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Vaud

Vevey: Michel Agnant et Jérôme Christen réintégrés

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Les deux élus de Vevey libre, Jérôme Christen et Michel Agnant pourront récupérer leurs fauteuils de municipaux, suite à un jugement du Tribunal cantonal vaudois (archives). (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le Tribunal cantonal (TC) vaudois annule la suspension des deux élus de Vevey libre Jérôme Christen et Michel Agnant. Ils pourront récupérer immédiatement leurs sièges à la Municipalité de Vevey. Le gouvernement ne recourra pas au Tribunal fédéral (TF).

Dans un arrêt du 7 octobre, la Cour de droit administratif et public (CDAP) a admis les recours formés par Michel Agnant et Jérôme Christen contre la décision du Conseil d’Etat du 26 juin dernier qui prolongeait la suspension de leurs fonctions, ont communiqué les avocats des deux élus mardi. L’annulation de cette mesure provisoire déploie ses effets "ex nunc", soit dès maintenant.

Confiance pas remise en cause

Selon la Cour, à la lumière des résultats de l'enquête pénale, il n'est en effet plus nécessaire de prolonger la suspension. La décision du Conseil d’Etat en ce sens dérogeait au principe de la proportionnalité.

Et les avocats d'ajouter que les constats résultant de l’enquête pénale ne permettent pas de remettre en cause la confiance et l’autorité dont les deux municipaux jouissent en tant qu’élus. La Cour estime que l'on ne peut pas considérer que les citoyens veveysans, ou à tout le moins les électeurs des recourants, ont pour la plupart perdu la confiance qu’ils avaient mise en eux à cause de cette affaire.

Les suppléants libérés

"Le Conseil d'Etat a pris acte de la décision de la CDAP", a déclaré Béatrice Métraux, cheffe du Département des institutions et de la sécurité. Il ne recourra pas, n'ayant selon toute vraisemblance pas qualité pour le faire. Le gouvernement "invite les municipaux à retravailler tous ensemble. Il propose aussi la médiation d'un préfet".

Conséquence de cette décision, le mandat des suppléants Michel Renaud et Jacques Ansermet prend fin dès maintenant. La Municipalité est désormais composée de quatre élus, un groupe adéquat pour diriger une commune.

Interrogé sur le désaveu infligé par cette décision, la ministre a répondu que "le Conseil d'Etat n'avait fait qu'appliquer la loi et travaillé dans l'intérêt de la population. Le gouvernement a surtout répondu à la requête de la Municipalité de Vevey qui avait demandé la suspension des deux élus, a-t-elle rappelé.

Soulagement

"Nous sommes soulagés de recommencer à travailler, même si nous déplorons que cela advienne si tard", a déclaré Jérôme Christen à Keystone-ATS. "Le Conseil d'Etat s'est fourvoyé en prolongeant la sanction. Nous entendons réintégrer nos fonctions au plus tard jeudi matin", a-t-il précisé.

Le Conseil d'Etat avait prononcé la suspension en décembre 2018 des deux municipaux poursuivis pour violation du secret de fonction, à la demande de la Municipalité de Vevey. Fin juin, la suspension a été prolongée par le gouvernement vaudois pour six nouveaux mois, décision contre laquelle ont recouru les deux hommes.

Hors norme

La Municipalité qui n'a pas répondu mardi aux sollicitations de Keystone-ATS devra donc prendre les mesures organisationnelles permettant cette réintégration. "Nous avions déjà tenté d'expliquer au Conseil d'Etat que la situation avait considérablement évolué depuis décembre et que l'enquête était close, avec cinq des sept faits dénoncés classés", note Pierre Chiffelle, l'un des avocats des deux élus.

"Cette suspension était complètement hors norme". Depuis le début, les élus ont eu le sentiment d'une chasse aux sorcières, due au fait qu'ils n'avaient pas relâché la pression sur l'affaire Girardin, a-t-il poursuivi.

La procédure pénale, qui reste ouverte sur deux points "discutables" concerne la transmission de documents à des tiers. Elle sera jugée en novembre devant un tribunal de police, a ajouté M. Chiffelle.

