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Vaud

Surcoûts à l'hôpital d'Yverdon-les-Bains: projets "mis en veille"

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Des surcoûts freinent les projets des établissements hospitaliers du Nord vaudois (photo d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les surcoûts liés à la transformation de l'hôpital d'Yverdon-les-Bains ont des répercussions sur d'autres projets des établissements hospitaliers du Nord vaudois (eHnv). Les constructions d'un centre de traitement et de réadaptation à Orbe ainsi que d'un parking et d'une maison de l'enfance à Yverdon sont mises "en veille" jusqu'à la mi-juillet.

"Divers scénarios" sont actuellement analysés pour la réalisation du nouvel hôpital, "pouvant avoir des répercussions sur l'ensemble du programme eHnv du futur". Ces mesures induisent "le gel des dépenses du projet durant ce laps de temps", écrivent jeudi les eHnv dans un communiqué. Tout en soulignant que "la nécessité" de construire un nouvel hôpital à Yverdon et un nouveau centre à Orbe n'est "pas remise en cause".

La phase d'avant-projet relative à la transformation de l'hôpital d'Yverdon a débouché sur un surcoût important. A savoir: 180 millions de plus à l'estimation initiale de 308 millions. Ces coûts supplémentaires, révélés début mai par 24 heures, viennent principalement de deux facteurs incompressibles: le renchérissement des prix de la construction (45 mio) et la spécificité des sols de l'hôpital d'Yverdon (61 mio).

Les eHnv expliquent entretenir "un dialogue régulier" avec les autorités cantonales et communales. Une rencontre avec des membres du Conseil d'Etat est notamment "en cours d'organisation pour échanger sur les pistes de solutions".

Interpellée mardi dernier lors des questions orales du Grand Conseil, la ministre de la santé Rebecca Ruiz avait aussi indiqué qu'une "commission d'accompagnement", chapeautée par la Direction générale de la santé (DGS), avait été instaurée pour suivre l'évolution du projet. Une première réunion a déjà eu lieu en avril.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

L'amphithéâtre de Nyon à l'honneur d'une nouvelle exposition

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L'amphithéâtre de Nyon fait l'objet d'une exposition jusqu'en 2026. (© Archeodunum SA)

Le Musée romain de Nyon dévoile vendredi une nouvelle exposition consacrée à l'un des principaux monuments antiques de la ville: son amphithéâtre. A voir jusqu'au 11 janvier 2026 et accompagnée de nombreux événements, elle vise à répondre aux questions soulevées depuis la découverte de l'édifice en 1996.

Intitulée "Amphithéâtre ?", l'exposition interroge sa construction, sa localisation, son âge et son ensevelissement, sa fonction, ou encore la place des animaux, des gladiateurs et des femmes dans l'arène. Une sélection de blocs, inscriptions, monnaies et petits objets trouvés sur le site sont également présentés. Evolutive, l'exposition reviendra aussi, courant 2025, sur les enjeux de la conservation du monument et de sa valorisation.

"La Ville de Nyon souhaite tout autant exposer la richesse de ce patrimoine inestimable que présenter les coulisses et les enjeux d'un chantier à venir (ndlr: de valorisation) qui sera exceptionnel", indique Alexandre Démétriadès, municipal nyonnais chargé de la culture, cité dans un communiqué.

En lien avec l'exposition, plusieurs rendez-vous sont proposés au public: des visites commentées du musée et de l'amphithéâtre, des conférences suivies d'un brunch, des "apéros-archéo", une exposition photographique dans l'espace urbain (10 décembre 2024 - 21 janvier 2025), ainsi que des ateliers et anniversaires thématiques pour les enfants.

De plus, le Musée romain organise cette année les Journées romaines et Journées vaudoises d'archéologie sur le thème des jeux antiques, dans l'arène notamment (Spectaculum ! 8-9 juin 2024). L'exposition servira aussi de décor à des concerts proposés dans le cadre de la Fête de la musique de Nyon (22 juin 2024), comme à des projections de péplums (courant 2025).

Rare édifice

L'amphithéâtre de Nyon est le seul édifice de ce type dans le bassin lémanique. Ses dimensions, 50 mètres dans son grand axe et 36 mètres dans son petit axe, le placent au milieu des édifices suisses de même nature, derrière ceux de Windisch (AG) et d'Avenches (VD) et devant ceux d’Augst-Sichelengraben (BL) et de Martigny (VS).

