Rejoignez-nous

Vaud

Le Parlement vaudois veut une stratégie sur l'imperméabilisation des sols

Publié

,

le

Le Grand Conseil vaudois a accepté un postulat visant à doter le canton d'une stratégie sur la désimperméabilisation des sols (Photo prétexte © KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le Grand Conseil vaudois souhaite que le Conseil d'Etat réfléchisse à une stratégie globale sur l'imperméabilisation des sols. Il a accepté mardi un postulat en ce sens de la députée verte Alice Genoud. Et ce malgré les réticences de la droite craignant de nouvelles taxes.

Les surfaces imperméabilisées en Suisse ont augmenté de 29% en 24 ans et couvrent désormais 5,3% du territoire vaudois, alors que la moyenne suisse est de 4,7%, a expliqué le député socialiste Jean-Claude Glardon, en présentant le texte non contraignant pour le gouvernement.

Un haut taux de sols imperméables a plusieurs conséquences: la capacité de ceux-ci à absorber l’eau diminue comme lors des fortes pluies de 2018 et 2021 qui ont causé de graves inondations, les îlots de chaleur augmentent dans les villes, la diversité biologique diminue. Le dérèglement climatique accentuant ces problèmes, il est nécessaire de se préoccuper de la question, a-t-il poursuivi

Diverses pistes

Il n'existe pour l'heure que des politiques sectorielles. Une stratégie globale pourrait être mise sur pied en parallèle du plan d'action cantonal pour la protection des sols, a-t-il estimé..

Dans son texte, Alice Genoud propose diverses pistes à étudier dans le cadre d'une "problématique insidieuse, à la fois visible et invisible, avec 0,75 mètre bitumés chaque seconde en Suisse".

Par exemple, la limitation de nouvelles imperméabilisations inutiles, via une modification législative ou une taxe visant à limiter ce phénomène. Son produit pourrait être versé à un fonds de reconversion des surfaces.

La Verte suggère également de désimperméabiliser le parc immobilier de l'Etat, notamment par l'adaptation des parkings et la création de toitures végétalisées. Ou de réfléchir à des outils incitant les propriétaires privés à en faire de même avec leurs parcelles.

Pression démographique

Les députés ont longuement débattu, la droite bataillant contre ce postulat pour diverses raisons. La PLR Florence Gross et une grande majorité de ses collègues ont fustigé le texte. "Dans cette liste de mesures à la Prévert se cache une énième taxe (fonds de reconversion des surfaces)", a-t-elle souligné.

Pour l'UDC aussi, la taxe pose problème. Le parti a pointé le rôle joué par la pression démographique sur la bétonisation des sols, avec 200'000 habitants de plus dans le canton ces dernières années, mais aussi une autonomie à laisser aux communes, notamment en campagne. "En outre, les prémisses sont inclus dans le plan cantonal. Il faut s'en tenir là", a estimé Fabien Deillon.

Enjeu climatique

A gauche, la socialiste Muriel Thalmann a insisté sur le problème climatique. Le Vert Maurice Mischler a notamment rappelé l'orage dévastateur de juin 2018.

En charge de l'environnement, la conseillère d'Etat Béatrice Métraux a appuyé la prise en compte du postulat. "Oui, la compaction des sols, c'est un enjeu climatique important au-delà des clivages droite-gauche", a-t-elle lancé.

Avec son objectif zéro consommation de sols en 2050, la stratégie nationale des sols, publiée en 2020, a relevé des lacunes. "On doit s'en préoccuper. La question peut être traitée en parallèle du plan de gestion des sols, pour lequel une première séance a eu lieu hier", a observé la ministre. Elle a enjoint les députés à ne pas se focaliser sur une taxe qui n'a rien de sûr.

L'administration pourra faire des propositions concrètes, a-t-elle assuré. Au vote, le postulat a été accepté par 69 oui contre 59 non.

