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Climat

Climat: la Suisse bientôt devant la Cour européenne des droits de l'Homme

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Les deux coprésidentes des Aînées pour le climat, Anne Mahrer (à gauche) et Rosmarie Wydler-Wälti (à droite), lors de l'annonce du recours à la Cour européenne des droits de l'homme en octobre à Strasbourg, en France (archives).

La Suisse en fait-elle assez pour lutter contre le réchauffement climatique ? La réponse est non pour les « Ainées pour le climat ». Cette association a réussi à convaincre la Cour européenne des droits de l’Homme de statuer sur ce dossier. L’audience, historique, se tiendra le 29 mars à Strasbourg. Eclairage.

L’action des « Ainées pour la protection du climat » commence en 2016. Des femmes âgées de Suisse se réunissent pour porter leur cause devant les autorités. Elles accusent la Confédération de mener une politique climatique aux mesures insuffisantes, en regard des Accords de Paris et l’objectif de limiter le réchauffement à 1,5 degré. Une violation du droit à la vie, selon pour les recourantes. Anne Mahrer, co-présidente des Ainées pour la protection du climat.

Anne MahrerCo-présidente des Ainées pour la protection du climat

Mais la Suisse n’entrera pas en matière sur le dossier. Département fédéral de l’environnement, Tribunal administratif fédéral et Tribunal fédéral ont soit décidé de ne pas de ne pas entrer en matière ou ont rejeté le recours des Suissesses. Raphaël Mahaim, avocat vaudois, est un des cinq avocats – avec deux Zurichois et deux Britanniques – qui défend les Ainées, nous explique la raison de ce rejet.

Raphaël MahaimAvocat vaudois des Ainées pour la protection du climat

Une première historique

C’est après ce rejet en Suisse que les Ainées se sont tournées vers la Cour européenne des droits de l’Homme. Cour qui a transféré le dossier à sa grande chambre, qui ne traite que des affaires les plus graves. L’audience se tiendra le 29 mars. Une audience historique car c'est la première fois qu'un lien est établi devant la justice entre réchauffement climatique et droits humains. On retrouve Anne Mahrer.

Anne MahrerCo-présidente des Ainées pour la protection du climat

Pas de plaidoirie

Raphaël Mahaim, avocat des Ainées, nous explique comment se déroulera cette audience à Strasbourg.

Raphaël MahaimAvocat vaudois des Ainées pour la protection du climat

Il faudra donc plusieurs mois à la Cour européenne des droits de l’Homme pour rendre un verdict. Mais à quelle sentence peut-on s’attendre, sachant qu’il s’agit avant tout de savoir si la Suisse respecte les accords de Paris ?

Raphaël MahaimAvocat vaudois des Ainées pour la protection du climat

Ce verdict serait donc sans précédent et pourrait avoir une résonance à l’échelle européenne voire mondiale. Il devrait tomber d’ici la fin de l’année.

Contactée, la Confédération estime – elle – être en adéquation avec les accords de Paris. Elle rappelle agir avec les cantons pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. Diminution de 19% en 2020 par rapport à 1990, lorsque l’objectif est de 50% d’ici 2030. L’Office fédéral de l’environnement souligne également que le peuple se prononcera en juin sur une neutralité carbone d’ici 2050.

Et nous suivrons évidemment ce dossier. Notre correspondante à Berne, Marie Vuilleumier, se rendra à Strasbourg le 29 mars pour vous faire vivre cette audience.

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Climat

Inondations majeures: l'eau monte encore en Russie et au Kazakhstan

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Les crues sont causées par de fortes pluies associées à une hausse des températures, à la fonte accrue des neiges et à la débâcle des glaces hivernales recouvrant rivières et fleuves. (© KEYSTONE/EPA/RUSSIAN EMERGENCIES MINISTRY HANDOUT)

L'eau a continué de monter mardi en Russie et au Kazakhstan. Les deux pays sont frappés par des inondations majeures notamment le long du fleuve Oural qui mettent en danger des localités, ont annoncé les autorités qui s'attendent à un nouveau pic mercredi.

A Orenbourg, sur l'Oural, les sirènes d'alertes ont retenti dans la ville avant que le niveau de l'eau atteigne au cours de la soirée 931 centimètres, soit un centimètre au-dessus du seuil de "danger". Le record de 946 cm remonte à 1942.

