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L'ONU demande des comptes sur la Birmanie

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La Haute commissaire adjointe de l'ONU aux droits de l'homme Nada Al-Nashif met en garde contre toute sanction qui ne ciblerait pas les dirigeants du coup d'Etat en Birmanie. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'ONU resserre un peu l'étau sur les dirigeants militaires birmans. Contrairement au Conseil de sécurité, le Conseil des droits de l'homme a condamné vendredi à Genève le coup d'Etat militaire et demandé le rétablissement du gouvernement élu d'Aung San Suu Kyi.

Dans une résolution édulcorée mais approuvée par consensus, l'instance onusienne "déplore" l'attitude des dirigeants emmenés par le général Min Aung Hlaing. Une réprobation que les membres du Conseil de sécurité avaient été incapables d'atteindre dans leur déclaration d'il y a environ une semaine, en raison des blocages russe et chinois.

Moscou et Pékin ne peuvent empêcher à eux seuls les décisions du Conseil des droits de l'homme, mais le projet de résolution a été largement atténué. Vendredi, la Russie a estimé que l'état d'urgence était "justifié" en Birmanie et, comme la Chine, que la question constitue "une affaire intérieure" de ce pays.

De son côté, l'ambassadeur birman a répété que l'armée avait été "contrainte" de prendre le pouvoir. Il a à nouveau mentionné des irrégularités lors des élections qui avaient vu le succès d'Aung San Suu Kyi et le naufrage des militaires. La Birmanie a toujours "alimenté les valeurs démocratiques", s'est-il encore défendu.

Pas de nouveau mécanisme

Alors que 300 parlementaires birmans ont appelé l'ONU à lancer des investigations dans une lettre relayée devant les membres, la résolution de vendredi ne prévoit en revanche aucun nouveau mécanisme de surveillance des droits de l'homme. Comme le Conseil de sécurité, elle demande à nouveau la libération des personnes détenues arbitrairement, dont Aung San Suu Kyi et le président Win Myint.

Elle appelle à la retenue, à garantir les libertés fondamentales et à lever toute restriction sur Internet, une revendication relayée également vendredi par la Suisse devant le Conseil. La communauté internationale "regarde" la Birmanie, avait dit au début de la réunion la Haute commissaire adjointe aux droits de l'homme Nada al-Nashif. Le recours indiscriminé à des armes létales contre les manifestants "est inacceptable", a-t-elle aussi ajouté.

La Haute-Commissaire Michelle Bachelet et le rapporteur spécial sur la Birmanie Tom Andrews devront évaluer la situation des droits de l'homme. Mais la demande de rapports ciblés sur le coup d'Etat, prévue dans le projet de résolution, a été retiré.

Alors que plusieurs pays ont déjà décidé de sanctions ciblées contre les dirigeants militaires, l'ONU n'appelle pas encore clairement à en adopter. Au début de la réunion, Mme al-Nashif a affirmé son inquiétude sur de larges mesures coercitives qui, ajoutées aux effets de la pandémie, affecteraient encore davantage la situation économique de la population.

Plus de 350 arrestations

Mais en cas de sanctions, "les leaders du coup d'Etat sont un objectif adapté à de telles actions", a-t-elle dit. De son côté, M. Andrews, qui ne s'exprime pas au nom de l'ONU, s'est affiché plus résolu. "Nous avons besoin d'une véritable action de l'ONU", a-t-il dit. Et de demander au Conseil de sécurité et aux Etats de considérer des sanctions, des embargos sur les armes ou des interdictions de déplacements.

Jeudi, le chef du Mécanisme international d'investigations sur la Birmanie avait également dit suivre la situation. Son entité, chargée de collecter des preuves et de préparer des dossiers criminels pour d'éventuels procès sur les violations des droits de l'homme, avait été lancée après le massacre des Rohingyas, considéré par des acteurs onusiens comme un génocide.

Pas prévue pour se prononcer sur des questions constitutionnelles ni sur des élections, elle évaluera toutefois l'impact du coup d'Etat sur les droits de l'homme. Alors même que le nombre d'arrestations de responsables politiques, d'activistes et de citoyens dépasse les 350, selon les indications données par Mme al-Nashif.

"Plusieurs sont accusés de motifs douteux" et "certains sont toujours portés disparus", a-t-elle expliqué. La plupart n'ont pas accès à un avocat.

Au total, quelques heures auparavant, les dirigeants militaires ont relâché plus de 23'000 détenus. Ce dispositif est mené régulièrement pour vider les prisons surchargées du pays, sans lien avec les arrestations liées au coup d'Etat. Vendredi, des centaines de milliers de manifestants ont protesté en Birmanie. Trois au moins ont été blessés, selon un membre de la Croix-Rouge.