Sa date de construction n'est pas connue avec précision, sinon par quelques indices comme une inscription en l'honneur de l'empereur Trajan. Après son abandon comme lieu de spectacles à la fin de l'époque romaine, probablement au début du 4e siècle, le site sert de carrière, avant d'être totalement comblé par des remblais au 17e siècle, puis oublié jusqu'à sa découverte en 1996.

Crédit à venir

L'amphithéâtre est aujourd’hui classé au plan cantonal et national. La Ville de Nyon mène depuis plusieurs années, en collaboration avec l'Archéologie cantonale et l'Office fédéral de la culture, des réflexions sur la préservation et la valorisation du monument.

Un crédit d'études a été voté par le conseil communal en 2022. Il permet de financer l'avant-projet ainsi que les projets d'architecture et de scénographie qui seront soumis pour l'obtention d'un crédit de réalisation d'ici fin 2025. L'exposition "Amphithéâtre ?" évoluera donc entre mai 2024 et janvier 2026, au gré du projet de valorisation du monument.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Vaud adapte son plan d'action aux évolutions du terrain

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Le dispositif inclut la répression, mais aussi la thérapie, la réduction des risques et la prévention (Image prétexte). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BRUN)

L'Etat de Vaud adapte son dispositif en matière de lutte contre la consommation et le trafic de drogues. L'arrivée en Europe de cocaïne pure à très bas prix pose de nouveaux défis de maintien de l'ordre et de prise en charge socio-sanitaire.

Trois ans après le lancement de sa stratégie de lutte contre le deal de rue et la consommation de drogue, le canton tire un bilan intermédiaire "positif". La plupart des mesures du plan d'action ont été introduites, explique-t-il jeudi dans un communiqué.

Contrôle des substances

Le Drug Checking, soit le projet-pilote d'analyse des substances des drogues directement sur les lieux de fêtes, a été introduit "avec succès" et sera poursuivi. Pour la plupart des consommateurs, il a permis d'offrir un premier contact avec des professionnels de la prévention, souligne le canton.

Le projet Monitorstup, basé notamment sur le Drug Checking, a permis d'avoir une vision plus complète de l'ensemble des produits circulant sur le territoire vaudois. Il a confirmé la présence de la kétamine, un analgésique pour cheval, de plus en plus utilisé dans le milieu festif et qui présente des risques pour la santé.

Les mesures du plan d'action, lancé en 2021, ont conduit à une meilleure coordination entre les différents acteurs, un élément essentiel de la stratégie des quatre piliers, qui comprend la prévention, la thérapie, la réduction des risques et la répression. L'objectif est notamment de repérer plus rapidement les situations à risques parmi les jeunes.

Nouvelles pistes

Mais l'évolution du marché et des modes de consommation amène les autorités à adapter leur dispositif et à proposer de nouvelles pistes d'action. En 2023, la situation a "fortement évolué" dans le canton avec l'arrivée de cocaïne "très pure à des prix très bas", expliquent les autorités.

Les scènes de consommation dans l'espace public posent de nouveaux défis de maintien de l'ordre et de prise en charge. Le canton a ainsi renforcé sa coordination avec les acteurs régionaux ainsi que son dispositif, à Lausanne notamment avec une équipe mobile du CHUV.

La police poursuit son travail de terrain et des développements sont en cours pour intensifier les renvois de trafiquants incarcérés en fin de peine, annonce le communiqué. Le canton prépare de nouvelles mesures pour renforcer la coordination locale, améliorer la prise en charge socio-sanitaire et réduire les impacts sur l'espace public.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Plus de vacances et de l'IA pour les apprentis maçons vaudois

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©KEYSTONE/Jean-Christophe Bott

Les chefs d’entreprise vaudois veulent rendre la maçonnerie plus attractive. Une nécessité pour assurer la relève. La formation des apprentis va donc connaître quelques modifications.

Il s'agit d'un projet pilote qui induira un changement de paradigme dans la formation. Aucune modification ne sera faite à l’ordonnance de formation professionnelle initiale de maçon, ni à l’organisation des cours interentreprises. Le but étant de s'adapter aux besoins de la génération Z, c'est-à-dire, les jeunes entre 15 et 25 ans. Et c'est impératif au vu de la situation actuelle dans le Canton de Vaud. Jean-Luc Jaquier, Président du groupe vaudois d’entreprises de maçonnerie et de génie civil.

