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Solaire et éolien à la traîne en Suisse

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La production d'énergie éolienne stagne à 0,2% en Suisse. Aucune nouvelle installation n'a été mise en service l'an dernier (archives). (©Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Suisse produit tout juste 250 kilowattheures d'énergie solaire et éolienne par an et par habitant. Ce chiffre correspond à la consommation annuelle d'un lave-vaisselle plus ou moins écologique. Seuls quatre pays de l'UE font moins bien.

La part totale de ces énergies renouvelables à la consommation globale dans le pays reste infime, écrit mercredi la Fondation suisse de l'énergie (SES). Celle-ci a comparé la production solaire et éolienne helvétique à celle des 28 pays de l'Union européenne.

Le Danemark, premier de classe, produit 2500 kWh d'énergie éolienne et solaire par an et par habitant. Ces sources couvrent près de la moitié des besoins énergétiques danois. La Suisse en produit dix fois moins pour une couverture de seulement 3,7%. L'Allemagne suit avec une production de 1905 kWh, puis la Suède avec 1691 kWh.

Seule la Hongrie, la Slovénie, la Slovaquie et la Lettonie se placent derrière la Suisse en matière d'énergie solaire et éolienne. Pour un pays qui se vante volontiers de sa politique énergétique progressiste, cela laisse songeur, note la responsable du projet Tonja Iten, citée dans le communiqué.

Croissance à un niveau très bas

Si le développement du solaire en Suisse est en croissance continue, "à un niveau très bas" (3,5% de la production totale), l'énergie éolienne, elle, stagne et ne représente que 0,2% de la production.

Il existe pour l'heure 36 grandes installations éoliennes en Suisse. L'an dernier, aucune n'a été construite. L'Autriche, pays voisin et également sans accès à la mer, en compte vingt fois plus.

Avec 60% d'énergie hydraulique, le mix énergétique suisse fait mieux que celui de l'UE. Mais la lenteur du développement des installations photovoltaïques et éoliennes contraste avec l'énorme potentiel de ces énergies en Suisse.

Fort potentiel

L'Office fédéral de l'énergie a récemment estimé que la Suisse pourrait produire 67 térawattheures (TWh) d'électricité solaire sur les toits ou façades. Cette quantité dépasse nettement la consommation d'énergie de 58 TWh par an en Suisse. De plus, le coût des installations photovoltaïques et éoliennes a fortement baissé ces dernières années.

Ce potentiel contraste avec la "politique de retenue" pratiquée par la Suisse dans le domaine de la photovoltaïque surtout. Le supplément sur les coûts de transport y a certes augmenté de 2,3 centime par kWh l'an dernier, mais cet encouragement est limité dans le temps, les suppléments sont répartis de manière inefficace et bloqués par une "politique rigoureuse de listes d'attente".

Résultat: les exploitants d'installations photovoltaïques doivent patienter longtemps pour obtenir leur indemnité. Et les nouveaux projets n'ont aucune chance d'obtenir une rétribution de l'injection. Pour les grandes installations, le produit réalisé sur le marché de l'électricité est trop bas pour qu'elles puissent se refinancer.

Outils d'encouragement

Selon la SES, la plupart des Etats de l'UE mettent en place des outils d'encouragement des énergies renouvelables et protègent les nouvelles centrales des fluctuations de prix par des rémunérations minimales garanties dans la loi. L'UE entend atteindre ainsi ses ambitieux objectifs climatiques.

"La Suisse ferait bien de suivre ces efforts", conclut Tonja Iten. Il est urgent de remplacer l'énergie nucléaire et fossile par un développement des énergies renouvelables. Ce n'est qu'ainsi que le tournant énergétique pourra être réalisé en Suisse.

KEYSTONE-ATS

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Suisse

L'immunité pour reprendre une vie normale

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Selon le Professeur Calandra, la vaccination est l'armée principale pour lutter contre la pandémie. (©KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Le Conseil Fédéral est attendu mercredi après-midi pour annoncer de potentielles allégements des mesures Covid. Parmi les possibilités : la réouverture des terrasses, des salles de sport ou de certains lieux culturels. Les masques, eux, ne vont pas nous quitter de si tôt.

