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Canaliser et renaturer pour sécuriser l'Ouest lausannois

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La renaturation de la Chamberonne permettra d'accueillir l'eau évacuée par la galerie souterraine. (Photo : DR)

Un projet à plus de 80 millions de francs doit permettre de sécuriser l'Ouest lausannois face aux dangers d'inondations liées aux crues des ruisseaux. Une galerie souterraine de deux kilomètres sera creusée entre Prilly et Chavannes-près-Renens. La Chamberonne sera renaturée.

Canton et communes s’unissent pour protéger l’Ouest lausannois des risques d’inondations liés aux crues du ruisseau de Broye et de ses affluents. Devisé à 80 millions, le projet contient deux volets. Le premier consiste à créer une galerie souterraine de deux kilomètres entre Prilly et Chavannes-près-Renens. Elle doit permettre d'absorber les débordements des cours d’eau de la région et faciliter la mise en séparatif des réseaux d'évacuation des eaux. Tinetta Maystre, municipale de Renens en charge de l’urbanisme :

Tinetta MaystreMunicipale en charge de l’urbanisme, Renens

Des mesures préventives essentielles au vu des récentes inondations, constate le municipal lausannois Pierre-Antoine Hildbrand :

Pierre-Antoine HildbrandMunicipal en charge de la sécurité et des eaux, Lausanne

Le caractère très urbanisé de cette zone rend le projet particulièrement délicat. Philippe Hohl, chef de la division ressources en eau et économie hydraulique à la Direction générale de l'environnement :

Philippe Hohl Chef de la division ressources en eau et économie hydraulique à la Direction générale de l'environnement, VD

Il s'agit aussi de répondre à de nouveaux besoins par rapport à ce qui a été fait par le passé. Tinetta Maystre, municipale de Renens en charge de l’urbanisme :

Tinetta MaystreMunicipale en charge de l’urbanisme, Renens

L’autre volet du projet vise à renaturer et agrandir le lit de la Chamberonne qui recevra les eaux provenant de la galerie souterraine. Selon Philippe Hohl, la combinaison de ces deux actions permettra de prévenir au mieux les risques d'inondation :

Philippe Hohl Chef de la division ressources en eau et économie hydraulique à la Direction générale de l'environnement, VD

L'ensemble de ces mesures permettront également de soulager la STEP de Vidy. Pierre-Antoine Hildbrand :

Pierre-Antoine HildbrandMunicipal en charge de la sécurité et des eaux, Lausanne

Dernière étape du projet, la création d'une île aux oiseaux vers l’embouchure de la Chamberonne. A l’image de celle qui existe à Préverenges. Pierre-Antoine Hildbrand :

Pierre-Antoine HildbrandMunicipal en charge de la sécurité et des eaux, Lausanne

Les financements requis pour la concrétisation de ce projet s’élèvent à plus de 80 millions de francs. Le Conseil d’Etat proposera à l’automne au Grand Conseil un crédit-cadre de quelque 30 millions de francs. La Confédération prendra à sa charge plus de 18 millions de francs. Le solde sera à la charge des communes et des propriétaires. Les mises à l’enquête de la galerie et des interventions sur la Chamberonne sont envisagées à l’horizon 2020. La réalisation de l’ensemble des travaux s’étendra sur plus de 10 ans.

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Vaud

Indemnités chômage: une motion propose un fonds cantonal d'urgence

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Les députés vaudois ne veulent plus de retard dans le versement des indemnités de chômage (image prétexte). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Grand Conseil vaudois s'est penché mardi sur la création d'un fonds cantonal d'urgence destiné à garantir le versement des allocations chômage même en cas de défaillance du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO), comme c'est le cas depuis le début de l'année. Les députés ont refusé la prise en considération directe de cette motion, préférant la renvoyer en commission.

"Lorsque des personnes se voient contraintes de ne pas honorer leurs factures, leurs loyers ou leurs dettes en raison d'un retard imputable à l'Etat, ce sont des coûts en cascade qui sont générés pour les créanciers, les régies, les services sociaux - autant d'externalités négatives qu'un mécanisme de protection permettrait de limiter", selon la motionnaire, la députée de gauche radicale Mathilde Marendaz.

Son texte propose dès lors la création d'un "fonds cantonal structuré, avec des critères clairs d'activation et de remboursement", permettant au canton d'avancer de l'argent de manière autonome, sans dépendre de la Confédération, et de se charger ensuite d'obtenir le remboursement auprès des autorités de Berne. "C'est une logique de responsabilisation et de souveraineté cantonale, pas d'assistanat", souligne la motion.

Doutes de la droite

Le texte était soutenu par la gauche. Le Vert Kilian Duggan a salué une solution "utile, nécessaire et mesurée", soulignant que la problématique concernait environ 20'000 personnes dans le canton. "Nous avons le devoir d'agir", a-t-il déclaré. Le député de la gauche radicale Hadrien Buclin s'est, pour sa part, dit ouvert à un "dispositif plus léger" de types prêts Covid.

