Suisse Romande
VS: plus de 215'000 francs reçus à tort par un triage forestier
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L'affaire du triage forestier valaisan qui a reçu pendant plusieurs années des subventions de la part du canton - sans réaliser l'entier des travaux liés à ces prestations - se précise. Le canton exige le remboursement de plus de 215'000 francs versés à tort et a porté plainte en février dernier.
La fraude, sans précédent en Valais, avait été mise en lumière par Rhône FM en janvier 2024. La radio valaisanne a spécifié mardi que 215'834 francs ont été versés à tort, selon des chiffres confirmés à Keystone-ATS par le Service des forêts, de la nature et du paysage (SFNP) valaisan.
"Ce que nous reprochons au triage forestier de Lienne-Morge, c'est d'avoir annoncé au subventionnement des surfaces qui n'ont pas été traitées et pour lesquelles des subventions n'auraient pas dû être versées", explique le chef du SFNP Jean-Christophe Clivaz sur les ondes de la radio valaisanne.
Le canton du Valais a ainsi déposé une plainte pénale contre l'ancien garde-forestier et son adjoint pour obtention frauduleuse d'une subvention et faux dans les titres en début d'année. Le SFNP a l'obligation légale de dénonciation auprès du Ministère public, précise à Keystone-ATS Kathya Savioz, adjointe du chef de service. "L’enquête en cours déterminera les responsabilités", poursuit-elle.
Contrôles réguliers
Aujourd'hui dissous et intégré à l'association forestière du Cône de Thyon, le triage, cette unité administrative de police des forêts qui chapeaute plusieurs territoires communaux, regroupait les communes d'Ayent, d'Arbaz, de Grimisuat et de Savièse.
Sur les 518 hectares de travaux déclarés - et vérifiés - entre 2008 et 2022, quelque 22,1 hectares n'ont pas été réalisés, principalement sur le territoire d'Ayent, mais aussi sur celui d'Arbaz.
A noter que le canton effectue régulièrement des contrôles: entre cinq et huit triages sont inspectés par année, soit le quart des unités valaisannes, explique le responsable de service. Chaque triage est donc contrôlé au moins une fois par période de quatre ans. S'y ajoutent deux inspections annuelles de la Confédération.
Remboursement exigé
Au niveau des sommes, sur les 5'073'164 francs de subventions reçues au total, 215'834 francs ont été versés à tort, chiffre Kathya Savioz. Autrement dit, un peu plus de 4% ont été versés en trop. Le SFNP demande ainsi le remboursement intégral du montant versé en plus qui, pour l'heure, n'a pas été effectué.
"Cela dit, ces subventions n’ont pas disparu, puisqu’elles ont été reversées aux communes et bourgeoisies lors de la dissolution du triage, détaille le service. Au-delà des aspects purement légaux et des procédures en cours, nous sommes convaincus que nous trouverons des solutions pragmatiques avec les partenaires du triage de Lienne Morge pour le remboursement de ces subventions."
Situation "extrêmement dommageable"
Il s'agit du premier cas du genre qui s'est présenté depuis l'introduction de la nouvelle RPT (réforme de la péréquation financière) en 2008. "Nous avons une très grande confiance dans nos partenaires que sont les communes et les bourgeoisies", rassure Kathya Savioz.
"Cette situation est extrêmement dommageable pour l’ensemble des acteurs et surtout pour l’ensemble des propriétaires et des triages qui font un travail admirable en forêt de protection ou lors de catastrophes comme la neige lourde du mois d’avril qui a très fortement mis à mal nos forêts", poursuit encore le Service des forêts, de la nature et du paysage.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Gratuité des crèches et du parascolaire: contreprojets à élaborer
Les modes de garde d'enfants étaient au menu du Grand Conseil genevois jeudi. Trois initiatives, deux pour la gratuité des crèches et du parascolaire et une pour créer plus de places de crèche, ont été refusées jeudi. Des contreprojets seront élaborés pour ces trois textes.
Deux initiatives constitutionnelles de l'Union populaire (LUP) demandent la gratuité des places de crèches pour l'une et l'accueil à la journée continue et gratuit pour tous les élèves de l'école obligatoire pour l'autre. Elles ont uniquement trouvé un soutien dans les rangs de la gauche, qui estime que "le système actuel ne répond pas aux besoins".
L'autre initiative, qui émane des Vert'libéraux et du Centre, vise à inciter la création de nouvelles places de crèche afin de répondre à la demande. Parmi les mesures préconisées, le versement par les communes d'un acompte à la Fondation pour l'accueil préscolaire. La somme serait retournée à la commune si elle offre des places de crèche en nombre suffisant.
Parcours du combattant
L'initiative législative impose aussi au canton de délier les cordons de sa bourse à hauteur de 100 millions de francs. Elle prévoit aussi la possibilité de financer d'autres modèles de garde, dont la garde à domicile et les structures privées et associatives. Elle demande enfin que le coût pour les parents de l'accueil en crèche de leur enfant ne dépasse pas 10% de leur revenu déterminant.
"Trouver une place en crèche relève toujours du parcours du combattant", a souligné la députée du Centre Alia Chaker Mangeat. Et de défendre "la solution innovante, concrète et pragmatique" de l'initiative lancée par son parti. Mais la politique préscolaire relève des compétences communales, a rétorqué la conseillère d'Etat Anne Hiltpold, en charge du Département de l'instruction publique.
