Rejoignez-nous

Vaud

Le canton de Vaud dévoile son Plan climat

Publié

,

le

Nuria Gorrite, présidente du Conseil d'Etat vaudois, et Béatrice Métraux, conseillère d'Etat vaudoise, présentent le Plan climat lors d'une conférence de presse du Conseil d'Etat à Lausanne. (©KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)
Il était des plus attendus, il a été révélé ce matin. Le Conseil d'Etat vaudois in corpore a présenté son Plan climat. Dans un premier temps, il souhaite réduire les émissions de gaz à effet de serre de 50 à 60% d'ici 2030. Avant d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2050.

Le canton de Vaud vise la neutralité carbone d'ici 2050. Le Conseil d'Etat in corpore a présenté ce matin son Plan climat. Dans un premier temps, il souhaite réduire les émissions de gaz à effet de serre de 50 à 60% d'ici 2030 par rapport à 1990. Ces objectifs sont les mêmes que ceux fixés l'été dernier par le Conseil fédéral, et qui doivent permettre de respecter les Accords de Paris. Dans une première phase, le gouvernement a défini trente mesures stratégiques et a réservé 173 millions de francs d’investissements permettant une mise en œuvre sans délai. Béatrice Métraux, conseillère d'Etat en charge de l’environnement et présidente de la cellule stratégique Plan climat:

Béatrice Métraux
Conseillère d'Etat et présidente de la cellule stratégique Plan climat, VD
Béatrice MétrauxConseillère d'Etat et présidente de la cellule stratégique Plan climat, VD

Trois axes stratégiques vont guider l’action gouvernementale: réduction, adaptation et documentation. Béatrice Métraux:

Béatrice Métraux
Conseillère d'Etat et présidente de la cellule stratégique Plan climat, VD
Béatrice MétrauxConseillère d'Etat et présidente de la cellule stratégique Plan climat, VD

S’adapter aux changements climatiques. Documenter ces changements. Enfin, réduire les émissions de gaz à effet de serre de 50 à 60% d'ici 2030 par rapport à 1990. La neutralité carbone d’ici 2050 dans le canton de Vaud, une ambition qui doit permettre de respecter les Accords de Paris. Mais une ambition en-deçà de ce que certains grévistes du climat réclamaient. Soit un bilan carbone neutre en 2030. Nuria Gorrite, présidente du Conseil d’Etat vaudois:

Nuria Gorrite
Présidente du Conseil d’Etat vaudois
Nuria GorritePrésidente du Conseil d’Etat vaudois

Pour donner une première impulsion, un investissement de 173 millions de francs sera soumis au Grand Conseil, dont 50 millions pour la mobilité, 28 millions pour l'agriculture et 35 millions pour les milieux naturels. Pascal Broulis, grand argentier vaudois:

Pascal Broulis
Conseiller d'Etat, VD
Pascal BroulisConseiller d'Etat, VD

Selon les autorités, en ajoutant les montants acquis au cours de la législature et l'effet multiplicateur sur l'économie vaudoise, l'effort cantonal se monte à 1,3 milliard de francs.

Finis les voyages d'études en avion

Parmi les mesures concrètes annoncées ce matin, la volonté d’investir 50 millions à l’intention du réseau des bus régionaux. Un crédit que doit valider le Grand Conseil. Nuria Gorrite, présidente du Conseil d’Etat et ministre en charge des transports:

Nuria Gorrite
Présidente du Conseil d’Etat vaudois
Nuria GorritePrésidente du Conseil d’Etat vaudois

Poste important dans le Plan climat, l’assainissement énergétique des bâtiments propriétés de l’Etat. Entre 2020 et 2040, quelque 475 millions sont prévus à cet effet.

Pascal Broulis
Conseiller d'Etat, VD
Pascal BroulisConseiller d'Etat, VD

Le soutien à l'agriculture pour favoriser la captation de carbone dans les sols, le renforcement des forêts et des cours d'eau ou l'échange d'idées avec les communes figurent aussi parmi les nombreux domaines dans lesquels va agir le canton. Autre mesure: finis les voyages d’études en avion pour les élèves vaudois. Cesla Amarelle, conseillère d’Etat en charge de la formation:

Cesla Amarelle
Conseillère d’Etat, VD
Cesla AmarelleConseillère d’Etat, VD

Face aux attentes liées à ce plan, la ministre de l’environnement et présidente de la cellule stratégique Plan climat Béatrice Métraux s’attend aux critiques. Mais elle se dit prête à les accepter. Béatrice Métraux :

Béatrice Métraux
Conseillère d'Etat et présidente de la cellule stratégique Plan climat, VD
Béatrice MétrauxConseillère d'Etat et présidente de la cellule stratégique Plan climat, VD

Elle souligne en outre un Plan climat destiné à être évolutif et progressif.