Si l'ensemble de la droite s'est montrée sensible sur le fond de la problématique, elle a émis des doutes sur la solution proposée. Le libéral-radical Philippe Miauton s'est interrogé sur le bien-fondé de créer un fond cantonal pour une situation unique, se demandant si la solution ne consistait pas plutôt à mettre la pression du côté de la Berne fédérale.

Isabelle Moret contre

De son côté, la conseillère d'Etat Isabelle Moret s'est dite opposée au texte, qui, selon elle, implique la création d'une "machine administrative supplémentaire". "Ne réinventez pas la roue du char", le système actuel d'avances fonctionne, a-t-elle insisté.

La ministre de l'économie a rappelé que les personnes dont le droit au chômage avait déjà été reconnu avant la fin décembre 2025 pouvaient obtenir une avance de la part de la Caisse cantonale de chômage, tandis que les personnes ayant déposé leur demande ultérieurement devaient s'adresser au Centre social régional.

Au moment du vote, la prise en considération immédiate de la motion, avec un renvoi direct au Conseil d'Etat, a été rejetée par 67 non, 59 oui et trois abstentions. Le texte est donc renvoyé en commission.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Les élus disent oui au nouveau bâtiment "provisoire" pour la HEP

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L'extension prévue du site de la HEP à Lausanne sur son site actuel, sous-gare, est prévue pour 2040. En attendant, l'école s'installera sur le Campus Santé sur le site des Côtes de la Bourdonnette à Chavannes-près-Renens (archives). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

La Haute école pédagogique (HEP) vaudoise aura un nouveau bâtiment "provisoire" sur le "Campus Santé" en attendant le futur regroupement sur le site actuel à Lausanne à l'horizon 2040. Le Grand Conseil vaudois a accepté mardi un crédit de 62,86 millions de francs pour cette construction sur le site des Côtes de la Bourdonnette à Chavannes-près-Renens.

Prévu pour 2028, ce projet vise à répondre à la croissance continue des effectifs de l'institution et à accompagner les travaux à conduire dans son siège historique de la Campagne des Cèdres, sous-gare. Conçu donc comme une solution transitoire pour la HEP, l'édifice se distingue par sa modularité et sera ensuite affecté à d'autres usages publics à terme.

En lisière du futur parc arboré des Côtes de la Bourdonnette et des Hauts de Dorigny, le bâtiment s'intégrera dans un développement urbain structuré, en lien direct avec les institutions voisines telles que le Campus Santé - qui regroupe la Haute Ecole de Santé Vaud (HESAV) et le Centre coordonné de compétences cliniques -, les logements de la Fondation Maison pour étudiants Lausanne (FMEL), un établissement scolaire communal ainsi qu'un quartier résidentiel.

Cet emplacement a été choisi car il se trouve sur la ligne de bus 25, reliant la HEP des Cèdres à celle de la Bourdonnette.

Progression ininterrompue

La formation aux métiers de l'enseignement connaît une progression ininterrompue depuis près de deux décennies, tendance que confirment les projections en matière de besoins en personnel qualifié, selon le gouvernement. Les effectifs de la HEP, actuellement de 3500 étudiants, pourraient ainsi atteindre entre 4000 et 4500 personnes d'ici 2035, relève-t-il.

Face aux critiques de plusieurs députés sur "l'énorme crédit pour une solution transitoire", la conseillère d'Etat en charge du dossier (construction), Isabelle Moret, a garanti que le bâtiment répondrait, à terme, à des besoins d'extension de la Haute école de santé voire de l'Université de Lausanne (UNIL). "N'ayez aucune inquiétude, ce bâtiment sera utilisé" après le passage de la HEP.

La ministre a aussi expliqué qu'il n'y avait en revanche pas de place sur le Campus Santé pour l'entier de la HEP, soit les trois bâtiments sur le site actuel plus deux supplémentaires loués en d'autres lieux. Au moins cinq édifices feront ainsi partie de l'important programme de réhabilitation du site historique, planifié à l'horizon 2040.

Au vote, le crédit de 62,86 millions de francs a été accepté par 102 voix favorables, trois voix opposées et quinze abstentions.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Pôle pénitentiaire du Nord vaudois: trois crédits d'étude acceptés

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Avec la construction des Grands-Marais, qui s'ajouteront aux sites actuels de Bochuz, des deux colonies ou encore de la Croisée, le Pôle pénitentiaire du Nord vaudois constituera l'un des plus grands sites pénitentiaires de Suisse avec 1000 places de détention et 750 collaborateurs (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Grand Conseil vaudois a donné mardi son feu vert à trois crédits d'étude pour respectivement trois projets de nouveaux bâtiments qui feront partie du futur Pôle pénitentiaire du Nord vaudois (PPNV) à Orbe. Il s'agit de la nouvelle colonie ouverte, ainsi que des nouveaux pôles alimentaire et médical.

