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Le canton ouvre un centre de test spécialement pour les enfants

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Le Groupement des pédiatres vaudois soutient l'absence de dépistage chez les enfants de moins de 12 ans sauf dans de rares situations telles que des enquêtes d'entourage demandées par le médecin cantonal ou en cas d'hospitalisation (photos symboliques). (Keystone/DPA/ROLF VENNENBERND)

Le canton de Vaud ouvre un centre de test de dépistage du coronavirus spécialement destiné aux enfants. Géré par le CHUV sur le site de l'Hôpital de l'enfance à Lausanne, il accueille dès mercredi et six jours sur sept les enfants jusqu'à 18 ans et leurs parents pour toute question liée au Covid-19.

Cette nouvelle offre, rapide et gratuite, "soutient la stratégie cantonale de lutte contre l'épidémie qui comprend le dépistage systématique des personnes symptomatiques, la rupture des chaînes de contamination et le respect des gestes barrière", a expliqué mercredi le Département de la santé et de l'action sociale (DSAS).

En plus de la réalisation du frottis, la présence sur le site d'une infirmière spécialisée permet de faire de la prévention et du conseil en lien avec le Covid-19 pour les enfants et leur famille, précisent les services de Rebecca Ruiz. Le centre de test pédiatrique permet aussi de procéder à une analyse familiale.

Il est essentiel que toute personne symptomatique dès 12 ans (toux, maux de gorge, souffle court, douleurs thoraciques et/ou fièvre sans aucune cause et/ou perte soudaine du goût ou de l'odorat) se fasse tester pour casser au plus tôt une éventuelle chaîne de contamination et ainsi protéger les proches à la maison et sur les lieux de travail et de loisirs, selon le DSAS.

"Ne pas attendre"

Le test à large échelle fait partie de la stratégie d'endiguement de l'épidémie au même titre que l'isolement des cas positifs et la mise en quarantaine de leurs contacts, rappelle le canton.

"Pour que cette stratégie fonctionne, il faut que chacune et chacun aille se faire tester dès l'apparition des symptômes compatibles avec le coronavirus. Il est important de ne pas attendre: nous constatons encore trop souvent que des personnes positives présentaient des symptômes plusieurs jours avant le test", relève Rebecca Ruiz.

"Toute personne symptomatique évite des quarantaines fastidieuses à ses proches, amis et collègues de travail en allant se faire tester, aussi souvent que nécessaire. Elle préserve les personnes les plus vulnérables parmi nous", souligne la ministre en charge de la santé.

Plus de 2000 tests depuis mars

Quant aux enfants de moins de 12 ans, ils tombent moins souvent malades et, le cas échéant, présentent peu ou pas de symptômes. Dans la majorité des cas, ils sont infectés par les adultes plutôt que le contraire. Pour ces raisons, les directives de l'OFSP proposent une dérogation au dépistage systématique pour cette catégorie-là.

Le Groupement des pédiatres vaudois soutient l'absence de dépistage chez les enfants de moins de 12 ans sauf dans de rares situations telles que des enquêtes d'entourage demandées par le médecin cantonal ou en cas d'hospitalisation, selon le DSAS.

Depuis le début de l'épidémie en mars 2020, plus de 2000 tests ont été effectués aux urgences pédiatriques à Hôpital de l'enfance de Lausanne. Grâce à l'ouverture du nouveau centre, il est désormais possible de séparer le flux des urgences pédiatriques de celui dédié aux tests des enfants, note encore le DSAS.

 

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Pandémies: les Etats vont négocier un nouvel accord international

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Les Etats membres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dirigée par Tedros Adhanom Ghebreyesus à Genève vont discuter dès les prochains mois d'un nouvel accord international face aux pandémies (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La communauté internationale va négocier un accord pour anticiper les prochaines pandémies. Les Etats de l'OMS ont décidé mercredi à Genève d'ouvrir les discussions avant mars prochain pour aboutir d'ici 2024. Mais la portée de l'arrangement est encore incertaine.

