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La France pour que la Suisse évite une neutralité "trop littérale"

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L'ambassadeur français à l'ONU à New York veut collaborer avec la Suisse quand celle-ci siègera au Conseil de sécurité de l'ONU. (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

La France suggère à la Suisse "d'éviter d'avoir une vision trop littérale de sa neutralité" au Conseil de sécurité, alors que celle-ci devrait être élue jeudi pour 2023 et 2024. Pendant son mois de présidence de l'organe, Berne devra "viser des résultats concrets".

"Je n'ai pas de conseil à donner à la Suisse", affirme dans un entretien à Keystone-ATS l'ambassadeur français à l'ONU à New York Nicolas de Rivière. Mais il lui suggère tout de même d'aborder sa prochaine arrivée dans l'organe exécutif de l'ONU pour "faire avancer" les réponses aux crises actuelles.

Après son élection, acquise étant donné qu'elle est seule avec Malte à briguer les deux sièges de membres non permanents du bloc d'Europe occidental, la Suisse participera dès janvier prochain et présidera le Conseil en mai 2023. M. de Rivière la met en garde contre une approche trop éloignée des situations chaudes. D'autant plus que Berne a une expertise dans la prévention et la réponse aux conflits.

"Il y a une tendance à aborder des thématiques", déplore-t-il dans l'attitude de certains Etats qui arrivent à la présidence du Conseil. Et d'affirmer que l'organe est devenu parfois "un laboratoire de réflexion".

S'il salue des initiatives qui ont permis d'éviter que des centaines de milliers d'enfants ne soient exploités par des acteurs armés, il souhaite que le Conseil de sécurité "se concentre sur son mandat". Et il faut trouver des compromis face aux crises pour montrer que celui-ci peut atteindre des avancées, alors que les cinq grandes puissances, dont son pays, ne vont elles pas renoncer pas au droit de veto, dit-il.

Pas d'équidistance

Saluant l'application des sanctions suisses contre la Russie, il appelle Berne à faire preuve de la même attitude au Conseil. La neutralité "ne doit pas être vue comme une équidistance", affirme M. de Rivière. Or, "les situations ne sont souvent pas vraiment ambigües", ajoute-t-il, mentionnant la guerre russe en Ukraine.

Alors que la Russie a opposé son droit de veto au Conseil sur la réponse à son offensive, il estime que cette crise ukrainienne remplira probablement largement les deux ans de mandat suisse. Et d'appeler encore à trouver une solution pour un apaisement durable dans la région.

Selon l'ambassadeur français, les sanctions contre Moscou n'affecteront pas la marge de manoeuvre suisse. "Les Russes portent préjudice" à la communauté internationale, relève-t-il tout en appelant à continuer à leur parler. Malgré des demandes répétées, l'ambassadeur russe Vassili Nebenzia n'a pas souhaité relayer auprès de Keystone-ATS l'analyse de son pays sur l'arrivée prochaine de la Suisse au Conseil.

Plus largement, la France a porté une proposition de code de conduite qui demanderait aux membres permanents de ne pas utiliser leur veto en cas d'atrocités de masse. Une initiative soutenue par plus de 100 Etats dont la Suisse. "Bien meilleure" que celle, que le Liechtenstein a fait aboutir à l'Assemblée générale, de devoir justifier ce droit de veto devant celle-ci mais "qui ne change pas grand-chose".

Discussion récente avec Baeriswyl

Problème, les Etats-Unis, la Russie et la Chine ne veulent pas de la proposition sur les atrocités de masse. "Nous allons continuer" à la défendre, ajoute M. de Rivière, mentionnant une "prise de conscience" que chaque acteur peut être poursuivi à terme pour des exactions.

La France et l'Allemagne pourraient aussi relancer leur Alliance pour le multilatéralisme. "La Suisse aura toute sa place" dans ce cadre, selon l'ambassadeur.

La France, qui a mis en avant au Conseil des thématiques chères à la Suisse comme les questions humanitaires ou le multilatéralisme, souhaite collaborer avec Berne. M. de Rivière a rencontré son homologue Pascale Baeriswyl, "une diplomate d'expérience". "Nous connaissons la qualité et le professionnalisme" de la mission suisse, ajoute-t-il. Il voit en la Suisse un allié européen qui fera suite, selon lui, un peu à la Norvège dans son approche dans l'organe onusien.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vladimir Poutine se rendra en visite en Chine les 19 et 20 mai

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Vladimir Poutine entend discuter avec son homologue chinois Xi Jinping des moyens pour "renforcer davantage le partenariat global et la coopération stratégique" entre la Russie et la Chine (archives). (© KEYSTONE/EPA SPUTNIK / POOL/ALEXANDER KAZAKOV/SPUTNIK/KREMLIN POOL)

Le président russe Vladimir Poutine se rendra en visite en Chine les 19 et 20 mai, a annoncé samedi le Kremlin dans un communiqué. Cette visite aura lieu quelques jours seulement après celle du président américain Donald Trump.