Plusieurs suspensions

L'exécutif de Vevey est en crise depuis mai 2018, suite à l'enquête ouverte contre le municipal Lionel Giradin notamment pour gestion déloyale. Sur ces cinq membres initialement élus, seuls deux sont restés en fonction, la syndique Elina Leimgruber (Verts) et le municipal Etienne Rivier (PLR). Deux suppléants les avaient rejoints.

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Vaud

Yverdon: cinq candidatures pour succéder à Jean-Daniel Carrard

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Tirage au sort, le 15 août 2022 à l'Hôtel de Ville
Le tirage au sort des listes a eu lieu à l'Hôtel de Ville d'Yverdon-les-Bains. (© Jérôme Genet / LFM)

Cinq candidatures ont été déposées pour l'élection complémentaire à la Municipalité d'Yverdon-les-Bains (VD), dont le premier tour aura lieu le 25 septembre. Le PLR, l'UDC, les Vert'libéraux, Le Centre ainsi que Solidarité & Ecologie sont sur les rangs pour récupérer le siège laissé vacant en cours de mandat par le libéral-radical Jean-Daniel Carrard.

Non réélu syndic de la 2e ville du canton de Vaud, le PLR s'est retiré de l'exécutif, disant ne pas cautionner les décisions de la nouvelle majorité de gauche. Au printemps 2021, elle avait basculé à gauche, avec cinq élus contre deux PLR. Le délai pour le dépôt des listes était fixé à lundi midi. Les prétendants étaient déjà connus. Il n'y a pas eu de surprise de dernière minute.

Le Parti libéral-radical (PLR) a lancé François Armada pour défendre ce fauteuil. Technicien du bâtiment au niveau professionnel, ce dernier a longtemps oeuvré au sein du Conseil communal, où il a siégé dès 1994 durant plus de deux législatures. Il y est revenu en 2011 et a été réélu une nouvelle fois en mars 2021.

Le démissionnaire Jean-Daniel Carrard ayant expliqué ne pas pouvoir travailler avec la nouvelle majorité rose-verte, comment le candidat de droite pourrait-il y arriver ?

Maximilien BernhardPrésident du PLR yverdonnois

L'UDC retente sa chance

L'UDC essaiera de faire son entrée pour la première fois à l'Hôtel de Ville yverdonnois avec Pascal Gafner. C'est la quatrième tentative de ce directeur associé d'une imprimerie à Grandson, proche des milieux économiques et sportifs. L'année dernière, l'ancien président du Conseil communal (2017-2018) avait échoué d'un cheveu.

Pour la nouvelle présidente, faire partie de la course est légitime:

Nathalie Gutierrez GarciaPrésidente de l’UDC yverdonndoise

Les Vert'libéraux, également absents de l'Exécutif, partent avec le technicien-géomètre Laurent Thiémard. Le parti veut jouer sa carte centrale, dans le contexte actuel:

Pierre-Henri MeystrePrésident des Vert’Libéraux du Jura - Nord vaudois

De son côté, Le Centre, qui n'est représenté ni à la Municipalité, ni au Conseil communal, mise sur Anne-Laure Vallon, assistante en pharmacie.

Une seule candidature à gauche

Face à des partis du centre et de droite en ordre dispersé, une seule candidature a émergé à gauche: celle d'Ella-Mona Chevalley. Formée en sciences et politiques environnementales, militante féministe et écologiste, la jeune cheffe de groupe des Verts et Solidaires saura à la fin du mois si elle peut compter sur le soutien du PS et des Verts. Une candidate qui risque de ne pas être collégial ?

Mathias OrtegaMembre du comité de Solidarité et Ecologie

Les socialistes occupent trois sièges sur sept à l'Exécutif, les Verts deux. Si Ella-Mona Chevalley remporte le scrutin, la droite ne disposera plus que d'un unique fauteuil - celui du libéral-radical Christian Weiler - alors qu'elle était encore majoritaire avant les dernières élections, avec quatre PLR.

Jean-Daniel Carrard a quitté ses fonctions le 31 juillet dernier. L'ancien syndic avait annoncé son départ en avril. Ses anciens collègues se sont réparti son dicastère des Sports, du Tourisme et des Bâtiments, jusqu'à l'automne.

