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Suisse

Vers une votation que sur les avions de combat

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La défense aérienne ne sera plus assurée à l'horizon 2030 si la Suisse n'acquiert par de nouveaux avions de combat, soutiennent de nouvelles expertises (archives). (©KEYSTONE/MARCEL BIERI)

Le peuple devrait pouvoir trancher rapidement sur l'acquisition de nouveaux avions de combat, mais pas sur les moyens de défense sol-air. L'expert Claude Nicollier recommande de séparer les deux volets du projet à huit milliards de francs pour la défense aérienne.

La ministre de la défense Viola Amherd a dévoilé jeudi les résultats de plusieurs études. Elle les avait demandées pour se faire un tableau complet du dossier hérité de Guy Parmelin avant que le Conseil fédéral se penche à nouveau sur le dossier. Le gouvernement devrait trancher sur la forme des acquisitions avant l'été.

Pour l'ex-astronaute et pilote militaire Claude Nicollier, le rapport "Avenir de la défense aérienne" est très bon. La cheffe de la défense doit le sanctionner comme base reconnue pour les travaux, ce qui devrait mettre fin à bon nombre de polémiques nuisibles.

En revanche, la voie politique choisie doit être revue. L'année dernière, le Conseil fédéral avait opté pour un arrêté de planification pouvant être combattu par référendum pour l’achat combiné de nouveaux jets et de moyens de défense sol-air de longue portée.

Bataille émotionnelle

Selon M.Nicollier, ce processus nouveau et inconnu est judicieux pour l'avion de combat. Mais il est inutile de mêler un autre système d'armes à cette prochaine bataille qui ne concerne que l'avion et qui s'annonce "comme de coutume, bien plus émotionnelle que professionnelle".

Le dossier est déjà en retard de quinze ans sur la planification initiale, fait-il valoir. Si le projet Air2030 ne peut être réalisé à l'horizon prévu, cela signifiera la fin de la défense aérienne et la police du ciel dès 2030, avertit l'astronaute. Le pays ne pouvant prendre un tel risque, il est temps de se limiter à l'essentiel et à ce qui est réalisable.

Cette conclusion rejoint l'avis de plusieurs partis bourgeois. En consultation, le PLR et le PDC avaient critiqué l'idée de lier dans un même paquet l'achat de jets et le renouvellement de la défense sol-air.

Fin de vie

Tous les moyens de défense aérienne arrivant en fin de vie, l'expert soutient un renouvellement global. Selon lui, il faut tendre à l'acquisition d'une quarantaine d'avions avec un retrait progressif des F/A-18 et des F-5 Tiger lors de l'acquisition du prochain jet.

Le système de défense sol-air pourrait couvrir environ 15'000 km2 (surface du Plateau suisse). L'équilibre entre avions de combat et défense sol-air serait ainsi assuré. Cette solution est toutefois devisée par les experts à 9 milliards, et le Conseil fédéral a fixé un plafond de 8 milliards. Il faudra s'en approcher le plus possible.

Affaires compensatoires

Les affaires compensatoires sont un autre point sensible du dossier. Selon les exigences du Conseil fédéral, les entreprises étrangères avec lesquelles des contrats seront signés devront compenser 100% de la valeur des contrats par des affaires en Suisse.

Dans son rapport sur le sujet, l'ancien directeur du Contrôle fédéral des finances Kurt Grüter est sceptique sur un mécanisme qui enfreint le principe de la liberté du commerce et de l’industrie. Pour l'expert, seules les affaires compensatoires directes et les affaires compensatoires indirectes relatives à la technologie et à l’industrie de sécurité sont pertinentes.

Une compensation intégrale n'est en outre pas réalisable. Compte tenu d'un volume de 6 à 7 milliards de francs, il serait plus réaliste de fixer à 20% les affaires compensatoires directes et à 40% les affaires compensatoires indirectes destinées à la technologie et à l’industrie de sécurité. L'exemple du Gripen montre qu'une participation directe est difficile à mettre en place.

Pour augmenter l'efficacité des compensations, la durée devrait être limitée, à deux ans après l'expiration du commerce d'armement. Pour le F/A-18, elle avait été fixée à 10 ans, selon armasuisse. Une durée plus longue ne devrait être envisagée qu'avec des échéances.

KEYSTONE-ATS

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Suisse

Statu quo au sein du gouvernement bernois

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L'UDC Pierre Alain Schnegg représentera comme depuis 2016 le Jura bernois au sein du Conseil-exécutif (archives) (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

C'est le statu quo des forces en présence au sein du gouvernement bernois qui comptera comme aujourd'hui 2 UDC, 2 socialistes, 1 Verte, 1 PLR, 1 Centriste. Le conseiller d'Etat UDC Pierre Alain Schnegg continuera d'occuper le siège réservé au Jura bernois.

L'UDC a donc échoué dans sa tentative de ravir un 3e siège au sein du Conseil-exécutif. Les Vert-e-s ont eux réussi à conserver le siège laissé vacant avec le départ de Christine Häsler. Le taux de participation s'est élevé à 33,8%.

