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Suisse

Le gouvernement doit déclarer la pénurie, selon Roberto Schmidt

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Roberto Schmidt a réitéré la demande des cantons d'être impliqués dans les discussions via une "cellule de crise interdépartementale" (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le Conseil fédéral devrait déclarer dès maintenant l'état de pénurie d'électricité, estime le chef des directeurs cantonaux de l'énergie Roberto Schmidt. Ce n'est qu'ainsi que des mesures d'économie "relativement indolores" pourraient être ordonnées, selon lui.

Le conseiller d'Etat pense par exemple à l'extinction de l'éclairage des vitrines comme mesure préventive. Sans déclaration de pénurie, les cantons et la Confédération n'en ont pas la compétence, a-t-il précisé dans une interview publiée samedi dans les titres alémaniques du groupe Tamedia.

Selon lui, la Confédération n'a jusqu'à présent pas apporté de plan de crise clair. "En tant que président de la Conférence des directeurs cantonaux de l'énergie, je n'en connais aucun", a-t-il dit. Des projets d'ordonnances sont disponibles pour le gaz, mais pas pour l'électricité, "beaucoup plus complexe".

Prévenir les pillages

Roberto Schmidt veut savoir ce qui sera coupé en premier et comment les infrastructures vitales seront maintenues. "Contrairement au coronavirus, il s'agit d'une crise planifiable. Nous devons donc la planifier - maintenant", a-t-il commenté.

Le "ministre" valaisan s'inquiète aussi des problèmes que pourraient engendrer des coupures de courant. Il s'agit de savoir comment la population réagit lorsque Internet et la téléphonie mobile ne fonctionnent plus, comment la communication des autorités fonctionne, et comment les cambriolages et les pillages peuvent être évités, a-t-il donné en exemple. "Mais nous n'entendons rien à ce sujet au niveau fédéral", a-t-il pointé.

Long débat en Valais

La crise énergétique a longuement occupé Roberto Schmidt vendredi lors du Grand Conseil valaisan. Une vingtaine de propositions sur l'énergie y ont été débattues pendant plus de trois heures. Une douzaine ont passé la rampe.

Parmi les textes refusés, la motion urgente des Verts voulant limiter l'utilisation des enseignes lumineuses extérieures et de l'éclairage intérieur des bâtiments non résidentiels cet hiver. Les députés ont ainsi suivi l'avis du Conseil d'Etat.

Celui-ci privilégie "les recommandations, les mesures facultatives et l'effort commun", avait plaidé Roberto Schmidt en tant que chef du département des finances et de l'énergie. "Comme l'a indiqué la Confédération, nous ne sommes actuellement pas en situation de crise; nous ajusterons toutefois les mesures à l'évolution de la situation", avait-il encore précisé.

L'économie opposée aux contraintes

Les organisations économiques se sont montrées circonspectes par rapport à une déclaration immédiate de pénurie. "Swissmem est préoccupé que le Conseil fédéral n'ait pas reconnu la gravité de la situation, à quel point les conséquences de contingentements et de coupures d'électricité et de gaz seraient graves", a déclaré son directeur Stefan Brupbacher à la radio SRF.

L'association faîtière de l'industrie suisse des machines, des équipements électriques et des métaux mise toutefois sur une participation volontaire de la population. "Si nous le décidons par nous-mêmes, si ces mesures viennent de nous, la mise en oeuvre sera beaucoup plus simple, le peuple soutiendra ces mesures."

L'Union suisse des arts et métiers (usam) est également opposée à des décisions contraignantes de la Confédération. "Si nous passons à une ordonnance d'urgence, alors toute la compétence reviendra au Conseil fédéral. Nous pensons que l'économie met tout en oeuvre, en planifiant des plans d'économies, pour voir où il y a un potentiel pour surmonter les pénuries", a expliqué son directeur Hans-Ulrich Bigler à la SRF.