Dans leur décision approuvée par consensus au terme de trois jours d'une session spéciale de l'Assemblée mondiale de la santé, les 194 membres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), dont la Suisse, ont établi un groupe intergouvernemental de négociation. Celui-ci devra rendre un rapport intermédiaire en mai 2023, un an avant le délai prévu pour finaliser l'arrangement.

Les Etats souhaitent une "convention, un accord ou un autre instrument juridique international" pour mieux préparer et répondre aux pandémies. Face aux nombreuses critiques sur la réponse internationale à la pandémie, l'UE avait porté la proposition de nouvel arrangement. Mercredi, elle a estimé que "ce succès est aussi important pour l'OMS", égratignée par certains.

Selon le directeur général de l'organisation Tedros Adhanom Ghebreyesus, ce prochain dispositif doit permettre d'éviter la désorganisation observée face au coronavirus. Et limiter les effets des pandémies pour les populations actuelles et les générations futures.

En ouvrant la réunion, le conseiller fédéral Alain Berset avait appelé à oeuvrer à un accord contraignant. Mercredi, des dizaines d'Etats, dont la Suisse, ont salué une décision "historique" pour faire en sorte que l'impact du coronavirus "ne se répète pas" à l'avenir.

Incertitude américaine et chinoise

Mais des acteurs de taille laissent penser que les discussions seront intenses. Les Etats-Unis se sont affirmés réticents à un arrangement contraignant et la Chine parle plutôt de renforcer le Réglement sanitaire international.

Il reste beaucoup à faire et des divisions sont toujours observées, a admis mercredi M. Tedros. Pour autant, Washington a aussi salué une "décision historique".

Le Réglement sanitaire international cadre la réponse aux urgences de santé publique mais a été largement visé depuis l'arrivée du coronavirus. De nombreux acteurs veulent le compléter par un traité ou de petits ajouts et non le remplacer.

Ce réglement "n'a pas été prévu pour faire face à la préparation d'une pandémie", a admis un responsable de l'OMS. Outre les négociations sur un accord, les Etats-Unis ont annoncé qu'ils oeuvreraient à des modifications ciblées de celui-ci.

Le prochain accord devrait lui notamment porter sur l'accès équitable aux technologies contre une pandémie, un mécanisme de surveillance de la conformité aux règles, le renforcement de la prévention et de la réponse mais aussi le financement. Le partage d'échantillons de pathogènes, déjà prévu dans le prochain dépôt mondial au laboratoire de Spiez (BE), devrait aussi être amélioré.

Demandé par de nombreuses ONG

L'ouverture de négociations avait été demandée par de nombreuses ONG et trois évaluations internationales mandatées par l'OMS sur la réponse à la pandémie. Parmi celles-ci, le Panel indépendant, présidé par l'ancienne présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf et l'ex-Première ministre néo-zélandaise Helen Clark, avait donné six mois aux Etats pour aboutir à une nouvelle convention.

Un délai qui était considéré comme irréaliste par de nombreux acteurs. "C'est possible", avait dit de son côté le responsable juridique de l'OMS. La Constitution de l'organisation a été approuvée en quelques mois après la Seconde Guerre mondiale mais "il y avait énormément de volonté politique".

Dans les prochaines semaines, des discussions sur le financement de l'OMS sont attendues. Certains souhaitent que les enveloppes obligatoires des Etats atteignent 50% du total.

Cette réunion de trois jours à Genève n'était elle que la seconde session spéciale de l'Assemblée mondiale de la santé. La première pour discuter de contenu, selon l'organisation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Troisième cas d'infection au variant Omicron en Suisse

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Un 3e cas d'infection avec le variant Omicron a été confirmé en Suisse, a annoncé l'OFSP mercredi matin (photo symbolique). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Un troisième cas d'infection au variant Omicron est confirmé en Suisse. La personne est isolée et ses contacts sont en quarantaine, a annoncé mercredi l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) sur Twitter.

