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Suisse

Systèmes de défense sol-air bientôt testés

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Le renouvellement des moyens de défense sol-air de longue portée fait partie du programme d'achat de la nouvelle flotte d'avions de combat de l'armée suisse. Les avions encore en lice, dont le F/A-18 Hornet, ont eux été testés en juin à Payerne (arch (©KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

L'armée suisse va démarrer prochainement les essais des systèmes radar destinés à renouveler sa défense sol-air de longue durée. L'achat de ces systèmes est lié au programme d'acquisition des nouveaux avions de combat.

Deux systèmes sont dans la course: le Patriot de la société américaine Raytheon et le SAMP/T du consortium français Eurosam, ont rappelé le DDPS et armasuisse mercredi devant la presse. Les essais auront lieu sur l'ancienne place d'exercice de Menzingen dans le canton de Zoug.

Les détecteurs du Patriot seront testés du 19 au 30 août et ceux du SAMP/T du 16 au 27 septembre. Au total, dix missions spécifiques seront réalisées afin d'effectuer des mesures au sol et de sonder l’espace aérien à la recherche d’avions des Forces aériennes.

Pas d'essais de tir

L’objectif est de vérifier les capacités des détecteurs des systèmes radars ainsi que les données des offres reçues. Aucun essai n’aura lieu les jours fériés ou le week-end, promet l'armée. Les essais n’incluent pas non plus d’essais de tir.

Les candidats seront ensuite comparés. Suivra alors un deuxième appel d'offres comme pour le nouvel avion de combat. Le Conseil fédéral tranchera.

Depuis la mise hors service du BL-64 Bloodhound en 1999, il existe une lacune dans la défense sol-air de longue portée. Un système de défense sol-air de longue portée permet de couvrir efficacement de grands secteurs.

La surface à couvrir par la défense sol-air doit être de 15'000 km2 au moins. Le système doit atteindre une altitude d’engagement de plus de 12'000 m et une portée supérieure à 50 km. Il n'est pas nécessaire de disposer d'une capacité de défense contre des missiles balistiques.

Huit milliards au total

L'achat d'un système de défense sol-air se fera dans le cadre des programmes d'armement ordinaires. L'acquisition des avions de combat sera en revanche soumise au vote, probablement en septembre ou novembre 2020.

La facture totale ne devait pas dépasser 8 milliards de francs. L'arrêté de planification doit comporter un volume de financement maximal pour les avions de 6 milliards, le reste étant dévolu à la défense sol-air.

Cinq jets ont été évalués pour remplacer les Tiger et les F/A-18 de l'armée. De ce côté-ci de l'Atlantique, on retrouve le Gripen E suédois (Saab), le Rafale français (Dassault) et l'européen Eurofighter (Airbus). S'y ajoutent deux avions américains: le successeur du FA-18, le Super Hornet de Boeing, et le F-35A de Lockheed-Martin.

 

(KEYSTONE-ATS)

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Économie

Vol spécial de Swiss pour ramener au pays des touristes bloqués

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Swiss et le DFAE collaborent étroitement pour permettre aux touristes suisses bloqués de rentrer du Moyen-Orient, (© Keystone-ATS)

Swiss organisera jeudi un vol spécial de Mascate (Oman) à Zurich pour permettre à des voyageurs bloqués au Moyen-Orient de rentrer en Suisse. Il est effectué en étroite coordination avec le DFAE mais ce n'est pas un vol d’évacuation subventionné.

La compagnie annonce mercredi qu'il s'agit d’une "opération indépendante menée par Swiss". Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) avait fait savoir mardi que 4800 Suisses au moins étaient bloqués au Moyen-Orient suite à l'attaque américaine contre l'Iran, comme l'indiquent les enregistrements des voyageurs sur la plateforme ad hoc Travel Admin.

Le département travaille "à haute intensité" avec Swiss pour ramener au pays un maximum de monde. Mais il faut faire preuve de patience. Les créneaux horaires et les autorisations sont rares.