"C'est le signe que la situation concernant les inondations à Orenbourg est extrêmement dangereuse", a indiqué sur Telegram le maire de cette ville d'un demi million d'habitants, Sergueï Salmine. Il a appelé les habitants de plusieurs quartiers de la ville à partir : "Ne perdez pas de temps".

Selon le ministère russe des Situations d'urgence, plus de 10'500 maisons ont été inondées et plus de 6500 personnes ont été évacuées dans des régions russes situées dans l'Oural et en Sibérie occidentale.

Plusieurs facteurs

Ces crues sont causées par de fortes pluies associées à une hausse des températures, à la fonte accrue des neiges et à la débâcle des glaces hivernales recouvrant rivières et fleuves.

Aucun lien n'a été établi avec le changement climatique, mais, selon les scientifiques, le réchauffement de la planète favorise des évènements météorologiques extrêmes comme les fortes précipitations à l'origine d'inondations.

Les présidents russe et kazakh Vladimir Poutine et Kassym-Jomart Tokaïev se sont entretenus au téléphone mardi et se sont "entendus pour donner des injonctions pour activer" le travail de coordination des secours et de prédiction des météorologues, selon le Kremlin.

Plus à l'est, la région de Kourgan a lancé l'évacuation de plusieurs villages sur la rivière Tobol. Au total, ce sont 62 localités qui sont dans la zone à risque, selon le ministère des Situations d'urgence.

Et la région de Tioumen, en Sibérie occidentale, attend elle aussi des niveaux records, et a instauré l'état d'urgence lundi.

La ville la plus touchée jusqu'à ici, Orsk, dans la région d'Orenbourg, a été noyée durant le weekend après qu'une digue y a cédé.

Poutine "pas présent physiquement"

Lundi des manifestations y ont eu lieu, les habitants demandant des comptes aux autorités malgré les menaces du parquet régional contre tout rassemblement illégal, alors que les rassemblements sont strictement encadrés en Russie.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov a assuré pour sa part mardi que les populations affectées par les inondations allaient "recevoir toute l'aide nécessaire malgré les conditions difficiles".

Il a cependant admis que Vladimir Poutine ne prévoyait pas de se rendre dans les régions touchées par ces crues historiques.

"Il n'est pas présent physiquement mais il est présent sur cette thématique en permanence. Il s'occupe de ces questions toute la journée", a défendu M. Peskov.

L'opposante exilée Ioulia Navalnaïa, veuve du militant anticorruption Alexeï Navalny, qui a dit reprendre le flambeau de son mari mort dans une prison russe en février, a dénoncé le manque de préparation des autorités.

"L'Etat doit être au service de la population. Les maires, les gouverneurs et le président doivent faire en sorte que le pays soit agréable à vivre. C'est leur seule tâche. Et ce gouvernement ne s'en acquitte pas", a-t-elle dénoncé sur X.

Autorités réprimandées

Au Kazakhstan, depuis deux semaines et "le début des inondations, 86'000 personnes ont été sauvées et évacuées, dont 29'000 enfants", a indiqué mardi dans un communiqué le ministère kazakh des Situations d'urgence.

Ces évacuations ont eu lieu dans l'ouest et le nord de cet immense pays d'Asie centrale frontalier de la Russie.

Le président Kassym-Jomart Tokaïev avait vertement réprimandé les autorités locales pour leur impréparation et qualifié la semaine dernière ces inondations de "catastrophe naturelle peut-être la plus grande, en termes d'ampleur et de conséquences, de ces 80 dernières années".

Au total au Kazakhstan, 23'000 membres des ministères des Situations d'urgence, de l'Intérieur, de la Défense et des services secrets sont impliqués dans les opérations de sauvetage, ainsi que des milliers de volontaires civils, tandis que les chaînes de télévision publiques affichaient un bandeau "Notre force est dans l'unité".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Mars 2024, dixième mois d'affilée de chaleurs historiques

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Mars 2024 constitue un nouveau signal après une année où le réchauffement climatique anthropique a multiplié les catastrophes naturelles. (© KEYSTONE/AP/Fernando Vergara)

Avec un nouveau record de température en mars, les douze derniers mois ont été les plus chauds jamais enregistrés dans le monde. La température a été 1,58°C plus élevée que dans le climat de la planète au XIXe siècle.