Si les indicateurs sur lesquels se base le Gouvernement pour prendre ses décisions sont tous, ou presque, dépassés, les experts de l’OFSP se sont toutefois montrés « un peu» optimistes mardi. Selon eux, « la situation reste fragile, mais avec de bonnes perspectives ». La vaccination, elle, se poursuit gentiment.

Aujourd’hui, cela fait plus de 13 mois que le Covid a débarqué en Suisse. Le pays a déjà affronté deux vagues. Avec une question qui se pose : jusqu’à quand allons-nous devoir cohabiter avec le virus ?

Ecoutez la réponse du Professeur Thierry Calandra, il est le Chef du Service des maladies infectieuses du CHUV à Lausanne :

Prof. Thierry Calandra
Chef du Service des maladies infectieuses du CHUV
Prof. Thierry CalandraChef du Service des maladies infectieuses du CHUV

Le masque, les gestes barrières et la désinfection des mains vont également nous accompagner encore quelques temps. L’immunité de la population aura un rôle central pour potentiellement lever ces mesures de protection.

Le Professeur Thierry Calandra, Chef du Service des maladies infectieuses du CHUV :

Prof. Thierry Calandra
Chef du Service des maladies infectieuses du CHUV
Prof. Thierry CalandraChef du Service des maladies infectieuses du CHUV

Notez que 8% de la population suisse a, à ce jour, été entièrement vaccinée. Et au moins 13% a reçu une dose. Cela représente environ la moitié des personnes vulnérables.

Selon un sondage publié mardi, ce sont les Romands qui sont les plus sceptiques vis-à-vis du vaccin. Près de 20% d'entre eux sont contre, alors que ce taux s'élève à 11% chez les germanophones et à 8% chez les Tessinois.

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Suisse

La Suisse compte 2241 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures

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Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 25'673, soit 296,98 nouvelles infections pour 100'000 habitants (Image d'illustration © KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La Suisse compte mardi 2241 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). On déplore dix décès supplémentaires et 82 malades ont été hospitalisés.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 25'447 tests ont été transmis, indique l'OFSP. Le taux de positivité s'élève à 8,81%.

Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 25'673, soit 296,98 nouvelles infections pour 100'000 habitants. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 1,14. Les patients Covid-19 occupent 22,70% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 68,40%.

Au total 689'178 personnes ont déjà reçu deux doses de vaccins et 1'815'117 une dose. La Suisse a reçu jusqu'à présent 2'390'325 doses de vaccins

Quant aux variants du coronavirus, 41'910 cas ont été détectés en Suisse jusqu'à ce jour, dont 16'468 cas ont été attribués au variant britannique (B.1.1.7), 245 au variant sud-africain (B.1.351) et 13 au variant brésilien (P.1). Dans 25'184 cas, une mutation était présente, mais la lignée n'était pas claire.

Depuis le début de la pandémie, 625'367 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 6'437'818 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 9830 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 26'085.

Le pays dénombre par ailleurs 14'785 personnes en isolement et 23'953 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine. S'y ajoutent 3358 autres personnes revenant de voyage d'un pays à risque et qui ont dû aussi passer par la case de la quarantaine.

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Les accidents de vélo électrique augmentent, une campagne lancée

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L’année dernière, 536 cyclistes ont subi un grave accident de vélo électrique en Suisse, dont 15 ont perdu la vie. Le BPA constate une augmentation des accidents et lance une nouvelle campagne de prévention (Image prétexte © KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le nombre de personnes grièvement ou mortellement blessées dans un accident de vélo électrique a doublé par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Le BPA lance une nouvelle campagne de prévention.

L’année dernière, 536 cyclistes ont subi un grave accident de vélo électrique en Suisse, dont 15 ont perdu la vie. En réaction, le Bureau de prévention des accidents (BPA) a annoncé mardi dans un communiqué le lancement d'une campagne composée d'affiches et de brèves vidéos, qui montrent comment un accidenté perçoit le monde quand il est à terre, après un choc.

