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Suisse - UE: Rupture des négociations sur l'accord-cadre

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Malgré la reprise des discussions au niveau politique, l'écart entre les positions suisse et européenne était trop grand (Archives © KEYSTONE/EPA AFP POOL/FRANCOIS WALSCHAERTS / POOL)

La Suisse ne signera finalement pas l'accord-cadre avec l'Union européenne. Le Conseil fédéral a mis mercredi un terme aux négociations. Il estime toutefois important de préserver la coopération bilatérale.

"Les conditions nécessaires à la conclusion de l'accord ne sont pas réunies", écrit le gouvernement dans un communiqué. Les discussions avec l’Union européenne (UE) n’ont pas permis d’aboutir aux solutions dont la Suisse a besoin. Des divergences substantielles demeurent en particulier sur la protection des salaires et la directive relative au droit des citoyens de l’UE.

Les accords existants doivent toutefois être maintenus, estime le Conseil fédéral. C'est dans l'intérêt des deux parties. Le gouvernement part également du principe que la coopération entre la Suisse et l’UE se poursuivra, notamment dans les domaines de la santé et de l’électricité. Berne souhaite donc engager un dialogue politique avec Bruxelles sur la suite de la coopération.

Mesures d'atténuation

Pour limiter les conséquences négatives de la fin des négociations sur l'accord institutionnel, le Conseil fédéral a déjà commencé à planifier et à mettre en oeuvre des mesures d’atténuation. En juin 2019, il a activé la mesure visant à protéger l’infrastructure boursière suisse, en réaction à la décision de l’UE de ne plus accorder l’équivalence boursière à la Suisse.

Pour anticiper la non-actualisation du chapitre de l’accord sur la suppression des obstacles techniques au commerce consacré aux dispositifs médicaux, le Conseil fédéral a décidé de mesures unilatérales visant à garantir la sécurité de l’approvisionnement ainsi que la surveillance du marché.

Le gouvernement souligne encore que la Suisse reste un partenaire fiable et engagé pour Bruxelles. Le Conseil fédéral s’engagera pour un déblocage rapide des crédits nécessaires à la deuxième contribution de la Suisse au Parlement, et cherchera à finaliser au plus vite le protocole d’entente avec l’UE.

Longues négociations

Le sort de l'accord-cadre semblait toujours plus incertain depuis quelques temps. L'Union européenne estimait avoir mis un point final au texte en 2018. Mais pas le Conseil fédéral. Trois points achoppaient: les aides d'Etat, les mesures d'accompagnement et la directive relative aux droits des citoyens de l'UE.

Les négociations, qui se sont toujours vu refuser cette appellation, ont repris et se sont étendues sur la longueur. Elles ont même épuisé un quatrième secrétaire d'Etat: Roberto Balzaretti a dû laisser sa place à Livia Leu. Les résultats n'ont pas été satisfaisants pour Berne.

Porteuse d'espoir, la rencontre au sommet entre le président de la Confédération Guy Parmelin et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Lyen en avril n'a au final pas fait bouger les lignes. Chaque partie a réitéré sa position, attendant que l'autre fasse le premier pas.

Depuis, les voix se sont multipliées pour ne pas abandonner les relations avec l'Union européenne, principal partenaire économique de la Suisse. L'accord institutionnel ne semblait toutefois plus être l'unique solution. Mercredi, le Conseil fédéral a finalement tranché après plus de deux ans d'attente.

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Suisse

Sonova contrarié par les changes en 2025/26

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Le propriétaire des marques Phonak, Unitron ou encore AudioNova revendique des gains de parts de marché sur l'exercice décalé écoulé. (archive) (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le spécialiste de l'audition Sonova a enregistré sur son exercice décalé 2025/26, clos fin mars, une érosion de 0,2% sur un an de son chiffre d'affaires à 3,61 milliards de francs.

La base de comparaison avait au préalable été apurée des résultats de ses activités grand-public, comprenant notamment les casques Sennheiser et mises à l'encan il y a deux mois.

Hors effets de change et de périmètre, le groupe de Stäfa se calcule une croissance de 5,9%.