Le premier tour de l’élection complémentaire aura lieu le dimanche 25 septembre 2022, selon le système majoritaire. Vu le nombre de candidats, un second tour est fort probable.

Jérôme Genet avec Keystone-ATS

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Lausanne

A Lausanne, les cours de français au bord du lac font carton plein

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Plus de 70 nationalités se sont côtoyées à Vidy-Plage pour apprendre le français (photo symbolique). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La fréquentation des cours de français gratuits organisés durant l'été par la Ville de Lausanne à Vidy-Plage a atteint un nouveau record. Entre le 11 juillet et le 12 août, 437 personnes se sont rendues au bord du lac pour suivre un ou plusieurs des 24 cours dispensés dans une ambiance décontractée.

La fin des restrictions sanitaires, une météo très ensoleillée, mais aussi le contexte international avec la guerre en Ukraine et la situation en Afghanistan, ont exercé une influence notable sur la fréquentation, a communiqué lundi la Ville. Ainsi, parmi les personnes présentes, on compte une majorité de femmes ukrainiennes et d'hommes afghans.

La communauté hispanophone (Colombie, Equateur, Espagne et Pérou) était également bien représentée. Au total, ce sont plus de 70 nationalités qui se sont côtoyées. La plupart des personnes résident à Lausanne depuis moins de six mois.

Enfants pris en charge

Nouveauté de cette édition, la halte-jeux pour les enfants a été très sollicitée. Chaque soir, en moyenne une quinzaine d'enfants ont été accueillis. Les parents ont pu ainsi se concentrer sur leur apprentissage. Au vu du succès rencontré, la Ville souhaite reconduire cette offre lors de la prochaine édition.

Proposés gratuitement chaque été depuis 13 ans par la Ville de Lausanne et son Bureau lausannois pour les immigrés (BLI), les cours de Vidy-Plage offrent une première initiation à la langue française.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Licenciement et soupçon de dysfonctionnement à l'EPFL

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L'EPFL a licencié trois fois un collaborateur en l'espace de quatre ans. (Photo d'illustration © KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'EPFL a licencié trois fois un collaborateur en l'espace de quatre ans. L'intéressé avait dénoncé un dysfonctionnement, selon un arrêt du Tribunal administratif fédéral. Mais ce dernier s'est refusé à établir un rapport entre ces différents évènements.

A fin mai 2018, le collaborateur avait signalé à l'ombudsman des hautes écoles qu'une entreprise privée occupait des locaux de l'EPFL sans payer de loyer. Propriété d'un professeur, cette société bénéficiait aussi de prestations informatiques du personnel de l'école.

Selon un arrêt du Tribunal administratif fédéral publié lundi, l'employé avait agi trois mois après avoir été licencié par l'école. Mais cette dernière avait annulé le congé en août 2018, après un recours de son collaborateur.

Deuxième licenciement annulé

Mais un mois plus tard, l'EPFL avait à nouveau signifié son renvoi à l'intéressé. Elle justifiait la décision par des mesures de restructuration. En septembre 2021, le Tribunal administratif fédéral estimait que le licenciement était infondé et abusif. La réintégration du collaborateur était ordonnée. Les juges de Saint-Gall ne se prononçaient pas sur le fait qu'il s'était peut-être agi de représailles.

En mars 2020, l'ombudsman des hautes écoles avait décidé de ne pas donner suite à la dénonciation du collaborateur. Selon le dernier jugement du Tribunal administratif fédéral, le médiateur constatait que l'employé avait agi après son licenciement en mars 2018 et dans son propre intérêt. En outre, l'entreprise était active depuis 8 ans dans les locaux de l'école.

Requête en surveillance

Pour autant, l'homme ne s'était pas découragé. A mi-mars 2020, il a déposé une requête en surveillance auprès du conseil des EPF. Il affirmait qu'il s'était adressé durant des années auprès de son employeur afin de signaler les privilèges accordés à la société privée. Dans la foulée, il critiquait aussi l'inaction de l'ombudsman.

