Lausanne
Le site mise sur une mixité d'activités - Fini les grandes foires
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Le Palais de Beaulieu à Lausanne ne devrait plus recevoir de grandes foires à l'avenir. Le vice-président du conseil d'administration, le syndic de la capitale vaudoise Grégoire Junod, explique dans 24 heures que le site va surtout miser sur une mixité d'activités.
A la suite de la démission surprise du directeur de Beaulieu SA, Michel Loris-Melikoff, après six mois de fonction seulement, c'est la première fois que M. Junod s'exprime publiquement sur le sujet, dans une interview publiée jeudi dans le quotidien vaudois. Des divergences de vues quant à l'exploitation du site avec le conseil d'administration expliquent son départ, prévu en avril 2023.
"C'est toujours ennuyeux de devoir changer de directeur. On ne s'est pas bien compris sur le projet au moment de l'engagement. On s'est trompé, et sans doute lui aussi. Ce sont des choses qui arrivent. Mais ça n'a pas empêché cette dynamique positive de se créer sur le site", explique le syndic de Lausanne et vice-président de Beaulieu SA.
Engagé en juin dernier, M. Loris-Melikoff était déjà l'ancien directeur de MCH Beaulieu Lausanne SA de 2014 à 2018. La Ville de Lausanne a ensuite repris à l'été 2018 le lead de l'ensemble du site, en créant une SA pour 2020 et en s'engageant financièrement en dizaines de millions de francs. Cette ultime réorientation de Beaulieu était survenue après des mois de crise, sur fond des soupçons de malversation au sein de l'ancienne fondation.
"Ouvert toute l'année"
"Le modèle économique de Beaulieu ne peut pas reposer sur un site qui ne vit que quelques semaines par année autour d'un ou deux grands événements. La mixité d'activités, voilà ce qu'on défend aujourd'hui. Beaulieu, c'est un c½ur de ville, qui doit être ouvert toute l'année. A terme, il y aura un métro sur ce site central, qui sera à un transbordement de toutes les grandes gares de Suisse", argumente M. Junod.
"Il n'y aura plus de grandes foires mais il y a un potentiel pour y organiser beaucoup plus d'événements, de congrès et de manifestations que par le passé et ce, tout au long de l’année (...) Le modèle du Comptoir Suisse est un modèle du passé, le déclin des grandes foires se vérifie aussi à Bâle, à Berne, à Zurich", dit-il.
Par ailleurs le Salon des Métiers et Habitat & Jardins ne seront pas menacés, selon lui. "Nous avons trouvé une solution avec MCH, propriétaire de ces événements. L’an prochain, le Salon des Métiers pourra continuer à venir à Beaulieu, en partie dans les halles Sud et dans la halle 7. Quant à Habitats & Jardins, le salon a évolué dans sa formule et se fera sur un format plus modeste".
"Notre projet sera profitable à la ville ainsi qu'à toute l'économie vaudoise. C'est un site qui sera bien plus ouvert pour les entreprises locales qu'auparavant, à des tarifs aussi plus accessibles car on ne se concentrera plus uniquement sur de grands événements", relève encore le syndic lausannois.
"Bonne surprise"
La dynamique à Beaulieu est "très positive", conclut-il. "C'est reparti très fort. 128 événements auront été organisés en 2022 à Beaulieu. Ce sont environ 250'000 personnes qui se sont rendues sur le site. Par rapport à 2019 - 92 dates -, la hausse est de près de 40%. Nous achevons une année charnière".
M. Junod fait aussi le point de la situation sur les comptes de Beaulieu. "Les comptes 2021 ont fini dans les chiffres noirs, et cela sans aide Covid. C'est une bonne surprise, car ce n'était pas ce que nous avions prévu au budget. En 2022, le résultat sera à nouveau en amélioration, avec un déficit projeté d'environ un million qui devrait pouvoir être réduit de moitié", indique-t-il.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Prilly et Renens: inauguration du nouveau quartier de Malley-Gare
Les CFF ont inauguré vendredi le nouveau quartier Malley-Gare, dans l'Ouest lausannois, en collaboration avec les communes de Prilly et de Renens. Construits à la porte sud de la gare Prilly-Malley, ses cinq bâtiments flambant neufs offrent un cadre de vie et de travail à plusieurs centaines d'habitants, de commerçants et d'employés.