Le texte du Centre et des Vert'libéraux a été nettement refusé. Restait ensuite à se prononcer sur des contreprojets. "On ne peut pas laisser partir devant le peuple ces initiatives sans contreprojet", a insisté le député de Libertés et justice sociale (LJS) Raphaël Dunand. Il a mis en garde contre "les conséquences financières désastreuses" pour le canton.
Réforme fédérale
Le principe d'un contreprojet a été accepté pour les trois initiatives. La commission de l'enseignement et de l'éducation a désormais une année pour finaliser ses travaux.
Elle devra travailler en tenant compte du contexte fédéral qui va évoluer, des réformes visant à renforcer le soutien à l'accueil extrafamilial étant en cours. Une allocation de garde pour enfants, présenté comme un contre-projet indirect à l'initiative populaire sur les crèches du PS, a été acceptée par les deux chambres.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Le NIFFF va proposer 129 oeuvres en provenance de 33 pays
Le Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFFF), qui va se dérouler du 3 au 11 juillet, va proposer 129 oeuvres de 33 pays. La 25e édition s’ouvrira avec le film "Nightborn" d'Hanna Bergholm, en présence de son interprète principale, Seidi Haarla.
La compétition internationale, composée de 14 longs-métrages, "reflète l’une des grandes tendances de cette 25e édition: le retour en force du folk horror et des récits où croyances, traditions et dynamiques communautaires deviennent les vecteurs de la peur", a indiqué jeudi soir le NIFFF.
La sélection officielle réunit onze premières mondiales ou internationales, quatre premières européennes et 50 premières suisses. Dix films sont présentés dans la compétition asiatique.
Trois invités d’honneur incarnent cette édition anniversaire: le cinéaste français Bertrand Mandico, figure incontournable d’un fantastique libre et flamboyant, l'Indien S. S. Rajamouli, à l’origine du phénomène mondial RRR et l’autrice britannique Samantha Shannon, l’une des voix majeures de la fantasy contemporaine.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
La Centrale santé Genève décharge les Urgences
Mise en service en décembre, la Centrale santé Genève permet bel et bien de décharger les urgences hospitalières. Près d'un appel sur deux est résolu par des conseils téléphoniques et 12% des personnes nécessitant une prise en charge médicale sont orientées vers un service d'urgence.
Entre le 1er décembre et fin mai, la ligne téléphonique de la Centrale santé Genève (CeSaGe) a reçu 5400 appels directs, a indiqué jeudi le Département de la santé et des mobilités (DSM). S'y ajoutent quelque 2200 appels réorientés depuis le 144. Au total, 7600 situations ont été traitées au cours des six premiers mois, soit près de 50 par jour, avec des pics quotidiens vers 10h00 et 17h00.
Après une évaluation des symptômes, quasiment un appel sur deux est résolu par des conseils téléphoniques. Les autres patients sont dirigés vers les services les plus adaptés: Hôpitaux universitaires de Genève, médecins à domicile, de garde ou traitant, ou encore pharmacie. Grâce à ce système, seuls 12% des appelants qui nécessitent une prise en charge médicale sont orientés vers les Urgences.
Comme près d'un appel sur trois concerne les enfants, la CeSaGe sera, dès le mois de septembre prochain, le point d'entrée de la garde pédiatrique genevoise. "Cette évolution confirme l'intérêt d'un numéro simple, accessible et clairement identifié pour mieux orienter les situations de santé non vitales tout en préservant les ressources hospitalières pour les situations plus critiques", écrit le DSM.
Une campagne vise à mieux faire connaître le dispositif. Dès jeudi, des flyers, affiches, vidéo et publications sur les réseaux sociaux seront relayés par les partenaires. Un tout-ménage sera distribué en Ville de Genève en juillet.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
L'initiative du MCG sur les frontaliers est refusée par les députés
L'initiative législative du MCG visant à limiter le nombre de frontaliers travaillant à l'Etat de Genève a été rejetée jeudi par le Grand Conseil. Les députés ont voté le principe d'un contreprojet, qui sera élaboré en commission. Le dernier mot reviendra au peuple.
Intitulée "Garantir la souveraineté: non aux frontaliers dans les postes stratégiques de l'Etat!", elle demande que seuls les Suisses ou les titulaires d'une autorisation d'établissement puissent accéder à certains postes de l'administration. Les domaines des finances et du système judiciaire sont notamment visés.
Fidèle à la ligne historique du parti, le député MCG François Baertschi a relevé d'emblée que les "frontaliers menacent les emplois" de la population genevoise. Ce texte propose de faire ce que la France fait déjà: réserver certains postes stratégiques à la population locale, a-t-il ajouté. Son initiative a été rejetée par le Grand Conseil par 62 voix contre 20 (MCG et UDC).
Le principe d'un contreprojet a été voté. Il pourrait permettre de généraliser certaines pratiques en vigueur au sein de l'Etat et de favoriser l'employabilité et les reconversions des Genevois. Le Conseil d'Etat avait recommandé de ne pas opposer de contreprojet. La conseillère d'Etat Nathalie Fontanet a souligné que la priorité à l'emploi pour les Genevois existait depuis longtemps.
L'initiative du MCG prévoyait initialement d'exiger une résidence effective dans le canton. Contraire au droit supérieur, cette disposition avait été supprimée.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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