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Les Lions ne font qu'une bouchée des Aigles
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Lausanne s’est imposé 4-0 face à Genève Servette mardi à la Vaudoise Aréna. Retour sur un derby sous haute tension.
Quel GSHC les Lausannois allaient-ils rencontrer pour ce dernier derby du lac de la saison? Celui qui est venu à bout des meilleures équipes européennes pour remporter la Champions Hockey League? Ou celui qui est à la peine en championnat? Peut-être un peu des deux.
Le début du match, en tout cas, était équilibré. Les deux équipes se sont créé des occasions. Et surtout, les deux gardiens étaient dans une excellente forme. "Le premier tiers, c'était vraiment un très beau match de hockey, un très beau tiers, juge Tim Bozon, attaquant du LHC. Il n'y avait pas d'arrêts de jeu, ça patinait fort."
Une rencontre aux antipodes du dernier match des Lions, samedi dernier à Zurich. "Le plus important pour nous, c'était de revenir sur des bonnes bases. On avait pas bien joué à Zurich, admet le n°94 lausannois. On était pas du tout au niveau du top 1, 2 ou 3 de la ligue et on s'était dit qu'il fallait mieux jouer que ça ce soir." Et mardi soir, la réussite s'est notamment trouvée dans la capacité du LHC à aller récupérer le puck.
Minute de panique
Et puis il y a eu cet enchaînement. Connor Hughes qui se fait une grosse frayeur, mais le puck est finalement sauvé. Tim Bozon qui tente un tir, qui passe à côté. Puis la patinoire qui s’enflamme et du sang qui s'accumule sur la glace.
Christian Djoos et Teemu Hartikainen se sont chargés contre la bande, au niveau du banc du GSHC. Résultat, le défenseur lausannois a basculé en avant, et son pied, et donc son patin, s'est élevé avec l'effet de balancier. Problème: le visage de l’attaquant servettien était pile dans l'axe. Entre le joueur au sol, ses coéquipiers qui commencent à s'en prendre aux lausannois, croyant d'abord à un geste volontaire, et les sifflets du public, la Vaudoise Aréna a vécu une minute de chaos.
Et vu la quantité de sang, on a d'abord pu croire au pire, mais Hartikainen a rapidement pu se relever, le visage entre les mains, et partir au vestiaire. Le Finlandais a également très vite rassuré ses supporters en postant une photo sur les réseaux sociaux: “le patin a touché l'oreille, pas la gorge, donc je vais bien” a-t-il écrit. "Une grosse pensée pour lui, parce que c'est des choses qu'on veut pas voir et qu'on voit trop souvent en ce moment, lance Tim Bozon après le match. Ça fait froid dans le dos."
Entre buts et bagarres
Il aura fallu attendre le deuxième tiers pour voir Lausanne ouvrir le score. C'est Damien Riat qui a su prendre le très bon centre de Jason Fuchs et envoyer le palet au fond des filets (26e).
Et la patience de la Vaudoise Aréna pour voir ce premier but sera récompensée avec un deuxième goal 9 minutes plus tard. Cette fois, c'est Jiri Sekac qui, au centre, trompe Jussi Olkinuora (assist: Jason Fuchs). La fin du tiers sera marquée par la punition de quatre joueurs, deux dans chaque équipe, à cause d'une bagarre générale.

Roger Karrer, Josh Jooris, Jiri Sekac et Damien Riat ont tous quatre été exclus 2 minutes de la glace. ©KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi
Dans le 3e tiers, c'est Tim Bozon et Jason Fuchs qui ont mis un point final aux espoirs de Genève Servette. Le n°94, après plusieurs tentatives au cours du match, a réussi à s'échapper. En face à face avec Olkinuora, il a finalement gagné son duel. C'est 3-0 pour Lausanne.
Et à peine une minute plus tard, alors qu'à nouveau, une bagarre avait explosé, envoyant Cody Almond et Valtteri Filppula sur le banc d’infamie, c'est Jason Fuchs qui a joué la carte de l'échappée. Et c'est 4-0 pour les Lions.
Rester humble
Grâce à ce succès, le Lausanne HC valide non seulement son ticket pour les playoffs, mais il s'assure aussi une place dans le Top 4. Alors qu'il reste deux matchs en saison régulière à jouer, est-ce que cela va influencer l'état d'esprit de l'équipe?
