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Submergé de demandes de RHT, le Service de l'emploi ne chôme pas

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(KEYSTONE/POOL/Jean-Christophe Bott)
Dans le canton de Vaud, le Service de l'emploi croule sous les demandes de chômage technique, la fameuse réduction de l'horaire de travail (RHT). Pour faire face, il a dû se réorganiser, former du personnel et travailler le week-end. Visite dans ses locaux à Lausanne.

Quelques bureaux occupés, des couloirs souvent vides: c'est aujourd'hui un peu le calme après la tempête. Mais il ne faut pas s'y fier. L'essentiel des employés font du télétravail et il a fallu réaffecter le personnel et se réorganiser en un temps record.

"Nous avons reçu jusqu'à 1800 demandes de RHT par jour, soit 1500 fois plus que d'habitude", explique jeudi à Keystone-ATS Françoise Favre, cheffe de service. Au début, ces demandes arrivaient par courriers postaux qu'une vingtaine de personnes devaient trier, scanner et envoyer en traitement. Puis dès avril, Vaud a innové avec un formulaire 100% en ligne.

Une entreprise sur quatre

Depuis le début du semi-confinement à la mi-mars, environ une entreprise vaudoise sur quatre a requis le chômage partiel. Le canton a reçu 18'610 demandes d'employeurs pour quelque 112'000 salariés. Le service a traité environ 60% de ces demandes à ce jour.

Pour rappel, le chômage partiel - ou technique - permet aux employés de toucher 80% de leur salaire. Le but est de préserver les emplois, d'éviter les licenciements lorsqu'une entreprise n'a plus d'activité temporairement. La démarche se fait en deux étapes: obtenir une autorisation de principe, puis le versement par la caisse de chômage.

Travail à Pâques

Les procédures, assez complexes, ont été simplifiées. Mais un gros travail reste à accomplir pour les services cantonaux. Les effectifs sont mobilisés à 100%, et travaillent désormais le samedi. "Y compris à Pâques", souligne le conseiller d'Etat Philippe Leuba. "Il a fallu limiter le travail à deux des quatre jours. Certains voulaient travailler plus", explique-t-il.

"Tout le monde est très motivé", confirme Christelle Pythoud, juriste. "On se sent utile à l'économie. Il y a beaucoup d'enthousiasme même si la matière n'est pas évidente".

De deux à 100 personnes

Habituellement, deux personnes s'occupent de l'attribution des RHT. Désormais, ils sont une centaine à s'y consacrer entièrement. Il a fallu former, souvent par vidéoconférence, des collaborateurs d'autres secteurs, dont des Offices régionaux de placement (ORP).

"Derrière les RHT, il y a des salaires. Sans ce travail, des gens ne touchent plus un franc et ne peuvent plus vivre", résume M. Leuba. Mais tout le monde n'y a pas droit. L'indépendant, qui n'est pas salarié de son entreprise, doit par exemple se tourner vers les APG (allocations pour perte de gain).

Contrôles

Dans le canton, rien qu'en avril, quelque 400 millions de francs devraient être distribués au titre des RHT. Avec quels contrôles ? Les caisses de chômage, qui versent l'argent, réclament les fiches de salaire. "Pour l'instant, il y a eu des rectifications, mais pas d'abus", relève Ivana Stano, cheffe de la caisse cantonale.

Ultérieurement, le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) pourra mener des contrôles en entreprise.

Pour les services cantonaux, la charge de travail devrait perdurer pendant plusieurs mois encore même si les premiers signes d'un déconfinement s'annoncent. "L'économie ne va pas repartir comme ça", prédit Philippe Leuba. "Le choc économique sera plus durable que le choc sanitaire". Il faudra aussi gérer l'après-crise.

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Une étude prouve l'efficacité des mesures anti-Covid en 2020

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L'étude a été dirigée par la professeure Tanja Stadler, professeure à l'EPFZ et ancienne directrice de la task force Covid de la Confédération (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Une nouvelle étude le prouve: la fermeture des frontières, le semi-confinement et le traçage des contacts ont été efficaces en Suisse pendant la pandémie. Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont analysé plus de 11'000 séquences génomiques du virus en 2020.

"Il s'agissait pour l'année 2020 de l'une des plus grandes études au monde dans ce domaine. Avant la pandémie, seules quelques centaines de gènes étaient séquencés pour de telles études", déclare à Keystone-ATS Tanja Stadler, responsable de l'étude. Cette professeure à l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) était la présidente de la task force scientifique Covid-19 de la Confédération depuis août 2021, jusqu'à sa dissolution.

