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Ring présente sa nouvelle caméra de sécurité... qui vole!

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(©AMAZON/RING)

Dans le domaine de la sécurité à domicile, les systèmes qui étaient autrefois réservés aux professionnels sont maintenant à portée de mains des profanes. Caméras, détecteurs de mouvement, simulateurs de présence, capteurs d’ouverture de portes et fenêtres. Maintenant pour quelques centaines de francs, n’importe qui peut installer seul un tel système.

C'est par là - Tous en ligneRing présente sa Always Home Cam - 29 septembre 2020

Plusieurs marques sont prêtes à sécuriser votre chez-vous

Logitech, Nest, Ring, Somfy, TP-Link, Arlo, Xiaomi, D-Link… La meilleure marque sera celle qui sera la plus adaptée à vos besoins et de ce que vous êtes prêt.e à payer.

Mais un conseil toutefois, si vous cherchez à vous équiper, pensez à l’écosystème que vous avez envie de rejoindre. Les appareils que vous souhaitez acheter aujourd'hui mais aussi ceux que vous pourriez acquérir demain. Puisque l’avantage de ces systèmes, c’est de pouvoir centraliser vos appareils et qu’ils soient compatibles entre eux. Donc passer d’une marque à l’autre n’est financièrement pas conseillé.

«Always Home Cam» de la marque Ring

Traduisez par «la caméra toujours à la maison». Le principe: La caméra se trouve dans un cube. En la connectant avec les capteurs d’ouverture de portes et fenêtres, et dès que le système détecte une intrusion, la partie supérieure de la caméra va s'envoler. Puisqu’il s’agit en réalité d’un mini-drone équipé d'un caméra.

La caméra va alors pouvoir parcourir votre appartement pour le filmer en détail. Histoire d’avoir une image du voleur et des potentiels dégâts qu’il.elle aura provoqué.

Système connecté

La vidéo arrivera directement sur votre téléphone via l’application du système. Vous pourrez alors la visionner pour vous rassurer s’il s’agit d’une erreur, ou dans le cas d’une réelle intrusion, vous pourrez appeler la police et cette vidéo sera la première preuve dans votre dossier.

Les paranos peuvent aussi activer la caméra manuellement et à distance pour pouvoir faire un tour du propriétaire en direct. Pensez quand même à laisser les portes de la chambre ouverte sinon le drone risque de ne pas pouvoir aller bien loin. La «Always Home Cam», à l'inverse des vélociraptors dans Jurassic Parc, ne sait pas encore actionner des poignées.

La sécurité à quel prix?

Près de 250 dollars, proposé dès l'année prochaine sur le site d’Amazon, propriétaire de la marque Ring.

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  1. Bel article. Merci de l'avoir partagé avec nous.

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Squid Game: nouvel exemple du soft power coréen

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Squid Game réalise le plus gros démarrage de l’histoire du géant américain Netflix et place à nouveau la Corée du Sud sous le feu des projecteurs.

111 millions. C’est le chiffre hallucinant qui représente le nombre de comptes ayant démarré au moins un épisode du nouveau carton de Netflix après seulement un mois. C’est 30 millions de plus que Bridgerton qui détenait jusqu’ici la première place.

Une série qui fascine

Rien qu’à lire l’édito du journal Libération du 12 octobre, on comprend que cette série est bien plus qu’une création originale. C’est un phénomène qui pose des questions de société fortes. Et qui nous laisse ensuite le choix d'y répondre, avec des dilemmes qui ne nous laissent pas intacts.

“...qui parle des dangers de l’endettement au plus grand nombre en 2021 ? Un candidat à la présidentielle ? Non, Squid Game. Du partage des richesses ? Squid Game. De l’extrême précarité qui met en péril l’idée même d’un choix démocratique ? Toujours Squid Game.”

