Rejoignez-nous

Suisse

Wagons spéciaux pour les porteurs de masques

Publié

,

le

Les porteurs de masques constituent encore une exception dans les trains. (©KEYSTONE/Ti-PRESS/Pablo Gianinazzi)
Les CFF étudient l'introduction de wagons dans lesquels le port du masque serait obligatoire. Ils ont lancé mercredi un sondage auprès de leur clientèle pour se faire une idée plus précise des effets du coronavirus sur les comportements en matière de mobilité.

Cette enquête, lancée mercredi, s'adresse à quelque 200 clients. Elle n'a pas encore donné de résultats, ni débouché sur des tendances, a indiqué jeudi un porte-parole de l'ex-régie fédérale à Keystone-ATS, confirmant une information du site blick.ch.

Ce sondage vise à déterminer d'éventuelles mesures que les CFF pourraient prendre. L'une des questions porte sur l'introduction de wagons spéciaux dans lesquels le port du masque serait obligatoire. Elle demande aux clients s'ils prendraient plus ou moins souvent le train si une telle offre devait exister. Une autre porte sur une obligation générale du port du masque.

"Nous voulons nous faire une image claire et sentir le pouls de ce qui préoccupe les gens", a expliqué le porte-parole. Il a refusé de spéculer sur les résultats du sondage et précisé que les CFF n'agiront pas seuls.

D'une part, l'entreprise doit respecter les recommandations de la Confédération. D'autre part, les règles et prescriptions en matière de comportement doivent idéalement être les mêmes pour l'ensemble des entreprises de transport public, pour ne pas provoquer de confusion chez les clients.

Le syndicat du personnel des transports (SEV) s'étonne de ce projet. "Les CFF ont pensé à leurs clients, mais ont-ils pensé à leurs employés", qui doivent se rendre dans tous les wagons pour contrôler les billets des voyageurs, s'interroge sa vice-présidente Barbara Spalinger au micro de la radio alémanique SRF.

Masque recommandé

Les porteurs de masques sont actuellement une petite minorité dans les trains. Le patron des CFF Vincent Ducrot avait estimé il y a une semaine qu'il y a encore des efforts à faire pour respecter les règles de protection, notamment porter un masque en cas de forte affluence.

Le concept de protection présenté fin avril par les CFF et CarPostal incite en effet les passagers à porter des masques de protection si la distance minimale de deux mètres ne peut pas être respectée. Il appelle également à limiter ses déplacements au strict nécessaire et à éviter dans la mesure du possible les heures de pointe.

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Suisse

Restrictions d'entrée en Suisse pour les Etats hors Schengen

Publié

le

L'interdiction édictée par le Département fédéral de justice et police vaut pour 160 pays dès samedi. (©KEYSTONE/TI-PRESS/PABLO GIANINAZZI)
Les ressortissants des pays hors de l'espace Schengen ne sont en principe plus autorisés à entrer en Suisse, à l'exception de ceux provenant de vingt pays. L'interdiction édictée par le Département fédéral de justice et police (DFJP) vaut pour 160 pays dès samedi.

Les ressortissants d'Andorre, d'Australie, de Bulgarie, du Canada, de Chypre, de Corée du Sud, de Croatie, de Géorgie, d'Irlande, du Japon, du Maroc, de Monaco, de Nouvelle-Zélande, de Roumanie, du Rwanda, de Saint-Marin, de Thaïlande, de Tunisie, d'Uruguay et du Vatican pourront de nouveau entrer en Suisse aux mêmes conditions qu'avant la crise du coronavirus. Ils peuvent toutefois être soumis à une quarantaine.

Tous les Etats hors Schengen, y compris l'Algérie qui bénéficiait d'une exception, figurent sur la liste des pays à risque du Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM). Pour les ressortissants de ces pays, l'entrée sera en principe refusée à compter de samedi.

L'interdiction d'entrée ne concerne pas les personnes disposant de la nationalité suisse, qui bénéficient de la libre circulation des personnes "ou qui se trouvent dans une situation d’absolue nécessité", peut-on lire sur le site du SEM. C'est à l’autorité compétente en matière de contrôle à la frontière d’apprécier si l’absolue nécessité est avérée, indique-t-on encore.

Voyages à risque

Depuis le 6 juillet 2020, indépendamment de ces restrictions d’entrée, toute personne entrant en Suisse en provenance d’un pays ou d’une région avec un taux d’infection élevé doit se mettre en quarantaine pendant dix jours. La liste de ces pays est tenue par l'Office fédéral de la santé publique (OFSP).

Depuis mercredi, y figure nouvellement l'Espagne, les Bahamas, la Guinée équatoriale, la Roumanie, Sao Tomé-et-Principe, Singapour et Sint Maarten. La Suisse a retiré l'Azerbaïdjan, les Emirats arabes unis et la Russie.