Un de ces cas concerne un élève de 19 ans fréquentant un gymnase dans la ville de Bâle et a été découvert lors d'un test de masse effectué dans les écoles, a indiqué mercredi le département de la santé de son canton. Le résultat du test individuel qui a suivi a été séquencé et le virus Omicron confirmé. Le gymnasien, entièrement vacciné, présente des symptômes légers. Il ne revenait pas d'un voyage et on ignore par qui il a été contaminé.

L'élève s'est trouvé en contact avec sa classe et le choeur de l'établissement alors qu'il était déjà infecté. Une centaine de personnes seront donc mises en quarantaine pendant dix jours.

L'OFSP avait annoncé mardi soir sur deux premiers cas de coronavirus en Suisse dus au variant Omicron. Les deux personnes, liées entre elles, ont été placées en isolement. Le département de la santé de Bâle-Ville avait indiqué dans la foulée qu'un cas positif avait été confirmé sur le territoire cantonal. Il s'agit de l'un des deux cas annoncés par l'OFSP.

Variant "préoccupant"

Ce dernier avait annoncé dimanche un premier cas probable du variant Omicron en Suisse chez une personne revenue d'Afrique du Sud il y a environ une semaine. Sa directrice Anne Lévy avait souligné lundi que la personne concernée se trouve en isolement et ses contacts en quarantaine, même ceux qui étaient vaccinés ou guéris.

Classé vendredi dernier comme "préoccupant" par les experts de l'OMS, Omicron se répand vite en Europe. Des cas ont été confirmés en Belgique dès jeudi dernier, puis les annonces se sont enchaînées dans différents pays. Le variant avait initialement été détecté en Afrique du Sud.

A cause d'Omicron, les voyageurs en provenance de 23 pays doivent présenter un test PCR négatif à l'embarquement dans un avion et à l'entrée en Suisse, puis se placer dix jours en quarantaine.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Risques de Covid un peu plus élevés chez les enfants asthmatiques

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Les hospitalisations dues au Covid-19 restent rares même chez les enfants asthmatiques et les décès y sont tellement peu fréquents qu'aucune conclusion statistique n'a pu en être tirée par l'étude (archives). (© KEYSTONE/AP/JENS KUHR)

Les enfants asthmatiques sont plus fréquemment hospitalisés que les autres à la suite d'une infection au Covid-19, selon une étude menée en Ecosse et publiée mardi. Ces cas restent cependant peu fréquents et les décès y sont extrêmement rares.

"Il a été constaté que les enfants asthmatiques courent un plus gros risque d'hospitalisation pour Covid-19 [...] que ceux qui n'ont pas d'asthme", selon l'étude menée à partir de données écossaises de santé publique et publiée dans le Lancet Respiratory Medicine.

Les auteurs ont mesuré, a posteriori, la proportion d'hospitalisations à la suite d'une infection au coronavirus chez les 5-17 ans qui ont été diagnostiqués comme asthmatiques par le passé. Ils l'ont comparée avec la fréquence de ces hospitalisations chez les non-asthmatiques.

Les enfants écossais asthmatiques ont plus souvent été admis à l'hôpital pour traiter un Covid-19. La différence est encore plus marquée quand on ne prend en compte que les asthmatiques les plus sévères, c'est-à-dire qui avaient fait l'objet d'une précédente hospitalisation ou avaient reçu un traitement à plusieurs reprises.

Vaccination prioritaire

Selon les auteurs, ces données plaident pour rendre les enfants asthmatiques prioritaires pour la vaccination si celle-ci s'ouvre aux moins de 12 ans. Ce n'est pas le cas au Royaume-Uni, mais c'est, par exemple, déjà en place aux Etats-Unis pour le vaccin de Pfizer/BioNTech qui vient aussi d'être approuvé pour les enfants par les autorités sanitaires de l'Union européenne(UE).

Toutefois, les hospitalisations restent rares même chez les enfants asthmatiques - 1,5% de ceux infectés - et les décès y sont tellement peu fréquents qu'aucune conclusion statistique n'a pu en être tirée par l'étude.

