Rejoignez-nous

Économie

Un milliard de perte prévu en 2023 par l'opérateur de la Bourse SIX

Publié

,

le

SIX a racheté l'opérateur boursier espagnol Bourse madrilène Bolsas y Mercados españoles (BME) en 2020 (archives). (© KEYSTONE/EPA EFE/ANGEL DIAZ)

L'opérateur de la Bourse suisse SIX devrait essuyer cette année une lourde perte, causée par une dépréciation de sa participation dans Worldline. Le débours est également imputable au groupe espagnol BME, le propriétaire de la Bourse de Madrid racheté par SIX en 2020.

La perte devrait être comprise entre 1,0 et 1,1 milliard de francs.

La baisse du cours du prestataire de services de paiement Worldline va entraîner chez SIX une correction de valeur sans effet de trésorerie de 860 millions de francs qui sera comptabilisée au quatrième trimestre, indique jeudi le groupe financier zurichois. Ce dernier détient 10,5% du prestataire européen de paiements, une part acquise après la vente de SIX Payment Services à Worldline en 2018. Cette cession avait permis à la société zurichoise d'engranger un gain unique de 2,7 milliards de francs et de renforcer "considérablement" ses fonds propres, précise le communiqué.

Une autre dépréciation, de 340 millions de francs et liée à BME, viendra plomber encore davantage le quatrième trimestre. Cette charge sans effet de trésorerie trouve son origine dans "l'augmentation des taux d'actualisation et de la baisse des volumes de transactions en Espagne et en Europe", affirme SIX. Malgré cette dépréciation de l'écart d'acquisition ("goodwill"), BME reste un contributeur à la performance opérationnelle de SIX et demeure un atout stratégique considéré comme important.

Malgré une lourde perte annuelle, le groupe financier assure que le flux de trésorerie disponible ne sera pas affecté cette année, tout comme la capitalisation, toujours "solide". A fin 2023, le ratio de fonds propres devrait dépasser 60%, pour un effet de levier d'environ 1,5 fois le résultat brut d'exploitation (Ebitda).

Le conseil d'administration proposera le versement d'un dividende légèrement relevé par rapport aux 5,10 francs par action accordé au titre de l'exercice 2022.

Du point de vue opérationnel, le groupe prévoit pour cette année une croissance de 3% de son chiffre d'affaires et une augmentation de l'Ebitda entre 6 et 7% à taux de changes constants. En 2022, SIX avait généré des recettes de 1,49 milliard de francs (+0,3%) et un Ebitda de 397,7 millions (-5,7%). Le bénéfice net avait été multiplié par deux à 185 millions de francs grâce à un effet unique lié à la participation dans Worldline.

SIX publiera le 13 mars ses états financiers complets pour l'exercice 2023.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Économie

UBS continue de rejeter le paquet proposé par le Conseil fédéral

Publié

le

UBS alerte sur les conséquences potentielles sur l'économie suisse (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

UBS, visée par la modification de la loi sur les banques annoncée par le Conseil fédéral mercredi, reste opposée aux propositions faites, jugeant le paquet "extrême" et "ne tenant pas compte des préoccupations" exprimées lors des consultations.

UBS continue de s'opposer fermement au paquet de mesures proposé, souligne la banque aux trois clés dans une prise de position consultée par l'agence AWP mercredi. Si elles étaient adoptées, les mesures annoncées "auraient des conséquences considérables sur l'économie suisse".

L'établissement de la Bahnhofstrasse de Zurich estime que le texte du gouvernement comprend des "affirmations" qu'il juge "trompeuses". Le groupe est en train d'étudier l'ensemble des documents et fera des commentaires supplémentaires au plus tard lors de la présentation de ses résultats du premier trimestre, soit mercredi prochain.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Économie

Dans le viseur du gouvernement, UBS doit relever ses fonds propres

Publié

le

La nouvelle réglementation doit permettre à l'unique banque d'importance systémique d'éviter une procédure de liquidation (archives). (© KEYSTONE/CLAUDIO THOMA)

Le Conseil fédéral valide son tour de vis pour les banques d'importance systémique. Celles-ci devront couvrir l'intégralité des participations dans les filiales étrangères. Le Parlement pourra se pencher dessus dès l'été sur cette loi qui vise en particulier l'UBS.

Le gouvernement veut éviter une nouvelle faillite dans le secteur bancaire. Actuellement, l'UBS, unique banque too big to fail de Suisse, ne dispose pas de fonds propres suffisants pour pallier une éventuelle faillite.

Le projet soumis au Parlement prévoit que les banques d'importance systémique couvrent entièrement, au moyen de fonds propres de base durs, la valeur comptable des participations qu'elles détiennent dans des filiales étrangères.