Continuer la lecture

Suisse

Masque hygiénique recommandé pour les personnes avec des symptômes

Publié

le

Les personnes qui présentent des symptômes d'infection aigüe des voies respiratoires doivent de préférence porter un masque à usage unique. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)
L'OFSP a précisé ses recommandations sur le port du masque. Les personnes qui présentent des symptômes d'infection aigüe des voies respiratoires doivent de préférence porter un masque à usage unique, lorsqu'elles se rendent chez leur médecin par exemple.

Cette adaptation n'est pas une recommandation du port du masque général, précise jeudi l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) à Keystone-ATS. Aucune recommandation spécifique n'est émise pour la population normale. Celle-ci peut porter un masque hygiénique à usage unique ou un masque en tissu pour autant que celui-ci réponde aux standards élaborés par la task force scientifique Covid-19 de la Confédération.

Utilisés correctement, ces deux types de masques protègent les autres personnes d'une infection, peut-on lire sur le site de l'office. Les personnes qui présentent des symptômes respiratoires contaminent de toute évidence leur masque, c'est pourquoi il leur est recommandé d'utiliser des masques hygiéniques qui sont jetés après chaque utilisation.

La Confédération préconise en revanche de ne pas utiliser de masques de protection respiratoire pour un usage privé. Ces masques, utilisés par exemple dans le domaine médical ou la construction, ne filtrent pas l'air expiré et peuvent même propager le virus. Idem pour les autres masques (comme ceux produits en tissu, cousus ou fabriqués soi-même), qui n'offrent pas de protection fiable, selon l'OFSP.

Appel de Greenpeace

Greenpeace Suisse avait demandé fin juillet à la Confédération d'adapter ses recommandations. Selon elle, de nombreux experts de la santé jugent que les masques en tissu offrent au grand public une protection suffisante contre le coronavirus.

L'usage de masques réutilisables permettrait aussi d'éviter une nouvelle pénurie et de réduire la pollution. L'ONG citait une étude publiée dans la revue "Environmental and Science Technology" selon laquelle environ 129 milliards de masques et 65 milliards de gants sont utilisés chaque mois durant la pandémie.

Selon les experts, les masques réutilisables offrent une protection suffisante au grand public. Hors des hôpitaux, des masques certifiés à usage unique ne sont pas nécessaires, car l'infection est beaucoup plus faible, expliquait l'infectiologue Gerhard Eich, membre du comité de la Société suisse d'hygiène hospitalière, cité dans le communiqué de Greenpeace.

Continuer la lecture

Suisse

Un premier pas vers un congé parental

Publié

le

Le but reste un congé parental, comme il existe en Allemagne. (©KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)
Un congé paternité de deux semaines, aussi court soit-il, est un premier pas dans la bonne direction, selon le comité "Congé paternité maintenant!". Le but reste un congé parental, comme il existe en Allemagne. Mais la droite n'y est pas favorable.

"La Suisse est mûre pour le congé paternité", a affirmé jeudi Adrian Wüthrich, président du comité national et de Travail.Suisse, lors d'une conférence de presse à Berne. Selon un sondage publié en juin, près de trois quarts de la population est favorable à un congé de deux semaines. Seuls 16% rejettent complètement le projet.

Celui-ci est aussi soutenu par des partis et organisations de tous bords, y compris les milieux patronaux. Il est grand temps que la Suisse introduise un congé réglé par la loi, ont affirmé les intervenants, des parlementaires de gauche et de droite. Tous se sont insurgés contre le fait qu'un père n'ait actuellement droit qu'à un jour de congé à la naissance d'un enfant, soit pas plus que pour un déménagement.

"Finançable et nécessaire"

"Ce projet est finançable et nécessaire pour la société, l'économie et l'avenir", a résumé M. Wuthrich. Une initiative populaire demandait à l'origine un congé de quatre semaines. Le peuple se prononcera le 27 septembre sur un congé de deux semaines

Le texte prévoit deux semaines à prendre dans les six mois suivant la naissance de l'enfant, soit en bloc, soit sous forme de journées isolées. Ces jours seraient financés via les allocations pour perte de gains (APG). Seuls les pères dont l'enfant naît après l'entrée en vigueur du texte pourraient y prétendre, a précisé à Keystone-ATS l'Office fédéral des assurances sociales.

La charge financière serait de 230 millions de francs par an. Il faudrait augmenter l'actuel taux de cotisation aux APG (0,45%) de 0,05 point. Sur le salaire moyen suisse (6500 francs par mois), cela représente 3,90 francs par mois, dont 1,95 pour l'employé.

Pour Adrian Wuthrich, le calcul de 230 millions par an ne joue pas, si l'on tient compte du fait que tous les pères ne souhaiteront pas nécessairement profiter de ce congé. Il estime la charge à 200 millions par an.

"Que des avantages"

Selon la conseillère nationale UDC Céline Amaudruz (GE), dont le soutien à ce projet n'est pas partagé par son parti, le texte n'"a que des avantages". Notamment pour l'égalité femme-homme et pour que les femmes puissent se réinsérer plus vite sur le marché du travail, permettant d'éviter une perte de compétences.