Le soft power à la coréenne

Mais ce que ce succès nous dit, c’est aussi que la Corée du Sud place encore une production au coeur de l’actualité culturelle grand public. Et plus précisément, au cœur de l’actualité audiovisuelle. Citons pour commencer l’un des exemples les plus proches, la palme d’or du festival de Cannes en 2019 "Parasite".

 

Et que dire de la K Pop. Ce genre musical si populaire dans son pays d’origine rempli aujourd’hui des stades dans le monde entier. Ajoutons à cela les jeux en lignes, les smartphones et tablettes, sans oublier ce titre que vous aurez à nouveau en tête jusqu’à demain matin:

Aujourd’hui, la Corée du Sud est un acteur majeur du divertissement. Et tous les signes montrent que ce n’est pas prêt de s’arrêter.

Squid Game en 4 points

  • 456 individus pauvres et endettés s’affrontent pour remporter une cagnotte remplie d'argent
  • Pour gagner, il faut survivre à de nombreux jeux dont la plupart sont très connus et nous ramènent à l'enfance (1-2-3 soleil, billes…)
  • Les perdants sont exécutés
  • La cagnotte gonfle à chaque décès

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Facebook, WhatsApp, Instagram, Messenger: que s'est-il passé ?

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Les principaux services de Facebook ont été paralysés lundi soir pendant de nombreuses heures. Un problème qui vient s’ajouter à la liste des défis actuellement rencontrés par le géant bleu. 

Tous en Ligne05-10-2021

Lundi soir, 18h. Impossible d’utiliser les principaux services de messagerie instantanée et réseaux sociaux du groupe Facebook. Le géant américain a annoncé que ce problème était dû à un changement dans la configuration des routeurs de son réseau, ce qui entraîne un problème de coordination entre ses data center. Et comme entre deux êtres humains: quand ça communique mal, ça communique plus. 

Avec plus de 3.5 milliards d’utilisateurs et utilisatrices répartis sur les différentes plateformes précitées, l’impact économique pourrait être de l’ordre de plus de 80 millions de dollars pour les 6h de panne.

De leur côté, les concurrents ont essayé de reprendre ce contretemps à leur avantage. L’application de messagerie SIGNAL par exemple: 

"Les inscriptions sont en forte hausse sur Signal (Bienvenue à tout le monde!)"

Quant au compte officiel de Google au Royaume-Unis, il y est aussi allé de sa blague:

"Que fait-on maintenant? Gmail?"

Un problème qui intervient au pire moment pour Facebook

Pointé du doigt pour sa gestion des données personnelles et le développement d’une version d’Instagram pour les enfants, le géant américain est au coeur du cyclone après les révélations d’une ancienne employée. La désormais lanceuse d’alertes s’est exprimée ce week-end sur les coulisses de l’entreprise et révélé être derrière les fuites publiées dans le Wall Street Journal. Selon elle, la firme américaine choisirait plutôt le profit, au dépends de la sûreté. 

Vers un exode massif des utilisateurs et utilisatrices?

En un jour, la messagerie Telegram est passée de la 56è à la 5è place des applications les plus téléchargées aux Etats-Unis. D’autres applications voyaient leur base de clients augmenter sensiblement. Il est bien entendu encore trop tôt pour évaluer l’impact de ce couac. Mais la fréquence des problèmes rencontrés ces derniers temps pourraient avoir raison d’une partie de la clientèle des principaux services proposés par Facebook.

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Se faire justice soi-même après un cyber harcèlement

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Leo, un Américain dont on ne sait rien de plus que le nom, a récemment décidé d’entreprendre une guerre contre les cyber harceleurs. Il a créé le collectif THE GREAT LONDINI (contraction d’Houdini, le célèbre magicien, et de Linux, le système d’exploitation) pour les démasquer et les dénoncer.

C’est après une triste histoire que ce projet lui est venu. Le fils autiste d’un de ses amis s’est donné la mort après avoir été victime de harcèlement en ligne. Leo a retrouvé l’identité du troll (harceleur), l’a donnée à son ami qui a pu contacter les parents de la personne en question et a ainsi pu faire son deuil. Depuis, il s’est lancé dans une guerre contre le harcèlement sur Tik Tok qu’il accuse de ne pas faire assez dans son rôle de modérateur*.