Le mot d'ordre, c'est celui-là: humble. "Il y a eu beaucoup de promesses ces dernières années où on s'enflamme, on vend du rêve, mais au final c'est sur la glace que ça se passe, lâche Tim Bozon. Et on revient de tellement loin, c'était tellement une catastrophe l'année passée qu'on peut pas s'enflammer." Et pour ces prochains jours, la préparation passera par une chose: le travail.
Après une fin de saison à la porte des pré-playoffs l'année dernière, l'expérience des playoffs sera donc quelque peu nouvelle pour les Lions. Mais Tim Bozon est confiant: "On est pas arrivés là par hasard".
"Des papillons dans le ventre"
Mardi soir, l'alignement des Lions voyait revenir Miikka Salomäki en première ligne après une absence de quelques semaines à cause d'une blessure. Mais c'était aussi la première titularisation de Léonardo Fuhrer. L'attaquant est arrivé à Lausanne il y a quelques semaines, après avoir fait la saison de Swiss League avec Martigny. Il nous explique comment il a appris qu'il serait sur la feuille de match pour le derby.
Et un derby contre Genève Servette, ce n'est pas n'importe quoi comme match pour une première apparition. Celui qui a été le meilleur buteur et deuxième meilleur compteur en Swiss League avoue avoir eu des "papillons dans le ventre et quand on m'a donné le premier shift, j'étais plus qu'heureux." Surtout que Léonardo Fuhrer n'a pas eu beaucoup d'occasions de montrer de quoi il était capable depuis son arrivée chez les Lions.
Pour ce match, Geoff Ward a décidé de l'envoyer sur la glace pour jouer les powerplays. Comment ça s'est passé pour le néo-lausannois?
Les prochains matchs pour le LHC, ce sera samedi à Berne, et lundi à Malley face à Zoug.
Hockey
La médaille de bronze pour la Norvège
La Norvège a écrit dimanche à Zurich la plus belle page de son histoire. Elle a battu le Canada 3-2 après prolongation pour s'offrir le bronze mondial.
Fessée par la Suisse en demi-finale samedi après-midi, la Norvège a su se reconcentrer pour aller chercher du métal pour la première fois de son histoire. Et contre le Canada! Il faut se rendre compte que la Norvège affiche un peu moins de 15'000 licenciés contre plus de 600'000 pour le pays à la Feuille d'érable.
Tout a commencé comme dans un rêve pour les Scandinaves qui ont profité d'une sortie derrière son but du portier Jet Greaves pour ouvrir la marque à la 7e par Emilio Pettersen. Mieux pour les joueurs de Petter Thoresen, ils sont parvenus à doubler la mise à la 33e sur une déviation malheureuse d'un Canadien dans son propre but.
La blessure d'Evan Bouchard en quart de finale contre les Etats-Unis a porté un immense coup à la stratégie canadienne et notamment à un power-play qui n'a jamais trouvé la solution contre les Norvégiens.
Lors du tour préliminaire, les Norvégiens avaient déjà failli surprendre les Nord-Américains. Ces derniers avaient égalisé dans les deux dernières minutes avant de s'imposer en prolongation 6-5. Mais pas cette fois. Certainement frustrée de leur défaite face aux Finlandais en demi-finale, la bande à Sidney Crosby a certes réussi à égaliser par Rob Thomas dans les deux dernières minutes avec le deuxième but à sept secondes de la fin, mais pas à s'imposer.
Trop brouillons en prolongation, les Canadiens ont laissé Noah Steen filer en contre (64e) pour le but le plus important de l'histoire du hockey norvégien.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Hockey
Les Suisses ne crient pas victoire
Samedi à 15h20, la Suisse défie la Norvège en demi-finale du Championnat du monde à Zurich. Grande favorite de ce match, la sélection de Jan Cadieux ne prend personne de haut.
Certains supporters de l'équipe de Suisse s'imaginent déjà contre qui elle va disputer la finale de dimanche. Naturellement qu'au sein de la sélection, on ne va surtout pas se projeter plus loin que le match à venir contre les Norvégiens. Et c'est tout à fait normal.
On ne peut pas sortir le mot humilité après chaque victoire de poule pour ensuite changer de posture. La Suisse a pour l'heure fait tout juste, mais la mission n'est pas accomplie. Elle ne le sera qu'en soulevant le trophée dimanche soir.