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International

Cambriolage d'Alain Prost à Nyon: cinq personnes mises en examen

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Alain Prost avait été légèrement blessé lors du cambriolage (archives). (© KEYSTONE/AP/JACQUES BRINON)

Cinq personnes ont été mises en examen pour vol en bande organisée et séquestration après leur interpellation en France pour le violent cambriolage subi par Alain Prost le mois dernier à son domicile de Nyon (VD), a annoncé lundi le procureur de Pontoise.

"Trois majeurs âgés entre 22 ans et 21 ans et deux mineurs âgés de 17 ans et 16 ans" ont été interpellés le 1er juillet, a précisé le procureur dans un communiqué, confirmant une information de France Info.

Ils ont été mis en examen pour "vol en bande organisée avec arme", "arrestation, enlèvement et séquestration en bande organisée pour faciliter un crime" et "association de malfaiteurs", selon le communiqué.

Le quadruple champion du monde de Formule 1 français, 71 ans, avait été légèrement blessé lors de ce cambriolage à Nyon le 19 mai dernier.

Les auteurs avaient emporté le contenu du coffre-fort, notamment "des montres de luxe", précise le procureur de Pontoise, et s'étaient ensuite enfuis en direction de la France.

Les trois personnes majeures ont été mises en détention provisoire et les deux autres, mineures, placées sous contrôle judiciaire. L'enquête a été menée par la section de recherches de Versailles et l'unité nationale de la police judiciaire de la gendarmerie, les cambrioleurs ayant été identifiés comme ayant des liens avec le Val d'Oise. Ils encourent 30 ans de réclusion criminelle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Le centre de Téhéran bondé pour la procession funèbre de Khamenei

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Les autorités n'ont pas donné d'estimation du nombre de participants depuis le début de l'hommage samedi, mais avaient dit attendre 15 à 20 millions de personnes au total.. (© KEYSTONE/AP/Altaf Qadri)

Une marée humaine est descendue lundi dans les rues de Téhéran pour saluer le cortège funèbre de l'ancien guide suprême Ali Khamenei. Cela au troisième jour d'obsèques nationales conçues comme une démonstration de force et d'unité.

Les autorités n'ont pas donné d'estimation du nombre de participants depuis le début de l'hommage samedi, mais avaient dit attendre 15 à 20 millions de personnes au total.

Après 40 jours de bombardements israélo-américains, dans lesquels l'ayatollah a péri le 28 février, la République islamique a appelé les Iraniens à participer en masse à ces funérailles pour défier ses ennemis jurés.

"Tout le monde parle de vengeance", témoigne auprès de l'AFP Gholamreza Khanbabaei, 58 ans, qui tient un portrait du président américain menacé par une arme à bout portant. "Il le faut, sinon plus tard ce sera pire".

Le cercueil d'Ali Khamenei, qui a présidé aux destinées du pays pendant plus de trois décennies, jusqu'à sa mort à 86 ans, a d'abord été exposé au public pendant deux jours à la Grande Mosalla, un site religieux et politique de la capitale.

Recouverte de fleurs et de l'emblématique turban noir du guide suprême, sa dépouille chemine désormais à bord d'un camion à toit ouvert à travers le centre-ville, où des journalistes de l'AFP ont vu une nuée de drapeaux iraniens et rouges, symbolisant la vengeance et la justice.

Des participants scandent des slogans antiaméricains et anti-israéliens, tandis que certaines affiches appellent à "tuer" les dirigeants Donald Trump et Benjamin Netanyahu. La télévision d'Etat a partagé une vidéo sur laquelle figure un mannequin de Trump pendu à un gibet de fortune.

De 10 à 12 heures

Des images aériennes montrent la principale artère menant à la place Azadi noire de monde sur plusieurs kilomètres. Téhéran n'avait pas vu une telle foule depuis 2020 lorsque sept millions de personnes avaient assisté aux funérailles du général Qassem Soleimani, selon le chiffre officiel de participation donné à l'époque.

La procession doit durer de 10 à 12 heures sur un trajet long de 20 km, alors que l'espace aérien est totalement fermé pour cette journée décrétée fériée.

L'ancien président Mahmoud Ahmadinejad, qui entretenait des relations difficiles avec Khamenei et n'avait pas été vu à la Mosalla, a participé au défilé, selon l'agence de presse Mehr.

Pour rafraîchir les participants sous 35°C, les organisateurs les aspergent d'eau et distribuent à boire et à manger.

Le véhicule transportant la dépouille de Khamenei et celles de ses proches tués avec lui fin février (une de ses filles, un gendre, une belle-fille et une petite-fille, âgée de 14 mois d'après les autorités) est escorté par des forces de sécurité à pied pour éviter tout incident, après le précédent de 1989.