Concrètement, le collectif suit un schéma très précis : il trouve l’identité du troll “en 7-8 clics”. Puis il le dénonce. Si c’est un enfant, auprès de ses parents ou de son école. Si c’est un adulte, c’est vers l’employeur de la personne ou de la police que les cybers justiciers s’orientent.

Si la démarche peut sembler louable, elle n’est pas à l’abri de dérives. L’un des principaux risques est que The Great Londini devienne tout ce qu’il combat. Certains fans très enthousiastes se sont lancés dans des campagnes en harcelant d’autres internautes. La question de la modération est donc loin d’être réglée.

Que faire en cas de cyber harcèlement ?

Le site internet de la Prévention contre la criminalité donne de nombreuses réponses à cette question. Un numéro est également à disposition : 031 511 00 09

*Tik Tok annonce qu’au premier trimestre 2021, ce sont plus de 61 millions de vidéos qui ont étés supprimées, dont 90% qui n’avaient pas été signalées. 

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Pour la Saint-Valentin, Bouygues propose un chargeur... de 3 cm!

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Découvrons ensemble la nouvelle campagne de communication de Bouygues Télécom en France qui est tellement géniale que je ne peux pas me retenir de vous en parler. Pour la Saint-Valentin, oui, encore cette fête... Faisons un effort. Donc, pour dimanche, Bouygues Télécom propose un mini-chargeur de téléphone portable dont le câble fait seulement 3 centimètres.

Dan RibeiroTous en Ligne - 10 février 2021

3 centimètres, c'est peu pratique me direz vous! Et vous aurez raison. C’est la première réaction que j’ai eu aussi. Pourquoi diable un câble si court? On va être coincé contre la prise électrique! Jusqu’à ce que je comprenne le message. Le soir, avant d’aller se coucher, qu’est-ce qu’on fait? On branche le téléphone, on se met au bord du lit et on défile un ou deux kilomètres d’actualité inutiles sur Facebook ou encore quelques photos sur Instagram. Mais qu’est-ce qu’on ne fait plus? Discuter avec la personne qui partage son lit, rigoler, bref, être à deux. Du coup, avec un câble de 3 cm, le téléphone reste par terre, hors d’atteinte et vous… bah vous redécouvrez la personne qui partage votre lit.

La réponse inutile à un besoin qu'on ne connaissait pas

Et en fait, tout est parti d’une étude commandée par Bouygues Télécom sur la place du téléphone dans les couples français. Et les chiffres font froid dans le dos jusqu’à ce que l’on se rende compte qu’on est exactement pareil. 1 couple sur 2 en France consulte son téléphone chacun de son côté du lit une fois couché. Ça monte à 75% sur les 18-34 ans. 7% ont déjà répondu à un appel ou un sms lors d’un câlin. 15% des 18-34 ans. À la question, si vous deviez passer une semaine sans, vous préféreriez une semaine sans sexe ou une semaine sans téléphone. Un tiers des interrogés ont préféré répondre sans sexe!

Et l'opération est réussie pour Bouygues puisqu'on parle d'eux

Et ce soir, essayez d’analyser votre comportement pour vous rendre compte des vilains réflexes qu’on peut avoir avec nos portables, au lit, mais aussi à table ou même devant un film! Par contre, si le chargeur de Bouygues Télécom vous semble être un bon moyen de trouver une nouvelle routine pour votre couple, il va falloir faire sans puisque l’opérateur n’est pas allé jusqu’à finir sa blague et créer pour de vrai ce chargeur.

