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Birmanie: des hackers ciblent la junte, internet à nouveau coupé

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Des dizaines de milliers de manifestants sont à nouveau descendus dans les rues mercredi en Birmanie, comme ici à Rangoun, pour protester contre la junte militaire. (© KEYSTONE/AP)

Des hackers ont attaqué jeudi des sites internet gouvernementaux gérés par la junte en Birmanie, où le web est devenu un nouveau terrain d'affrontement entre les manifestants et l'armée. Celle-ci a coupé l'accès à internet pour la quatrième nuit consécutive.

Un groupe appelé "Les Hackers de Birmanie" a perturbé plusieurs sites web gouvernementaux, dont la Banque centrale, la page de propagande de l'armée birmane, la chaîne de télévision d'Etat MRTV, l'autorité portuaire et l'agence des produits alimentaires et des médicaments.

Cette action intervient au lendemain d'une manifestation massive à laquelle ont pris part des dizaines de milliers de personnes dans tout le pays, en opposition au coup d'Etat militaire qui a renversé le gouvernement civil d'Aung San Suu Kyi au début du mois. "Nous nous battons pour la justice en Birmanie", a déclaré le groupe de pirates informatiques sur sa page Facebook. "C'est comme une manifestation de masse devant les sites web du gouvernement."

A Rangoun, les contestataires se sont rassemblés mercredi près de la célèbre pagode Sule, dans le centre de la capitale économique, bloquant des axes de circulation avec des voitures et des poids-lourds pour tenter d'empêcher les forces de sécurité de se déployer, tandis que d'autres défilaient en brandissant des pancartes: "Combat pour la démocratie !", "Rejetez le coup d'Etat !"

Aucun incident n'a été rapporté mercredi. La police et l'armée, stationnés non loin, ont semblé rester en retrait.

Trafic internet réduit

Dans la deuxième ville birmane, Mandalay (centre), la police et l'armée ont dispersé des manifestants qui avaient bloqué le trafic ferroviaire, ont indiqué des témoins. Selon un membre des services de secours, les forces de sécurité ont ouvert le feu, mais il n'a pu préciser s'il s'agissait de balles en caoutchouc ou de balles réelles.

A Naypyidaw, la capitale administrative où l'ancienne cheffe du gouvernement civil Aung San Suu Kyi est assignée à résidence, fonctionnaires, ingénieurs et étudiants ont défilé en nombre. Les militaires n'ont cessé de durcir le ton depuis leur coup d'Etat du 1er février qui a mis fin à une fragile transition démocratique de 10 ans.

Le pays a ainsi été placé mercredi soir sous le coup d'une sorte de couvre-feu sur internet pour la quatrième nuit consécutive, avec une capacité de trafic réduite à 21% du niveau habituel, selon NetBlocks, un groupe basé en Grande-Bretagne qui surveille les pannes d'Internet dans le monde.

Fortes tensions

La peur des représailles est dans tous les esprits dans un pays qui a déjà vécu près de 50 ans sous le joug des militaires depuis son indépendance en 1948.

Plusieurs manifestations ont donné lieu à de fortes tensions ces derniers jours. Les forces de l'ordre ont tiré à plusieurs reprises, des gaz lacrymogènes, des balles en caoutchouc ou avec des lance-pierres, faisant plusieurs blessés.

Une jeune femme de 20 ans qui a reçu la semaine dernière un tir dans la tête, probablement à balle réelle, est en état de mort cérébrale. Un policier est décédé mardi des suites de blessures occasionnées lors d'un rassemblement à Mandalay, a affirmé la junte, qui brandit de manière répétée la menace de "sanctions".

Malgré cela, les appels à la désobéissance civile se poursuivent avec des médecins, enseignants, contrôleurs aériens et cheminots en grève, particulièrement ciblés lors des arrestations.

Centaines d'interpellations

Plus de 450 personnes ont été arrêtées depuis le 1er février, d'après une ONG d'assistance aux prisonniers politiques. 417 sont toujours en détention. Des rapports non confirmés font état d'interpellations supplémentaires.

Déjà poursuivie pour avoir enfreint une obscure règle commerciale en important "illégalement" des talkie-walkies, Aung San Suu Kyi, 75 ans, fait face à une nouvelle inculpation pour avoir violé "la loi sur la gestion des catastrophes naturelles", d'après son avocat qui n'a toujours pas pu entrer en contact avec elle.

