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Un stade maudit
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Le Letzigrund se refuse toujours à la Suisse. Même face à la 109e équipe du classement FIFA, elle est toujours incapable de s'imposer à Zurich.
La formation de Murat Yakin a partagé l'enjeu avec le Kosovo (1-1) pour un cinquième match de rang sans victoire sur cette pelouse du Letzigrund où elle avait essuyé en 2008 l'une des pires droutes de son histoire face au Luxembourg. Ce résultat ne lèse surtout pas une équipe de Suisse qui fut très loin de présenter le même visage que trois jours plus tôt en Angleterre. Comme on pouvait le redouter, le degré d'implication ne fut pas le même qu'à Wembley. Dans le camp adverse, l'approche de cette rencontre ne fut pas la même. Portés par leurs supporters, les Kosovars n'étaient pas loin de jouer le match de l'année. Ils ont su fort bien le négocier.
A sept mois de la Coupe du monde au Qatar, cette rencontre n'a pas livré des enseignements majeurs à Murat Yakin. Aucun joueur qu'il a aligné n'a marqué les esprits pour rendre sa sélection pour le Qatar incontournable. Aucun n'a non plus, semble-t-il, épuisé son crédit. Dans ce sens, ce fut presque un match pour rien sauf qu'il a rappelé que la Suisse ne peut pas, malgré ses résultats récents, cultiver le moindre excès de confiance quel que soit l'adversaire en face d'elle.
Par intermittence
Ce deuxième et... dernier match amical de l'année n'a vraiment pas offert le spectacle espéré par le camp suisse. L'ambiance de fête dans les tribunes pour cette rencontre si particulière n'a malheureusement pas poussé les joueurs de Murat Yakin à vraiment se sublimer. A l'image de leur capitaine Granit Xhaka, qui portait pour la 100e fois le maillot à croix blanche, et de son maître à jouer Xherdan Shaqiri, les Suisses n'ont joué que par intermittence. On a ainsi dû attendre la 43e minute pour apprécier le premier éclair de Shaqiri, une frappe soudaine stoppée en deux temps par le gardien Arijanet Muric.
Auparavant, seul Steven Zuber était parvenu à porter le danger. Le joueur de l'AEK aurait dû obtenir un penalty sur une faute de Florent Hadergjonaj à la 18e avant, lui aussi, de mettre à l'épreuve Muric à la 32e. On était bien loin du compte à la pause pour cette équipe de Suisse qui n'alignait que... deux des neuf titulaires de Wembley. Heureusement pour elle, Gregor Kobel avait livré la marchandise avec deux parades sur des têtes de Vedat Muriqi (13e) et de Valon Berisha (32e).
Une égalisation romande
Mais à la 52e minute, le portier de Dortmund ne pouvait rien faire sur l'ouverture du score de Milot Rashica. Le joueur de Norwich City était à la conclusion d'une rupture qui avait été favorisée par une passe catastrophique de Zuber. La réplique des Suisses ne tardait pas. Elle portait la griffe à la 61e des deux Romands titulaires avec un centre de Kevin Mbabu pour la tête de Jordan Lotomba. Avec ce but, le Genevois et le Vaudois ont au admirablement illuminé une performance qui n'avait rien eu d'ébouriffante jusqu'à cette action.
Juste après cette égalisation, Murat Yakin procédait à ses premiers changements avec notamment le remplacement de Granit Xhaka. Le capitaine n'a visiblement pas apprécié devoir quitter aussi tôt la partie. Son langage corporel traduisait bien l'étendue de sa frustration. Déjà critique à son encontre samedi à l'heure d'analyser sa prestation contre l'Angleterre, Murat Yakin a voulu sans doute faire passer le message qu'aucun passe-droit ne sera accordé sous son règne. Même à son capitaine.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Football
L'Italie à un match de la Coupe du monde, le Kosovo aussi
L'Italie est à un match de retrouver la Coupe du monde. La Squadra a battu l'Irlande du Nord 2-0 jeudi à Bergame et se rendra mardi au Pays de Galles ou en Bosnie pour tenter d'arracher son billet.