Selon elle, environ 90% d'infections en moins ont été importées en Suisse après la fermeture des frontières. Ces résultats suggèrent que l'évolution des infections a pu être découplée avec succès de l'étranger, écrivent les auteurs de l'étude, parue mercredi dans la célèbre revue spécialisée "Science Translational Medicine".

En outre, la durée durant laquelle les virus importés se sont maintenus au sein de la population était environ deux fois moins longue durant le semi-confinement qu'après. Durant la période de traçage efficace des contacts, le nombre de personnes infectées par une personne contaminée a été réduit de moitié en moyenne.

En revanche, les chercheurs n'ont pu démontrer aucun effet du suivi des contacts à l'automne 2020. "Nous l'expliquons par la surcharge des équipes de traçage des contacts à cette période", suggère Mme Stadler.

Code viral décrypté

Selon elle, l'avantage de l'étude est l'ampleur des données examinées. "Le fait que ces mesures étaient efficaces avait déjà été démontré auparavant dans des études qualitatives. Nous l'avons quantifié en nous basant sur des données génomiques", explique la scientifique.

Les résultats reposent sur le séquençage du génome. Le "code" d'un virus, composé de 30'000 lettres, a ainsi été décrypté. Le décodage de cette séquence de lettres - le séquençage génétique - a permis de retracer les voies d'infection.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le président de la commission de vaccination tire un bilan positif

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La vaccination contre le Covid chez les jeunes ne fait guère plus de différences, selon Christoph Berger (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le président de la Commission pour les vaccinations, Christoph Berger, tire un bilan positif de la stratégie menée en Suisse en matière de vaccination. "Nous avons mieux réussi que d'autres pays à convaincre les groupes à risque de se faire vacciner", déclare-t-il.

L'accent mis sur les personnes les plus vulnérables a fait ses preuves, insiste le spécialiste lundi dans une interview accordée aux titres alémaniques du groupe Tamedia.

Il n'en occulte pas moins l'existence d'effets indésirables dans certains cas. "Nous devons prendre les personnes concernées et leurs souffrances au sérieux et les aider, avance M. Berger. Mais, comme pour le Covid long, il n'existe pas de diagnostic unique. Des traitements individuels sont donc nécessaires".

Aujourd'hui encore, le bénéfice de la vaccination est plus important que le risque encouru, assure-t-il. Mais, comme la situation pandémique n'est plus menaçante, chaque personne doit décider d'elle-même si elle veut se faire vacciner ou non.

Avec le vaccin contre le Covid, c'est aujourd'hui comme avec le vaccin contre la grippe ou les tiques, selon Christoph Berger. Les personnes à risque bénéficient d'une bonne protection contre une maladie grave pendant encore quelques semaines. "Mais pour les personnes plus jeunes et en bonne santé, la vaccination ne fait plus guère de différence", indique-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le vaccin protège les femmes enceintes des complications d'Omicron

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Les femmes vaccinées contre le Covid-19 présentent un risque très faible d'admission dans un service de soins intensifs, selon cette étude (archives). (© KEYSTONE/AP/RAMON ESPINOSA)

La vaccination protège efficacement les femmes enceintes contre les complications dues au variant Omicron. C'est ce que montre une vaste étude internationale menée dans 18 pays et 41 hôpitaux, dont les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG).

Ces travaux sont publiés dans la revue médicale britannique The Lancet par un réseau international d’hôpitaux dirigé par l'Université d'Oxford. Cette étude intitulée "INTERCOVID 2022" a été menée entre le 27 novembre 2021 et le 30 juin 2022, ont indiqué mercredi les HUG dans un communiqué.

Les scientifiques ont étudié les dossiers de 1545 femmes enceintes diagnostiquées avec le variant Omicron et de 3073 femmes enceintes non diagnostiquées en groupe de contrôle. Résultats: durant la grossesse, le variant Omicron était associé à des risques accrus de morbidité maternelle, de complications graves et d'hospitalisation, surtout chez les femmes symptomatiques et non vaccinées.

En particulier, le risque de prééclampsie - une élévation de la tension artérielle avec atteinte des reins - était plus important chez les femmes présentant des symptômes graves. Les femmes obèses ou en surpoids avec symptômes graves étaient les plus exposées.

Mieux avec la vaccination complète

Les femmes vaccinées étaient, quant à elles, bien protégées contre les symptômes et les complications graves du Covid-19. Elles présentaient un risque très faible d'admission dans un service de soins intensifs. La meilleure prévention s'est avérée être une vaccination complète, de préférence avec une dose de rappel.