Le vol de jeudi, par Airbus A340, décollera à 09h15 et est attendu à Zurich à 14h00.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Loups: nombre d'attaques et de victimes en baisse

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En 2025, 81 attaques de loups ont été enregistrées en Valais (image d'illustration). (© Keystone/MICHAEL BUHOLZER)

Quatre-vingt-une attaques de loup ont été recensées en Valais, en 2025. C'est 31 de moins que l'année précédente (-28%). Le nombre de leurs victimes a également diminué de 341 à 318 en un an (-7%).

En 2025, 81 attaques ont été enregistrées sur le territoire cantonal, dont 48 dans le Haut-Valais et 33 dans le Valais romand, selon des chiffres transmis, mercredi, par le Service cantonal de l'agriculture, dans un communiqué.

Au total, 318 animaux de rente ont été tués, soit 191 dans le Haut-Valais et 127 dans le Valais romand. En comparaison, 112 attaques et 341 animaux prédatés avaient été enregistrés en 2024. Le Valais compte quelque 180 alpages exploités durant l’été par des éleveurs de petit bétail.

En 2026, le port de colliers GPS deviendra obligatoire, pour tous les chiens de protection des troupeaux actifs sur le territoire valaisan, afin de garantir leur suivi, précise encore le Service cantonal de l'agriculture.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

L'agriculture finalement épargnée des coupes budgétaires

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Les débats vont durer jusqu'à tard mercredi. (© KEYSTONE/ANDREAS BECKER)

L'agriculture sera finalement épargnée des coupes budgétaires. Le National a, tout comme le Conseil des Etats, renoncé à imposer des mesures d'économie dans le domaine. Il a tranché mercredi contre l'avis de sa commission. Les votes étaient très serrés.

L'UDC, soutenu par le Centre ainsi que quelques élus de gauche et du PLR, a fait front contre la coupe d'un peu plus de 50 millions proposée par la commission des finances du National. La proposition faisait figure de compromis entre la volonté du Conseil fédéral de tailler encore davantage dans le domaine et celle du Conseil des Etats de procéder à aucune économie.

Il ne fait pas sens de pénaliser un secteur qui dépense déjà peu, ont argumenté plusieurs députés agrariens. La majorité de la gauche et certains députés PLR voulaient eux maintenir la coupe de 50 millions.

"On ne peut pas exempter complètement une branche de l'ensemble des mesures", avait déclaré Damien Cottier (PLR/NE) mardi. Pour la première fois depuis les années 1970 les salaires ont baissé pendant cinq ans dans tous les secteurs, pas uniquement l'agriculture, avait abondé Cédric Wermuth (PS/AG). Leurs arguments n'ont pas fait mouche.

Taxes sur les importations

Les députés ont également refusé les nouvelles taxes proposées par sa commission et qui devaient générer 175 millions de recettes supplémentaires par année. Elles visent les importations de céréales pour animaux et les denrées alimentaires consommées par l'homme.

Les arguments du lobby paysan ont pris. Il craint l'impact sur les éleveurs de porcs et de volailles, qui risqueraient de payer plus sans garantie de voir un retour sur investissement. Les consommateurs se retrouveraient aussi lésés par des prix plus chers, a plaidé Jacques Nicolet (UDC/VD).

Non à l'imposition du 3e pilier

Pas question également d'imposer davantage les retraits des 2e et 3e piliers. Le National a, tout comme le Conseil des Etats, fait front contre cette mesure souhaitée par le Conseil fédéral et soutenue par la gauche.

Les conseillers nationaux ont sinon refusé d'accélérer la mise en oeuvre du Public Liquidity Backstop (PLB), un mécanisme conçu à la suite de la chute de Credit Suisse qui force les banques d'importance systémique à contribuer financièrement au risque pris par la Confédération. Des recettes supplémentaires de 140 millions par année en résulteraient.

