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Le Pogam: "Comparer, c'est la pire chose à faire aujourd'hui"

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Kevin Carlos (gauche) revenait pour la première fois au Stade Municipal sous ses nouvelles couleurs. L'ancien Yverdonnois a marqué le 4e but du FC Bâle. ©KEYSTONE/Jean-Christophe Bott

Nouvelle soirée difficile pour Yverdon Sport. Devant leur public, les Nord-vaudois se sont inclinés 1-4 face au FC Bâle de Xherdan Shaqiri.

Stade plein au coup d'envoi de ce match entre Yverdon et Bâle. L’ambiance dans les kops de supporters battait son plein, même si les Rhénans, bien plus nombreux, ont quelque peu étouffé les chants yverdonnois.

Sur le terrain en revanche, la rencontre a mis du temps à être un tant soit peu excitante. Le premier fait marquant étant l'expulsion d’Anthony Sauthier à la 19e minute. L’Yverdonnois, dans sa course, a écrasé le mollet de Bénie Traoré. L’arbitre qui avait d'abord sorti le carton jaune a revu son jugement après avoir visionné les images à la VAR. C’est sévère, mais c’est juste. Dommage car le milieu de terrain fêtait sa 100e sous les couleurs d’YS.

À 10 contre 11, la tâche n’a été que plus compliquée pour Yverdon. Bâle en a profité pour définitivement prendre le dessus. Le 0-0 a tout de même tenu un peu, notamment grâce aux arrêts de Bernardoni et à des angles de tir pas assez précis de la part des hommes de Fabio Celestini.

William Le Pogam a d’ailleurs offert la plus grande chance à Yverdon à la 31e. Le milieu de terrain a directement renvoyé le centre de Marley Aké en direction du but. Mais sa frappe de l'intérieur du pied n'était pas assez puissante.

C'est donc le FCB qui a ouvert le score. L’action est partie de Xherdan Shaqiri qui a envoyé le ballon sur la droite à Joe Mendes. Celui-ci a remis au centre sur Dominik Schmid qui a pris sa chance et tiré malgré le trafic entre lui et la cage. Dans le but, Paul Bernardoni, pourtant bien placé mais probablement masqué, a regardé le ballon passer juste à côté de lui sans bouger (32e).

C'est aussi pour voir Xherdan Shaqiri qu'une partie des 4'250 spectateurs avait fait le déplacement au Stade Municpal. C'était la deuxième fois que l'ex-international disputait un match dans le nord-vaudois. La première fois, c'était pour un match de Coupe de Suisse... en 2010! ©KEYSTONE/Jean-Christophe Bott

Les Bâlois ont continué de mettre la pression et sont passés tout près du 0-2 avec cette tête de Kevin Carlos qui a terminé sa course juste à côté du but. À l’autre bout du terrain, la défense rhénane ne s'est pas laissé impressionner le moins du monde par les quelques attaques nord-vaudoises.

Les hommes d’Alessandro Mangiarratti ont regagné le vestiaire dans la pire des situations: en encaissant le 0-2 dans le temps additionnel. Bernardoni avait repoussé un excellent ballon. La possession est toutefois restée bâloise et il n’a rien pu faire pour arrêter le tir à la volée de Traoré (45+1).

Soirée à oublier

Yverdon s'est ensuite effondré en seconde mi-temps. Bâle a continué de creuser le score grâce à Leon Avdullahu. Un shoot semblable au premier but. Le ballon a traversé tout ce qui se trouvait devant le milieu pour finir au fond des filets. Bernardoni, une fois de plus, a été spectateur du goal. Il n’a certainement pas vu partir le tir.

Le coup de grâce a été asséné par l’ancien Yverdonnois Kevin Carlos. Un but qui aurait peut-être pu être évité puisqu'il émane d'une très mauvaise passe en retrait de Aké, interceptée par un Bâlois. Ça n’a été qu'un jeu d’enfant pour Carlos de mettre le ballon au fond des filets.