Sur le plan opérationnel, l'excédent brut d'exploitation (Ebitda) a fondu de 5,8% à 724,20 millions. Ajusté de tout élément considéré perturbant, cet indicateur de rentabilité aurait bondi de 17,3% à 811,2 millions, indique le rapport annuel publié lundi.

Le bénéfice net s'est affaissé de 3,4% à 546,0 millions.

La performance comble confortablement les attentes des analystes consultés par l'agence AWP. Les recettes étaient en moyenne attendues à 3,61 milliards, la croissance en monnaies locales à 5,5%, l'Ebitda ajusté à 811 millions et le bénéfice net à 534 millions.

La direction table pour l'exercice en cours sur une croissance des ventes de 5% à 8%, assortie d'un excédent opérationnel avant charges d'intérêt et impôts (Ebit) en hausse de 7% à 10%, à changes constants.

Les actionnaires se verront proposer un dividende de 4,70 francs par action, agrémenté de 30 centimes sur un an, alors que les analystes tablaient plutôt sur une réduction.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Diabète: avancée de l'UNIGE et des HUG vers un futur sans insuline

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L'Amniogel pourrait permettre à terme aux diabétiques de type 1 de ne plus avoir à s'injecter de l'insuline (image d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Une étape importante a été franchie à Genève contre le diabète de type 1. Un hydrogel innovant utilisé sur des souris ouvre la voie à un pancréas bioartificiel pour se passer d'injection d'insuline à l'avenir, a affirmé lundi l'Université de Genève (UNIGE).

Il doit favoriser la survie de cellules productrices d'insuline greffées dans l'organisme. Cette approche va au-delà des îlots pancréatiques testés jusqu'à présent, expliquent l'UNIGE et les Hôpitaux universitaires genevois (HUG).

Ceux-ci provoquent souvent un rejet et, dans le foie, une inflammation et une irrigation sanguine insuffisante. L'Amniogel permet de contourner ces obstacles, selon cette étude dirigée par la professeure de l'UNIGE Ekaterine Berishvili et publiée dans le journal Trends in biotechnology.

Dérivé de la membrane amniotique humaine, il favorise un réseau microvasculaire avant une transplantation. Ensuite, la connexion à la circulation sanguine de l'hôte est facilitée, permettant le fonctionnement du greffon.

Ce gel aboutit à "un environnement protecteur", explique Mme Berishvili. Les greffons en forme de disques d'un diamètre de 9 mm ont permis une glycémie normale chez les souris diabétiques pendant au moins 100 jours.

La prochaine étape, avant une application clinique, demandera qu'ils soient plus grands ou en plus grand nombre pour être utilisés chez l'être humain. Au-delà du diabète, l'Amniogel pourrait être exploité pour accueillir d'autres cellules, ouvrant la voie à d'autres soins par transplantation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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G7: le ministère public genevois prévoit un dispositif spécial

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Le dispositif spécial mis en place par Olivier Jornot est issu de la directive prévue pour les événements extraordinaires (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le ministère public genevois prévoit un dispositif spécial pour le sommet du G7 prévu du 15 au 17 juin à Evian (F), annonce le procureur général Olivier Jornot. Il dit "travailler sur le scénario le plus dangereux" permettant de répondre à de nombreuses arrestations.

"Pour faire face au volume, il faudra davantage de procureurs et de collaborateurs à la permanence des arrestations durant toute cette période", déclare Olivier Jornot dans un entretien diffusé lundi par Le Temps. Il prévoit de doubler ou de tripler l'effectif ordinaire, avec "jusqu'à six procureurs de permanence chaque jour avec les appuis nécessaires".

Pour soulager les procureurs, les audiences ordinaires avec détenus seront drastiquement réduites pendant toute la période et la permanence du ministère public "sera multi-sites pour faire face aux éventuelles perturbations locales", ajoute le procureur général.

Terrorisme et déprédations

M. Jornot voit deux volets de risques sécuritaires à prendre en compte pendant le G7. "Le premier, qui comprend les actes qui pourraient relever du terrorisme ou viser les chefs d'Etat et leurs délégations, est de la compétence du Ministère public de la Confédération", relève-t-il.

Le second, du ressort du ministère public genevois, "est lié aux manifestations et aux violences et déprédations susceptibles de se produire avant, pendant et après un rassemblement", ajoute-t-il.