Tendus par l'enjeu, les joueurs de Gennaro Gattuso ont dû attendre la deuxième période pour faire la différence face à une "Green and White Army" comme toujours solide mais limitée offensivement.
Sandro Tonali a ouvert le score avec une belle reprise de volée du droit suite à un centre mal renvoyée par la défense nord-irlandaise (56e). Le milieu de Newscastle a ensuite servi Moise Kean, dont le bel enchaînement a permis aux supporters italiens de souffler (80e).
Absente des deux dernières Coupes du monde et privée d'une qualification directe par la Norvège cet automne, l'Italie aura une dernière occasion d'aller cherche son billet pour l'Amérique du Nord en Bosnie. Les Bosniens ont battu le Pays de Galles aux tirs au but à Cardiff.
Le Kosovo peut y croire
Adversaires de la Suisse dans le groupe B, le Kosovo et la Suède ont également remporté leur demi-finale des barrages. Les Kosovars ont dominé la Slovaquie 4-3 et accueilleront la Turquie mardi à Pristina pour aller chercher une première qualification historique pour la Coupe du monde.
Les Scandinaves sont quant à eux venus à bout de l'Ukraine (3-1) grâce à un triplé de leur attaquant Viktor Gyökeres. Ils recevront la Pologne de Robert Lewandowski, qui a permis à son pays de renverser l'Albanie jeudi soir (2-1).
La quatrième "finale" des barrages opposera le Danemark, facile vainqueur de la Macédoine du Nord (4-0) à la Tchéquie, qui a écarté l'Irlande au bout du suspense (2-2 après prolongations, 4-3 aux tirs au but).
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Football
Ndoye, Embolo, Vargas: un trio d'attaque qui pose question
Dan Ndoye, Breel Embolo et Ruben Vargas ont vécu un hiver compliqué en club. L'état de forme du trio d'attaque de l'équipe de Suisse pose quelques questions à trois mois de la Coupe du monde.
Les trois hommes ont été parmi les principaux artisans de la campagne de qualification maîtrisée de l'automne. Souvent critiqué pour son manque d'efficacité, le trio a soigné ses statistiques, notamment lors des deux victoires foudroyantes de septembre contre le Kosovo (4-0) et la Slovénie (3-0).
Sur les six matches de qualification, Embolo a marqué quatre buts, Ndoye deux et Vargas un, les deux ailiers délivrant aussi trois passes décisives chacun. Plus que leur efficacité, leur entente et leurs automatismes n'avaient jamais semblé aussi bien huilés.
Cette bonne forme coïncidait avec un début de saison plutôt réussi dans leur club respectif, Embolo à Rennes, Vargas à Séville et Ndoye à Nottingham. Mais la machine s'est quelque peu enrayée une fois le billet pour la Coupe du monde en poche.
La détresse de Vargas
Ruben Vargas a vécu des mois particulièrement compliqués, la faute à une blessure persistante à la cuisse gauche contractée fin novembre. Après six semaines d'absence, l'ailier de 27 ans a rechuté en moins de dix minutes le 12 janvier, quittant en larmes la pelouse du stade Ramon Sanchez Pizjuan.
Le Lucernois a toutefois pris son mal en patience pour soigner convenablement ses ischio-jambiers. Il a finalement fait son retour au jeu contre Barcelone au Camp Nou, avant d'être à nouveau titularisé samedi face à Valence.
Dan Ndoye a lui aussi été freiné par une blessure au mollet pendant les fêtes. Le Vaudois a ensuite perdu son poste de titulaire à Nottingham Forest, le club qui a déboursé environ 40 millions de francs pour s'attacher ses services l'été dernier.
En difficulté en Angleterre, Ndoye n'a plus marqué depuis le 2 octobre et sa dernière passe décisive remonte au 11 décembre. Sa première saison en Premier League est tout sauf un long fleuve tranquille, puisqu'il a déjà évolué sous les ordres de quatre entraîneurs différents depuis son arrivée. Difficile, dans ces conditions, de faire preuve de constance.