Mauro Rodrigues a néanmoins sauvé l'honneur en toute fin de match avec une belle frappe sur la ligne des 16m pour ramener son équipe à 1-4 (89e).

Garder le moral

Yverdon Sport signe ainsi sa troisième défaite consécutive. Après le match, c’est William Le Pogam qui est venu affronter les journalistes. Visiblement ému, le capitaine nord-vaudois est revenu sur cette soirée compliquée.

William Le PogamMilieu de terrain et capitaine d'Yverdon Sport

Cette deuxième saison en Super League semble de manière générale plus difficile à gérer que l’année dernière. 8e, avec seulement 4 victoires en 14 matchs pour 7 défaites, YS est dans une situation délicate. Six points séparent actuellement les hommes d’Alessandro Mangiarratti du bas du classement. En tant que capitaine, William Le Pogam a-t-il un travail supplémentaire à réaliser pour que l’équipe ne sombre pas sur le plan mental?

William Le PogamMilieu de terrain et capitaine d'Yverdon Sport

Il est donc impératif de rapidement passer à autre chose et profiter de la pause internationale pour recharger toutes les batteries.

William Le PogamMilieu de terrain et capitaine d'Yverdon Sport

Même si un tel match, face à une grande équipe, avec un Shaqiri dans l’effectif, fait rêver, le capitaine fait en sorte que ses coéquipiers gardent les pieds sur terre. “Bâle c’est l’image du foot suisse, et certains aimeraient bien peut-être qu’Yverdon le devienne. Mais il ne faut pas être trop gourmand et être patient.” Le milieu de terrain rappelle que les deux équipes “ne sont pas du même standing, donc il ne faut pas forcément comparer. Comparer, c’est la pire chose à faire aujourd’hui je pense.”

Une philosophie qui profite au business

Lorsque l’on demande à William Le Pogam ce qui manque à Yverdon par rapport aux équipes du haut de classement, le capitaine répond sans hésiter: “plus de qualité, ils ont de supers joueurs, des internationaux et sur certains détails, ça fait la différence.”

Le milieu de terrain rappelle néanmoins qu’Yverdon est une équipe jeune, avec de nouveaux joueurs qui doivent progresser. “Je ne sais pas si vous vous rappelez, les six premiers mois, Kevin Carlos, il ne jouait pas trop et on était sceptique par rapport à ses performances et à son réel niveau.” L’attaquant avait fini meilleur buteur de Super League et “aujourd’hui, à Bâle, il flambe”, sourit Le Pogam.

“On est un club de transition”, ajoute-t-il. Ce qu’il faut, c’est donc du temps et “que la structure grandisse avec nous.” Un souhait difficile à réaliser lorsque l’effectif change en grande partie à chaque début de saison.

William Le PogamMilieu de terrain et capitaine d'Yverdon Sport

En attendant de voir cette philosophie se diriger vers quelque chose de plus favorable à l’équipe, Yverdon Sport retrouvera la Super League le 24 novembre, après la trêve internationale. Les Nord-vaudois se rendront à St-Gall.

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"Où vas-tu, FIFA?", s'interroge Blatter après l'affaire Balogun

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Sepp Blatter a fait part de son étonnement dans l'affaire Balogun (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Sepp Blatter s'est étonné lundi de la suspension par l'instance du carton rouge infligé à l'Américain Falorin Balogun, après un coup de fil de Donald Trump à Gianni Infantino.

"Les cartons rouges ne sont pas annulés par des appels téléphoniques politiques. Ils sont annulés par des règles, des preuves et des organismes indépendants", écrit le Valaisan de 90 ans, ex-président de la FIFA, sur X.

"Si un président des Etats-Unis intervient auprès du président de la FIFA - et qu'un joueur est soudainement blanchi avant un match à élimination directe de la Coupe du monde -, la question est inévitable: Quo vadis (où vas-tu, ndlr ?), FIFA ?", poursuit l'ex-patron du foot mondial.