La conseillère d'Etat centriste Astrid Bärtschi termine en tête avec 138'672 voix. Elle devance la conseillère d'Etat socialiste Evi Allemann avec 129'824 voix, le conseiller d'Etat PLR Philippe Müller avec 120'623 voix, le candidat UDC Raphael Lanz avec 109'078 voix, le conseiller d'Etat UDC Pierre Alain Schnegg avec 108'022 voix, la candidate des Vert-e-s Aline Trede avec 101'511 voix et le candidat socialiste Reto Müller avec 99'021 voix.

Le socialiste du Jura bernois Hervé Gullotti se classe à la 9e place avec 87'956 voix.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Bernard Mittey élu conseiller administratif à Presinge (GE)

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Bernard Mittey a été élu dimanche au Conseil administratif de Presinge (GE) à la faveur d'une élection complémentaire (archives). (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

Bernard Mittey retrouve l'exécutif de Presinge (GE). Il a été élu dimanche au second tour de l'élection complémentaire consécutive à la démission du conseiller administratif Rémy Tavernier trois mois après son entrée en fonction. Il devance de huit voix son concurrent Snoussi Laddi.

Bernard Mittey (Presinge Demain) obtient 135 voix, contre 127 pour son adversaire Snoussi Laddi (Ensemble pour Presinge). Le taux de participation a atteint 51,89%.

Bernard Mittey, qui était adjoint au maire de 2020 à 2025, n'avait pas été réélu au printemps dernier. Agé de 74 ans, il rejoindra Serge Broquard et Edgar Cardoso Inaci à la Mairie, où il sera en charge de l’école, de la jeunesse, du sport, de la cohésion sociale, de la culture, des manifestations et de la communication.

Invoquant une charge de travail trop importante, Rémy Tavernier, de la liste Ensemble pour Presinge, a quitté le Conseil administratif de cette commune de 725 habitants en septembre. Il a été remplacé par un administrateur provisoire en la personne de Gilles Marti, ancien maire de la commune voisine de Puplinge.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Une droite moins dominante à Morges

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La socialiste Camille Robert entre à la municipalité de Morges (archives). (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

La droite a conservé dimanche la majorité à la municipalité de Morges, même si celle-ci se réduit. L'élection a été particulièrement morcelée, puisque des élus de cinq partis, plus un indépendant, se répartissent les sept sièges.

La répartition des forces entre la droite et la gauche s'est légèrement rééquilibrée. Au final, la gauche obtient un troisième siège, dévolu aux Vert-e-s. L'alliance de droite ne place que trois de ses membres (1 PLR, 1 Vert'libéral et 1 de l'Entente morgienne). Le tout sera arbitré par l'indépendant Laurent Pellegrino, ex-PLR.

Le PLR, qui présentait trois candidats, ne conserve finalement qu'un seul siège, celui de la syndique sortante Mélanie Wyss, facilement réélue dès le 1er tour au côté de la Vert'libérale Laetitia Morandi.

La socialiste sortante Laure Jaton a terminé en tête de l'élection dimanche avec 48,94% des voix (2057), devant Mélanie Mojon (1965), une commerçante qui représente l'Entente morgienne et accède ainsi à l'exécutif. L'écologiste Pascal Gemperli (1893) termine au troisième rang, devant l'indépendant Laurent Pellegrino (1800). Elu sous la bannière PLR en 2021, il a quitté ce parti après ne pas avoir été reconduit par celui-ci pour les élections de 2026.

La jeune socialiste Camille Robert (1793) est élue de justesse. Elle termine avec seulement 11 voix d'avance sur le PLR Patrick Zürn.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Changement de majorité à Prilly, le PLR de retour à Renens

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Présidente des Vert-e-s vaudois, Rebecca Joly ne siègera plus à la Municipalité de Prilly (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La Municipalité de Prilly bascule à droite à l'issue du second tour des élections communales. La Verte Rebecca Joly, présidente du parti cantonal, et son collègue écologiste Maurizio Mattia ne sont pas réélus.

Les deux sortants, qui figuraient encore dans le top 5 après le premier tour, ont été devancés dimanche par deux nouveaux venus de l'Entente de droite, le PLR Tony Capuano et l'UDC Fabien Deillon.

Les mieux élus sont aussi issus de cette entente de droite, à savoir le sortant Luigi Sartorelli (Centre) et Lumia Claramunt (PLR). La nouvelle candidate socialiste Ariane Zwahlen arrive en troisième position. Elle sera la seule représentante de la gauche lors de la prochaine législature.

Reste désormais à savoir qui deviendra syndic à la suite du départ d'Alain Gilliéron. Le PLR, qui aura occupé ce poste durant 22 ans, ne se représentait pas.

Pour mémoire, Prilly a vécu une dernière législature très mouvementée, marquée par diverses tensions au sein de la Municipalité et même la suspension du socialiste Ihsan Kurt.

Retour du PLR à Renens

Toujours dans l'Ouest lausannois, Renens reste clairement en main des partis de gauche, mais ceux-ci n'occupent plus tous les sièges. Ejecté de l'exécutif en 2021, le PLR fait son retour grâce à l'élection de la députée Elodie Golaz Grilli, arrivée en 4e position dimanche.

Patricia Zurcher Maquignat (PS) a signé le meilleur score dimanche, suivie par Oumar Niang (PS) et Nathalie Jaccard (Verte). Carole Castillo (Fourmi rouge) et Sylvain Richard (Vert) sont aussi élus. Le syndic socialiste Jean-François Clément avait déjà été élu dès le 1er tour.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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