Halte en Irak

Cette année-là, le 6 juin, une foule en transe avait pris d'assaut le cortège funéraire du précédent guide suprême Rouhollah Khomeini, fondateur de la République islamique: le linceul avait été déchiré et le corps était tombé à terre.

C'est finalement par hélicoptère que le corps avait été transféré pour être inhumé dans un cimetière près de Téhéran, avec plusieurs heures de retard.

Selon l'agence officielle Irna, pas moins de 10 millions de personnes avaient afflué et les mouvements de foule avaient fait plus de dix morts et plus de 10.000 blessés.

Après la procession, le cercueil doit faire escale à Qom puis dans des sanctuaires en Irak, où vit une importante communauté chiite.

L'inhumation aura lieu jeudi dans la ville sainte de Machhad (nord-est de l'Iran), dont Khamenei était originaire.

De nombreux hauts responsables iraniens avaient assisté dimanche à une grande prière d'hommage à Ali Khamenei mais son fils et successeur Mojtaba n'a pas été vu depuis le début des cérémonies. Blessé dans les bombardements qui ont tué son père, le dirigeant de 56 ans ne s'exprime que via des communiqués qui lui sont attribués.

Les funérailles de l'ayatollah, qui avait le dernier mot sur les grandes orientations de l'Etat, étaient initialement prévues en mars mais avaient été reportées en raison de la guerre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

"Où vas-tu, FIFA?", s'interroge Blatter après l'affaire Balogun

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Sepp Blatter a fait part de son étonnement dans l'affaire Balogun (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Sepp Blatter s'est étonné lundi de la suspension par l'instance du carton rouge infligé à l'Américain Falorin Balogun, après un coup de fil de Donald Trump à Gianni Infantino.

"Les cartons rouges ne sont pas annulés par des appels téléphoniques politiques. Ils sont annulés par des règles, des preuves et des organismes indépendants", écrit le Valaisan de 90 ans, ex-président de la FIFA, sur X.

"Si un président des Etats-Unis intervient auprès du président de la FIFA - et qu'un joueur est soudainement blanchi avant un match à élimination directe de la Coupe du monde -, la question est inévitable: Quo vadis (où vas-tu, ndlr ?), FIFA ?", poursuit l'ex-patron du foot mondial.

"Le football ne doit jamais devenir un terrain de jeu pour le pouvoir politique", conclut Sepp Blatter, ajoutant les mots-clés #GianniInfantino et #DonaldTrump pour lever toute ambiguïté.

Poussé à la démission en 2015 par une cascade de scandales, Blatter n'a jamais mâché ses mots contre son successeur, déplorant en février dernier dans le quotidien allemand Bild que la FIFA soit "une dictature", qui "se résume à son président".

"Trump va orchestrer un coup de publicité" à l'occasion du Mondial 2026 et "pour cela, il a besoin de son nouvel ami, le président de la FIFA, Gianni Infantino. Bien que le terme complice soit plus approprié qu'ami", fustigeait-il.

Dimanche, le laconique communiqué de la FIFA modifiant la sanction de Balogun, exclu lors du 16e de finale contre la Bosnie-Herzégovine et qui pourra finalement être aligné face à la Belgique (mardi 00h00 GMT), a suscité un tollé.

La fédération belge a fait part de sa "stupéfaction" et dit examiner "toutes les options potentielles". "Je ne savais pas que le 5 juillet correspondait au 1er avril à la FIFA", a renchéri en conférence de presse le sélectionneur français des Diables rouges, Rudi Garcia.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

IA: le chef de l'ONU propose un Pacte pour la sécurité des enfants

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Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres estime que cette génération pourrait être la dernière à pouvoir réguler l'intelligence artificielle. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le secrétaire général de l'ONU veut un Pacte pour une IA sûre pour les enfants. En ouvrant le premier Dialogue mondial sur la gouvernance de cette technologie lundi à Genève, Antonio Guterres a estimé que cette génération pourrait être la dernière à pouvoir la réguler.

"Aucun enfant ne devrait être un cobaye d'une IA non régulée", a expliqué le secrétaire général devant des milliers de représentants des Etats - dont le conseiller fédéral Albert Rösti - du secteur privé et de la société civile. Selon lui, aucune entreprise ne devrait déployer un système d'intelligence artificielle (IA) accessible aux jeunes sans avoir testé la sécurité et sans surveillance indépendante.

Ces acteurs devraient retirer toute image pédopornographique fabriquée par l'IA. En cas de signes de détresse, le système devrait s'interrompre et connecter les enfants à un soutien humain réel.

Selon M. Guterres, les pays en développement devraient être aidés pour accéder à l'IA. Il va relayer à l'Assemblée générale de l'ONU ses recommandations pour un Fonds mondial sur cette question.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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