Lausanne
Pas d'exposition "Real Human Bodies", la Muni "satisfaite"
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L'exposition controversée "Real Human Bodies" ne se tiendra pas au Palais de Beaulieu à Lausanne ce week-end. Le Tribunal cantonal a confirmé l'interdiction prononcée par la ville.
Le tribunal rejette le recours des organisateurs. Dans un communiqué diffusé vendredi, il estime que la municipalité pouvait interdire la tenue de l'exposition "compte tenu de l'absence d'informations" sur l'origine des corps présentés.
La réaction de Pierre-Antoine Hildbrand, Municipal lausannois :
Propos recueillis par Robin Baudraz
Décision conforme
La municipalité de Lausanne "était fondée à demander à l'organisateur des informations complémentaires" vu le large pouvoir d'appréciation dont elle dispose. Comme elle n'en a pas obtenu, la décision d'interdiction était "conforme au règlement communal et au principe de la proportionnalité".
Autorisée dans un premier temps le 5 octobre, l'exposition a ensuite fait l'objet d'une plainte de la part de l'association Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT-Suisse). Selon elle, il est très probable que les cadavres utilisés soient ceux de prisonniers chinois ou de membres du Falun Gong, mouvement interdit en Chine.
Doutes pas levés
Sans s'opposer par principe à des expositions de corps plastinés, ACAT-Suisse demandait que l'origine des cadavres soit documentée et donc vérifiable. Mardi dernier, reprenant cette argumentation, la municipalité de Lausanne a interdit l'exposition en affirmant que les doutes sur leur provenance n'avaient pas pu être levés par les organisateurs.
Jeudi, la Cour de droit public et administratif (CDAP) a examiné le recours des organisateurs. Outre le revirement d'opinion de la ville de Lausanne, leur avocate a mis en exergue la protection des données valable pour les personnes qui ont donné leur corps, des Américains selon les responsables de l'évènement.
Laisser la liberté
De plus, l'exposition n'entraîne aucun risque de trouble pour l'ordre public. Selon Christina Gaist, il fallait donc laisser le public libre de choisir d'aller voir ou, au contraire, de boycotter une telle manifestation.
Dans son arrêt, la CDAP se concentre avant tout sur la question de la provenance des cadavres. "Non seulement, la recourante n'a pas fourni les documents relatifs au consentement des donneurs qui lui étaient demandés mais elle n'a produit aucun document - par exemple un rapport d'un centre de médecine légale ou une autre attestation de même type - qui serait de nature à établir l'origine des corps."
Pas de renseignements
Le tribunal relève que la municipalité de Lausanne n'est pas opposée par principe à l'organisation sur son territoire d'une telle exposition. "Sa décision repose uniquement sur l'absence de renseignements fournis par la recourante". La Cour met les 2000 francs de frais justice à la charge de cette dernière.
Devant la CDAP, le conseiller juridique de la ville avait insisté sur la liberté fondamentale en Suisse de disposer de sa dépouille et de fixer les modalités quant à son devenir.
Graves soupçons
Avec l'exposition "Real Human Bodies", "nous n'avons aucune preuve, aucune explication. On ne sait pas d'où viennent ces corps, on ne sait rien", avait déploré Xavier Michellod. Dans la balance, il y a d'un côté le grave soupçon qu'une liberté fondamentale est violée et, de l'autre côté, l'utilisation mercantile de corps.
Dominique Joris, chargé des dossiers juridiques chez ACAT-Suisse, affirmait pour sa part que "les consentements de ces personnes décédées n'existent pas". Il a fait référence notamment à une étude menée de 2006 à 2016 visant à faire la lumière sur le commerce d'organes et de cadavres en Chine.
A Berne, une exposition semblable s'est tenue du 4 au 14 octobre. ACAT-Suisse s'y est opposée sans succès.
(ATS)
Lausanne
La mixité homme-femme s'améliore dans l'administration lausannoise
L'équilibre entre les femmes et les hommes progresse au sein de l'administration lausannoise. Au 1er janvier 2026, soit une année après le lancement du "défi mixité", les femmes représentaient 49,7% du personnel (+0,5 point de pourcentage sur un an) et 35,2% des responsables d'équipe (+1,8 point).
Certains métiers restent néanmoins encore "fortement genrés" et les femmes sont sous-représentées dans les postes à responsabilités, reconnaît la Municipalité lausannoise, dans un communiqué diffusé vendredi.
Il y a, par exemple, une large majorité de femmes dans les métiers liés à l'enfance (79% dans la Direction Enfance, jeunesse et quartiers), tandis que les hommes sont beaucoup plus nombreux dans les métiers techniques (75% dans la Direction des Services industriels).
La Municipalité dit se réjouir de ce premier bilan "positif" et poursuivre ses efforts. Et de rappeler que le projet vise à améliorer la mixité dans les équipes et augmenter la représentation de femmes dans les postes de cadres.
Pas de quotas
Trois ans après le lancement de ce "défi mixité", soit au 1er janvier 2028, l'objectif est d'atteindre "une progression du nombre de personnes du genre minoritaire située entre 3 à 9 points de pourcentage selon le service", poursuit le communiqué. Cette hausse est attendue pour tous les niveaux hiérarchiques.
