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Lausanne

Pas d'exposition "Real Human Bodies", la Muni "satisfaite"

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L'interdiction de l'exposition prévue à Beaulieu "Real Human Bodies" est confirmée par la justice vaudoise (archives). (©KEYSTONE/MARCEL BIERI)

L'exposition controversée "Real Human Bodies" ne se tiendra pas au Palais de Beaulieu à Lausanne ce week-end. Le Tribunal cantonal a confirmé l'interdiction prononcée par la ville.

Le tribunal rejette le recours des organisateurs. Dans un communiqué diffusé vendredi, il estime que la municipalité pouvait interdire la tenue de l'exposition "compte tenu de l'absence d'informations" sur l'origine des corps présentés.

La réaction de Pierre-Antoine Hildbrand, Municipal lausannois :

Pierre-Antoine HildbrandMunicipal, Lausanne

Propos recueillis par Robin Baudraz

Décision conforme

La municipalité de Lausanne "était fondée à demander à l'organisateur des informations complémentaires" vu le large pouvoir d'appréciation dont elle dispose. Comme elle n'en a pas obtenu, la décision d'interdiction était "conforme au règlement communal et au principe de la proportionnalité".

Autorisée dans un premier temps le 5 octobre, l'exposition a ensuite fait l'objet d'une plainte de la part de l'association Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT-Suisse). Selon elle, il est très probable que les cadavres utilisés soient ceux de prisonniers chinois ou de membres du Falun Gong, mouvement interdit en Chine.

Doutes pas levés

Sans s'opposer par principe à des expositions de corps plastinés, ACAT-Suisse demandait que l'origine des cadavres soit documentée et donc vérifiable. Mardi dernier, reprenant cette argumentation, la municipalité de Lausanne a interdit l'exposition en affirmant que les doutes sur leur provenance n'avaient pas pu être levés par les organisateurs.

Jeudi, la Cour de droit public et administratif (CDAP) a examiné le recours des organisateurs. Outre le revirement d'opinion de la ville de Lausanne, leur avocate a mis en exergue la protection des données valable pour les personnes qui ont donné leur corps, des Américains selon les responsables de l'évènement.

Laisser la liberté

De plus, l'exposition n'entraîne aucun risque de trouble pour l'ordre public. Selon Christina Gaist, il fallait donc laisser le public libre de choisir d'aller voir ou, au contraire, de boycotter une telle manifestation.

Dans son arrêt, la CDAP se concentre avant tout sur la question de la provenance des cadavres. "Non seulement, la recourante n'a pas fourni les documents relatifs au consentement des donneurs qui lui étaient demandés mais elle n'a produit aucun document - par exemple un rapport d'un centre de médecine légale ou une autre attestation de même type - qui serait de nature à établir l'origine des corps."

Pas de renseignements

Le tribunal relève que la municipalité de Lausanne n'est pas opposée par principe à l'organisation sur son territoire d'une telle exposition. "Sa décision repose uniquement sur l'absence de renseignements fournis par la recourante". La Cour met les 2000 francs de frais justice à la charge de cette dernière.

Devant la CDAP, le conseiller juridique de la ville avait insisté sur la liberté fondamentale en Suisse de disposer de sa dépouille et de fixer les modalités quant à son devenir.

Graves soupçons

Avec l'exposition "Real Human Bodies", "nous n'avons aucune preuve, aucune explication. On ne sait pas d'où viennent ces corps, on ne sait rien", avait déploré Xavier Michellod. Dans la balance, il y a d'un côté le grave soupçon qu'une liberté fondamentale est violée et, de l'autre côté, l'utilisation mercantile de corps.

Dominique Joris, chargé des dossiers juridiques chez ACAT-Suisse, affirmait pour sa part que "les consentements de ces personnes décédées n'existent pas". Il a fait référence notamment à une étude menée de 2006 à 2016 visant à faire la lumière sur le commerce d'organes et de cadavres en Chine.

A Berne, une exposition semblable s'est tenue du 4 au 14 octobre. ACAT-Suisse s'y est opposée sans succès.