Le recourant demandait au conseil de pouvoir accéder à d'anciens mails sur le serveur de l'EPFL, qui auraient prouvé ses interventions passées. En décembre 2021, le conseil des EPF a rejeté la requête. L'utilisation prétendument illégale des bureaux de l'école n'était pas prouvée. En outre, la société n'y était plus présente depuis la fin juin 2018.

L'homme a fait recours contre cette décision devant le Tribunal administratif fédéral - en vain. En tant que dénonciateur d'un éventuel dysfonctionnement, il n'est pas partie à une procédure de surveillance et ne dispose pas des droits correspondants, tel le droit de consulter les dossiers ou de requérir des preuves. C'est ce que concluent les juges de Saint-Gall dans leur dernière décision. Ils ne sont donc pas entrés en matière sur le recours.

Alors que cette procédure était pendante devant le Tribunal administratif fédéral, l'homme a été licencié une troisième fois. Comme il a contesté ce congé, celui-ci n'est pas encore entré en force. (arrêt A-533/2022 du 5 août 2022)

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Lausanne

Le trafic a repris sur l'autoroute A9 entre Vevey et Montreux

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Le poids lourd a dû être redressé à l'aide d'un camion-grue. (© Police cantonale vaudoise)

L'autoroute est à nouveau ouverte entre Vevey et Montreux (VD), en direction du Valais. Un camion transportant du bois s'est renversé sur l'A9 lundi matin vers 9h00 sur ce tronçon.

"La circulation reprend son cours peu à peu", a communiqué la police cantonale vaudoise vers 16h00 sur le réseau social Twitter. Une déviation a été mise en place le temps que la route soit dégagée. Sur une photo diffusée un peu plus tôt dans l'après-midi, on pouvait voir le poids lourd en train d'être manipulé à l'aide d'un camion-grue.

Le chauffeur du véhicule accidenté a été légèrement blessé, a indiqué un porte-parole de la police cantonale. Aucun autre véhicule n'a été impliqué.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Rock Oz: 35'000 spectateurs pour les adieux aux arènes

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Rock Oz'Arènes ne retrouvera pas ses arènes avant 2027. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Rock Oz'Arènes a dit au revoir dimanche soir aux arènes d'Avenches (VD). Quelque 35'000 spectateurs ont participé, cinq jours durant, à la 30e édition du festival, la dernière avant la rénovation de l'amphithéâtre romain.

Les travaux dureront au moins cinq ans. Pendant ce temps, Rock Oz migrera dans un nouveau lieu, qui sera dévoilé prochainement.

Pour ses adieux, le festival a vécu une édition "remplie d'émotion, de joie et de résilience", affirment dimanche les organisateurs dans un communiqué. Ils ajoutent avoir vécu "des montagnes russes émotionnelles", en référence notamment à l'annulation de dernière minute de Placebo pour des raisons familiales.

Trouver un remplaçant à la tête d'affiche de la soirée du samedi, à trois jours du concert, paraissait "irréalisable", affirment les organisateurs. Ils ont pourtant pu dégoter l'auteur-compositeur irlandais Michael Patrick Kelly.

Si ce remplacement a suscité certaines critiques des festivaliers sur les réseaux sociaux, les organisateurs assurent que les spectateurs ont été "captivés et conquis" par ce concert qu'ils n'attendaient pas. "Les arènes sont restées pleines à craquer avec un public hypnotisé durant une heure et demie", racontent-ils dans leur communiqué.

Annonce en septembre

Parmi les autres temps forts de cette 30e édition, le festival cite notamment les concerts de GIMS, Worry Blast, Status Quo, Louane ou encore Robin Schulz lors de la soirée électro du vendredi. La manifestation s'est achevée dimanche avec une soirée 100% suisse avec, entre autres, Stephan Eicher et l'humoriste Yann Lambiel.

En attendant de retrouver les arènes, a priori en 2027, Rock Oz devrait revenir l'an prochain sur un autre site, pas forcément à Avenches. "Plusieurs projets sont en discussion et en attente d'autorisation", soulignent les organisateurs. Ils ajoutent que de "belles nouvelles" pourraient être annoncées en septembre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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