Rejoignez-nous

Vaud

Vaud réajuste son concept d'école inclusive

Publié

,

le

Lundi, ce sera le moment de la rentrée pour les élèves vaudois (Image prétexte). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Plus de 130'000 Vaudois reprennent lundi le chemin de l'école. A l'occasion de la rentrée, le canton annonce une série d'ajustements pour faire baisser la grogne autour de l'école inclusive ainsi que des mesures pour améliorer les relations avec les parents et promouvoir les branches scientifiques. Le gymnase en quatre ans sera le gros chantier des prochaines années.

Ce printemps, deux sondages ont montré que les enseignants se sentent souvent démunis et épuisés face à l'augmentation - en nombre et en intensité - des cas d'élèves à besoins particuliers. Le Département avait promis des améliorations pour la rentrée 2023-2024.

Le conseiller d'Etat Frédéric Borloz a annoncé mercredi un paquet de douze mesures, pour un coût estimé de 9 millions de francs par an. En résumé, il fait un pas en arrière sur le concept d'école inclusive. Il a décidé de "bouger le curseur", qui avait jusqu'ici été placé de manière "très ambitieuse".

"Lorsqu'un élève pose problème dans une classe, on ne peut pas étendre l'encadrement à l'infini. Il faut penser à l'ensemble des élèves", a expliqué le chef du Département de l'enseignement et de la formation professionnelle (DEF).

Elèves autistes

De nouvelles classes régionales de pédagogie spécialisée (CRPS) ouvriront dans les établissements ordinaires afin de prendre en charge les enfants qui présentent des troubles graves du comportement. Trente entités existent déjà, quatre autres ouvriront à la rentrée, dédiées aux élèves de 1-4P qui souffrent de troubles du spectre de l'autisme et dont le nombre est en augmentation. Le dispositif sera adapté en 2024.

Ces classes seront à effectif réduit, et suivront le programme scolaire. "On garde ces élèves à l'école, ce qui favorise l'inclusion", a insisté M. Borloz. Si les troubles perdurent ou s'aggravent, un déplacement en institution reste possible.

Plus de psy et de logopédistes

En parallèle, le canton entend intensifier le co-enseignement (deux enseignants par classe) dès l'année scolaire 2024-2025. Il propose aussi de renforcer les postes de psychologues, psychomotriciens et logopédistes. "On table sur une augmentation de 48 postes", a annoncé Cédric Blanc, directeur général de l'enseignement obligatoire et de la pédagogie spécialisée.

Un plan d'action interdépartemental à dix millions de francs se souciera de l'encadrement scolaire et de la santé mentale des jeunes. Des mesures qui ont fait leurs preuves pendant le Covid se poursuivront. "On essaye ainsi de limiter les décrochages scolaires, qui sont en train de se multiplier", a dit M. Borloz.

Le DEF souhaite aussi que les parents deviennent de véritables partenaires de l'école. Il "ouvre le chantier" et examinera, par exemple, la question des congés jokers, où les élèves peuvent manquer l'école sans que les parents doivent justifier l'absence.

Gymnase en quatre ans

C'est définitif: Vaud devra passer au gymnase en quatre ans, comme l'a imposé la Confédération. Comme annoncé, le canton privilégiera un modèle mixte de 10 ou 11 + 4. Ce scénario donne accès au cursus de maturité en fin de 11e année, tout en l'ouvrant dès la fin de la 10e pour les élèves qui ont des résultats suffisants.

Cette solution est "juste et pédagogiquement solide", a relevé M. Borloz. "Elle permet de ne pas rallonger inutilement le temps des études". Le DEF promet d'associer ses partenaires aux travaux - les syndicats réclament la variante 11+4 - et reviendra en 2024 avec un calendrier et des pistes de travail.

Plus de maths et de sciences

Enfin, le canton souhaite encourager les élèves de 8 à 12 ans à se projeter dans un métier en lien avec le domaine des mathématiques, de l'informatique, des sciences naturelles ou de la technique (les disciplines MINT). Un nouveau salon se déroulera du 26 février au 3 mars 2024 au Swiss Tech Convention Center de l'EPFL.

Lundi, 132'893 élèves vaudois retourneront en classe, soit 1283 de plus que l'an dernier (+1%). 97'143 rejoignent les bancs des écoles obligatoires et des établissements de pédagogie spécialisées, où ils retrouveront 10'905 enseignants. 35'750 adolescents fréquenteront les écoles professionnelles et les gymnases, guidés par 3400 enseignants.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Lausanne

BDFIL annonce son programme et lance des états généraux de la BD

Publié

le

Le festival de bande dessinée lausannois BDFIL célèbrera sa 20e édition du 27 avril au 10 mai 2026. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

A Lausanne, le festival de bande dessinée BDFIL a présenté mardi le programme de sa 20e édition. Elle aura lieu du 27 avril au 10 mai, mais certains événements s'étaleront jusqu'à la fin 2026. Face aux difficultés des artistes, BDFIL lance des états généraux de la BD.

"La bande dessinée est un art très peu soutenu au niveau institutionnel. Ses acteurs ont beaucoup de difficultés à joindre les deux bouts", a défendu Léonore Porchet, codirectrice de BDFIL.

Face aux difficultés financières du secteur, BDFIL se propose de recueillir le témoignage de ses acteurs, afin de produire "un rapport et des revendications de politique culturelle", annonce-t-elle. L'annulation du Festival d’Angoulême a notamment laissé des traces cette année.

Léonore PorchetCodirectrice de BDFIL

Côté programme, 16 expositions, au total, rythment cette édition. BDFIL accueillera le Québec comme "pays invité". La codirectrice Gaëlle Kovaliv a relevé la créativité et la singularité de l'humour d'outre-Atlantique.