Un premier crédit d'étude de 3,2 millions de francs doit servir à financer les études relatives à la construction du nouveau pôle alimentaire (NPA) des établissements de la plaine de l'Orbe (EPO) sur le site du PPNV. Il a été approuvé par 102 oui, deux non et cinq abstentions.

Ce complexe réunira une cuisine, un restaurant et une cafétéria pour le personnel ainsi que divers ateliers destinés aux métiers de bouche offrant près de 80 places de travail. Son ouverture est prévue pour 2030.

Huitante détenus

Le deuxième crédit d'étude, de 4,1 millions de francs, concerne le financement des études relatives à la construction de la future prison de la "Colonie Ouverte" sur le même site. Les élus l'ont accepté par 99 oui et dix abstentions.

La nouvelle colonie ouverte permettra d'accueillir 80 détenus en régime ouvert. Elle remplacera les infrastructures existantes, qui datent des années 1920. Son architecture s'inspire des bâtiments ruraux adjacents, intégrant des matériaux durables et respectueux de l'environnement. Ce bâtiment sera inauguré en 2030.

Enfin, le troisième crédit d'étude, d'un million de francs, vise à financer les études relatives à la construction du futur pôle médical des colonies, toujours sur le futur site du PPNV. Il a été approuvé à l'unanimité moins deux abstentions.

Le pôle médical sera installé en 2029 dans une ferme déjà existante. Celle-ci sera rénovée et agrandie pour permettre la prise en charge médicale des deux colonies (ouverte et fermée). Les services médicaux seront ainsi mutualisés pour les deux régimes de détention.

Mille places de détentions à terme

Pour mémoire, l'Etat de Vaud avait déjà présenté en 2024 le futur "point d'entrée" du Pôle pénitentiaire du Nord vaudois. Celui-ci prévoit notamment une entrée unique pour les établissements actuels du site (Bochuz, colonie ouverte et fermée, prison de la Croisée) et pour ceux qui doivent donc encore être construits (prison des Grands-Marais, nouvelle colonie ouverte, pôles alimentaire et médical).

Avec la construction des Grands-Marais, qui s'ajouteront aux sites actuels de Bochuz, des deux colonies ou encore de la Croisée, le PPNV constituera à terme l'un des plus grands sites pénitentiaires de Suisse avec 1000 places de détention et 750 collaborateurs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le projet de "consensus parental" s'étendra à tout le canton

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Le projet de consensus parental vise à faciliter la situation des enfants confrontés au divorce ou à la séparation de leurs parents (image prétexte). (© KEYSTONE/APA/APA/HELMUT FOHRINGER)

Le projet pilote de "consensus parental" (COPAR), qui vise à trouver des solutions à l'amiable et respectueuses des enfants en cas de divorce ou de séparation, rencontre un grand succès. Le processus a récemment été pérennisé dans l'arrondissement judiciaire de l'Est vaudois et sera étendu à l'entier du canton ces prochaines années.

"Le projet pilote COPAR a démontré qu'il répond à un besoin réel en préservant les enfants de conflits potentiellement violents et maltraitants lors de la séparation de leurs parents", se réjouit l'Etat de Vaud mardi dans communiqué.

Depuis son lancement dans l'arrondissement judiciaire de l'Est vaudois le 1er janvier 2023 et jusqu'au 31 décembre 2025, 1393 dossiers de séparation impliquant des mineurs ont été ouverts . Près de 66% d'entre eux (918 dossiers) ont été intégrés dans le processus COPAR.

"Dans près d'un quart des cas, la procédure a abouti à un accord complet dans un délai moyen de quatre mois, évitant à de nombreux enfants de se retrouver au centre d'un conflit judiciaire de longue durée", poursuit le document.

L'écoute au centre

Le processus se veut innovant et centré sur l'enfant. Il prévoit une procédure judiciaire adaptée et rapide, ainsi que des séances de sensibilisation intitulées "se séparer dans le respect des enfants". Celles-ci sont menées par un duo composé d'un avocat et d'un psychologue, psychiatre, ou médiateur.

Le projet met également l'accent sur la parole de l'enfant et la communication entre les parents. Dans cette optique, les enfants, -généralement à partir de onze ans-, sont entendus par un magistrat. La durée des audiences des parents a quant à elle été doublée, passant de une à deux heures "afin d'améliorer leur recherche de solutions". Cinq séances de médiation ou d'accompagnement à la coparentalité sont également offertes à ces derniers.

Prochainement à Nyon

Le succès est au rendez-vous. Des parents domiciliés hors l'Est vaudois ont demandé à bénéficier d'une telle mesure. Ils ont été entendus par les autorités cantonales qui étudient actuellement un "déploiement par étapes" sur l'ensemble du territoire. Le processus devrait être disponible dans l'arrondissement judiciaire de La Côte d'ici à la mi-2027 et s'étendre à tout le canton à l'horizon 2030.

Le premier projet pilote a été initié en 2020 dans le canton du Valais. Vaud a suivi en 2023. Actuellement, les cantons de Fribourg et de Neuchâtel projettent également de lancer de tels projets.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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