La nouvelle réglementation réduira la probabilité d'une procédure de liquidation ou une intervention de l'Etat. Et le risque qui pèse sur les contribuables. Cela oblige l'UBS à renforcer fortement les fonds propres de première catégorie à hauteur de 20 milliards de dollars, selon le Conseil fédéral.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Économie

Déficit: l'Italie compte passer sous la barre des 3% en 2026

Publié

le

La coalition au pouvoir en Italie, emmenée par Giorgia Meloni, demande une suspension "généralisée" des règles européennes sur le déficit si la guerre au Moyen-Orient venait à se relancer (archives). (© KEYSTONE/EPA/ANGELO CARCONI)

L'Italie prévoit de passer sous la barre européenne des 3% de déficit en 2026 même si ses prévisions de croissance ont été revues à la baisse dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient, a indiqué mercredi son gouvernement.

Près de 15 ans après la crise de la dette italienne, le gouvernement de droite et d'extrême-droite dirigé par Giorgia Meloni comptait passer sous cette barre en 2025. Cela lui aurait permis de sortir de la procédure de la Commission européenne pour déficit excessif et d'avoir plus de marges de manoeuvre.

Mais la croissance de l'économie italienne a ralenti fin 2025 et le déficit est resté à 3,1% du PIB.

Et le gouvernement a revu légèrement à la baisse mercredi ses prévisions de croissance pour l'économie italienne: le PIB devrait progresser de 0,6% en 2026 ainsi qu'en 2027, contre 0,7% et 0,8 prévus jusqu'ici pour ces deux années, a annoncé le ministre de l'Economie Giancarlo Giorgetti.

Le déficit des comptes publics devrait ainsi passer sous la barre européenne des 3% en 2026, avec 2,9% de déficit, a précisé Giancarlo Giorgetti après la validation du Document de finances publiques en conseil des ministres.

"Ce cadre (...) méritera ensuite (...) d'être approfondi très rapidement par des décisions de nature politique concernant, d'un côté, la possibilité déjà prévue de dérogation sur les dépenses de défense" et d'un autre côté au "choc énergétique que la guerre au Moyen-Orient est en train de générer à l'échelle mondiale, à l'échelle européenne et donc également à l'échelle italienne", a déclaré le ministre lors d'une conférence de presse.

"Il faut qu'on se le dise, le scénario actuel ne favorise pas les perspectives, en particulier si les anticipations d'inflation devaient augmenter et si un resserrement de la politique monétaire devait enclencher un cercle vicieux au détriment des entreprises, des ménages et des États souverains", a ajouté le ministre de l'Economie.

La coalition au pouvoir en Italie a affiché le redressement des comptes publics comme une de ses priorités. Mais elle demande aussi une suspension "généralisée" des règles européennes sur le déficit dans le contexte si la guerre au Moyen-Orient venait à se relancer.

Rester au-dessus de la barre des 3% "n'est pas un drame" pour l'Italie, a déclaré à l'AFP l'économiste Lorenzo Codogno. "Rester ou sortir de la procédure européenne est plutôt cosmétique, pour faire voir aux marchés que l'on a atteint l'objectif". "C'est aussi important du point de vue politique, notamment pour les élections prévues en 2027", a ajouté l'économiste.

L'Italie est dans la moyenne des Etats de l'Union européenne (3,1% en 2025 comme en 2024) pour son déficit mais elle fait partie des Etats les plus endettés, avec la Grèce.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture

Économie

Dans une interview, Trump remet la pression sur la Suisse

Publié

le

Donald Trump estime que la Suisse est "brillante parce qu’(elle) ne nous paie presque rien" (archives). (© KEYSTONE/AP/Alex Brandon)

Le président américain Donald Trump a de nouveau critiqué publiquement la Suisse. Selon lui, la Confédération et d'autres nations similaires ne font partie de l'élite économique que parce qu'elles gagnent des milliards grâce aux Etats-Unis.

La Suisse se présente comme un pays “petit et brillant”», a déclaré mardi Donald Trump dans un entretien téléphonique avec la chaîne de télévision CNBC. "Ils sont brillants parce qu’ils ne nous paient presque rien. Maintenant, ils paient un tout petit peu. Ils devraient payer davantage."

Les paiements vont être légèrement augmentés, a-t-il ajouté, sans préciser de mesures concrètes. La Suisse et les Etats-Unis négocient actuellement un accord commercial. En février déjà, Donald Trump avait déclaré que la prospérité de pays comme la Suisse reposait sur le fait que les Etats-Unis les laissaient profiter d’eux.

Le 1er août 2025, les Etats-Unis ont imposé des droits de douane de 39% sur les importations en provenance de Suisse. Donald Trump avait justifié cette mesure par un rééquilibrage de la balance commerciale entre les deux pays. En décembre, la Suisse est toutefois parvenue à un accord avec Washington, suite à quoi le gouvernement américain a ramené ses droits de douane sur les marchandises helvétiques à 15%.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Sagittaire

Une approche visionnaire et ancrée dans le réel vous donne, ce jour, les moyens de transformer certains rêves en actions concrètes…

Les Sujets à la Une