"Cet objectif n'est pas un quota à atteindre à tout prix, mais un repère qui oriente l'effort sur la durée, en tenant compte des réalités propres à chaque métier et des contraintes structurelles sur certains marchés de l'emploi", affirme la Municipalité.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Attribution du premier prix vaudois "PME - Agir pour l'égalité"
Le premier prix vaudois "PME - Agir pour l’égalité" a été attribué jeudi soir à l'entreprise lausannoise urbaplan, spécialisée dans l'urbanisme et la construction. La société, qui emploie une cinquantaine de personnes, s'est notamment démarquée par son action contribuant à créer "un environnement de travail respectueux et équitable pour l'ensemble de ses collaboratrices et collaborateurs."
Dans son communiqué, l'Etat de Vaud cite également "la promotion des jeunes talents", "la quasi-parité au sein de la direction et du conseil d’administration", "la formation des ressources humaines sur les biais cognitifs" ou encore "l'existence d'un suivi régulier avec des indicateurs de qualité."
En décernant ce prix, "nous souhaitons saluer l'engagement concret d'urbaplan et encourager d'autres entreprises vaudoises à suivre cet exemple", a souligné Fanny Oberson Gross, présidente du jury, citée dans le communiqué.
Cette nouvelle distinction vise à valoriser les contributions des PME vaudoises en faveur de l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Créé par la Commission cantonale consultative de l'égalité, le prix sera décerné tous les deux ans.
"Le changement est en marche au sein des entreprises qui ont bien compris que l'égalité des femmes et des hommes bénéficie à l'ensemble de leurs collaboratrices et collaborateurs ainsi qu'à leur compétitivité économique", a affirmé la conseillère d'Etat Isabelle Moret, en charge de l'économie et de l'égalité.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Le CHUV boucle ses comptes 2025 sur un bénéfice
Les comptes 2025 du CHUV affichent un bénéfice de 1,1 million de francs. Ce résultat est moins bon qu'en 2024 (bénéfice de 4,6 millions), mais largement meilleur par rapport au budget qui prévoyait un déficit de 15,4 millions.
C'est la deuxième année consécutive que le CHUV clôture ses comptes sur un résultat positif sans recourir aux réserves, confirmant "l'amélioration progressive de la situation financière de l'hôpital", indique jeudi le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV). Ce résultat intègre notamment des mesures du plan Impulsion - le plan de réduction des coûts - pour un montant de 22,1 millions, "tout en permettant de poursuivre le développement des missions de soins, d'enseignement et de recherche".
L'exercice 2025 a été marqué par "une augmentation soutenue" de l'activité clinique, poursuit le communiqué. Les revenus cliniques liés à l'hospitalisation et à l'ambulatoire progressent de 34,2 millions de francs par rapport à 2024.
Cette évolution s'accompagne d'un renforcement des effectifs "afin de répondre aux besoins de prise en charge de la population et à l'ouverture du nouvel Hôpital des enfants". La masse salariale augmente ainsi de 35,2 millions de francs, tandis que les autres charges d'exploitation progressent principalement "en raison des dépenses informatiques et des contrats d'entretien".
Le Conseil d'Etat a approuvé ces comptes 2025. Malgré ces résultats jugés "encourageants", le gouvernement vaudois relève que l'équilibre financier "reste le fruit d'une action permanente". Les efforts seront ainsi poursuivis "afin de consolider durablement cette trajectoire et garantir à long terme les missions de santé au service de la population vaudoise", conclut le CHUV dans son communiqué.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Coûts des impressions: 10 millions en 2025
Les dépenses d'impression et de publications de l'administration vaudoise (hors CHUV et UNIL) ont atteint plus de 10 millions de francs en 2025. Treize pour cent des impressions ont été réalisées hors du canton. C'est ce qui ressort d'une réponse du Conseil d'Etat à une interpellation parlementaire.
La députée PLR du Grand Conseil Josephine Byrne Garelli s'interrogeait sur la marge de manoeuvre du gouvernement pour encourager le recours aux imprimeries cantonales et locales dans ses commandes. Elle s'inquiétait notamment du fait que des institutions vaudoises subventionnées par l'Etat de Vaud imprimaient hors du canton, citant le Musée l'Elysée imprimant ses catalogues en Allemagne ou Statistique Vaud ses publications à Bâle.
L'élue de droite rappelait par ailleurs que le canton comptait 19 imprimeries, représentant 500 emplois directs et 2000 emplois indirects vaudois. Sans compter environ 50 apprentis qui se forment aujourd'hui dans les métiers de l'impression, selon son interpellation posant plusieurs questions, chiffrées aussi.
Le Conseil d'Etat a indiqué jeudi que l'ensemble des imprimés et des publications de l'Administration cantonale vaudoise (ACV) - hors CHUV et UNIL - représente pour l'année 2025 un volume de 51'200 commandes et un montant de 10,01 millions de francs. Sur ce volume, 13% des impressions sont effectuées en dehors du canton pour un montant, en 2025, de 1,33 million de francs.
S'agissant de la marge de man½uvre de l'Etat pour encourager le recours aux imprimeries cantonales/locales, le gouvernement répond qu'elle est dictée par les marchés publics. "Ce n'est véritablement que pour des marchés de faible ampleur, dont les prestations sont inférieures à 250'000 francs, que l'adjudicateur peut privilégier des acteurs vaudois en choisissant une procédure d'appel d'offre de gré à gré ou sur invitation, par exemple", écrit-il.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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