Les entreprises peuvent déjà économiser de l'électricité, sans qu'il y ait besoin d'ordonnance. "Si elles veulent éteindre la lumière dans leur vitrine, elles peuvent le faire dès aujourd'hui. Pas besoin d'ordonnance d'urgence pour cela", relève le directeur.

Le Conseil fédéral veut examiner dans les semaines à venir des mesures concrètes et contraignantes pour économiser l'électricité, a déclaré le ministre de l'économie Guy Parmelin sur les ondes de la radio alémanique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Genève

Droits humains: un nouvel acteur à Genève pour redonner un souffle

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Le directeur du nouveau Geneva Human Rights Hub (GHRH) Felix Kirchmeier veut améliorer la connexion entre les différents acteurs de l'écosystème lié aux droits humains. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Certains Etats ne se retrouvent plus dans le fonctionnement actuel des mécanismes onusiens des droits humains. Un nouveau centre, le Geneva Human Rights Hub (GHRH), vient d'être lancé pour aider à redonner un souffle à ceux-ci, là où l'ONU ne peut avancer sans mandat.

Financée pour moitié par le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) pour des projets, cette entité de quatre collaborateurs a démarré ses activités début janvier. Une arrivée à contre-courant, alors que l'ONU fait face à une crise de liquidités, y compris sur les droits humains.

Au centre des préoccupations du nouveau centre figure la myriade de comités et mécanismes techniques qui évaluent ces droits dans le monde depuis Genève. Or, la durée entre des rapports présentés par les Etats et leur audition ne cesse d'augmenter, parfois huit ans. Et les différents mandats onusiens oeuvrent séparément plutôt qu'en synergies.

"Les Etats ne sont plus aussi prêts à financer ce système", explique mercredi à Keystone-ATS le directeur du GHRH, Felix Kirchmeier. "Même les plus bienveillants", selon lui.

Comme ces organes ne peuvent changer "immédiatement" la donne dans un pays, mais ont un rôle préventif, "leur utilité est de plus en plus remise en question". Pourtant, même les Etats-Unis, qui boycottent le Conseil des droits de l'homme, s'engagent encore auprès de certains de ces comités plus techniques.

"Facilitateur"

Des discussions sur les réformes ont lieu depuis des années mais l'ONU est bloquée tant qu'elle n'a pas de mandat. "Nous oeuvrons comme un atelier pour explorer de nouveaux modes opératoires, de nouveaux instruments", selon M. Kirchmeier.

Le Hub veut en particulier renforcer le suivi des recommandations faites aux Etats. Notamment en regroupant et en décentralisant des réunions dans les différentes régions.

Et le GHRH veut montrer les bonnes pratiques de plusieurs pays en développement qui ont numérisé ces préconisations, pour inspirer d'autres Etats. En facilitateur, il souhaite aussi aider, grâce à des partenariats avec des scientifiques et des ingénieurs, à accéder plus facilement aux plateformes qui rassemblent les recommandations.

Intérêt local en Suisse également

Il veut aussi améliorer la connexion entre les différents acteurs sur les droits humains. En juin, il réunira avec la Suisse des Etats, des présidents de comités onusiens et la société civile au Rigi (LU).

De nombreuses collectivités locales et régionales, souvent en première ligne pour appliquer les recommandations, demandent à être associées ou à pouvoir influencer les auditions de leur pays, fait remarquer le directeur du GHRH. Notamment aux Etats-Unis, depuis que l'administration de Donald Trump a décidé en novembre dernier de boycotter son examen par les autres pays en termes de droits humains.

En Suisse aussi, "il y a un potentiel", ajoute M. Kirchmeier. Des villes comme Genève annoncent leurs avancées sur les Objectifs de développement durable (ODD). Et certains cantons sont plus avant-gardistes que le Conseil fédéral sur quelques composantes des droits humains.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

L'impact des guerres sur la Suisse à explorer au Musée national

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Le dernier volet de l'exposition est consacré à l'engagement de la Suisse pour les droits humanitaires et la paix. (© Musée national suisse)

Le Musée national de Zurich consacre une exposition à l'impact des guerres sur l'identité, la politique et le quotidien de la Suisse. Le sujet marque tant le passé que le présent malgré la neutralité du pays. "Nous et la guerre" est à voir jusqu'au 17 janvier 2027.