A cette occasion, le dirigeant russe discutera avec son homologue chinois Xi Jinping des moyens pour "renforcer davantage le partenariat global et la coopération stratégique" entre la Russie et la Chine, selon le Kremlin.

Les deux hommes vont "échanger leurs avis sur les principaux dossiers internationaux et régionaux" et signer une déclaration commune à l'issue de leurs pourparlers, précise le communiqué. Une rencontre avec le Premier ministre chinois Li Qiang pour discuter de la coopération économique et commerciale entre Moscou et Pékin est également prévue dans le cadre de cette visite.

Pékin considère Moscou comme un partenaire prioritaire dans l'ébauche d'un nouvel ordre mondial multipolaire post-occidental. Si la Chine appelle régulièrement à des pourparlers de paix et au respect de l'intégrité territoriale de tous les pays - sous-entendu Ukraine comprise - elle n'a jamais condamné la Russie pour son offensive lancée en 2022 et se présente comme une partie neutre.

Elle réfute les accusations de fournir des armes létales à l'un ou l'autre camp, et de livrer des composants militaires à la Russie pour son industrie de défense. Elle renvoie aux Occidentaux le reproche de prolonger les hostilités en armant l'Ukraine.

Partenaire économique primordial de la Russie, la Chine est le premier pays acheteur de combustibles fossiles russes au monde, y compris de produits pétroliers, alimentant ainsi la machine de guerre.

Vladimir Poutine se rend en Chine quelques jours seulement après son homologue américain Donald Trump, qui s'impose depuis plus d'un an comme médiateur dans le conflit ukrainien.

M. Trump a quitté la Chine vendredi en revendiquant des accords commerciaux "fantastiques", mais sans signaler de percée sur des désaccords aux retombées globales comme la guerre avec l'Iran, à l'issue de deux jours de sommet avec son homologue Xi Jinping.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Smalley et McNealy partagent la tête après 2 tours

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Maverick McNealy est l'un des deux leaders du PGA Championship après 2 tours (© KEYSTONE/AP/Matt Slocum)

Alex Smalley et Maverick McNealy partagent la tête du PGA Championship, deuxième Majeur de la saison, à l'issue d'un 2e tour chaotique à Aronimink. Scottie Scheffler pointe à deux coups.

Smalley et McNealy ne comptent qu'un seul coup d'avance sur un groupe de six joueurs, et deux coups sur un groupe de sept dans lequel figure le tenant du titre Scottie Scheffler, qui pointait en tête jeudi soir après le 1er tour.

Les joueurs ont de nouveau peiné sur un parcours aux greens difficiles balayés par le vent. Scheffler s'est notamment plaint de la position des trous décidée par les organisateurs, "la plupart étaient, disons, absurdes", a commenté le no 1 mondial.

Le quadruple vainqueur en Majeur a très mal démarré sa journée avec trois bogeys en quatre trous, avant de se reprendre avec trois birdies mais un autre bogey.

Rory McIlroy, vainqueur du Masters en avril, s'est quant à lui bien rattrapé après un premier tour raté: le Nord-Irlandais, no 2 mondial, a rendu une carte de 67 (3 sous le par) pour remonter à la 30e place à cinq coups des leaders.

Le Sud-Africain Aldrich Potgieter (21 ans), dans le groupe à la troisième place, est passé proche d'être le plus jeune joueur en tête à mi-parcours d'un tournoi majeur depuis Tiger Woods en 1997. Mais il a terminé sur deux bogeys.

Les Américains Bryson DeChambeau et J.J. Spaun, ainsi que l'Anglais Tommy Fleetwood font partie des principaux noms à avoir manqué le cut.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Taïwan affirme être une nation "indépendante"

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Taïwan réaffirme qu'elle n'est pas soumise à la Chine (archives). (© KEYSTONE/AP/CHIANGYING-YING)

Le gouvernement de Taïwan a affirmé samedi que l'île est une nation "indépendante". Il répondait à des déclarations du président américain Donald Trump le mettant en garde contre toute proclamation d'indépendance susceptible de déclencher une guerre avec Pékin.

