encore rares, elles commencent gentiment à tomber. Les responsables de l'association ont mentionné le cas d'un passeur nigérian, condamné en mars 2021 à quatre ans et demi de prison pour avoir forcé deux compatriotes mineures à se prostituer. "Le phénomène est relativement nouveau pour le monde judiciaire, qui a aussi besoin d'être sensibilisé", a continué Angela Oriti.

Dispositif unique en Suisse

Si le canton de Zurich, et dans une moindre mesure ceux de Genève et du Tessin, proposent un soutien aux victimes de traite, Vaud est le seul à disposer d'une structure aussi complète, a souligné Rebecca Ruiz. Ce dispositif est d'autant plus novateur qu'il est financé presque exclusivement (à 95%) par l'Etat de Vaud, avec 1,4 million de francs de subventions annuelles.

Astrée est née à la suite d'une interpellation en 2012 devant le Grand Conseil du député socialiste Jean Tschopp. Outre ses deux codirectrices, l'association basée à Lausanne emploie actuellement huit intervenants sociaux, sept "veilleuses" et une secrétaire sociale. Son foyer est ouvert 24h/24.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Plus de 12'500 personnes au premier salon MINT

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Plus de 400 classes vaudoises ont participé au premier salon MINT (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Inédit en Suisse romande, le premier salon des disciplines dites MINT - mathématiques, informatique, sciences naturelles et techniques - a attiré plus de 12'500 personnes (élèves, corps enseignant et familles) la semaine dernière au SwissTech Convention Center de l'EPFL. Son objectif était d'encourager les élèves de 8 à 12 ans (5 à 8P) à se projeter dans un métier en lien avec ces quatre matières.

Durant sept jours, 38 exposants représentant les hautes écoles, les écoles professionnelles et les entreprises de la région ont transmis leur savoir et leur expertise à des enfants "très impliqués et à l'écoute", indique lundi le Département vaudois de l'enseignement et de la formation professionnelle, organisateur de l'événement avec l'EPFL et la Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie. Plus de 400 classes vaudoises ont fait le déplacement.

"Ce salon nous a permis d'intéresser les jeunes à nos formations, mais il nous a aussi donné une opportunité unique d'entrer en contact avec les parents, de leur présenter ce que l'on fait et de leur parler des débouchés", a relevé Christophe Unger, directeur de l'Ecole technique - Ecole des métiers de Lausanne, cité dans le communiqué.

Pour le conseiller d'Etat Frédéric Borloz également, la mission est accomplie: "Sur les stands, les échanges avec les lieux de formation et les entreprises ont été riches, preuve du grand intérêt du public."

Les filles dans le viseur

Pour l'Etat de Vaud, le salon MINT est vu comme un outil supplémentaire et complémentaire au Salon des métiers. Il s'adresse particulièrement aux filles, qui peuvent rencontrer des modèles féminins qui font carrière dans des métiers majoritairement occupés par des hommes.

Un bilan complet sera désormais effectué grâce notamment aux résultats d'un sondage. Il permettra de déterminer les contours de la prochaine édition.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Recours rejetés contre le règlement genevois sur l'énergie

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Le règlement genevois sur l'énergie vise à favoriser le passage aux énergies renouvelables pour la production de chaleur (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le Tribunal fédéral rejette deux recours dirigés contre le règlement d'application de la loi genevoise sur l'énergie. Plusieurs particuliers et les communes d'Hermance et de Corsier contestaient ce texte sous l'angle de la garantie de la propriété, de la légalité et de la proportionnalité.

Dans ses arrêts publiés lundi, la 1re Cour de droit public estime que les mesures décidées par le Conseil d'Etat afin de faciliter et d'accélérer la transition des énergies fossiles aux énergies renouvelables sont propres à atteindre le but recherché et conformes au droit supérieur. L'atteinte à la garantie de la propriété n'est pas jugée excessive.

Lors de la mise en place, du remplacement ou de la transformation d'une installation productrice de chaleur, le règlement prévoit que celle-ci doit être alimentée en priorité par des énergies renouvelables. Seules les installations d'une puissance inférieure à 5 kW sont dispensées d'autorisation.

Le règlement prévoit aussi des audits énergétiques lorsque l'indice de dépense de chaleur d'un bâtiment dépasse une certaine valeur. Cette valeur sera abaissée par étapes jusqu'à fin 2030.

Le Tribunal fédéral reconnaît que certaines mesures et valeurs peuvent être assez contraignantes pour les propriétaires. Cependant, elles sont justifiées par le but d'intérêt public visé, à savoir favoriser l'utilisation rationnelle de l'énergie et le recours aux sources renouvelables et aux rejets de chaleur. En outre, des exceptions sont prévues pour les bâtiments historiques.