Médias et réseaux sociaux diffusent les images d’Ukraine, du Proche ou du Moyen-Orient, mais aussi d’autres zones de conflit dans le monde. Les conflits armés ne sont pas que des événements lointains: ils influencent les débats politiques, les valeurs sociétales et les perceptions individuelles à l’échelle internationale, écrit le Musée national mercredi.

L'exposition ouverte au public dès vendredi explore, en cinq sections, la manière dont les guerres ont façonné la politique, l’économie et la société en Suisse depuis le bas Moyen Âge. Elle montre comment les conflits déclenchent des processus identitaires, redéfinissent les dépendances économiques et exacerbent les tensions sociales. Elle met en évidence leurs répercussions considérables sur le quotidien, la culture et les décisions politiques.

Des mythes à l'engagement humanitaire

La première partie de la présentation montre la façon dont la guerre a forgé l’image que la Suisse se fait d’elle-même. Au fil des siècles, des mythes comme le serment du Grütli, Guillaume Tell ou Arnold de Winkelried sont devenus des récits identitaires symbolisant la liberté et l’unité.

Le deuxième espace est consacré au mercenariat suisse, puis à l’industrie de l’armement, qui ont donné naissance à des interdépendances économiques. La troisième section se penche sur les changements sociétaux entraînés par les guerres, des crises économiques aux mouvements protestataires, en passant par les flux migratoires et l'évolution des rôles de genre.

Le quatrième volet évoque l'illustration et la mise en scène de citoyens suisses prêts à se défendre entre le 19e et le milieu du 20e siècle. Enfin, le dernier chapitre traite des champs d'action internationaux de la Suisse en faveur de la paix et des droits humanitaires.

Neutralité en filigrane

La "boussole de la neutralité" accompagne le public de manière interactive tout au long de l’exposition et l'invite à réfléchir à son opinion au sujet de l’importance de la neutralité. Des questions lui sont posées dans chaque section, et une évaluation des réponses est fournie à l’issue de la visite, de même que des informations complémentaires sur la neutralité de la Suisse.

L’exposition se conclut par une perspective contemporaine: dans le cadre de l’installation vidéo "Repeat after me" ("Répète après moi"), des personnes réfugiées d’Ukraine imitent le bruit des tirs, de l’artillerie et des sirènes. Visiteuses et visiteurs sont invités à reproduire ces bruits.

www.landesmuseum.ch/guerre

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

UBS "pas encore au bout du chemin" avec l'intégration de CS

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"Nous sommes toujours dans les temps pour achever en grande partie l'intégration d'ici la fin de l'année", a souligné le président Colm Kelleher devant les actionnaires d'UBS réunis mercredi à Bâle. (© KEYSTONE/EPA/GEORGIOS KEFALAS)

UBS n'est "pas encore au bout du chemin" avec l'intégration de Credit Suisse, rachetée dans l'urgence en mars 2023. Mais la banque aux trois clés se rapproche de l'objectif de clore ce projet d'ici la fin de l'année, a affirmé son directeur général Sergio Ermotti.

A la fin du premier trimestre, UBS a tiré la prise à 60% des outils informatiques devenus désuets avec l'intégration de Credit Suisse. Quelque 76'000 serveurs sur un total de 106'000 ont été éteints et 10 centres de calculs sur 16 mis hors service, a énuméré le patron selon le texte de son discours prononcé lors l'assemblée générale d'UBS à Bâle.

"Nous sommes toujours dans les temps pour achever en grande partie l'intégration d'ici la fin de l'année", a de son côté souligné le président Colm Kelleher.