Le canton de Genève a décidé de renforcer les contrôles aux frontières pendant le sommet du G7. A partir du 12 juin, seuls sept des 35 passages frontaliers genevois resteront ouverts. Des contrôles en continu y seront menés par l'Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (OFDF).

Concernant la manifestation de la coalition No-G7, le Conseil d'Etat n'a encore pas annoncé s'il entendait l'autoriser ou l'interdire.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Kilian Feldbausch est passé proche de l'exploit à Genève

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Kilian Feldbausch a montré de belles choses aux Eaux-Vives, de bon augure avant cet été. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Kilian Feldbausch (ATP 355) n'a pas signé d'exploit au 2e tour des qualifications du Geneva Open dimanche. Le Genevois de 20 ans, grand espoir du tennis suisse, retire tout de même du positif.

Killian Feldbausch n'a pas réussi à se qualifier pour le tableau principal de l'ATP 250 genevois. Il s'est incliné 6-3 6-2 devant Nihesh Basavareddy (ATP 155) dimanche.

"J'ai joué à un très haut niveau hier (samedi) déjà, contre un top 100", en l'occurrence le 82e mondial Sebastian Ofner, qu'il a dominé 6-4 6-0 au 1er tour des qualifications. "Aujourd'hui (dimanche), ce n'était pas si mal. Je trouve que le score est un peu sévère par rapport à la physionomie du match", souligne-t-il.

"Nihesh ne m'a rien donné. Ce n'était pas facile de faire un point. Il fallait vraiment batailler", explique encore Kilian Feldbausch, qui s'est confié à Keystone-ATS à l'issue de cette rencontre. Le Genevois ne s'attendait pas à ce que son adversaire américain, ex-99e mondial, le prenne de haut: "Je le connais depuis les juniors", rappelle-t-il.

"Il savait que je jouais bien et que je pouvais l'embêter. En plus, on s'est vu en Floride à la fin avril", à l'occasion du Challenger de Savannah. "Il a gagné le titre, alors que j'ai atteint les demi-finales. Il savait vraiment à quoi s'attendre, et était dans son match dès le premier point", glisse-t-il.

"Je ne regarde pas trop le classement"

Grand espoir du tennis suisse, Kilian Feldbausch a vu sa carrière gâchée jusqu'ici par des blessures à répétition. Le fils de Cathy Caverzasio, ex-34e joueuse mondiale, "vaut" sans doute mieux que son 355e rang mondial. Mais "cela correspond à mon niveau actuel", souffle-t-il, avec sagesse.

"J'ai été souvent blessé, je l'étais encore de septembre à février. Et j'aurai des points à défendre cet été", poursuit celui qui avait obtenu son meilleur classement (334e) en septembre dernier après s'être hissé pour la deuxième fois de sa carrière en finale d'un tournoi Challenger. Et avant donc de subir une énième blessure.

"Après, je ne regarde pas trop le classement. Je bosse sur ce que j'ai à bosser, et je pense que ça va venir petit à petit", lâche le demi-finaliste du tableau junior de l'Open d'Australie 2022, qui s'est livré au jeu de l'interview après avoir passé quelques minutes à signer des autographes.

"A mon niveau dans les Challengers"

"C'est plaisant de faire plaisir aux plus jeunes. J'étais très heureux de jouer ici, dans mon club", poursuit Kilian Feldbausch, qui possède un jeu de fond de court complet parfaitement adapté à la terre battue. Et qui n'est pas du tout frustré de retrouver dès la semaine prochaine les circuits ITF et Challenger.

"J'ai eu besoin d'une invitation pour ce Geneva Open, je ne rentrais pas dans le tableau de qualifications avec mon classement. Je suis donc à mon niveau dans les Challengers. Mais j'espère être bientôt suffisamment bien classé pour évoluer sur l'ATP Tour", poursuit-il.

Kilian Feldbausch espère, surtout, que son corps tiendra enfin le choc afin qu'il puisse donner sa pleine mesure. Et qu'il puisse remplir son objectif à moyen terme: "J'aimerais rentrer dans le tableau de qualifications de l'US Open", glisse-t-il. Pour cela, il s'agira de figurer aux alentours du 250e rang à la mi-juillet.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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