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Police de Lausanne: à sondage inquiétant, plan d'action offensif

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Le municipal lausannois en charge de la sécurité Pierre-Antoine Hildbrand (à droite) et le commandant du Corps de police de Lausanne Olivier Botteron (à gauche) s'engagent à lutter contre le harcèlement sexuel au travail (archives). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

La police de Lausanne veut lutter contre le harcèlement sexuel au travail. Un sondage auprès de ses quelque 700 membres révèle que plus de la moitié du personnel a déjà été confronté à un problème de harcèlement sexuel. Un plan d'action est mis en place à l'interne sur deux ans, axé sur des modules de sensibilisation et de formation ainsi qu'une campagne de prévention.

Vendredi dans les locaux de la police, le municipal en charge de la sécurité Pierre-Antoine Hildbrand et le commandant du Corps de police de Lausanne Olivier Botteron n'ont pas mâché leurs mots: "sujet grave", "situations dramatiques et inadmissibles", "omerta intolérable et inacceptable" ou encore "on n'a pas fait tout juste".

Le temps était donc à la "prise de conscience", selon eux, notamment depuis le témoignage de deux collaboratrices, victimes de harcèlement sexuel, qui avaient donné leur démission. "On n'a pas pu, pas su, les protéger à temps", a reconnu M. Botteron. C'est finalement sur la base d'un sondage, anonyme, que la Ville et le Corps de police déploient leurs nouvelles mesures.

Questionnaire en ligne

Un questionnaire en ligne a été envoyé à 694 employées et employés. Le taux de participation, jugé "excellent", est de 69%, soit 484 réponses reçues, dont 255 dans les 48 heures après l'envoi. Il en ressort que 53% des personnes interrogées ont dit avoir été confrontées à des situations de harcèlement sexuel au travail durant les 12 derniers mois (59% parmi les femmes et 51% parmi les hommes).

"C'est un chiffre inquiétant sans être alarmiste", a commenté M. Botteron. Les situations les plus rapportées ont trait à des aspects de communication et de langage (environ 85%): remarques ou plaisanteries dégradantes, commentaires désobligeants ou dégradants, discussions à contenu sexuel imposées, appels ou messages non souhaités. Les gestes obscènes et insinuations sexuelles sont aussi régulièrement signalés (29%).

Attouchements et baisers plus rares

Les cas incluant une composante de gestes ou de contact physique sont globalement moins rapportés. Quelques cas de propositions à connotation sexuelle et contact corporel indésirable sont toutefois cités. Nettement plus rares: les promesses et avances sexuelles, les attouchements et baisers contre son gré ainsi que les contraintes sexuelles.

Le sondage mentionne encore plusieurs cas dans la catégorie "sifflé, dévisagé et déshabillé du regard" ainsi que dans la catégorie "images pornographiques et corps nus".

Jusqu'ici, aucune plainte n'a été déposée ou maintenue jusqu'au bout par une victime, selon le commandant du Corps de police de Lausanne. Et une seule mise en demeure - acte avant un licenciement - a été signifiée à un membre de la police municipale à la suite de deux enquêtes administratives à l'interne, complète-t-il.

Il ressort aussi de commentaires libres au questionnaire trois attentes des employées et employés: agir contre la banalisation (relativisation par l'humour, minimisation et déni du phénomène), anticiper et prévenir ainsi que sensibiliser à cette problématique.

Cours de sensibilisation et de formation

Ville de Lausanne et Corps de police tiennent aussi à souligner que l'enquête montre par ailleurs que plus de 85% des personnes sondées jugent l'ambiance de travail agréable ou très agréable (90% quand il s'agit des relations entre collègues, 88% au sein du poste, d'une brigade ou entité, et 82% avec les supérieurs hiérarchiques).

C'est ensemble que les deux parties mettent en place un plan d'action pour s'engager contre le harcèlement sexuel au travail. Il s'articule autour de trois axes. Premièrement avec des modules de sensibilisation de 3h par groupes de 40 à 60 personnes à l'ensemble du personnel. Deuxièmement avec une formation spécifique d'une journée par groupes de 12 participants pour les cadres.