"Le football ne doit jamais devenir un terrain de jeu pour le pouvoir politique", conclut Sepp Blatter, ajoutant les mots-clés #GianniInfantino et #DonaldTrump pour lever toute ambiguïté.

Poussé à la démission en 2015 par une cascade de scandales, Blatter n'a jamais mâché ses mots contre son successeur, déplorant en février dernier dans le quotidien allemand Bild que la FIFA soit "une dictature", qui "se résume à son président".

"Trump va orchestrer un coup de publicité" à l'occasion du Mondial 2026 et "pour cela, il a besoin de son nouvel ami, le président de la FIFA, Gianni Infantino. Bien que le terme complice soit plus approprié qu'ami", fustigeait-il.

Dimanche, le laconique communiqué de la FIFA modifiant la sanction de Balogun, exclu lors du 16e de finale contre la Bosnie-Herzégovine et qui pourra finalement être aligné face à la Belgique (mardi 00h00 GMT), a suscité un tollé.

La fédération belge a fait part de sa "stupéfaction" et dit examiner "toutes les options potentielles". "Je ne savais pas que le 5 juillet correspondait au 1er avril à la FIFA", a renchéri en conférence de presse le sélectionneur français des Diables rouges, Rudi Garcia.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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"Les insultes, je m'en serais bien passé", regrette Deschamps

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Didier Deschamps se serait passé des insultes lors du match contre le Paraguay (© KEYSTONE/AP/Martin Meissner)

Didier Deschamps n'a pas voulu accabler l'arbitrage du 8e de finale du Mondial face au Paraguay (1-0). Mais le sélectionneur français a regretté les insultes échangées au cours d'un match engagé.

"Je ne vais pas critiquer l'arbitre, mais on finit le match avec trois cartons jaunes alors que j'ai vu beaucoup de choses. Je ne vais pas critiquer le Paraguay, chaque équipe joue comme elle peut mais les insultes, je m'en serais bien passé. Le plus important, c'est qu'il n'y ait pas d'embrouilles à la fin. Mais c'est de la littérature puisqu'on est qualifiés", a déclaré Deschamps en conférence de presse à l'issue d'une partie très heurtée remportée sur un penalty transformé par Kylian Mbappé en seconde période.

"C'était un match engagé, agressif avec beaucoup de temps morts mais les joueurs étaient préparés à ça. Je suis content que les joueurs aient gardé leur maitrise, ça va servir d'expérience. On savait qu'on allait avoir un match particulier. Je suis convaincu que ça nous servira. On a gardé nos nerfs et c'était quelque chose qui était essentiel. C'était un match (où il fallait mettre les mains) dans le cambouis", a ajouté le technicien. Les Bleus seront opposés au Maroc en quart de finale, jeudi à Foxborough.

Le sélectionneur argentin du Paraguay Gustavo Alfaro a lui défendu le style de jeu accrocheur de son équipe. "Sur le terrain, nous nous battons comme des lions et défendons ce que nous estimons être à nous, a-t-il indiqué en conférence de presse. Il nous a fallu 16 ans pour retrouver la Coupe du monde. Mbappé, lui, est devenu champion du monde dès sa première participation, a atteint la finale lors de la deuxième et, aujourd'hui, il est en lice pour le titre de meilleur buteur."

"Je n'ai pas de doute que cette Coupe du monde nous a rendus meilleurs bien que je sois triste d'être éliminé parce que j'espérais que l'on puisse aller plus loin", a-t-il également affirmé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Mondial 2026: la France se sort du piège paraguayen

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Mbappé marque sur penalty (© KEYSTONE/AP/Matt Rourke)

La logique a finalement été respectée à Philadelphie, où la France a battu le Paraguay 1-0 en 8e de finale de la Coupe du monde. Mais sa victoire a été bien plus difficile à décrocher que prévu.

Cette partie fermée à triple tour s'est en effet décidée sur un penalty de Mbappé à la 70e. Cette réussite a permis aux Français de se sortir du piège tendu par les Paraguayens.