(ATS)

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Vaud tire un quatrième loup dans le Jura vaudois

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En septembre dernier, Berne avait donné son feu vert au tir de trois jeunes loups de la meute du Marchairuez (VD), en raison d'attaques croissantes sur les troupeaux de bovins (archives). (© Keystone/FABRICE COFFRINI)

Le canton de Vaud a procédé à un nouveau tir de régulation du loup dans le Jura vaudois, le quatrième depuis mars dernier. Les surveillants de la faune ont abattu un loup mâle adulte de la meute du Marchairuz dans la nuit du 27 au 28 novembre dernier.

Le tir a eu lieu sur l'alpage des Grands Plats de Bise sur la commune du Chenit, dans les conditions fixées par l'Office fédéral de l'environnement, a indiqué jeudi l'Etat de Vaud. En septembre, l'OFEV avait donné son feu vert au tir de trois jeunes loups de la meute, en raison d'attaques croissantes sur les troupeaux de bovins.

Le tir a visé un loup de petite taille, âgé de 3 à 6 ans, au milieu d'un groupe de quatre canidés sur le territoire de la meute et dans le périmètre autorisé, hors du district franc du Noirmont.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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"Indésirables!?": une exposition sur les animaux mal-aimés en ville

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Une exposition au Palais de Rumine à Lausanne se penche sur les indésirables, ces animaux mal-aimés qui font partie de la nature urbaine. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Palais de Rumine à Lausanne propose dès vendredi et jusqu'au 2 juillet 2023 une exposition consacrée aux "indésirables". Elle se penche sur le monde si proche et si mal connu des animaux urbains dérangeants: rats, cafards, pigeons et autres punaises de lit.

L'objectif de l'exposition est de communiquer sur cette autre nature urbaine souvent peu désirée, mais formidablement adaptée à l'environnement artificiel des villes. Les visiteurs peuvent y découvrir trois points de vue: celui des habitants confrontés à ces bestioles, des personnes luttant contre leur prolifération et des animaux eux-mêmes.

Les animaux mal aimés questionnent la nature de la ville comme écosystème et milieu de vie où s'épanouit une faune sauvage qui échappe en grande partie au contrôle. Témoignages, portraits d'indésirables ou encore pouvoir de ces animaux urbains, le public pourra découvrir la face cachée de la ville et, qui sait, changer son regard sur ces indésirables.

Portrait sans (ca)fard

L'exposition "Indésirables!?" est le fruit d'une collaboration entre l'Institut de géographie et de durabilité de l'Université de Lausanne et le Musée cantonal de zoologie. Elle est destinée grand public.

Plusieurs projets de médiation culturelle l'accompagnent. Notamment des ateliers "les petites bêtes qui nous embêtent" pour les personnes phobiques, des visites dans le Palais de Rumine ou des balades organisées en ville.

Sans oublier le projet participatif "Portrait sans (ca)fard". Il invite le public et les écoles à raconter une histoire de rencontre avec un animal importun, sous forme de dessin, bricolage, photographie, voire même tricot, accompagné d'un petit texte.

www.indesirables.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Fonction publique vaudoise: indexation salariale revue à la hausse

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Le Conseil d'Etat vaudois, ici avec sa présidente Christelle Luisier, octroie 182 millions pour l'indexation des salaires et des régimes sociaux (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'Etat de Vaud adapte son dispositif pour atténuer le renchérissement auprès des employés de son administration, du CHUV et du parapublic. Un paquet de 182 millions est prévu pour indexer les salaires et les régimes sociaux. Les syndicats ne sont pas convaincus.

Les adaptations liées aux salaires s'élèvent à 104 millions de francs. S'y ajoute une prime unique, intitulée "vie chère", qui sera versée aux employés de l'Etat (jusqu'en classe 10) pour un total de 15 millions.

Le Conseil d'Etat annonce aussi jeudi adapter à la hausse le barème des régimes sociaux (RI, PC familles, rente-pont, bourses) à hauteur de 10 millions. Pour arriver au total de 182 millions, il tient également compte des 53 millions d'augmentations annuelles automatiques (annuités).