Yakin pas inquiet
Breel Embolo n'a lui pas connu de pépin physique, mais son statut s'est fragilisé à Rennes. Six mois après son arrivée en Bretagne, le Bâlois doit désormais se contenter d'un rôle de joker. Il semble aussi faire les frais du départ d'Habib Beye à Marseille, l'entraîneur qui l'a fait venir du Rocher monégasque en septembre.
Interrogé sur le changement de statut de Ndoye et Embolo lors de l'annonce de sa liste, Murat Yakin n'a pas semblé inquiet, insistant sur le fait que ses deux joueurs obtenaient tout de même du temps de jeu.
Les deux hommes ont déjà traversé des moments d'inefficacité par le passé et ont souvent répondu présent avec la Suisse. En septembre, Embolo avait d'ailleurs marqué trois buts en deux matches sous le maillot rouge à croix blanche alors qu'il était "placardisé" à Monaco depuis un mois.
Un seul vrai buteur
Les propos nébuleux du sélectionneur, qui a déclaré vouloir "essayer quelque chose" au poste de buteur et "prévoir quelque chose de spécial" pour Denis Zakaria (en défense ?) interrogent tout de même. Après des années d'expérimentation quasi-constante, Yakin avait semble-t-il trouvé une sorte de formule magique l'automne dernier, reconduisant pratiquement le même 11 six fois de suite.
Oui, l'entraîneur bâlois dispose d'un réservoir de joueurs offensifs talentueux, renforcé par les retours prometteurs d'Alvyn Sanches et Noah Okafor. Mais Breel Embolo est bien le seul attaquant de pointe figurant parmi les 23 joueurs de champ sélectionnés pour les deux matches contre l'Allemagne (vendredi) et la Norvège (mardi).
A moins de trois mois de la Coupe du monde, à l'heure de se mesurer à deux des meilleures nations européennes, d'aucuns feraient le choix de la stabilité. La méforme temporaire de son indiscutable trio d'attaque pourrait toutefois réveiller le côté joueur de "Muri", qui semble tenté de rebattre certaines cartes.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Football
Maillots africains: le pari d'Infantino profite à des enfants
La volonté du président de la FIFA Gianni Infantino d'avoir des maillots de football 100% africains à la Coupe du monde 2026 ne sera pas atteinte. Mais elle a été matérialisée mercredi dans la distribution de t-shirts à des milliers d'enfants à Yaoundé.
Il y a deux ans lors de la ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à Abou Dhabi, M. Infantino avait dévoilé avec la directrice générale de cette institution Ngozi Okonjo-Iweala que le partenariat entre leurs entités, établi porterait sur le coton. Jusqu'à présent, aucune filière sur ce matériau n'était 100% africaine.
Conséquence, de nombreux emplois ne sont pas lancés dans cette région, des revenus sont perdus et les produits finis y reviennent à des tarifs exorbitants. En moyenne, selon des chiffres récents, la matière première s'exporte 100'000 dollars par an depuis l'Afrique, loin des 800 millions de dollars des produits entièrement fabriqués dans une région avec le coton.
Or, 98% de la production de la région sont vendus mais comme fil brut. Et ils constituent entre 45 et 60% des revenus des pays Coton 4 (Tchad, Burkina Faso, Bénin et Mali) ou de la Côte d'Ivoire. Une transformation de 25% seulement de cette matière première sur sol africain pourrait lancer 500'000 emplois d'ici dix ans.
Initiative pour les écoles
Le président de la FIFA avait souhaité à Abou Dhabi qu'un maillot entièrement africain soit prêt pour la Coupe du monde prévue cette année. Sauf que les tuniques des footballeurs sont en matière synthétique et non en coton.
Depuis, la fédération internationale a porté ses efforts dans une initiative pour les écoles. Mercredi, des légendes du football camerounais, dans l'actuel président de la fédération nationale Samuel Eto'o, ont distribué des milliers de t-shirts à Yaoundé à des jeunes à la veille du début de la ministérielle de l'OMC dans cette ville.