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vaud

Deux automobilistes flashés à plus de 220 sur l'A9

Publié

le

La police vaudoise a pincé deux automobilistes roulant à 220 et 229 km/h sur l'A9 (photo d'illustration). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Deux automobilistes ont été pincés à des vitesses relevant du délit "chauffard" dans la nuit du 14 au 15 février sur l'A9 entre Chexbres et Vevey. Ces deux voitures, qui se suivaient, ont été contrôlées à 229 et 220 km/h.

Les conducteurs de 21 et 18 ans, des Suisses domiciliés sur la Riviera, ont été dénoncés au Ministère public qui a ouvert une enquête pénale. Ils ont été entendus en présence d'un avocat commis d'office et ont reconnu les faits, indique lundi la police vaudoise.

Celle-ci indique qu'elle avait installé un radar semi-stationnaire entre le 14 et le 21 février entre les jonctions de Chexbres et de Vevey. Durant cette période, 99,8% des automobilistes ont respecté les limitations mais, parmi les véhicules en infraction, "de nombreuses hautes vitesses ont malheureusement été constatées", poursuit le communiqué.

Alors que les travaux vont reprendre sur l'A9 entre Vennes et Chexbres, les zones de chantier nécessiteront des abaissements de vitesse pouvant aller jusqu’à 60 km/h sur certains tronçons. "Des contrôles de vitesse seront effectués tant au moyen de radars fixes installés temporairement que de radars mobiles", prévient la police.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Vaud

Vevey: au moins un an de retard pour l'agrandissement des écoles

Publié

le

La Municipalité de Vevey attend le verdict du Tribunal cantonal concernant la construction d'un collège provisoire au Jardin du Rivage. (Image prétexte). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Vevey doit se contenter de ses écoles en l'état. La Municipalité a annoncé ce lundi le gel de son vaste projet d’agrandissement et de rénovation de ses établissements. Deux recours ont été déposés auprès du Tribunal cantonal. Ils visent à bloquer la construction d’un collège provisoire au Jardin du Rivage, infrastructure indispensable au projet.

Le casse-tête scolaire continue pour Vevey. La Municipalité a annoncé ce lundi le gel de son projet de rénovation et d’agrandissement de ses écoles. En cause : un collège provisoire au Jardin du Rivage qui ne fait toujours pas l’unanimité. Deux recours ont été déposés auprès du Tribunal cantonal pour bloquer sa construction. Et sans cette installation, impossible de déplacer les élèves durant les différents chantiers qui doivent s’étaler sur 10 ans. La Municipalité attend donc le verdict de la cour pour savoir si elle pourra aller de l’avant. Laurie Willommet, municipale chargée de l’éducation.

Laurie WillommetMunicipale chargée de l'éducation

Une chose est déjà certaine : si le collège provisoire peut finalement être construit, il ne sera pas opérationnel en août prochain comme l’exécutif l’espérait. Un nouvel échec pour les autorités, qui avaient déjà dû renoncer à la construction d’un collège en 2020.

Laurie WillommetMunicipale chargée de l'éducation

Rappelons que la Municipalité prévoit la construction d’un autre collège provisoire vers le SIGE. Celui-là ne fait face à aucune résistance. Alors pourquoi mettre l’entier du projet en pause, et ne pas aller de l’avant avec cette deuxième installation provisoire ? On retrouve Laurie Willommet.

Laurie WillommetMunicipale chargée de l'éducation

Baptisé « Ca grandit », le plan de rénovation et d’agrandissement des écoles veveysannes vise la création de 50 salles de classes supplémentaires à l’horizon 2033.

Continuer la lecture

Vaud

Vaud vise le plus haut label en matière de durabilité numérique

Publié

le

En vue de l'obtention du label numérique responsable, l'Etat de Vaud a porté à cinq ans la durée de vie standard de son matériel informatique (image prétexte). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L'Etat de Vaud vient de signer la charte de l'Institut du numérique responsable et entend obtenir d'ici 2025 le label du même nom. Premier employeur du canton, il affirme ainsi sa volonté d'exemplarité, moyennant un renforcement de sa politique en la matière.