Le festival mettra à l'honneur la BD jeunesse "Le Loup en slip", qui rend accessibles des thèmes politiques comme la propriété privée ou les stéréotypes. Enfin, une plongée patrimoniale dans les planches originales de la collection du Centre BD de la Ville de Lausanne est également prévue.

Léonore PorchetCodirectrice de BDFIL

Pour cette édition anniversaire, l’invitée d’honneur est l’autrice française Mirion Malle, figure emblématique de la bande dessinée engagée.

Léonore PorchetCodirectrice de BDFIL

L'eau sera le thème annuel de BDFIL, décliné en plusieurs expositions jusqu'en octobre.

Avec Yann Rossier

Continuer la lecture

Vaud

Un syndicat exige un CTT pour les remontées mécaniques vaudoises

Publié

le

Le syndicat SCIV exige la mise en place urgente d'un CTT pour les remontées mécaniques vaudoises (image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les salaires vaudois du personnel d'exploitation des remontées mécaniques sont inférieurs à ceux d'autres cantons, selon les observations du syndicat SCIV. Il demande la mise en place "urgente" d'un Contrat-Type de Travail (CTT) pour le secteur, alertant sur la précarité qui touche ses employés.

"En ce début d'année 2026, nous constatons que les salaires vaudois pour le personnel d'exploitation sont 20% inférieurs aux salaires pratiqués dans le canton du Valais, et 13% inférieurs aux salaires pratiqués dans le canton de Berne", écrit le SCIV dans son communiqué mardi. "Les professions liées à la sécurité des pistes sont également touchées."

Pour le syndicat, il est "indispensable et urgent" de déterminer des salaires minimums dans la branche dans le canton de Vaud, tenant compte des normes existantes. Il invite à dire "STOP à la sous-enchère salariale."

Précarité importante

L'organisation a en outre constaté plusieurs problèmes qui minent le secteur et les conditions de travail du personnel, dont le fait que "pas moins de 87% des employés sont payés à l'heure", ce qui ne leur permet pas de déterminer leur revenu à l'avance.

Les heures de travail ne sont, en outre, pas garanties, déplore le syndicat. Cette précarité est accentuée par le fait qu'une installation peut être fermée en raison du mauvais temps ou du manque temporaire de neige, explique le SCIV.

De plus, le syndicat a constaté "l'engagement en masse de main d'oeuvre étrangère" qui "contribue à maintenir un niveau de salaire précaire dans la branche et prive la population indigène de ces emplois, dans la mesure où ils ne permettent pas de vivre correctement dans la région".

Le SCIV demande donc à la Commission tripartite vaudoise, en charge de l'observation du marché du travail, de "déterminer les salaires d'usage dans la branche en tenant compte des CTT et CCT existants." Des salaires minimums pour les différentes fonctions doivent également être fixés par le Conseil d'Etat, estime l'organisation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Culture

Montreux: un concert gratuit pour tester le 2M2C rénové

Publié

le

Les travaux de modernisation du Centre de congrès et d'expositions de Montreux (2M2C) ont débuté en août 2023 (archives). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Les travaux de modernisation du Montreux Music & Convention Center (2M2C) sont à bout touchant. Un concert gratuit du groupe The Two XL aura lieu le 28 mai à l'Auditorium Stravinski pour tester les dispositifs de sécurité du bâtiment en conditions réelles.

"Cet exercice vise à valider les dispositifs de sécurité incendie, notamment le plan d’évacuation, les systèmes sonores d’alerte, l’évacuation de fumée et la communication avec la centrale d’alarme", indique la commune de Montreux, mardi dans un communiqué. Il a été recommandé par l'Etablissement cantonal d’assurance contre l’incendie et les éléments naturels (ECA) avant la réouverture officielle du bâtiment, prévue début juillet.

L'événement est principalement destiné aux personnes ayant contribué à la réalisation du chantier, ainsi qu'aux actrices et acteurs culturels, touristiques et économiques de la région. La population montreusienne est également invitée, moyennant une réservation. Au total, 1600 personnes pourront y assister. "Le concert sera précédé d’un verre de bienvenue et se terminera par une évacuation en conditions réelles", précise la commune.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Économie

Les mosaïques romaines d'Orbe seront mieux valorisées

Publié

le

Les mosaïques romaines d'Orbe doivent être mises davantage en valeur, estiment le Conseil d'Etat et le Grand Conseil vaudois (archives). (© Keystone/FABRICE COFFRINI)

Suivant le Conseil d'Etat vaudois, le Grand Conseil souhaite mettre davantage en valeur le passé romain d'Orbe et son site archéologique de Boscéaz. Pour ce faire, il a très largement accepté la demande d'un crédit d'étude d'un million de francs, par 100 voix positives, un seul non et une abstention.

Ces études préliminaires visent notamment à évaluer l'état des infrastructures existantes, en vue de leur rénovation, tout en explorant la création d'un pavillon d'accueil moderne. Il est aussi prévu de voir comment améliorer l'accès au site avec des itinéraires de mobilité douce. Un autre axe concernera l'aménagement paysager et la valorisation didactique du site.

La villa de Boscéaz, construite autour de 170 avant notre ère, constitue le plus grand domaine rural connu en Suisse à l'époque romaine, selon la Fondation Pro Urba, exploitante du site. Ce dernier est particulièrement réputé pour ses neuf mosaïques, découvertes aux 19e et 20e siècles et considérées comme les plus importantes recensées au nord des Alpes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Taureau

Vous abordez cette journée avec une grande rigueur. Mais, aujourd’hui, on va vous demander plus de flexibilité que d’habitude…

Les Sujets à la Une