Découvrez des infos supplémentaires issues de l'étude commandée par Bouygues Télécom

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Libérer la parole dans les médias, l'objectif de SwissMediaToo

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image d'illustration - (©LFM/DAN RIBEIRO)

Depuis la publication de l'article La RTS, Darius Rochebin et la loi du silence dans le quotidien Le Temps, les langues se délient tant au sein de la Radio-Télévision Suisse que dans d'autres médias. Et certains faits que l'on pouvait penser être isolés se révèlent être beaucoup plus systémiques.

D'abord au sein des locaux de la RTS, à Lausanne et Genève, puis chez la Radio-Télévision Suisse italienne (RSI), les témoignages affluent désormais de l'ensemble des groupes de médias.

>> À lire également : Accusations de harcèlement également à la RSI

Le vendredi 20 novembre 2020, c'est sur Instagram que le public romand découvre le compte SwissMediaToo. Un nom qui joue sur celui du mouvement MeToo et que l'on pourrait traduire par «Les médias suisses aussi». Puisque c'est ce dont il est question. Le compte anonyme est animé par le collectif RTS du 14 juin et a pour objectif de mettre en avant toutes les formes d'oppression dans les médias du pays.

Collectif RTS du 14 juinQu'est-ce qu'on retrouve dans le compte SwissMediaToo?
[Lire le son: Alors en fait sur ce compte, on retrouve des phrases que des témoins ont entendu, qu'ils ont vécu. Ça relève du sexisme, ça relève du racisme, ça relève de la discrimination en tout genre, du harcèlement, de l'abus de pouvoir. Enfin de tout un environnement toxique qui existe dans le monde du travail.
Et en fait, les premiers témoignages et la majorité des témoignages à l’heure actuelle ont été entendu dans le cadre de la RTS. Après une première récolte de témoignage suite aux révélations dans l'histoire du Temps, on a été très surprise de la réaction de ceux à l’interne qui disaient qu’ils n’étaient pas au courant.
On s’est dit « ce n'est pas possible d'entendre que les gens ne sont pas au courant » alors que quand on travaille dans cette entreprise tout le monde s'en rend compte, tout le monde le sait, tout le monde l'entend, on en parle, on partage. On s’est dit: « Il faut qu'on dénonce, il faut qu’on puisse le dénoncer comme ça plus personne ne peut dire qu'ils sont pas au courant.
Donc on a récolté des témoignages, on les a affichés à l'interne et c'est une partie de ces témoignages qu'on retrouve sur le compte. Ils vont arriver tous au fur et à mesure. Donc ce compte, il participe vraiment à la libération de la parole, d'abord au sein de la RTS, mais ensuite au sein des médias en général. Puisqu’on a ouvert la récolte des témoignages à tous les autres médias en Suisse. Et on a reçu des dizaines de témoignages déjà, alors que le compte n’est ouvert que depuis quelques jours. C’est pour ça qu’on se rend compte que ce compte est nécessaire. Qu’il y a un vrai besoin social de parler pour faire changer les choses.]

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par #SwissMediaToo (@swissmediatoo)

Au fil des images postées sur le compte SwissMediaToo, on découvre des phrases prononcées et entendues dans les locaux des médias romands. Qu'est-ce qui a le plus choqué le collectif?

La quantité de témoignages reçus nous a choqué

Collectif RTS du 14 juinQu'est-ce qui est le plus révoltant dans les témoignages reçus?

[Lire le son: La quantité de témoignages reçus nous a choqué. Mais alors vraiment! Parce qu’on est vraiment submergé de témoignages. De l’interne et de l'externe. Il y en a des extrêmement violents et de très virulent.
Ils relèvent à peu près tous, soit de l'infantilisation des gens et des femmes, soit de la sexualisation, soit de l’objectification. Donc, quelque part, c'est choquant, mais en même temps, on est habituée à entendre ce genre de remarque.
Si je devais en retenir un, qui vraiment me reste dans la tête, c'est le témoignage d’une dame qui dit qu'elle était enceinte. Elle va aux toilettes et elle se rend compte qu'elle est en train de commencer une fausse-couche, alors qu'elle est en train de travailler. Elle va le dire à ses chefs et la seule réponse qu'elle a reçu de la part de ses chefs, c'est « bon bah rentre chez toi alors ». Aucun mot bienveillant, rien. Aucune inquiétude rien du tout.
Ce qui me choque dans celle-ci, c’est vraiment une déshumanisation totale et complète. C’est pas une question de maux de femme ici. C’est une question d’empathie envers l’humain qui est en face de soi. Celle-là me reste dans la tête comme particulièrement violente, mais en vrai, elles sont toutes terribles. Elles sont toutes dures.]