L’étude a également mis en évidence que les vaccins à ARN messager (ARNm) ont été les plus efficaces. Toutefois, ceux à vecteur viral avec un rappel ont également fourni une protection adéquate. L’immunité a été observée durant au moins dix mois après la dernière dose de vaccin à ARNm et de vaccin à vecteur viral avec rappel.

"Cette étude montre clairement les bénéfices de la vaccination durant la grossesse. Elle nous aide dans notre recommandation d’inclure la vaccination contre le Covid-19 dans les soins de routine des femmes enceintes", relève Begoña Martinez de Tejada Weber, médecin-cheffe au Service d’obstétrique des HUG et professeure à l’Université de Genève, citée dans le communiqué.

Couverture vaccinale insuffisante

Pour José Villar, professeur de médecine périnatale à l'Université d'Oxford, "il est préoccupant de constater que des symptômes graves de la maladie sont apparus chez 4% à 7% des femmes non vaccinées chez qui le variant Omicron a été diagnostiqué pendant la grossesse".

Bien que le variant Omicron soit globalement moins nocif que les variants précédents, la grande proportion de femmes enceintes dans le monde qui ne sont pas vaccinées court toujours un risque majeur. La couverture vaccinale complète des femmes enceintes est encore insuffisante, même dans les pays développés, selon les conclusions des auteurs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Pas de tests Covid obligatoires pour les voyageurs arrivés de Chine

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Aucun test Covid ne sera imposé aux voyageurs venus de Chine dans les aéroports suisses pour le moment (archives). (© KEYSTONE/WALTER BIERI)

Contrairement aux pays voisins, la Suisse n'introduira pas pour l'instant de tests Covid-19 obligatoires pour les voyageurs venus de Chine. La population suisse est suffisamment protégée contre les variants qui y circulent, estime le Conseil fédéral.

Les variants Omicron qui circulent en Chine présentent un risque faible pour la population et le système de santé suisses. La population suisse bénéficie d’une protection élevée contre les formes graves du Covid-19. Beaucoup de personnes sont vaccinées ou ont déjà été infectées, écrit mercredi le gouvernement dans un communiqué.

Le risque d'apparition de nouveaux variants préoccupants n'est pas plus grand en Chine qu'ailleurs, estime le Conseil fédéral. Ce dernier se contente donc pour l'instant de renforcer l'information sur les mesures d'hygiène pour les passagers aériens en provenance et à destination de la Chine. L'Office fédéral de la santé publique recommande aussi à ces personnes de porter un masque.

L'Union européenne (UE) a récemment choisi une autre voie en recommandant "fortement" à ses membres de tester les voyageurs arrivés de Chine. La France, l'Italie et l'Allemagne ont pris des mesures en ce sens.

Pressions

Ces derniers jours, la pression est montée sur le Conseil fédéral pour qu'il suive le mouvement. Des politiciens et des ministres cantonaux de tous bords ont réclamé l'introduction de tests obligatoires. Plusieurs spécialistes et infectiologues ont toutefois fait part de leur scepticisme sur l'efficacité d'une telle mesure.

C'est cette voie que le gouvernement semble suivre pour l'instant. La circulation du virus en Suisse est tellement élevée actuellement qu'une obligation de dépistage pour le nombre proportionnellement réduit de personnes arrivant directement de Chine par avion n'aurait guère d'influence sur la propagation de la maladie en Suisse, écrit-il dans son communiqué.

La décision se fonde sur la situation épidémiologique actuelle. La Suisse suivra de près l'évolution de la situation, notamment en ce qui concerne l'identification de nouveaux variants.

Eaux usées

Les mesures comprennent la surveillance des eaux usées, qui englobe aussi les régions aéroportuaires et les régions touristiques importantes, le système de déclaration obligatoire (tests, nombre de cas, hospitalisations et décès), le système de déclaration Sentinella et la surveillance des variants du virus par séquençage d'échantillons prélevés dans les eaux usées et sur des personnes hospitalisées.

La Suisse évalue actuellement s'il y a lieu de contrôler les eaux usées de tous les vols arrivant directement de Chine afin d'y rechercher de nouveaux variants, précise le gouvernement. L'Autriche a annoncé une mesure en ce sens.

Le Conseil fédéral se dit prêt à adapter si nécessaire les mesures sanitaires aux frontières. L'UE a elle annoncé un réexamen des recommandations pour la mi-janvier.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La Chine lève la quarantaine pour les voyageurs internationaux

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Les personnes arrivant en Chine, notamment à l'aéroport de Pékin, n'ont plus besoin de se soumettre à une quarantaine stricte dans des hôtels dédiés. (© KEYSTONE/EPA/MARK R. CRISTINO)

La Chine a levé dimanche la quarantaine obligatoire pour les voyageurs en provenance de l'étranger. Elle a ainsi mis fin à trois ans d'isolement du pays au moment où il est confronté à une flambée des cas de Covid-19.