Une cérémonie a eu lieu avec la pose symbolique des derniers pavés de la nouvelle place de la Gare, ont indiqué les CFF dans un communiqué. Beatrice Bichsel, membre de la direction et responsable CFF Immobilier, Tinetta Maystre, conseillère municipale de Renens, et Alain Gilliéron, syndic de Prilly, ont notamment participé à cette inauguration.
Première phase de réaménagement de la friche industrielle de Malley, Malley-Gare s'étend sur les territoires de Prilly et de Renens à proximité immédiate de la halte RER de Prilly-Malley. Connecté à un important réseau de transports publics (métro m1, futur tramway, ligne de bus), ce nouveau quartier favorise une mobilité durable et multimodale pour l'ensemble de l'agglomération de l'Ouest lausannois, expliquent les CFF.
Mini-ville en quatre quartiers
Le projet réunit logements (environ 200 appartements), bureaux, commerces (pour un total de 14'700 m2) et espaces verts dans cinq nouveaux bâtiments, dont une tour de 24 étages à Prilly et une tour de 19 étages à Renens. Il va pouvoir réunir quelque 1000 habitants et emplois.
Plus de 300 places publiques de stationnement pour les vélos, dont une vélos station sécurisée, ont été aménagées. Enfin, 220 arbres ont été plantés dans les espaces publics (y compris l'avenue de Malley), détaillent les CFF. Ceux-ci ont investi environ 256 millions de francs dans le développement de ce nouveau quartier, précisent-ils.
Les autres phases de réaménagement de la friche industrielle de Malley sont en cours de travaux, de planifications ou de mise à l'enquête. En comptant le secteur de la Vaudoise aréna (Malley centre sportif), l'ensemble du quartier Malley-Centre (au sud et au nord de la gare) est divisé en quatre secteurs, avec donc Malley-Gare ainsi que Malley-Gazomètre et Malley-Viaduc (avec son gratte-ciel de 85 mètres, la Tilia Tower).
Au total, cette mini-ville devrait accueillir entre 4000 et 5000 nouveaux habitants et emplois à l'horizon 2030.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Cadastres et géodonnées: crédit de 53 millions soumis au Parlement
Le Conseil d'Etat vaudois va demander un important crédit de 52,8 millions de francs au Grand Conseil en matière de cadastre et de géoinformation. Ce montant doit permettre, pour la période 2026-2031, la poursuite des travaux de mensuration officielle du canton ainsi que le développement de l'infrastructure cantonale en données géographiques.
Ces différents chantiers seront menés par la Direction du cadastre et de la géoinformation (DCG), rattachée à la Direction générale du territoire et du logement (DGTL), a indiqué jeudi le gouvernement dans ses décisions hebdomadaires. Les géodonnées et la géoinformation reproduisent les traits caractéristiques d'un territoire, que ce soit sous forme de coordonnées, de noms de lieux, d'adresses postales ou de tout autre critère, souligne le canton.
Elles décrivent une réalité concrète avec précision, notamment l'étendue et les propriétés d'espaces et d'objets donnés, en particulier leur position, leur nature ou leur statut. Elles améliorent ainsi la connaissance et la gestion du territoire cantonal et de ses infrastructures, explique-t-il.
Multifonctions
Les décisions des autorités sont très souvent fondées sur les géodonnées et la géoinformation, en particulier les décisions concernant les planifications (élaboration de plans directeurs et de plans d'affectation, entretien et développement de réseaux de transport routier ou ferroviaire, implantation d'établissements publics ou commerciaux, cadastres des énergies, etc).
Elles permettent également d'assurer la gestion des nombreux actifs de l'Administration cantonale, tels que les routes, le foncier et les bâtiments propriété de l'Etat.