Revaloriser la profession doit permettre aux jeunes d'avoir du travail dans les 15 à 20 prochaines années. "5'000 logements devront être construits chaque année, et là on arrive à peine à 3'500", décrit Jean-Luc Jaquier. S'ajoute à cela la transition énergétique, la rénovation et l'assainissement énergétique des bâtiments. Et pour augmenter le nombre d'apprentis, il faut aussi élargir le bassin de personnes visées par la formation.

3 axes d'adaptation

Dès le mois d’août, la formation se verra donc adaptée sur trois points. Tout d'abord, la flexibilité. Et cela va passer par plus de semaines de vacances. Les explications de Jean-Luc Jaquier.

Cela permettra de dégager du temps pour l'auto-apprentissage. C'est là qu'entre en jeu le deuxième point, la technologie.

Enfin, la polyvalence étant un grand avantage dans le monde du travail, les apprentis auront l'occasion de suivre des formations qui vont au-delà de leur métier de base.

Tout cela a été mis en place suite à des discussions avec des jeunes.

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Économie

Projet pilote: dix semaines de vacances pour les apprentis maçons

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L'apprentissage de maçons change de paradigme dans le canton de Vaud avec dix semaines de vacances et le recours à l'intelligence artificielle pour attirer de nouveaux talents (photo prétexte). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Inquiet de l'érosion du nombre d’apprentis maçon depuis dix ans, le Groupe vaudois des entreprises de maçonnerie et de génie civil lance un projet pilote. Pour répondre aux aspirations de la génération Z, il propose dix semaines de vacances et le recours à l'intelligence artificielle dès la rentrée 2024.

Ces dix dernières années, les maçons vaudois ont vu chuter de 40% le nombre de nouveaux contrats d’apprentissage. De plus, près de la moitié des apprentis ne termine pas leur première année de formation. Dans ce contexte, le nombre de CFC délivrés aux nouveaux employés qualifiés est très nettement insuffisant pour assurer la relève professionnelle, souligne mercredi dans un communiqué le groupe vaudois des entreprises de maçonnerie et génie civil.

Favoriser la transition

Pour réduire le saut entre école et monde professionnel et enfin séduire davantage la génération Z", les maçons vaudois proposent une "révolution, un véritable changement de paradigme", selon les termes du président du groupe Jean-Luc Jaquier: offrir dix semaines de vacances en première année de formation".

Il s’agit, sans toucher à l’ordonnance de formation professionnelle, de se rapprocher de modèles scolaires tel que le gymnase, perçus comme très attractifs par les jeunes. Ce temps libre supplémentaire est aussi important pour les apprentis qui effectuent une maturité professionnelle.

Le nombre de semaines de congé devient dégressif au fil de la formation. Il passe à huit en deuxième année et à six en troisième, a précisé à Keystone-ATS Jean-François Savary, directeur de l'Ecole de la construction qui collabore au projet.

Apprentissage ludique

Autre grand changement, la branche propose d'utiliser l'intelligence artificielle (IA) en complément des cours professionnels. Elle permettra aux apprentis de faire de l'autoformation sur leur smartphone et de consolider leurs bases théoriques.

Sous forme de questions ludiques et didactiques, cette acquisition des compétences leur est imposée pendant une partie de ces vacances supplémentaires. Mais les jeunes pourront s’organiser librement.

En fonction des interactions avec l’utilisateur (de 5 à 15 minutes par jour), les réseaux de neurones de l’IA sont capables de construire un modèle de l’esprit de chaque apprenti, notamment ses niveaux de connaissance, ses besoins et ses capacités cognitives. Un suivi individuel agissant en véritable mentorat, souligne le communiqué.

Enfin, un cours de pratique complémentaire qui va au-delà de l’ordonnance fédérale, répond aux attentes des entreprises (travail en hauteur, permis de nacelle, pose de canalisations, etc.).

Accueil positif

Ce printemps, les chefs d’entreprise et artisans de ce projet ont été à la rencontre des entreprises formatrices de tout le canton pour leur présenter ce changement de paradigme. L’accueil a été dans l’ensemble positif.

Le principe de réalité s’est imposé aux entrepreneurs: une nouvelle formule est nécessaire pour assurer la relève, transmettre la passion du métier et être en mesure de relever les défis qui attendent les entrepreneurs (rénovation énergétique des bâtiments et réalisation des 5000 logements par an attendus pour répondre au dynamisme du canton et sa démographie).

Ce programme est destiné à la volée 2024-2027. Actuellement, une centaine d'apprentis maçons sont en cours de formation sur trois ans. Avec ces mesures, la branche espère en attirer au moins le double, a indiqué M.Savary.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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