Mais avant de penser à cette éventualité, il y a une demi-finale contre la Norvège à jouer. Des Norvégiens qui ont surpris pas mal de monde en battant les Suédois, les Tchéques et en poussant le Canada en prolongation. Voilà pourquoi Nino Niederreiter ne s'avance pas trop: "Si on regarde sur le papier, la Norvège n’est sûrement pas tout à fait du niveau de la Suède et de la Finlande, mais elle réussit un tournoi incroyable. On sait que chaque adversaire est difficile. Et quand une équipe atteint les demi-finales, c'est qu'elle a fait un bon tournoi et que c'est mérité."
Respecter une Norvège solide défensivement
La Suisse a affronté la Norvège à six reprises depuis 2016 dans le cadre du Championnat du monde. Elle compte cinq succès pour une défaite en prolongation en 2016 pour la première de Fischer (4-3 ap). Elle couche donc sur cinq succès de rang, dont le dernier l'année passée à Herning (3-0). Trois buts d'écart, c'est exactement le résultat de ces cinq victoires. De quoi imposer du respect dans le vestiaire helvétique. "Le respect est évidemment très important, enchaîne l'attaquant de Winnipeg. La Norvège est une très bonne équipe. Ils ont très bien joué contre une grande équipe comme le Canada, ils ont pris des points, donc ce sera un match très difficile. L'équipe est très bien préparée et nous savons à quel point nous devrons travailler dur pour aller chercher la victoire."
Le succès contre la Suède a apporté quelques certitudes à cette équipe de Suisse. "Parce qu'on n'avait plus battu la Suède dans un grand tournoi depuis 2013, donc c'était aussi une forme de soulagement pour beaucoup de joueurs." Très bonne dans le forechecking, la Norvège affiche une structure défensive qui ressemble à ce que faisait la Suisse à l'époque où elle ne possédait pas encore ses joueurs de NHL. Regroupée autour d'un bon gardien, la Norvège peut compter sur plusieurs éléments qui évoluent en Suède voisine.
Mais la Suisse demeure largement favorite de cette partie devant un public qui n'attend que de pouvoir chanter "Richi" et "W.Nuss vo Bümpliz" jusqu'à tard dimanche soir. A noter encore qu'accéder trois années de suite à la finale serait un exploit retentissant. Depuis 1999, seuls trois pays ont réussi ce tour de force. Il s'agit de la Tchéquie (1999, 2000 et 2001), la Russie (2008, 2009 et 2010), et le Canada à de multiples reprises (4).
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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Timo Meier suspendu pour la demi-finale contre la Norvège
La Suisse devra composer sans Timo Meier pour sa demi-finale samedi (15h20) contre la Norvège. L'attaquant appenzellois a été suspendu un match pour son coup de genou sur Oskar Sundqvist.
La scène s'est déroulée juste après la mi-match lors du quart de finale contre la Suède jeudi soir. Après être allé revoir les images à la vidéo, les arbitres ont donné deux minutes pour un coup de crosse. Sundqvist n'a pas terminé la rencontre.
Mais la commission de discipline a revu les images et a décidé d'infliger un match de suspension au joueur des New Jersey Devils. L'Appenzellois peut s'estimer heureux de ne pas en avoir pris deux, auquel cas il n'aurait pas pu disputer la finale ou le match pour le bronze dimanche.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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La Suisse accueillera le Championnat du monde féminin en 2028
La Suisse accueillera à nouveau un Championnat du monde dans deux ans. Après les messieurs, l'élite mondiale féminine s'y affrontera en novembre 2028, a annoncé la fédération suisse vendredi.
Selon un communiqué de Swiss Ice Hockey, l'organisation du tournoi de la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF) a été attribuée à la Suisse. Les lieux de compétition seront annoncés à l'automne.
La fédération suisse se voit récompensée dans sa capacité à organiser des évènements d'ampleur. Après le Mondial M18 messieurs 2023 à Bâle et en Ajoie, le Mondial féminin M18 2024 à Zoug, et l'édition 2026 du Mondial des messieurs en cours à Zurich et Fribourg, la Suisse sera à nouveau hôtesse d'un Championnat du monde dans deux ans.
La fédération souhaite utiliser cette compétition comme une opportunité pour le sport. Selon elle, la médaille de bronze remportée par les Suissesses aux Jeux olympiques de Milan 2026 a donné une impulsion supplémentaire au hockey féminin, et ce Mondial 2028 doit permettre de conserver cet élan et augmenter l'attention du public.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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