La prix Nobel de la paix 1991 est "en bonne santé" selon la junte, qui assure la maintenir assignée à résidence pour sa sécurité.

Les généraux font la sourde oreille face aux multiples condamnations internationales et aux sanctions annoncées par Washington.

Ils disposent jusqu'à présent de deux soutiens de taille à l'ONU, la Chine et la Russie, pour qui la crise actuelle constitue "une affaire intérieure" birmane.

Le chef de la junte Min Aung Hlaing a justifié son coup d'Etat en faisant état de fraudes aux législatives de novembre, largement remportées par le parti d'Aung San Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie.

Min Aung Hlaing est un paria au plan international depuis les exactions commises contre les musulmans rohingyas en 2017.

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International

Sarkozy assure ne pas avoir commis d'acte de corruption

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Nicolas Sarkozy comparaît depuis lundi devant la cour d'appel de Paris. (© KEYSTONE/EPA/YOAN VALAT)

Nicolas Sarkozy a répété mardi être "innocent". Il a affirmé n'avoir "pas commis d'acte de corruption, ni de près ni de loin", dans sa première prise de parole à son procès en appel sur les accusations de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.

L'ancien chef de l'Etat (2007-2012) est devenu l'année passée le premier ex-président de la République incarcéré après sa condamnation en première instance à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs dans ce dossier.

Son procès en appel, au côté de neuf autres prévenus, est prévu jusqu'au 3 juin, avant un délibéré prévu à l'automne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Réunion de la Fed, partie pour rester sur pause

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La Fed, dirigée par Jerome Powell, devrait se contenter du statu quo (archives). (© KEYSTONE/EPA/SHAWN THEW)

La Réserve fédérale américaine (Fed) a débuté mardi une réunion de deux jours sur les taux d'intérêt à l'issue de laquelle un statu quo semble acquis, nombre de responsables s'inquiétant de la trajectoire de l'inflation.

Les investisseurs s'attendaient à ce que la Réserve fédérale laisse ses taux inchangés pour la deuxième fois de suite. La guerre au Moyen-Orient - et l'envolée des cours de l'énergie qu'elle a provoquée - n'ont fait que renforcer cette conviction.

Ils commencent même à s'interroger sur l'éventualité que ce gel dure au moins jusqu'en fin d'année, tant la Fed aura du mal à fermer les yeux sur l'impact du conflit sur les prix.

L'institution vise une inflation limitée à 2%, un objectif qu'elle n'a plus atteint depuis cinq ans en raison d'une succession de chocs (pandémie de Covid-19, guerre en Ukraine).

L'indice PCE d'inflation progressait encore de 2,8% en janvier.

Or son rebond relève quasiment de la fatalité, les prix à la pompe ayant déjà significativement augmenté aux Etats-Unis.

Le gallon (3,78 litres) d'essence basique coûte désormais 3,79 dollars en moyenne, contre moins de 3 dollars un mois plus tôt, selon l'association automobile américaine (AAA), qui publie des données de référence.

En fin d'année dernière, la Fed avait entamé une détente en réduisant, en trois fois, ses taux directeurs de 0,75 point de pourcentage.

Ses responsables estimaient, devant des embauches atones, qu'il fallait redonner du souffle à l'économie.

Depuis, une majorité d'entre eux plaident pour patienter avant de décider du prochain mouvement.

Les taux au jour le jour sont dans une fourchette comprise entre 3,50% et 3,75%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

American Airlines, affecté par le pétrole, relève ses prévisions

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American Airlines indique que, si ce conflit se prolonge, des "actions appropriées seront mises en oeuvre pour s'assurer de générer des revenus pour compenser" ce surcoût (archives). (© KEYSTONE/AP/RAMON ESPINOSA)

American Airlines a relevé mardi ses prévisions pour le premier trimestre, évoquant une "forte dynamique" des ventes malgré la guerre au Moyen-Orient qui a entraîné un surcoût d'environ 400 millions de dollars pour le kérosène du groupe.

"Les prix du carburant ont augmenté rapidement ces dernières semaines", a commenté Robert Isom, patron de la compagnie aérienne américaine, lors d'une conférence financière, signalant une facture trimestrielle de carburant supérieure d'environ 400 millions de dollars.

Sans ce surcoût, "nous aurions eu un premier trimestre avec un résultat positif", a-t-il indiqué, ajoutant s'attendre à un impact "probable" des cours pétroliers, non quantifié, sur la rentabilité du deuxième trimestre.