"Taïwan est une nation démocratique, souveraine et indépendante, qui n'est pas subordonnée à la République populaire de Chine", a déclaré le ministère taïwanais des Affaires étrangères dans un communiqué. Il a estimé que la politique de Washington demeurait "inchangée".

Dans un entretien télévisé enregistré peu avant son départ de Pékin, où le président chinois Xi Jinping lui a tenu des propos particulièrement fermes à propos de l'île, Donald Trump a mis en garde vendredi Taïwan contre toute proclamation d'indépendance.

"Je n'ai pas envie que quelqu'un déclare l'indépendance et, vous savez, nous sommes ensuite censés faire 15'000 kilomètres pour faire la guerre", a dit le président américain sur Fox News, en demandant à Taipei et à Pékin de faire "baisser la température".

"Nous n'avons pas envie que quelqu'un se dise, proclamons l'indépendance parce que les Etats-Unis nous soutiennent", a-t-il insisté, en ajoutant n'avoir pas encore pris de décision sur les ventes d'armes américaines à l'île.

"En ce qui concerne les ventes d'armes entre Taïwan et les Etats-Unis, il ne s'agit pas seulement d'un engagement des Etats-Unis envers la sécurité de Taïwan, clairement prévu par la loi sur les relations avec Taïwan, mais aussi d'une forme de dissuasion commune face aux menaces régionales", a insisté à ce sujet le ministère taïwanais.

Jeudi, avec une fermeté inhabituelle, Xi Jinping avait mis Donald Trump en garde: "La question de Taïwan est la plus importante dans les relations sino-américaines. Si elle est bien traitée, les relations entre les deux pays (Chine et Etats-Unis) pourront rester globalement stables. Si elle est mal traitée, les deux pays se heurteront, voire entreront en conflit".

La Chine considère Taïwan comme l'une de ses provinces, qu'elle n'a pas réussi à unifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Elle plaide pour une solution pacifique tout en se réservant la possibilité de recourir à la force.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Nigeria: chef de l'EI tué dans une opération de l'armée américaine

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L'armée américaine, en coordination avec les autorités nigérianes, avait déjà mené le jour de Noël des frappes dans l'État de Sokoto visant, selon Washington, des djihadistes de l'EI (archives). (© KEYSTONE/AP/ALEJANDRO GRANADILLO)

Un chef de l'Etat islamique (EI) basé au Nigeria a été tué par des forces des Etats-Unis et du Nigeria, a annoncé vendredi le président américain Donald Trump. Il était le numéro deux de l'organisation terroriste au niveau mondial, selon M. Trump.

"Ce soir, sur mes instructions, les courageuses forces américaines et les forces armées du Nigeria ont mené à la perfection une mission méticuleusement planifiée et très complexe afin d'éliminer du champ de bataille le terroriste le plus actif au monde", a déclaré le président américain sur son réseau social Truth Social.

"Abu-Bilal al-Minuki, numéro deux de l'EI à l'échelle mondiale, pensait pouvoir se cacher en Afrique, mais il ignorait que nous disposions de sources qui nous tenaient informés de tout ce qu'il faisait", a-t-il ajouté.

Abu-Bilal al-Minuki avait été placé sous sanctions américaines en 2023 pour ses liens avec l'EI. Washington affirmait alors que cet homme, également connu sous le nom Abu Bakr al-Mainuki, était né en 1982 et était originaire de l'Etat de Borno, dans le nord-est du Nigeria.

Bombardements à Noël

"Avec son élimination, les capacités opérationnelles de l'EI à travers le monde sont considérablement réduites", a assuré M. Trump.

Le nord du Nigeria, le pays le plus peuplé d'Afrique, est confronté à une double insécurité: d'une part, la violence de groupes islamistes et, d'autre part, celle de bandes criminelles, appelées localement "bandits", qui procèdent fréquemment à des attaques contre des villages et des enlèvements massifs contre rançon.

La recrudescence des attaques meurtrières et des enlèvements de masse ces derniers mois a attiré l'attention des États-Unis. Le président américain affirme que les chrétiens du Nigeria sont "persécutés" et victimes d'un "génocide" perpétré par des "terroristes", ce qu'Abuja et la majorité des experts nient fermement, les violences touchant indifféremment les chrétiens et les musulmans.

L'armée américaine, en coordination avec les autorités nigérianes, a mené le jour de Noël des frappes dans l'État de Sokoto visant, selon Washington, des djihadistes de l'EI. Depuis lors, la coopération militaire entre les deux pays s'est renforcée.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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