Dans son communiqué, le gouvernement dit avoir abordé "la problématique de manière large" en tenant compte des personnes salariées des domaines public et parapublic, mais aussi celles au bénéfice de régimes sociaux. Il indique avoir pris en compte "les mesures envisagées dans les autres cantons ainsi que dans le secteur privé", tout en veillant à "l'acceptabilité politique" de ses mesures auprès du Grand Conseil.

Indexation partielle

L'Etat de Vaud rappelle que c'est l'indice des prix à la consommation (IPC) d'octobre 2022 qui sert de référence, ajoutant que celui-ci a augmenté de 2,2% sur un an. L'indexation prévue par le canton n'est donc que partielle avec une hausse de 1,4% des salaires pour toute la fonction publique et parapublique.

Cela représente un total de 104 millions de francs, soit 33 millions de plus que les 71 millions inscrits au projet de budget 2023. "Pour le parapublic, secteur financé à 70% par l'Etat, ce dernier prendra toutefois entièrement à sa charge cette indexation", précise le communiqué.

Concernant la prime "vie chère", qui sera versée en janvier, le gouvernement indique qu'elle correspond à 0,8% du salaire pour les classes 1 à 10 du personnel de l'Etat. La prime annuelle sera au minimum de 300 francs et de 931 francs au maximum pour un emploi à plein temps. Le montant moyen est de 497 francs.

Indexation "choquante"

Dans un premier temps, le Conseil d'Etat avait annoncé, dans le cadre de son budget 2023, débloquer 71 millions de francs pour l'indexation salariale. Cette somme, jugée trop faible, a suscité la grogne des employés et des syndicats, qui avaient manifesté mardi soir pour réclamer des hausses salariales plus conséquentes.

Les nouvelles annonces de jeudi n'ont pas atténué la colère des syndicats. Interrogé par Keystone-ATS, David Gygax, secrétaire syndical au SSP Vaud, remarque que l'indexation de 1,4% restait "très en dessous" de l'inflation. "Le Conseil d'Etat sous-estime le renchérissement", relève-t-il, expliquant que celui-ci se montait réellement à 3%, et pas à 2,2% selon les calculs du canton.

Le syndicaliste juge "choquante" la différence entre la bonne situation financière du canton et les efforts consentis pour ses employés. Il affirme aussi que Vaud propose l'une des indexations "les plus basses" de Suisse.

Il ajoute qu'une nouvelle manifestation est prévue mardi prochain à Lausanne, entre le bureau de Valérie Dittli (ministre des finances) et celui de Nuria Gorrite (en charge des ressources humaines).

Barèmes sociaux adaptés

Outre la question des salaires du public et parapublic, le Conseil d'Etat a dévoilé jeudi une revalorisation des barèmes des prestations sociales cantonales: revenu d'insertion, prestations complémentaires pour les familles, rente-pont cantonale et bourses d'études.

L'objectif consiste à "soutenir plus largement les ménages aux ressources limitées et particulièrement touchés par l'évolution des prix", indique le gouvernement. Et d'ajouter que ces hausses représenteront une amélioration comprise entre 330 et 850 francs par an et par ménage.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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UNIL: viols et nombreux harcèlements signalés dans une enquête

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L'enquête menée par le centre de compétences suisse en sciences sociales (FORS) a recueilli les témoignages de quelque 3500 personnes. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Une enquête menée à l'Université de Lausanne (UNIL) met en lumière de nombreux cas de harcèlement, dont les femmes sont majoritairement les victimes. Près de 150 cas de harcèlement sexuel relevant du domaine pénal sont rapportés, dont quatre viols.

Ces situations, qui portent sur les cinq dernières années, ont été signalées lors d'une enquête réalisée le printemps dernier par le centre de compétences suisse en sciences sociales (FORS). Elle a été menée auprès de 3558 personnes, soit 17% de la communauté académique.