Enfin, relèvent les juges, des dispenses peuvent être accordées lorsque le propriétaire n'a pas les moyens de procéder aux travaux, lorsque les adaptations sont hors de prix ou lorsqu'elles sont disproportionnées au regard de l'amélioration attendue. (arrêts 1C_91 et 92/2023 du 12 février 2024)

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

MCBA: "Immersion" a fermé ses portes sur un record historique

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L'exposition du MCBA sur l'art immersif a battu des records de fréquentation (archives). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

L'exposition "Immersion. Les origines: 1949-1969" a pris fin dimanche au Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne (MCBA). Avec près de 125'000 visiteurs en un peu plus de quatre mois, l'institution a enregistré un record de fréquentation.

"L'exposition s'est particulièrement distinguée par sa capacité à séduire des publics nouveaux (jeunesse, famille et grand public)", s'est réjoui le MCBA dans un communiqué. De nombreux visiteurs sont venus de Suisse alémanique et de l'étranger. Le musée se félicite d'avoir ainsi "poursuivi ses missions d'accessibilité et d'inclusion".

Conçue par le MCBA, l'exposition est la première à avoir retracé l'émergence de l'art immersif entre 1949 et 1969. Quatorze installations immersives avaient été présentées, permettant par exemple aux visiteurs de déambuler dans une pièce remplie de plumes, de marcher dans un "espace lunaire" recouvert de billes de polystyrène ou de se dédoubler à l'infini dans une pièce couverte de miroirs.

Démocratiser l'accès au musée

L'initiative a plu loin à la ronde, puisque la manifestation a connu une "couverture médiatique sans précédent, tant au niveau national qu'international", poursuit le MCBA. L'engouement du jeune public s'est quant à lui traduit en une "multitude de partages d'expériences et d'impressions sur les réseaux sociaux notamment".

A l'heure du bilan, les organisateurs se félicitent que l'exposition ait contribué à "démocratiser l'accès au musée" et au rayonnement du nouveau pôle muséal lausannois. Ils espèrent que les visiteurs auront envie de "pousser à nouveau les portes du MCBA et celles des autres musées de Plateforme 10".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Interdire toute relation sexuelle profs-élèves au postobligatoire

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Les relations sexuelles entre enseignants et élèves majeurs ne sont pas interdites à l'école postobligatoire dans la plupart des cantons romands. Seul le canton de Genève applique une tolérance zéro à ce sujet et a édicté une directive claire en la matière (photo symbolique). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Dans le canton de Vaud, une motion veut interdire toute relation sexuelle entre enseignants et élèves majeurs à l'école postobligatoire. Porté par le député écologiste Yannick Maury et soutenu par des élus de tous partis, le texte a été déposé cette semaine au Grand Conseil.

"La situation actuelle est objectivement intolérable. C'est quand même un problème grave de ne rien avoir à ce sujet dans la loi", dit à Keystone-ATS Yannick Maury. A ses yeux, une telle interdiction est un "élément fondamental de la relation pédagogique."

La motion demande précisément au Conseil d'Etat "d'interdire explicitement au corps enseignant du secondaire 2 d'entretenir des relations intimes avec des élèves". Il s'agirait donc de modifier la loi sur l'enseignement secondaire supérieur (LESS) ou de procéder par voie de directive comme le Canton de Genève.

"Effet préventif évident"

"Une inscription noire sur blanc de cette interdiction pourrait en plus avoir un effet préventif évident, et permettre ainsi de contenir certains passages à l'acte", poursuit le député des Vert-e-s.

Les relations sexuelles entre enseignants et élèves majeurs ne sont pas interdites à l'école postobligatoire dans la plupart des cantons romands, rappelle le motionnaire. Seul Genève applique une tolérance zéro à ce sujet et a édicté une directive claire en la matière.

Le Département genevois de l'instruction publique (DIP) précise en effet que "le personnel enseignant doit adopter une distance adéquate eu égard au rôle d'autorité qu'ils et elles exercent sur les élèves" et que "tout comportement, même consenti, touchant l'intégrité sexuelle est proscrit".

Avantages et emprise

Si les élèves de l'école obligatoire sont de fait tous mineurs et que de telles relations y sont de facto proscrites, les élèves du postobligatoire atteignent la majorité en cours de scolarité, souligne encore M. Maury, lui-même enseignant.

"Si une liaison sexuelle librement consentie entre deux personnes adultes est tout à fait inattaquable sur le plan juridique, elle pose problème lorsque celle-ci a lieu dans le cadre d'un rapport hiérarchique direct ou indirect. En plus d'un ascendant évident qu'il existe dans cette situation, le risque de biais quant aux notes données ou décisions prises au sujet des élèves remet en cause la probité des instituts de formation dans leur ensemble", écrit-il.

"En effet, comment ne pas imaginer que celui ou celle qui partage une vie intime avec son élève ne l'avantage pas durant la correction de certaines épreuves, en plus d'exercer possiblement une certaine emprise sur cette personne?", questionne l'élu écologiste.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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