Gauche et droite ont voté contre, pour des raisons différentes. Le PS voulait taxer encore plus les banques, mais sa proposition a été balayée. Le camp bourgeois était lui très frileux à l'idée d'accélérer la mise en place du mécanisme.

Taxes incitatives "pas populaires"

D'autres propositions soutenues par la gauche et les Vert'libéraux, visant par exemple à augmenter les taxes sur le tabac et l'alcool, ont été rejetées. Jusqu'à maintenant, les tentatives d'introduire ce genre de taxes incitatives ont connu des échecs cuisants, avait déclaré la ministre des finances Karin Keller-Sutter.

Il est très difficile de les faire passer politiquement. Elle anticipait ainsi un probable vote populaire. Les débats sur le reste du paquet se poursuivent, notamment sur la politique climatique et les transports.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Revenus et bénéfice net en repli pour Implenia en 2025

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Malgré des revenus en baisse, Implenia a pu améliorer son résultat opérationnel l'an dernier (archives). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Implenia affiche une performance en repli en 2025. Subissant un tassement de ses revenus, le numéro un helvétique de la construction a vu son bénéfice net fléchir de 9,3% à 84,7 millions de francs. Le groupe zurichois a toutefois amélioré son résultat opérationnel.

Le chiffre d'affaires s'est tassé de 2,4% au regard de 2024 à 3,47 milliards de francs, indique mercredi Implenia. Le carnet de commandes a en revanche bondi de près d'un quart (+24,7%) pour se hisser à 8,47 milliards de francs, tant et si bien que le groupe zurichois anticipe une hausse des revenus à l'horizon 2027.

Le résultat d'exploitation avant intérêts et impôts (Ebit) a lui aussi progressé, soit de 7,7% à 140,5 millions de francs, la marge correspondante s'établissant à 4%, contre 3,7% en 2024. Alors que le résultat avant impôts s'est accru à 109,2 millions, Implenia attribue le tassement du bénéfice net à des coûts de financement plus élevés - notamment du fait des refinancements anticipés - et par des effets fiscaux non récurrents au cours des années précédentes.

A l'exception du résultat opérationnel, la performance d'Implenia s'est révélée légèrement inférieure aux attentes des analystes. Sondés par AWP, ces derniers avaient en moyenne anticipé un chiffre d'affaires de 3,62 milliards, un Ebit de 140,3 millions pour une marge de 3,9% et un bénéfice net de 88 millions.

Evoquant l'exercice en cours, l'entreprise née il y a vingt ans, anticipe un Ebit de quelque 150 millions de francs, hors investissements extraordinaires de croissance de CHF 10-20 millions pour la mise en ½uvre de la stratégie. Ces derniers soutiendront le développement des compétences et de l'expertise pour une différenciation et une spécialisation accrues dans les trois divisions du groupe.

A la faveur d'une visibilité à moyen terme et d'une marge de projet prévisionnelle du carnet de commandes améliorées, Implenia table sur une progression de l'Ebit au-delà des 150 millions à compter de 2027. Les objectifs financiers à moyen terme restent un taux des capitaux propres de 25% (contre 23,5% en 2025 et 21,2% en 2024) et une marge Ebit dépassant les 4,5%.

Fort d'un solide bilan et résultat, le conseil d'administration entend proposer à l'assemblée générale ordinaire du 31 mars prochain une augmentation du dividende de 56% à 1,40 franc par action.

En parallèle à sa performance financière, Implenia fait part de deux départs au sein de sa direction. Anita Eckardt, responsable de la division Service Solutions, quittera sa fonction à fin mars. À partir du mois d'avril, le directeur général Jens Vollmar assumera ces tâches jusqu'à nouvel ordre. Directrice des ressources humaines, Claudia Bidwell, partira également à fin mars. Petra Feigl-Fässler, responsable des ressources humaines et de la communication de Migros Industrie lui succédera en septembre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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