Des conseils de sécurité simples sont formulés: porter un casque, se rendre visible même de jour, être prêt à freiner ou encore opter pour un vélo électrique doté d'un système ABS (de l'allemand "Antiblockiersystem").

Dix accidents de vélo électrique par semaine ont été enregistrés en moyenne en 2020. Ce chiffre, deux fois plus élevé que ceux enregistrés entre 2015 et 2019, constitue "un triste record", juge le BPA.

Vitesses et blessures graves

Les utilisateurs de vélos électriques atteignent une vitesse plus élevée que les cyclistes de vélos classiques et ne parviennent pas toujours à réagir à temps à un imprévu. Ils sont aussi exposés à des blessures graves en raison de la vitesse. La campagne a pour but de rendre les usagers de vélos électriques conscients d'être exposés à un plus grand risque d'accident que sur un vélo classique.

Un projet de révision du droit de la circulation routière est actuellement en discussion, rappelle le BPA. Il prévoit une série de mesures comme l’extension de l’obligation de porter un casque aux utilisateurs de vélos électriques lents, l’obligation d’allumer les feux même de jour et l'équipement obligatoire des vélos électriques rapides d’un compteur.

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Monnaie: deux records du monde pour Swissmint

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La pièce d'or, émise en 2020, mesure seulement 2,96 mm de diamètre et pèse 0,063 g (Archives © KEYSTONE/EPA SWISSMINT/BENJAMIN ZURBRIGGEN / SWISSMINT HANDOUT)

La pièce d'or d'un quart de francs et la pièce de 10 centimes, frappées par Swissmint, font leur entrée dans le livre Guiness des records. Elles sont respectivement la plus petite monnaie commémorative du monde et la plus ancienne monnaie originale en circulation.

La pièce d'or, émise en 2020, mesure seulement 2,96 mm de diamètre et pèse 0,063 g, rappelle mardi la Monnaie fédérale Swissmint. Malgré la taille extrêmement réduite de la pièce, l'avers et le revers ont été frappés mécaniquement et ornés de divers motifs.

Le célèbre portrait d'Albert Einstein tirant la langue a été choisi pour figurer sur l'avers de la pièce. Il a été choisi en tant que symbole de la ténacité et de la patience. Le revers présente pour sa part la valeur nominale de la monnaie, ainsi que l'inscription "HELVETIA" et la croix suisse.

Aux vu des dimensions de la pièce, sa frappe n'est pas visible à l'oeil nu. Swissmint a donc développé un coffret spécial muni de loupes et d'une source de lumière. Avec un tirage limité à 999 unités, toutes les pièces ont rapidement été vendues.

Pièce inchangée depuis 1879

A l'exception du millésime, l'avers et le revers de la pièce de 10 centimes n'ont quant à eux pas changé d'apparence depuis 1879. Cette année-là, le motif précédent a été remplacé par le profil droit de Libertas portant un diadème, entouré de l'inscription" CONFOEDERATIO HELVETICA". Le relief original a été créé par Karl Schwenzer et est encore utilisé tel quel de nos jours.

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L'activité économique suisse proche de son niveau d'avant-crise

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Le Seco constate que l'activité économique s'est fortement redressée en mars, ce qui pourrait en partie s'expliquer par des effets de rattrapage dans la consommation privée, avec la réouverture des commerces (Archives © KEYSTONE/PETER KLAUNZER

Le niveau d'activité économique en Suisse d'avant la crise du Covid-19 a été brièvement atteint en mars, note le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) dans son indice de l'activité économique hebdomadaire (AEH).

Pour les économistes du Seco, c'est le quatrième trimestre 2019 qui fait référence. Dans la 13ème semaine de ce début d'année "l'AEH s'est située encore à près de 1% en dessous du niveau d'avant la crise", précise le communiqué paru mardi.

Le Seco constate que l'activité économique s'est fortement redressée en mars, ce qui pourrait en partie s'expliquer par des effets de rattrapage dans la consommation privée, avec la réouverture des commerces.

Mais l'embellie n'a été que de courte durée, déplore le Seco: ces deux dernières semaines, l'AEH a replongé, s'éloignant sérieusement du niveau précédent la crise.

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