Les premiers arrivants ont exprimé leur soulagement de ne pas avoir à subir les quarantaines exténuantes devenues le quotidien des Chinois en raison de la stratégie "zéro Covid" décidée par les autorités.

A Hong Kong, où la frontière avec la Chine continentale a été rouverte après des années de fermeture, plus de 400'000 personnes prévoient de se rendre au nord au cours des huit prochaines semaines.

Restrictions draconiennes

Après trois années de restrictions parmi les plus draconiennes au monde, qui ont durement affecté son économie et fini par déclencher des manifestations dans tout le pays, la Chine a brutalement levé le mois dernier la plupart de ses mesures de lutte contre la pandémie.

"Je pense que c'est vraiment bien que la politique ait changé", s'est réjouie auprès de l'AFP une femme prénommée Pang, à l'aéroport international de Pudong, à Shanghai. "C'est une étape nécessaire, je pense. Le Covid s'est normalisé maintenant et après cet obstacle, tout ira bien", a-t-elle ajouté.

L'annonce en décembre de la fin de la quarantaine a incité les Chinois à effectuer en nombre des projets de voyages à l'étranger, avec une augmentation spectaculaire du trafic sur les sites de réservations.

Mais la perspective d'un afflux massif de touristes chinois a incité plus d'une dizaine de pays à imposer des tests de dépistage aux voyageurs en provenance de Chine, où le nombre de contaminations a explosé.

Pékin a jugé "inacceptables" les restrictions de voyage imposées à ses ressortissants, bien que la Chine soit elle-même restée largement fermée depuis 2020 aux touristes étrangers et aux étudiants internationaux.

Aggravation en vue

L'épidémie devrait s'aggraver à l'approche des vacances du Nouvel An chinois, fin janvier, au cours desquelles des millions de personnes devraient quitter les mégapoles durement touchées pour se rendre à la campagne afin de rendre visite à leurs parents, souvent âgés et vulnérables.

La Chine a pris des mesures pour limiter les critiques à l'encontre de son parcours chaotique pour sortir de sa politique "zéro Covid". Weibo, le Twitter chinois, a indiqué avoir récemment interdit 1120 comptes pour "infractions contre des experts et des universitaires".

Dans le sud-ouest du pays, des employés ont affronté la police dans une usine de kits de test Covid, selon une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux dimanche.

Un homme qui a posté une vidéo de la scène, se déroulant selon des images géolocalisées par l'AFP dans un parc industriel de Chongqing, a indiqué que de nombreux travailleurs n'avaient pas été payés.

Selon d'autres publications, la société pharmaceutique Zybio, basée à Chongqing, aurait soudainement licencié des ouvriers qui avaient été recrutés ces dernières semaines.

"Sortis comme ça"

Dimanche, à l'aéroport de Pékin, les barrières qui séparaient les arrivées internationales des arrivées nationales ont disparu, de même que le personnel en combinaison de protection, dispositif incontournable de la politique "zéro Covid" chinoise.

Une femme, venue accueillir une amie arrivant de Hong Kong, confie que la première chose qu'elles vont faire sera de prendre un repas ensemble. "C'est tellement génial, nous ne nous sommes pas vues depuis si longtemps", jubile Wu, 20 ans, auprès de l'AFP.

A l'aéroport de Shanghai, un homme prénommé Yang qui arrivait des Etats-Unis assure qu'il n'était pas au courant que les règles avaient changé.

"Je m'estimerais extrêmement chanceux si je n'avais à faire qu'une quarantaine de deux jours, mais il s'avère que je n'ai pas à faire de quarantaine du tout, et pas de paperasse, nous sommes sortis comme ça, exactement comme par le passé", souligne-t-il.

Hong Kong s'ouvre

A Hong Kong, les restrictions strictes en matière de déplacements de et vers le reste de la Chine se sont également assouplies dimanche.

L'économie de Hong Kong, frappée par la récession, cherche désespérément à renouer avec la croissance, et les familles attendent avec impatience les retrouvailles pour le Nouvel An chinois.

Quelque 410'000 Hongkongais ont prévu de se rendre dans le nord au cours des deux prochains mois, tandis qu'environ 7000 personnes sur le continent doivent aller dans le sud dimanche, selon les données officielles.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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