S'agissant de la mensuration officielle produisant les géodonnées de référence constituant le plan cadastral, elle sert de base à l'immatriculation et à la description de chaque parcelle dans le Registre foncier. De nombreuses données ne correspondent toutefois pas aux standards de qualité de la Confédération et ne répondent plus aux besoins de certains utilisateurs: communes et collectivités publiques, milieux professionnels, propriétaires fonciers, etc.
Harmonisation
"Il est donc nécessaire de poursuivre les travaux qui permettront, à terme, la mise à niveau et l'harmonisation de l'ensemble des données cadastrales existantes dans le nouveau modèle de données de la Confédération (imposant un standard de qualité, de précision et de fiabilité)", écrit le Conseil d'Etat.
Le canton rappelle encore que l'acquisition des géodonnées cantonales et leur enrichissement sont utiles à la mise en oeuvre de politiques publiques dans différentes thématiques stratégiques, telles que l'agriculture, l'aménagement du territoire, les dangers naturels, la gestion des déchets, de l'eau et de l'énergie, la protection de la faune et de la nature, ou la mobilité et les routes.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Gros crédit de 35,5 millions pour la rénovation de bâtiments
Le Conseil d'Etat vaudois sollicite des crédits totalisant 35,5 millions de francs auprès du Grand Conseil pour financer une campagne de rénovation sur divers bâtiments de l'administration cantonale. Huit sites et bâtiments sont concernés.
"Il s'agit de travaux de rénovation touchant autant l'enveloppe thermique que les aménagements intérieurs, des transformations d'installations techniques, des changements d'agent énergétique et l'installation de panneaux photovoltaïques. Ces travaux mèneront à des réductions de consommations énergétiques et d’émissions de gaz à effet de serre", indique jeudi le gouvernement dans ses décisions.
Six crédits d'étude sont prévus pour développer des projets d'assainissement énergétique sur les sites du Dépot et abri des biens culturels à Lucens, de l'Ecole technique de la Vallée de Joux au Sentier, du Centre professionnel du Nord vaudois, du site Riponne 10 ainsi que du Gymnase de Beaulieu et du Jardin botanique, à Lausanne, détaille le Canton.
Deux crédits d'ouvrage sont, eux, nécessaires, pour des travaux sur le site de Marcelin à Morges et au Simplon 43 à Lausanne. Enfin, un crédit cadre relatif à la rénovation du parc d'ascenseurs dans les bâtiments de l'administration est aussi à l'ordre du jour.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Pas d'Unesco pour le bon sens vaudois
Le bon sens vaudois n'entrera pas au patrimoine immatériel de l'Unesco. Le Conseil d'Etat a répondu avec humour à un postulat, déposé comme poisson d'avril en 2022, qui demandait de valoriser ce trait de caractère que l'on prête aux habitants du canton.
Ce postulat avait été défendu à l'époque par l'ancien député PLR Nicolas Croci Torti. Il y faisait l'éloge de ce fameux bon sens, le décrivant notamment comme "un sixième sens chez les Vaudois".
Dans son rapport publié jeudi, le Conseil d'Etat reconnaît que ce bon sens, "compris comme un mélange de rationalité, de pragmatisme, de réalisme et de sagesse", serait en effet "un élément définitoire" du caractère vaudois. Il ironise toutefois sur le fait que d'autres pays viseraient la même reconnaissance internationale, notamment les Etats-Unis avec le dépôt du "common sens trumpien".
Le Ministère français de la culture entendrait, lui, faire enregistrer le cartésianisme français, tandis que l'Université d'Oxford voudrait faire reconnaître le rationalisme anglo-saxon. Quant à la Fédération allemande de football, "elle nourrirait les mêmes espoirs pour le réalisme germanique, en sport comme en politique", s'amuse encore le texte, signé par la présidente du gouvernement Christelle Luisier et le chancelier Michel Staffoni.
Ainsi, l'Unesco "se refusera à privilégier un projet au détriment des autres", affirme le Conseil d'Etat. Quant à la célébration annuelle souhaitée par le postulat, elle serait dispendieuse. Et au vu des finances cantonales, "le bon sens commande de ne pas faire de folie et donc d'y renoncer", conclut le texte.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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