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par #SwissMediaToo (@swissmediatoo)

Le collectif qui continue à recevoir des témoignages a choisi de créer un compte Instagram pour les partager. Pourquoi avoir fait ce choix?

Collectif RTS du 14 juinPourquoi avoir choisi de créer SwissMediaToo sur Instagram?
[Lire le son: Pour nous, ça a de suite été très clair qu’Instagram s’imposait comme réseau social pour ce type de compte. Ça s’est déjà fait, il y en a déjà d'autres. En France, il y a « Balance ton stage », « Balance ton média », « Paye ton tournage », « Paye ta blouse ». Dans le milieu de la restauration, il y a aussi « Je dis non, chef! ». Donc c'est vraiment là que cette lutte se fait contre les violences sexistes, les discriminations, contre tous types de pression. C’est vraiment le réseau social qui s'impose et c'est le moyen de parler aujourd'hui au plus grand nombre à travers ce réseau qu’on pourrait presque dire réseau militant. 
Et puis ces affichettes qu'on avait préparées pour afficher partout dans les locaux de la RTS à Genève et à Lausanne, se prêtaient aussi beaucoup au niveau graphique et visuel à ce réseau social qu’est Instagram.]

Outre le choix de la plateforme, il reste la question de l'anonymat. Une personne qui aura souffert sur son lieu de travail aura-t-elle réellement le courage d'envoyer un message sur une plateforme non-sécurisée, à une équipe non-identifiée (le compte ne revendique pas de propriétaire)? Ces personnes qui témoignent, ne risquent-elles pas des représailles si, malgré les efforts fournis par le collectif, on venait à les reconnaître? L'équipe du compte reconnaît être tributaire des mesures de sécurité implémentées par l'application, propriété de Facebook.

Collectif RTS du 14 juinQu'est-ce qui est mis en place pour garantir l'anonymat des personnes qui témoignent?
[Lire le son: C'est clair que si le site Internet de la Maison-Blanche peut être piraté, probablement qu'Instagram aussi. On dépend, avec ce compte, des paramètres de sécurité d'Instagram. 
Pour nous ce qui compte, c'est de protéger les gens, en anonymisant au maximum leurs témoignages. C’est-à-dire en indiquant aucun nom, aucune date, et en mentionnant une position hiérarchique seulement si elle est vraiment nécessaire, pour comprendre le jeu de pouvoirs qui a pu s'installer entre deux personnes.
Quand on reçoit un témoignage sur le compte, on va demander à la personne si elle accepte qu'on le partage sur Instagram avec la même mise en pages que les autres témoignages qui sont déjà publiés. On lui demande si elle est d'accord de citer le nom du média ou de l'entreprise dans laquelle les faits se sont produits. Et on lui garantit évidemment un complet anonymat et une confidentialité stricte des échanges.
Après, c'est sûr qu’il y a certaines paroles, certains mots, certaines situations qui vont pouvoir être reconnaissables, soit par l'agresseur, le harceleur ou la harceleuse, soit par des collègues qui ont pu être témoin de la scène.
L’idée que ça puisse avoir des conséquences, au quotidien, sur l'environnement professionnel de la personne, c'est effrayant. C’est vraiment cette peur qui, jusqu'ici souvent, a bloqué la parole. Et la force de la libération de la parole, c’est d'estomper cette peur. En montrant que les victimes sont en grand nombre et que ce n'est pas elles qui sont en tort, mais ce sont bien ces comportements des agresseurs et harceleurs. Et ce sont eux, qui devraient craindre, dans leur environnement professionnel, pour leurs travails. Non pas les personnes qui sont retrouvées dans une situation de victimes.]