En tout, ce sont 148 actes physiques non désirés et pénalement répréhensibles qui ont été mentionnés. Outre les quatre viols, 42 situations d'attouchements à caractère sexuel et 102 gestes déplacés sont notifiés dans le rapport.

"Les femmes rapportent systématiquement avoir subi plus de comportements de harcèlement sexuel que les hommes", soulignent les auteurs du rapport. Cela vaut pour les "blagues" sur le sexe ou l'orientation sexuelle (38% de femmes concernées - 27% d'hommes), les regards insistants ou déplacés (22% - 5%) et les comportements ou critiques sur l'apparence physique (20% - 8%).

Les auteurs de harcèlement sexuel sont, concernant les employés de l'UNIL, majoritairement des personnes dans une position hiérarchique plus élevée. Pour les actes commis envers les étudiants, ce sont en majorité d'autres étudiants qui sont signalés, suivi par les enseignants.

Toutefois, rapportés à la taille des différentes populations de l'UNIL, les résultats indiquent que le pourcentage d'auteurs parmi les enseignants est plus élevé que celui au sein des étudiants.

Nouveau dispositif en 2023

Les situations de harcèlement psychologique ont aussi été analysées. Il en ressort que les membres du personnel sont les plus touchés, notamment dans le cadre de communication avec des collègues. Les disparités de genre sont à nouveau présentes, les femmes rapportant plus souvent ce genre de situation.

Cités dans le rapport, la direction de l'UNIL et le Bureau de l'égalité se disent "vivement préoccupés par la fréquence et la gravité des actes de harcèlement rapportés." Les conclusions sont certes "comparables" à d'autres établissements similaires, mais restent "inadmissibles et indignes".

L'UNIL affirme s'engager à prendre "des mesures concrètes" pour soutenir les victimes et effectuer un suivi régulier du climat au sein de l'Universtié. Elle prévoit, pour le début de l'année prochaine, "le lancement d'un dispositif réformé de lutte contre le harcèlement et les discriminations", mais aussi le recrutement de plusieurs spécialistes du domaine.

L'objectif consiste notamment à renforcer la prévention, visibiliser les ressources à disposition, libérer la parole des victimes ou encore "rétablir une confiance chancelante en l'institution."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Près de 80'000 oiseaux recensés sur les lacs de Neuchâtel et Morat

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Quelque 6500 fuligules morillons ont été recensés sur les lacs de Neuchâtel et Morat (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BRUN)

Près de 80’000 oiseaux ont été dénombrés au total entre les lacs de Neuchâtel et Morat lors du dernier recensement le 13 novembre dernier. Un chiffre qui se situe dans la moyenne supérieure des dernières années.

Un lac plat, un stratus haut et une très bonne luminosité ont permis aux recenseurs de réaliser un comptage des oiseaux d’eau dans d’excellentes conditions sur les lacs de Neuchâtel et de Morat, écrit mercredi l'association de la Grande Cariçaie.

Globalement, les effectifs ont été au beau fixe. L'association note tout de même quelques faibles totaux pour certaines espèces, le changement climatique favorisant un hivernage plus au nord ou une descente plus tardive. Avec l’automne doux, cette tendance est bien visible pour certaines espèces, telles le canard colvert, le garrot à ½il d’or ou le cygne chanteur.

Au total, 75’376 oiseaux ont été dénombrés sur le lac de Neuchâtel. Le lac de Morat, de son côté, a totalisé 3649 oiseaux. Le secteur situé entre Chevroux (VD) et Estavayer (FR) a été particulièrement peuplé lors de ce comptage, avec près de 25’000 spécimens.

Dans le détail, le fuligule milouin a totalisé 26’080 individus sur les deux lacs, soit presque 10'000 oiseaux de plus que la nette rousse, deuxième espèce la plus abondante avec 16’560 individus. La foulque macroule et le fuligule morillon suivent ensuite avec 11′415 et 6′471 individus, respectivement.

Le prochain comptage international des oiseaux d’eau aura lieu le week-end du 14–15 janvier 2023 (le 14 janvier pour la région des Trois Lacs).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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