Enfin, une campagne de prévention "Ça va?" sera lancée à l'interne par le biais d'actions de communication en ligne et dans les locaux de la police afin "d'oser en parler et d'agir" et de s'orienter vers les bonnes personnes. Toutes ces mesures entreront en vigueur dès la rentrée estivale et s'étaleront par étapes jusqu'à l'horizon 2023 et 2024, où un bilan sera établi, pour être pérennisées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Fonction publique vaudoise: nouvelle journée de grève et d'actions

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Dans le canton de Vaud, de nombreux lieux de travail avaient de nouveau voté des résolutions de grève, notamment dans les établissements scolaires, ici le gymnase de Beaulieu à Lausanne, et universitaires, ainsi que dans le domaine de la santé et du social. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La fonction publique vaudoise a connu jeudi une nouvelle journée de grève pour protester contre le projet de budget 2026 et ses 305 millions de mesures d'économies. C'était la septième journée de colère des employés des services publics et parapublics depuis octobre.

Sous les mots d'ordre "Contre l'austérité, on ne lâche rien!", les syndicats avaient invité tous les fonctionnaires à une "grève totale" afin de protester contre les coupes budgétaires de l'Etat. De nombreux lieux de travail avaient voté des résolutions de grève, notamment dans les établissements scolaires et universitaires, ainsi que dans le domaine de la santé et du social.

"Difficile de dire si les grévistes sont en augmentation, mais c'est déjà la quatrième journée de grève et la mobilisation reste très forte", a indiqué à Keystone-ATS Cora Antonioli, la présidente du syndicat SSP-Vaud, organisatrice de la mobilisation avec les syndicats SUD et FSF. "On constate toutefois que le nombre d'endroits mobilisés s'élargit à de nouveaux secteurs en grève".

Ecoles: "forte mobilisation"

C'est dans les écoles que le mouvement de grève était, une nouvelle fois, le plus répandu. Le Département de l'enseignement et de la formation professionnelle (DEF) "constate une forte mobilisation sur les différents lieux de formation du canton". "Dans l'enseignement obligatoire, on peut estimer à plus d'un tiers environ la proportion des employés de l'Etat de Vaud qui ont fait grève aujourd'hui", indiquent les services du ministre Frédéric Borloz.

"Les situations peuvent varier fortement d'un établissement à l'autre. Dans certains établissements ou certains sites, aucune classe n'a eu l'enseignement habituel, dans d'autres lieux ou écoles, la journée s'est déroulée normalement ou presque", souligne le DEF.

"Dans tous les cas où les cours ne pouvaient pas avoir lieu normalement, les élèves ont été accueillis à l'école selon la décision des parents de les garder ou non à la maison. Les familles ont été informées de chaque situation par écrit", précise-t-il.

Assemblée en soirée

Après les cinq manifestations dans les rues de Lausanne depuis le 2 octobre, dont deux cette semaine devant le Grand Conseil - où les députés débattent justement du budget 2026 de l'Etat -, aucune manifestation n'a été prévue jeudi en fin de journée, parallèlement à cette quatrième journée de grève.

En revanche, une assemblée générale unitaire des syndicats du personnel est prévue à 18h30 pour décider de la suite du mouvement, des mobilisations et des actions pour la semaine prochaine.

"Engager le dialogue"

Les trois syndicats de la fonction publique SSP, FSF et Sud fustigent toujours le gouvernement, "sa politique de (non-)communication" et "sa volonté de ne pas négocier". Ils reprochent aussi au Conseil d'Etat de "tenter de faire porter toute la responsabilité de ses choix politiques au Grand Conseil".

Ces organisations syndicales appellent donc le Conseil d'Etat à "engager sans délai un dialogue sérieux, seul moyen d'apaiser la situation et de répondre aux préoccupations légitimes exprimées".

Mardi et mercredi devant le Grand Conseil, le gouvernement a plusieurs fois répété qu'il n'avait pas refusé le dialogue, contrairement aux dires des syndicats. La présidente Christelle Luisier a notamment évoqué deux séances de discussions et relevé que, selon elle, c'était les syndicats qui avaient "refusé toute entrée en matière".

Le gouvernement a présenté le 24 septembre son projet de budget 2026, qui prévoit un déficit de 331 millions de francs et 305 millions de mesures d'économies. Ces dernières comprennent notamment 165 millions de coupes dans les subventions.

Le personnel de l'Etat est, lui aussi, directement concerné avec notamment une "contribution de crise" de 0,7% du salaire brut en 2026 sur les classes salariales de 6 à 18. Cette mesure, comme toutes les autres, est combattue par les syndicats.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne: 41 personnes prévenues de fraude aux assurances sociales

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La justice vaudoise a mis au jour une fraude a l'assurance sociale en enquêtant sur le "tristement célèbre" immeuble de la rue de Geneve 85 a Lausanne, ci-contre. Cet immeuble, qui fait régulièrement la "une" des médias, est aussi connu comme une base pour le trafic de drogue à Lausanne. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La justice vaudoise a mis à jour une fraude à l'assurance sociale en enquêtant sur le "tristement célèbre" immeuble de la rue de Genève 85 à Lausanne: 41 personnes sont accusées d'avoir reçu des prestations sociales indues pour la prise en charge de leur loyer.