"Même si les enfants asthmatiques apparaissent plus à risque d'être hospitalisés, [ce] risque demeure très bas", souligne, dans la même revue, la pédiatre Rachel Harwood qui n'a pas participé à l'étude. "Avant d'envisager la vaccination, il faut étudier avec précaution la balance entre le risque d'hospitalisation pour Covid-19 et le risque, faible, lié aux effets secondaires du vaccin", conclut-elle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le Conseil des Etats pour la prolongation de la loi Covid

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Le Conseil des Etats a adopté mercredi sans opposition la 4e révision de la loi Covid-19. Le National traite le dossier jeudi. (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Plusieurs mesures visant à soutenir les secteurs d’activité particulièrement touchés par la pandémie doivent être prolongées en vue de 2022. Le Conseil des Etats a approuvé mercredi sans opposition les propositions de révision de la loi Covid-19 du Conseil fédéral.

La plupart des dispositions de la loi doivent prendre fin en décembre 2021. Mais la situation est très préoccupante au vu des contaminations dont personne n'aurait imaginé l'ampleur il y a une semaine, a déclaré pour la commission Paul Rechsteiner (PS/SG). Une prolongation de la base légale pour gérer une future crise s'impose. Une politique que le peuple a plébiscitée dimanche, a-t-il précisé.

"On offre la possibilité au Conseil fédéral de recourir à ces instruments en cas de nécessité", a précisé Charles Juillard (Centre/JU). "Les prolonger jusqu'à la fin de l'année 2022 donne de la visibilité et de la confiance", a poursuivi le Jurassien. Le ministre de la santé Alain Berset a abondé: avec cette loi, on peut réagir très rapidement en fonction de l'évolution de l'épidémie.

UDC isolée

L'UDC a été bien seule pour demander un retour à la normalité plus rapide. La situation actuelle qui nécessite une loi spéciale recèle un gros potentiel explosif, selon Hannes Germann (UDC/SH). Le peuple accepte des mesures dûment justifiées, mais pour une période limitée. "Il faudra bien vivre un jour avec ce virus, bon gré mal gré".

Concrètement, Jakob Stark (UDC/TG) aurait voulu limiter les dispositions de la loi Covid-19 à fin juin 2022. On ne vote pas ici sur la durée de la pandémie, mais sur la durée des mesures pour y faire face, a rétorqué Paul Rechsteiner. Des arguments qui ont fait mouche: la proposition UDC a été rejetée par 28 voix contre 10.

La révision vise à proroger les instruments pour amortir le choc dans l'économie, la culture ou le sport. Les discussions se sont surtout focalisées mercredi sur les prestations de soutien dans le domaine professionnel. Plusieurs propositions vont au-delà du projet du gouvernement.

Sénateurs plus généreux

Les allocations pour perte de gain Covid-19 devraient ainsi continuer à être versées jusqu’à la fin 2022. Alors que le Conseil fédéral veut les octroyer seulement en cas d’interruption de l’activité lucrative, les sénateurs ont plaidé pour le maintien de l'aide aussi en cas de limitation de l'activité.

Contrairement au gouvernement, la Chambre des cantons n'a pas voulu renoncer l'année prochaine à l'indemnité en cas de réduction de l’horaire de travail (RHT). Alain Berset a rappelé en vain qu'aujourd'hui, on observe un très net recul des entreprises en RHT ne nécessitant plus une disposition spéciale dans la loi Covid.

Les mesures spéciales relatives aux indemnités chômage devraient aussi être prorogées. Certains élus du PLR et du Centre ainsi que le Conseil fédéral auraient voulu revenir à la loi ordinaire sur le chômage.

Grosses manifestations

Le Conseil des Etats souhaite en outre que le parapluie de protection pour les grandes manifestations d'importance supracantonale soit prolongé jusqu'à fin 2022. Sans cette assurance financière, il sera impossible d'organiser des manifestations nécessitant une longue préparation. Alain Berset aurait préféré en rester au délai déjà fixé à fin avril.