Mi-mars, l'établissement zurichois avait indiqué avoir mis la touche finale à la reprise des clients enregistrés en Suisse de sa rivale. Le transfert de quelque 1,2 million de relations clients dans le monde entier vers l'infrastructure d'UBS a été mené à bien.

L'un des objectifs de cette intégration est d'abaisser les coûts des deux banques fusionnées. UBS a ainsi réduit ses dépenses de 10,7 milliards de dollars fin 2025, comparé à 2022. D'ici fin 2026, soit à la fin de la période d'intégration prévue de Credit Suisse, ce chiffre devrait passer de 13 milliards à 13,5 milliards. Dans le même temps, les coûts d'intégration s'élèvent désormais à 15 milliards, contre 14 milliards initialement prévus.

Arrivée en force de l'IA

Les suppressions d'emplois les plus importantes auront lieu lorsque les anciens systèmes de Credit Suisse seront mis hors service. Fin décembre, le nombre d'employés d'UBS, calculé en équivalents temps plein, s'élevait à 103'177, soit 1250 postes de moins qu'à la fin septembre. En Suisse, la banque prévoit toujours de se séparer d'environ 3000 salariés dans le cadre de l'intégration.

A l'issue de cette restructuration, le numéro un bancaire veut que les activités mondiales de gestion de fortune constituent son coeur de métier, la Suisse restant "un important point de stabilité" de ce segment à côté de la banque de détail et commerciale, a souligné M. Ermotti.

UBS va poursuivre ses investissements, notamment dans l'intelligence artificielle, cette technologie devant permettre "de réorganiser de fond en comble nos processus, d'améliorer le service clientèle et notre solidité opérationnelle", a poursuivi le dirigeant.

L'ensemble de ces mesures doit faire remonter la rentabilité d'UBS d'ici 2028 au niveau de 2022, soit avant l'intégration de Credit Suisse, a insisté M. Ermotti.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

Le CEO de Novartis intègre l'organe de surveillance d'Anthropic

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Jusqu'à présent, Vasant Narasimhan ne disposait d'aucun autre mandat d'administrateur (archives). (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Anthropic a nommé Vasant Narasimhan, actuel directeur général du géant pharma Novartis, comme membre de son organe de surveillance indépendant. La structure compte désormais sept membres, a indiqué la société d'intelligence artificielle.

La nomination intervient selon le fonctionnement de la structure de gouvernance spécifique à Anthropic, prénommée "Long-Term Benefit Trust", a indiqué la firme américaine dans la nuit de mardi à mercredi. Il s'agit d'un organisme indépendant supervisant l'orientation à long terme d'Anthropic, conçu pour protéger la mission que s'est donnée l'entreprise des pressions commerciales à court terme.

En février, le trust avait annoncé la nomination de l'ancien patron de Microsoft Chris Liddell, qui avait également servi sous la première présidence de Donald Trump comme secrétaire général adjoint de la Maison-Blanche pour la coordination des politiques et directeur des initiatives stratégiques.

Jusqu'à présent, M. Narasimhan ne disposait d'aucun autre mandat d'administrateur.

Selon un article du "Wall Street Journal", l'arrivée de M. Narasimhan au sein du conseil d'administration s'inscrit dans le cadre d'une éventuelle introduction en bourse (IPO) d'Anthropic, qui pourrait avoir lieu dès cette année, ainsi que du développement prévu des activités dans le secteur de la santé. Ainsi, selon cet article, Anthropic a récemment racheté la start-up biotechnologique Coefficient Bio pour 400 millions de dollars.

Anthropic opère à Zurich depuis l'automne 2024 un de ses trois bureaux en Europe. L'équipe suisse doit être étoffée et la société est prête à débourser d'importantes sommes pour cela. Selon une offre d'emploi de la société, le salaire annuel proposé pour un spécialiste de l'IA oscille entre 280'000 et 680'000 francs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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