Le préjudice est estimé à quelque 1,9 million de francs et les services sociaux de l'Etat de Vaud ont porté plainte, annonce jeudi le Ministère public vaudois dans un communiqué.

Cet immeuble, qui fait régulièrement la "une" des médias, est connu comme une base pour le trafic de drogue à Lausanne. En investiguant sur ces activités, mais aussi sur l'occupation d'appartements par des personnes en situation de séjour illégal, les enquêteurs ont remarqué que de nombreuses personnes s'annonçaient locataires sans toutefois y résider.

Grâce à de faux baux à loyer, fournis par le concierge et le gérant de l'immeuble, ces individus ont perçu illicitement des prestations des services sociaux de l'Etat de Vaud entre 2018 et 2025.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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VD: les députés acceptent de baisser le salaire des fonctionnaires

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Le Grand Conseil vaudois a débattu mercredi jusqu'à 22h00 sur le budget 2026. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Grand Conseil vaudois a poursuivi mercredi tout au long de la journée, et même jusqu'en fin de soirée, ses débats sur le budget 2026. Sa majorité de droite a notamment accepté, en premier débat, une baisse de salaire pour les employés de l'Etat.

Cette "contribution de crise" constitue l'une des mesures les plus sensibles du budget 2026, et elle est particulièrement vilipendée lors des manifestations de la fonction publique. Elle prévoit une retenue de 0,7% sur le salaire de la plupart des employés de l'Etat pour l'année 2026. Economies attendues pour le canton: 23,5 millions.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Près de 1000 manifestants à nouveau devant le Grand Conseil

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Devant l'entrée du Grand Conseil vaudois, les syndicats avaient déposé un énorme cube blanc en carton enrubanné sous forme de cadeau, symbolisant le cadeau fiscal du bouclier fiscal pour les très riches. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Une nouvelle manifestation a eu lieu mercredi en fin d'après-midi devant le Grand Conseil vaudois, en plein débat sur le budget 2026 de l'Etat. Près de 1000 personnes étaient rassemblées devant l'entrée du Parlement, rue Cité-Devant à Lausanne, selon Keystone-ATS.

Il s'agissait de la sixième journée de mobilisation des services publics et parapublics depuis cet automne, et de la troisième semaine consécutive. Une "grève totale" est, elle, annoncée pour jeudi, toujours pour protester contre le projet de budget 2026, qui prévoit un déficit de 331 millions de francs et 305 millions de mesures d'économies.

Comme la veille (plus de 1500 manifestants), le rassemblement de mercredi visait symboliquement à "encercler" le Grand Conseil. L'ambiance était particulièrement animée entre 17h00 et 18h00, moment de pause dans le débat budgétaire débuté le matin et devant se terminer tard en soirée.

La foule a de nouveau copieusement sifflé et hué les parlementaires, restés à l'intérieur. Seuls quelques députés de gauche, de la gauche radicale surtout, sont sortis pour saluer les manifestants ou simplement se tenir debout sous le parvis en signe de solidarité.

Cadeau fiscal XXL en carton

"Grève, grève, grève et mobilisation, c'est ça, c'est ça, c'est ça la solution", "De l'argent, il y en a, dans les caisses de l'Etat", "Bouclier fiscal, c'est un scandale" ou encore "Conseil d'Etat, démission", ont scandé et chanté les manifestants, tenant de nombreuses banderoles et pancartes. Ils ont aussi entonné un "Nous sommes, nous sommes fâchés" sur l'air de "We Will Rock You" du groupe britannique The Queen.

Devant l'entrée du Grand Conseil, les syndicats ont déposé un énorme cube blanc en carton enrubanné sous forme de cadeau, symbolisant le cadeau fiscal du bouclier fiscal pour les très riches. Plusieurs torches ont ensuite été allumées dans les mains des manifestants pour entourer ce cube XXL. Les syndicats avaient invité les participants à rester jusqu'à 22h00.

Par ailleurs, en début de soirée, le groupe Enfance du syndicat des services publics (SSP Vaud) a remis officiellement à la chancellerie de l'Etat une lettre ouverte au Conseil d'Etat et à Nuria Gorrite muni de plus d'un millier de signatures de professionnels et de parents. Le texte "s'oppose fermement aux coupes réduisant temporairement la contribution du Canton à la Fondation pour l'Accueil de jour de l'enfance (FAJE)".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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