Béatrice Métraux
Conseillère d'Etat et présidente de la cellule stratégique Plan climat, VD
Béatrice MétrauxConseillère d'Etat et présidente de la cellule stratégique Plan climat, VD

En parallèle à la mise en œuvre des premières mesures, les travaux destinés à élaborer la 2e génération du Plan climat débuteront durant cette législature encore. Promesse des autorités pour cette nouvelle étape: une plateforme de consultation permettra un large dialogue avec la collectivité, les milieux économiques, le monde académique et les communes.

>> Pour consulter toutes les mesures: Stratégie du Conseil d’État vaudois pour la protection du climat
Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vaud

Une piste d'essai Hyperloop se construit à l'EPFL

Publié

le

Le banc d'essai circulaire de 120 mètres de long simule une piste Hyperloop infinie. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'EPFL et la start-up Swisspod construisent sur le campus un banc d'essai circulaire Hyperloop, le premier opérationnel en Europe. Leur objectif est de tester et d'améliorer la technologie de transport ultra-rapide sous vide.

Le système Hyperloop, plus propre que l'avion et plus rapide que le train, pourrait révolutionner la mobilité longue distance, écrit vendredi l'EPFL dans un communiqué. Les projets se multiplient à travers le monde et la haute école lausannoise n'est pas en reste.

Un banc d'essai circulaire de 40 mètres de diamètre et 120 mètres de long vient d'être inauguré. Il permettra de valider des hypothèses nécessaires à la réalisation d'un système Hyperloop, tant du point de vue de l'infrastructure que de la capsule de transport.

Le banc d'essai se présente sous la forme d'un anneau de fonte en aluminium, bourré de capteurs. L'infrastructure, conçue et gérée par le Laboratoire des systèmes électriques distribués (DESL), permet de simuler une piste Hyperloop infinie à une échelle de 1 sur 6.

Travail conséquent encore à faire

Un des gros défis d'Hyperloop est le système de propulsion. Pour en réduire le coût, l'idée est que ce ne soit pas l'infrastructure, mais le véhicule qui transporte l'énergie nécessaire à sa propulsion. Ce véhicule serait alors doté d'un moteur linéaire, mais des développements technologiques conséquents sont encore nécessaires pour atteindre ce but, reconnaît l'EPFL.

La piste d'essai permettra de tester et valider un nouveau moteur à induction linéaire, développé dans le cadre du projet Limitless, soutenu par une bourse Innosuisse. Il s'agira aussi d'étudier et d'optimiser les aspects fondamentaux de la propulsion électromagnétique et de la lévitation des capsules. Selon la start-up Swisspod, citée dans le communiqué, une solution pourrait être mise sur le marché d'ici quatre à cinq ans.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Vaud

Le chef du Pont de Brent s'installe à l'école hôtelière de Glion

Publié

le

Stéphane Décotterd quitte le Pont de Brent pour Glion. (Image d'archives - ©KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le chef Stéphane Décotterd quitte le Pont de Brent pour s'installer avec sa brigade au restaurant Bellevue de l'école hôtelière de Glion (VD). Le nouveau restaurant ouvrira ses portes le 23 septembre prochain.

A Glion, Stéphane Décotterd et sa femme Stéphanie géreront deux restaurants: le restaurant gastronomique et panoramique de l'ancien hôtel Bellevue ainsi qu'un bistrot adjacent, annonce jeudi le groupe Sommet Education.

Le chef - deux étoiles au Michelin - sera soutenu par sa propre brigade ainsi que par les équipes en place à Glion. "Après 10 ans au Pont de Brent, c'est une belle opportunité, un nouveau défi", a expliqué le chef à Keystone-ATS. "L'aventure continue, à sept kilomètres de distance. Dans un nouveau restaurant, tout refait il y a quatre ans. Un lieu somptueux, avec une vue époustouflante".