Très important pour la parlementaire UDC, le projet soutiendrait la natalité, trop faible en Suisse. Il aiderait également les pères à être "acteurs et non plus spectateurs" dans la prise en charge des enfants. Au niveau économique, les PME gagneraient en attractivité.

Ce dernier argument a aussi été avancé par la conseillère nationale PLR Susanne Vincenz-Stauffacher (SG), également présidente des femmes de son parti.

Egalité impossible actuellement

"La Suisse est le seul pays d'Europe sans congé paternité ou parental", a souligné pour sa part Mathias Reynard (VS/PS), pour qui le congé parental est clairement le but à atteindre. Dans l'OCDE, la moyenne est de 54 semaines de congé à se partager entre parents. Avec ce projet, la Suisse aurait 16 semaines. C'est donc "une solution modérée".

Dans la situation actuelle, "l'égalité femme-homme devient impossible à la naissance d'un enfant", a relevé le Valaisan. Un congé paternité rendrait aussi moins grand "le risque professionnel" que représente pour les femmes le fait d'avoir un enfant, a abondé la conseillère nationale Maja Graf (Verts/BL).

Les parlementaires bourgeois ont toutefois été clairs: aussi bien Susanne Vincenz-Stauffacher que Martin Candinas (PDC/GR) ont affirmé qu'il n'était pas question de demander plus que ce que propose le projet actuel, un congé parental par exemple.

Continuer la lecture

Suisse

Swiss mis à mal au 1er semestre

Publié

le

La filiale de l'allemand Lufthansa a vu son chiffre d'affaires dégringoler de 55% à 1,17 milliard de francs entre janvier et fin juin. (Image d'archive - ©KEYSTONE/CHRISTIAN MERZ)
La compagnie aérienne Swiss, lourdement affectée par les répercussions économiques du coronavirus, a subi une perte d'exploitation de 266,4 millions de francs au premier semestre.

La filiale de l'allemand Lufthansa a vu son chiffre d'affaires dégringoler de 55% à 1,17 milliard de francs entre janvier et fin juin, a annoncé jeudi le transporteur national dans un communiqué. Le nombre de passagers a parallèlement chuté de 64% à 3,2 millions.

Au premier trimestre déjà, Swiss avait été touché de plein fouet par la propagation du Covid-19 et des restrictions de voyages. La compagnie aérienne avait enregistré une perte d'exploitation de 84,1 millions de francs, après un bénéfice opérationnel de 48,3 millions un an plus tôt.

La situation n'est pas prête de s'améliorer de sitôt. Mercredi, le directeur général Thomas Klühr avait averti que la société perdait encore massivement de l'argent et un retour à des vols rentables risquait de prendre du temps.

Le transporteur a nettement réduit ses pertes depuis la fin du confinement, mais actuellement la société perd encore moins de 1 million de francs par jour, contre 3 millions par jour au plus fort de la crise, avait précisé le patron de Swiss dans une interview diffusée sur le site internet de 20 Minuten.

Dans ce contexte, la reprise du plan de vol va prendre plus de temps que prévu, mais le patron de Swiss s'est dit "optimiste" que la situation se rétablisse d'ici l'été 2021.

Jeudi, la maison-mère Lufthansa a fait état d'une perte nette de 3,6 milliards d'euros sur les six premiers mois de l'année. Et au deuxième semestre, le groupe allemand s'attend à un résultat opérationnel "clairement" négatif malgré l'augmentation de l'offre.

Continuer la lecture

Suisse

Le salaire assuré en cas de "quarantaine non fautive"

Publié

le

Personne ne devrait être tenté d'éluder la quarantaine pour des raisons financières", a déclaré Michael Schöll, vice-directeur de l'Office fédéral de la justice. (©KEYSTONE/ANTHONY ANEX)
"Personne ne devrait être tenté d'éluder la quarantaine pour des raisons financières", a déclaré Michael Schöll, vice-directeur de l'Office fédéral de la justice, mercredi devant la presse. "Restez à la maison et avertissez votre employeur", a-t-il ajouté à l'intention notamment des personnes qui rentreront d'Espagne à partir de samedi.

En cas de quarantaine non fautive, et même si la question n'a pas encore été réglée par les tribunaux, le versement du salaire est assuré. C'est le cas pour les personnes qui se trouvaient déjà en Espagne lorsque le pays a été placé sur la liste, notamment.

Pour les personnes qui ne peuvent pas travailler à domicile, le Conseil fédéral a décidé que le versement des prestations pour perte de gain est assuré pendant dix jours. Et les employeurs se sont montrés "accommodants", selon M. Schöll.

"La situation est différente pour des personnes qui se rendraient dans un pays un risque, l'Espagne par exemple à partir de samedi: un tribunal pourrait retenir une faute", a-t-il conclu.

Continuer la lecture

C'était quoi ce titre ?

Les 2 derniers titres

Horoscope du jour

Scorpion

L'imaginaire est votre point fort. Perspectives et idées ne manquent pas et vos succès sont évidents… Créativité à fleur de peau…

Publicité

Les Sujets à la Une

X