Ceux qui pensaient que les Bleus n'allaient faire qu'une bouchée de leurs adversaires ont dû se rendre à l'évidence. Le Paraguay est passé maître dans l'art de faire déjouer l'opposition, comme il l'avait déjà montré en 16e de finale contre l'Allemagne.

Disposés en un 5-4-1 ultra-défensif, très agressif dans les duels et souvent à la limite de la régularité, les Sud-Américains ont sérieusement déréglé la jouerie habituelle des Français. Avec des espaces très réduits en raison du bloc bas adverse, ceux-ci n'ont pas trouvé de solution dans les trente derniers mètres.

Chaleur étouffante

La chaleur étouffante - 38 degrés au coup d'envoi - n'a évidemment pas simplifié la tâche des joueurs, qui ont peiné à mettre du rythme et de l'intensité. Et les individualités de Didier Deschamps n'ont longtemps pas été en mesure non plus de faire la différence.

Il a fallu l'introduction de Doué à la place d'un Barcola décevant pour que la situation se décante enfin. Quelques minutes après son entrée en jeu, il a obtenu via la VAR un penalty que Mbappé ne s'est pas fait prier pour transformer (70e). Avec son 19e but en Coupe du monde, le capitaine français est ainsi revenu à une longueur de Lionel Messi, détenteur du record.

La France affrontera le Maroc en quart de finale le 9 juillet à Boston. Ce sera un remake de la demi-finale de l'édition 2022, qui avait souri aux Bleus (2-0).

Personne ne regrettera l'élimination du Paraguay. Cette équipe n'est vraiment pas agréable à voir jouer. Elle n'a strictement rien montré sur le plan offensif, son unique objectif étant de maintenir le 0-0 et de spéculer sur les tirs au but.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Bousculé, le Maroc s'en sort et élimine le Canada

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Le doublé d'Azzedine Ounahi a sorti le Maroc d'une situation compliquée. (© KEYSTONE/EPA/SAM WASSON)

Le Maroc a été bousculé, mais il sera bien au rendez-vous des quarts de finale du Mondial 2026. Les Lions de l'Atlas ont mis fin à la belle histoire du Canada en s'imposant 3-0, samedi à Houston.

Demi-finaliste en 2022, le Maroc devient ainsi la première nation africaine à se qualifier deux fois de suite pour les quarts de finale en Coupe du monde. Les Lions de l'Atlas peuvent remercier leur milieu de terrain Azzedine Ounahi, dont le doublé les a sortis d'une situation compliquée.

Pour la première fois de son histoire à ce niveau de la compétition, le Canada a répondu présent en commençant la rencontre avec une intensité impressionnante. Le score de 3-0 paraît finalement très sévère pour les Candiens. Tanitoluwa Oluwaseyi aurait même pu ouvrir le score dès la 11e, mais le gardien marocain Yassine Bounou s'est interposé du bout du pied en face-à-face avec l'attaquant de Villareal.

Le Maroc perd Saibari

Bousculé, le Maroc perdait encore son homme fort Ismael Saibari (3 buts dans le tournoi) sur blessure à la 22e. Les Lions de l'Atlas ont vécu une première période difficile, au cours de laquelle les cartons jaunes (6), ont été plus nombreux que le total des tirs des deux équipes (5).

Les Marocains ont toutefois repris leurs esprits après la pause. Sur l'une de leurs premières occasions du match, les hommes de Mohamed Ouhabi ont marqué cinq minutes après le retour des vestiaires grâce à une belle frappe d'Azzedine Ounahi après une combinaison sur coup franc.

Le Canada a jeté ses dernières forces dans la bataille pour revenir, en vain. Dans les dix dernières minutes, le milieu de terrain de Gérone s'est retrouvé à la conclusion d'une contre-attaque parfaitement menée (82e) pour signer un doublé - ses deux premiers buts en Coupe du monde -, avant que Soufiane Rahimi ne scelle le score dans les dernières secondes.

Au tour suivant, les Lions retrouveront une redoutable équipe de France ou l'outsider paraguayen, qui s'affrontent plus tard samedi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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