Produits locaux

Stéphane Décotterd part à Glion pour créer un nouveau restaurant, "pas pour faire de l'enseignement", précise-t-il. "Des étudiants seront accueillis dans nos équipes sous forme de micro-groupes. Et des masterclasses pourront être données hors des heures d'ouverture".

Il poursuivra "sa quête vers l'excellence, offrant une cuisine plus que jamais locale, inventive et éco-responsable", relève le communiqué. Une forme de cuisine qui lui est "chère", dit-il.

Le nouveau restaurant de Glion et son bistrot attenant - qui doivent encore être baptisés - constituent un "bel outil de travail", ajoute-t-il. "Le Pont de Brent est une très belle maison historique, mais on ne peut pas pousser les murs. C'est limité au niveau de la place", glisse-t-il. Il y assurera son dernier service le 28 août.

Dix ans chef du Pont de Brent

Né à Billens (FR), Stéphane Décotterd s'est formé dans divers restaurants. En 2005, il est revenu au Pont de Brent pour travailler avec Gérard Rabaey, chef triplement étoilé qui a rendu célèbre le lieu. Stéphane Décotterd lui a succédé en 2011 et a décroché deux étoiles au Michelin et 18 points au Gault-Millau, des distinctions qu'il détient encore et espère maintenir dans son nouveau restaurant.

En 2018, le chef a renoncé aux fruits exotiques, produits de la mer et autres produits importés pour privilégier une cuisine avec des produits et les terroirs locaux. Glion Institut de Hautes Etudes (GIHE) est une école hôtelière réputée qui est membre du groupe Sommet Education.

Continuer la lecture

Genève

Michel Mayor devient conseiller sur la diplomatie scientifique

Publié

le

Michel Mayor représentera la Fondation pour Genève au sein du Geneva Science and Diplomacy Anticipator. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Prix Nobel de physique vaudois Michel Mayor rejoint le Geneva Science and Diplomacy Anticipator (GESDA). Dans un accord dévoilé mercredi à Verbier (VS), il devient conseiller de cette entité qui veut faire de Genève la capitale de la diplomatie scientifique.

M. Mayor représentera la Fondation pour Genève au sein du GESDA. Celui-ci a été lancé en 2019 par la Confédération, le Canton et la Ville de Genève pour identifier les futurs défis scientifiques et en faire des solutions pour la société.

Le partenariat a été dévoilé en présence du conseiller fédéral Ignazio Cassis et du président du gouvernement genevois Serge Dal Busco. Il a été signé par le président du GESDA Peter Brabeck-Letmathe et celui de la Fondation pour Genève Marc Pictet.

Le premier se félicite des "alliances grandissantes de GESDA qui permettent de repérer les percées scientifiques et les transformer en solutions pour l'avenir". Le second s'est dit "convaincu qu'en unissant nos forces et nos réseaux, nous pouvons contribuer à accélérer la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable des Nations Unies".

Discussion avec une proche de Biden

Le GESDA va organiser en octobre à Genève un mini-Davis de la diplomatie scientifique. Des centaines d'acteurs seront présents, dont des dirigeants d'organisations internationales. L'une des principales conseillères scientifiques du président américain Joe Biden, la directrice adjointe du nouveau Bureau pour la politique scientifique et technologique Alondra Nelson, sera également présente.

Parmi les composantes attendues, le GESDA va dévoiler son radar sur les solutions, un indice annuel pour évaluer l'impact des futures avancées scientifiques sur les 5 à 25 années qui suivent. Sur des questions allant de l'intelligence artificielle (IA) à l'éco-régénération en passant par l'anticipation scientifique.

Le GESDA explore des actions concrètes comme un CERN informatique, un accord international et une organisation pour des standards sur l'IA, ainsi qu'un effort pour accélérer la décarbonisation de l'économie. Ou encore une cour mondiale traitant les plaintes sur les différentes questions scientifiques.

Continuer la lecture

Vaud

L'ECA indemnisera les caravanes et les habitations inondées

Publié

le

En raison des circonstances exceptionnelles, l'ECA va indemniser les campeurs. (Image d'archives - ©KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

La montée des eaux du lac de Neuchâtel a submergé plusieurs campings vaudois le week-end dernier, causant d'importants dégâts à de nombreuses caravanes. L'Etablissement cantonal d'assurance (ECA) a décidé d'entrer exceptionnellement en matière pour une indemnisation.