Ce projet-pilote a été mené au Bénin. Plus de 70'000 pièces ont été commandées. "Nous allons en faire plus", a promis devant les Etats membres de l'OMC l'ancien footballeur suisse Gelson Fernandes, qui a porté le projet à la FIFA. Avec l'OMC, la fédération veut arrimer les pays pour du groupe Coton 4 et la Côte d'Ivoire au marché des vêtements de sport qui pèse des centaines de milliards de dollars.
"Moteur de la croissance"
S'il est soutenu, le coton africain deviendra "le moteur de croissance" durable dont la région a besoin, a affirmé de son côté le président de la ministérielle, le ministre camerounais du commerce Luc Magloire Mbarga Atangana. il souhaiterait un succès sur cette question dans les prochains jours.
Problème, les négociations à l'OMC sur l'agriculture sont bloquées depuis des décennies sur les subventions de gros pays producteurs de coton, dont plus de 40% est fabriqué aux Etats-Unis. "Nous conjurons l'OMC de nous rejoindre" pour atteindre cette filière, a ajouté M. Mbarga Atananga. Il souhaite que la réunion qui démarre jeudi aboutisse au moins à un délai pour régler ce problème.
Face à lui, la directrice générale de l'OMC Ngozi Okonjo-Iweala a promis que le partenariat coton dans le cadre de l'organisation ne signifie pas que les négociations seront abandonnées. Elle a fait lever toute la salle en demandant à tous ceux qui portent du coton.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Football
Alvyn Sanches: "Dans ma tête je voulais revenir plus fort"
Alvyn Sanches sera-t-il le facteur X de Murat Yakin lors de la prochaine Coupe du monde ? Le retour au premier plan du Vaudois suscite bien des espoirs
Artisan de la récente embellie des Young Boys en Super League avec ses 9 buts et ses 5 assists, le transfuge du Lausanne-Sport retrouve l’équipe nationale une année après s’être déchiré les ligaments du genou droit lors de sa première sélection à Belfast lors du match amical contre l’Irlande du Nord. Depuis son retour au jeu, le 26 octobre dernier, ses performances parlent pour lui. Il monte en puissance pour que le débat sur le bien-fondé de sa présence dans les cadres de l’équipe de Suisse ne se pose pas une seule seconde.
"Le mental a beaucoup compté"
"Je suis bien sûr très heureux de me retrouver avec l’équipe de Suisse, lâchait Alvyn Sanches lors du point presse de la sélection tenu mardi en Forêt-Noire . Le mental a beaucoup compté dans mon retour. Dans ma tête, je voulais revenir plus fort." Il a entamé sa rééducation avec le Lausanne-Sport avant de la poursuivre à Berne avec les Young Boys. Son transfert l’été dernier alors qu’il était blessé pouvait interpeller. "Je n’ai aucun regret. Ce départ à Berne était la meilleure décision à prendre. Les choses se sont passées ainsi avec cette blessure. C’est la vie."
Cette blessure a repoussé son départ annoncé vers un championnat étranger. Mais il semble inévitable devant les prouesses répétées du joueur de 23 ans dont la valeur selon le site Transfermark s’élève à 9 millions d’euros. "Je sais que cela parle un peu. Mais je reste calme, tranquille", glisse Alvyn Sanches dont le contrat avec les Young Boys court jusqu’au 30 juin 2029.
Encore une marge de progression
Mais dans l’immédiat, Alvyn Sanches espère briller lors de ce premier rassemblement de l’année avec les rencontres de vendredi contre l’Allemagne et de mardi contre la Norvège à Oslo. "Je vais me livrer à 100 % à l’entraînement et essayer de donner le meilleur de moi-même si j’ai la chance de jouer", dit-il. Homme de peu de mots, Alvyn Sanchez sait que sa marge de progression se situe dans tous les domaines. "Améliorer mon jeu sans ballon et perfectionner les choses que je fais bien", précise-t-il. Murat Yakin veut croire que son joyau ne connait pas de limites.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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