Israël et les États-Unis ont lancé le 28 février des frappes contre l'Iran, qui a répliqué en ciblant des alliés de Washington dans la région. Israël mène également des frappes au Liban.

L'une des conséquences a été une flambée des cours du pétrole, liée au blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran.

Selon M. Isom, si ce conflit se prolonge, des "actions appropriées seront mises en oeuvre pour s'assurer de générer des revenus pour compenser" ce surcoût.

Il a évoqué en particulier une adaptation "parcimonieuse" des capacités, pour "assurer un équilibre entre l'offre et la demande".

Malgré ce contexte, la "demande est forte" et la hausse du chiffre d'affaires "est plus rapide qu'initialement anticipé, a relevé M. Isom, annonçant 1,3 milliard de dollars de plus par rapport au premier trimestre 2025.

C'est-à-dire une croissance supérieure à 10% alors que le groupe avait anticipé une hausse comprise entre 7% et 10%.

Il s'attend aussi désormais à ce que sa perte nette par action à données comparables, qui avait été anticipée entre 10 et 50 cents au premier trimestre, se situe dans le bas de cette fourchette.

Le prix moyen du gallon (3,78 litres) de kérosène est attendu autour de 2,75 dollars, contre 2,42 dollars au quatrième trimestre 2025.

Concernant les réservations, la compagnie aérienne a enregistré au cours du trimestre huit de ses dix meilleures journées de vente de toute son histoire.

"Nous anticipons cette [même] solidité en avril et en mai", a relevé M. Isom. "Les conditions du )marché sont favorables".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Trump s'en prend aux pays de l'Otan ayant rejeté sa demande d'aide

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Donald Trump affirme que les Etats-Unis n'ont "plus besoin et (ne veulent) plus de l'aide des pays de l'Otan". (© KEYSTONE/AP/Julia Demaree Nikhinson)

Donald Trump a qualifié mardi d'"erreur vraiment stupide" le refus de nombreux pays de l'Otan de porter assistance aux Etats-Unis pour sécuriser le détroit d'Ormuz, bloqué par l'Iran à la suite de l'attaque d'Israël et des Etats-Unis.

"Je pense que l'Otan fait une erreur vraiment stupide", a-t-il déclaré à la presse depuis le Bureau ovale de la Maison Blanche, peu après avoir affirmé sur son réseau Truth Social qu'il n'avait plus besoin de leur aide pour sécuriser ce passage stratégique pour l'économie mondiale.

"J'ai longtemps dit que je me demandais si l'Otan serait jamais là pour nous. Donc ceci est, ceci était un grand test, parce que nous n'avons pas besoin d'eux mais ils auraient dû être là", a-t-il insisté.

"L'autre chose, qui est, je pense, très importante, c'est que nous n'avions pas à être là pour l'Ukraine", a ajouté le président américain, qui recevait le Premier ministre irlandais Micheal Martin à l'occasion de la Saint-Patrick.

"Très mauvaise chose"

"Nous avons aidé avec l'Ukraine et ils n'aident pas avec l'Iran, et ils reconnaissent tous que l'Iran ne doit pas avoir l'arme nucléaire", a encore dit Donald Trump. "C'est une très mauvaise chose pour l'Otan", a-t-il estimé.

"Nous n'avons plus besoin et nous ne voulons plus de l'aide des pays de l'Otan. Nous n'en avons jamais eu besoin," avait assuré le président américain peu auparavant sur son réseau Truth Social, en citant aussi le Japon, l'Australie et la Corée du Sud, autres alliés ayant rejeté ses demandes d'assistance.

Dans le Bureau ovale, il a toutefois déclaré que les Etats-Unis "aimeraient avoir un peu d'aide" pour détecter des mines dans le détroit d'Ormuz.

Interrogé sur ses intentions concernant l'alliance de défense transatlantique, dont les Etats-Unis sont le pilier, le républicain est resté vague. "Je n'ai rien de précis en tête", a-t-il déclaré, tout en lançant, après avoir parlé des dépenses que les Etats-Unis font pour l'Otan: "C'est certainement quelque chose à quoi nous devrions réfléchir".

Il a jugé que le Premier ministre britannique Keir Starmer avait fait une "grosse erreur" en rejetant sa demande d'aide et a balayé l'opposition du président français Emmanuel Macron en déclarant que ce dernier quitterait bientôt ses fonctions.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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