Par contre les aides au titre de cas de rigueur devraient cesser. Certains élus ont indiqué s'en remettre au National, jeudi, pour corriger ce point.

La droite a échoué à deux contre un à lier les plans de protection en matière d'accès aux établissements accessibles au public à la capacité des hôpitaux. Alain Berset a convaincu en précisant que ce serait très difficilement applicable.

Les demandes de prolongation dans d'autres domaines n'ont pas été contestées. Une proposition de Thomas Minder (Ind./SH) en faveur de dispositions prolongées pour les droits politiques a été largement acceptée contre l'avis d'Alain Berset pour qui il n'y a pas de problème. Cette année, quelque 800'000 signatures ont été déposées à la Chancellerie fédérale en faveur de sept référendums alors que la moitié aurait suffi.

Sans le certificat

La révision ne touche pas aux dispositions réglant le certificat sanitaire. Celles-ci sont déjà valables jusqu'à la fin de 2022.

Déclarée urgente, la loi Covid-19 est entrée en vigueur le 26 septembre 2020. Elle a déjà été modifiée trois fois, le 18 décembre 2020, le 19 mars 2021 et le 18 juin 2021. Les modifications de mars viennent d’être acceptées en votation (62%). Le peuple avait également confirmé la version originale de la loi Covid-19 en juin dernier (60,2%).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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L'autorisation de la pilule anti-Covid-19 de Merck recommandée

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L'efficacité du molnupiravir a été ramenée à 30% contre les hospitalisations et les décès dans des documents rendus publics vendredi, prenant en compte le nombre total de participants à l'essai clinique (archives). (© KEYSTONE/EPA Merck Sharp & Dohme Corp./HANDOUT)

Un comité de scientifiques indépendants s'est prononcé mardi en faveur de l'autorisation en urgence, pour certains patients à risque, de la pilule anti-Covid-19 de Merck aux Etats-Unis. Le vote des experts s'est toutefois révélé serré, avec 13 pour et 10 contre.

L'avis de ce comité est consultatif et la décision finale revient à l'agence américaine des médicaments (FDA).

Le traitement antiviral de Merck, le molnupiravir, était très attendu, car facile à administrer, en étant pris simplement chez soi sous la forme de comprimés, dans les cinq jours après l'apparition de symptômes.

"Il s'agit de la première opportunité qu'un traitement oral soit disponible" en dehors de l'hôpital pour des cas légers à modérés de la maladie, a souligné David Hardy, membre du comité s'étant prononcé pour son autorisation en urgence. Il a rappelé le contexte d'urgence lié à la pandémie.

Efficacité à 30%

Mais plusieurs experts, y compris ayant voté en faveur de l'autorisation du traitement, ont qualifié la décision de "difficile". Ils se sont notamment inquiétés que l'efficacité ait été ramenée à 30% contre les hospitalisations et les décès dans des documents rendus publics vendredi, prenant en compte le nombre total de participants à l'essai clinique. Des résultats préliminaires sur une partie seulement des participants avaient d'abord avancé un chiffre de 50%.

Les experts ont également soulevé des inquiétudes concernant la possibilité que le traitement introduise de nouvelles mutations indésirables du virus, créant ainsi de nouveaux variants, du fait de la technique utilisée par Merck.

"J'estime que l'effet général [du traitement, ndlr] dans la population totale de l'essai était modeste, au mieux", a déclaré Sankar Swaminathan, membre du comité, pour expliquer son vote contre la recommandation. "Le risque d'effets mutagènes [...] n'est pas fermement établi ou caractérisé", a-t-il ajouté.

De nombreux experts ont également estimé que les femmes enceintes devraient éviter de prendre ce traitement, ou du moins en favoriser d'autres comme des anticorps de synthèse. Lors d'essais sur les animaux, certaines portées ont montré davantage de cas de malformations.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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