En principe, les contrats d'assurance de l'ECA prévoient une prise en charge des dégâts si le niveau d'eau du lac atteint 431 mètres. Or la coté a grimpé jusqu'à 430,73 mètres lundi matin, un record, avant d'amorcer une lente décrue d'un ou deux centimètres par jour.

Geste exceptionnel

Vu les circonstances, la direction de l'ECA a décidé mardi d'accorder sa couverture d'assurance pour tous les dommages consécutifs à la montée des eaux du lac de Neuchâtel. L'établissement d'assurance tient ainsi compte "de la situation hydrique exceptionnelle régnant dans la région et de la bise de ces derniers jours", a-t-il indiqué mercredi à Keystone-ATS.

La décision est valable pour tous les dommages aux bâtiments. Elle s'applique aussi en principe aux caravanes des campings.

Mercredi, l'ECA a indiqué avoir reçu 178 déclarations de sinistres pour des caravanes et mobiles homes depuis le début des intempéries à la mi-juin. Elles proviennent notamment des campings d'Avenches, de Cudrefin, Cheseaux-Noréaz, Grandson, Yverdon-les-Bains et Yvonand.

Ce nombre augmente chaque jour. En ce qui concerne les caravanes, le dommage, respectivement l'indemnité, sera estimé par un "expert externe neutre", explique l'ECA.

Caravanes immergées

Sur la rive sud du lac de Neuchâtel, au camping VD8 de Cheseaux-Noréaz, environ 250 caravanes et quelques tentes se sont retrouvées immergées. Les barrages et les sacs de sable installés quelques jours auparavant n'ont rien pu face à l'inexorable montée du lac. Selon les endroits, l'eau atteint le haut des jambes.

Alertés qu'une évacuation d'urgence pourrait être prononcée, environ 600 touristes ont quitté leur emplacement la semaine dernière. Mais d'autres sont restés, pour l'essentiel des gens qui séjournent à l'année dans ce grand camping du bord de l'eau. Environ 75% des caravanes auraient subi un dommage total.

"Je n'ai pas pensé que la montée des eaux serait aussi importante", explique Marc Waldispuehl, président du Camping Club Yverdon qui gère notamment VD8. En 2015, date de la précédente crue centennale, la cote du lac de Neuchâtel avait grimpé beaucoup moins haut.

Câbles pour retenir les caravanes

La situation s'est particulièrement aggravée samedi et dimanche, surtout que la bise a compliqué la situation. "Dans la nuit, nous avons planté des pilotis dans le lac et tendu des câbles pour empêcher que des caravanes ne partent au large", se souvient-il.

Rien d'autre à faire désormais qu'attendre que l'eau baisse. Marc Waldispuehl évalue "entre 300'000 et 400'000 francs sa perte d'exploitation. Je devais accueillir 2300 personnes cette semaine". Il espère rouvrir pour le 1er août, ajoute-t-il, optimiste.

Continuer la lecture

Vaud

Auteurs de déprédations en série identifiés vers Terre Sainte

Publié

le

L'enquête a permis d'identifier deux auteurs principaux (Image prétexte - ©KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA BELLA)

La police a identifié les auteurs d'une série de vols et déprédations commis durant toute l'année 2020 dans la région de Terre Sainte, sur la Côte vaudoise. Quatorze jeunes gens, pour la plupart mineurs au moment des faits, ont été auditionnés et dénoncés.

Entre les mois de janvier 2020 et mars 2021, le groupe a commis, dans des compositions différentes, une vingtaine de délits. L'enquête menée par les gendarmes du poste de Coppet a permis d'identifier deux auteurs principaux, un majeur et un mineur au moment des faits, annonce mercredi la police cantonale vaudoise.

Les jeunes gens s'en prenaient à des véhicules, s'introduisaient dans des propriétés privées ou volaient des vélos, notamment. Ils ont également commis des déprédations dans un wagon ainsi qu'un vol par effraction dans un kiosque. Le montant des dégâts n'a pas encore été estimé, mais 26 plaintes ont été déposées.

Continuer la lecture

Les Sujets à la Une

X