"Très concrètement, en vue de la labellisation, l’Etat évaluera les mesures prises pour réduire l’impact environnemental de l’informatique cantonale, et renforcera son action sur l’ensemble du cycle de vie du matériel informatique (...) et des services numériques", écrit l'Etat de Vaud lundi dans un communiqué.

Dans cette optique, la durée de vie standard du matériel administratif a été allongée à cinq ans. Les questions de sécurité numérique, de robustesse des infrastructures et des impacts sociaux du numérique - notamment la prévention de l'hyperconnexion - seront abordées. En outre, une campagne sur le thème du numérique responsable sera lancée ces prochains jours.

Ecoles impliquées

Le label ne porte pas uniquement sur l'informatique de l'administration, mais également sur l'informatique pédagogique. Pour cette raison, le Département de l'enseignement et de la formation professionnelle est également impliqué, du point de vue de la gestion du parc informatique des écoles et via le projet d’Education numérique, qui vise à former des futurs citoyens capables de comprendre les enjeux en la matière.

A noter que l'Etat de Vaud s'est attaqué à la réduction de l'impact environnemental du numérique voici déjà plusieurs années. Les mesures en vigueur portent notamment l'allongement de la durée de vie du matériel, l'utilisation d'infrastructures à basse consommation d'énergie et la sensibilisation du personnel au numérique responsable.

Une collaboration a également été mise sur pied avec l'organisation Caritas qui bénéficie du matériel encore fonctionnel mais devenu obsolète. Cette dernière a ainsi reçu 3000 appareils en 2023.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Lausanne

Plus de 12'500 personnes au premier salon MINT

Publié

le

Plus de 400 classes vaudoises ont participé au premier salon MINT (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Inédit en Suisse romande, le premier salon des disciplines dites MINT - mathématiques, informatique, sciences naturelles et techniques - a attiré plus de 12'500 personnes (élèves, corps enseignant et familles) la semaine dernière au SwissTech Convention Center de l'EPFL. Son objectif était d'encourager les élèves de 8 à 12 ans (5 à 8P) à se projeter dans un métier en lien avec ces quatre matières.

Durant sept jours, 38 exposants représentant les hautes écoles, les écoles professionnelles et les entreprises de la région ont transmis leur savoir et leur expertise à des enfants "très impliqués et à l'écoute", indique lundi le Département vaudois de l'enseignement et de la formation professionnelle, organisateur de l'événement avec l'EPFL et la Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie. Plus de 400 classes vaudoises ont fait le déplacement.

"Ce salon nous a permis d'intéresser les jeunes à nos formations, mais il nous a aussi donné une opportunité unique d'entrer en contact avec les parents, de leur présenter ce que l'on fait et de leur parler des débouchés", a relevé Christophe Unger, directeur de l'Ecole technique - Ecole des métiers de Lausanne, cité dans le communiqué.

Pour le conseiller d'Etat Frédéric Borloz également, la mission est accomplie: "Sur les stands, les échanges avec les lieux de formation et les entreprises ont été riches, preuve du grand intérêt du public."

Les filles dans le viseur

Pour l'Etat de Vaud, le salon MINT est vu comme un outil supplémentaire et complémentaire au Salon des métiers. Il s'adresse particulièrement aux filles, qui peuvent rencontrer des modèles féminins qui font carrière dans des métiers majoritairement occupés par des hommes.

Un bilan complet sera désormais effectué grâce notamment aux résultats d'un sondage. Il permettra de déterminer les contours de la prochaine édition.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Bélier

Vous mettez la touche finale à un projet qui vous a bien plu. Chaque étape achevée, chaque détail peaufiné vous ont apporté une satisfaction immense.

Les Sujets à la Une

X