En quelques jours seulement, le compte SwissMediaToo cumule non seulement de nombreux abonnés (plus de 4'500 au moment de la rédaction de cet article), mais aussi pléthore de témoignages, postés au compte-goutte par l'équipe du collectif collectif RTS du 14 juin. Un engouement qui prouve que le problème n'est pas isolé aux locaux de la SSR mais est bien plus systémique que cela. Le collectif ne pense-t-il pas qu'en exposant cette universalité, on excuse le comportement des cas à l'origine de la libération de cette prise de parole?

LA SSR se doit d'être exemplaire et force est de constater qu'on en est loin.

Collectif RTS du 14 juinÀ prouver que c'est un problème systémique, est-ce qu'on excuse par le comportement de la SSR?
[Lire le son: Alors non, là-dessus, on n'est pas du tout d'accord. Oui, le patriarcat, c'est quelque chose de systémique, mais ce n’est pas une excuse. Au contraire!
C’est quand même des problèmes dont on parle depuis longtemps. Le harcèlement, le sexisme, la discrimination… Et c’est nous, les médias, qui sommes au front pour parler de ces changements de société, pour dénoncer. On fait ça depuis des années. Le mouvement MeToo, c’était il y a plus de 5 ans. On en a parlé en long et en large. Donc, nous, on trouve qu’à ce niveau-là, la SSR est d'autant plus responsable en fait. Elle ne peut pas dire qu'elle ne savait pas. Elle ne peut pas dire que ces choses n'arrivent pas chez nous, etc. L’entreprise aurait dû faire une introspection déjà il y a plusieurs années. Elle ne l’a pas faite. Donc on regrette de constater que ça n'a pas été fait et qu'il est vraiment temps que ça se fasse.
Donc le but de la libération de la parole, c'est d’amener ces introspections et d’amener ces changements. Justement, la SSR doit être exemplaire. C’est une entreprise de média, publique qui se veut démocratique. Elle doit être exemplaire à ce niveau-là. Mais force est de constater que pour l’instant, on en est loin.]

Si l'enquête publiée par Le Temps a lancé une investigation à l'interne sur le comportement des cadres cités ainsi que l'ouverture d'une enquête visant à renforcer le dispositif en place contre le harcèlement au travail, le mouvement de libération de la parole amorcé par le compte Instagram pourrait amener à de nouvelles affaires. Quel est le futur pour ces témoignages rapportés sur le réseau social?

Collectif RTS du 14 juinQue va-t-il advenir de ces témoignages?
[Lire le son: Notre but, c'est la libération de la parole. Il y a ce tabou du sexisme, du harcèlement qui tombe. Qu'on puisse enfin se mettre autour de la table et avoir un terrain d'entente sur les conditions de travail, qui sont compliquées, de part le sexisme, de part la discrimination, de part le harcèlement.
Après, évidemment, on ne peut pas porter plainte au nom des autres. On ne peut pas. On est là pour recueillir les témoignages de sexisme ordinaire déjà, les cas graves de harcèlement sexuel, etc. Pour l'instant, nous, on ne cherche pas à faire une class-action contre les médias. Non, ça, ce sont les gens au niveau individuel qui doivent le faire ou se regrouper dans une association pour faire une plainte commune. Nous, ce n’est pas notre démarche.
Notre démarche, c'est de susciter le débat, c'est de libérer la parole et c'est d’encourager tous ceux qui ont vécu des situations de discrimination, de sexisme, de racisme, dans le monde des médias de parler et de se regrouper pour dire que ce n'est plus acceptable. Nous, on ne se situe pas sur le plan juridique. Ça, c'est clair.]
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