Poursuivant une série ininterrompue de dix records mensuels, mars 2024 constitue un nouveau signal après une année où le réchauffement climatique anthropique, accentué par le phénomène El Niño, a multiplié les catastrophes naturelles, alors que l'humanité n'a pas encore diminué ses émissions des gaz à effet de serre.

Limite de 1,5°C

Si juillet 2023 est devenu le mois le plus chaud jamais mesuré dans le monde, tous les mois depuis juin ont aussi battu leur propre record.

Mars 2024 poursuit la série, avec une température moyenne 1,68°C plus élevée qu'un mois de mars normal dans le climat de l'ère pré-industrielle (1850-1900), a annoncé mardi le service changement climatique (C3S) de l'observatoire européen Copernicus.

Sur les douze derniers mois, la température du globe a été 1,58°C plus élevée qu'à l'ère pré-industrielle, dépassant la limite de 1,5°C fixée par l'accord de Paris. Cette anomalie devrait toutefois être relevée en moyenne sur "au moins 20 ans" pour considérer que le climat, et non la météo annuelle, a atteint ce seuil, rappelle l'observatoire.

Mais "nous sommes extraordinairement proches de cette limite et nous sommes déjà en sursis", déclare à l'AFP Samantha Burgess, cheffe adjointe du C3S.

Record absolu pour les océans

Cela fait désormais plus d'un an que la température des océans, régulateurs majeurs du climat qui recouvrent 70% de la Terre, est plus chaude que toutes les annales. Mars 2024 établit même un nouveau record absolu, tous mois confondus, avec 21,07°C de moyenne mesurés à leur surface (hors zones proches des pôles) par Copernicus.

"C'est incroyablement inhabituel", relève Samantha Burgess. Cette surchauffe menace la vie marine et entraîne plus d'humidité dans l'atmosphère, synonyme de conditions météorologiques plus instables, comme des vents violents et des pluies torrentielles. Elle réduit aussi l'absorption de nos émissions de gaz à effet de serre dans les mers, puits de carbone qui emmagasinent 90% de l'excès d'énergie provoquée par l'activité humaine.

Sécheresses et inondations

"Plus l'atmosphère mondiale se réchauffe, plus les évènements extrêmes seront nombreux, sévères, intenses", rappelle la scientifique, citant la menace "des vagues de chaleur, sécheresses, inondations et incendies de forêt".

Parmi les illustrations récentes, de graves pénuries d'eau frappent le Vietnam, la Catalogne ou encore l'Afrique australe: après le Malawi et la Zambie, 2,7 millions de personnes sont menacées par la famine au Zimbabwe, qui a déclaré l'état de catastrophe nationale. Bogota vient de rationner l'eau potable et la crainte des pénuries planent sur la campagne électorale au Mexique.

A l'inverse, la Russie, le Brésil ou la France ont connu des inondations remarquables. L'influence du changement climatique sur chaque évènement reste à établir par des études scientifiques. Mais il est établi que le réchauffement climatique, en accentuant l'évapotranspiration et en augmentant l'humidité potentielle dans l'air accentue l'intensité de certains épisodes de précipitations.

Fin d'El Niño mais pas des records

Depuis juin, la météo mondiale subit l'effet du phénomène climatique naturel El Niño, synonyme de températures plus élevées. Celui-ci a atteint son pic en décembre mais doit encore se traduire par des températures continentales au-dessus de la normale jusqu'en mai, selon l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

Selon elle, il y a des chances que le phénomène inverse - La Niña - se développe "plus tard cette année" après des conditions neutres (ni l'un ni l'autre) entre avril et juin. D'autres records seront-ils alors battus ces prochains mois? "Si nous continuons à voir autant de chaleur à la surface de l'océan (...) c'est très probable", avertit Mme Burgess.

Accélération?

Ces records dépassent-ils les prévisions? La question est débattue par les climatologues après une année 2023 hors norme, la plus chaude jamais mesurée. Cette chaleur supplémentaire, "nous pouvons l'expliquer en grande partie, mais pas entièrement", résume Mme Burgess.

"2023 se situe dans la fourchette des prévisions des modèles climatiques, mais vraiment à la limite extérieure", loin de la moyenne, ajoute-t-elle, inquiète.

Emissions croissantes

Les concentrations dans l'air de dioxyde de carbone (CO2), de méthane et du monoxyde d'azote - les trois principaux gaz à effet de serre d'origine humaine - ont encore augmenté en 2023, selon les estimations de l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA), publiées vendredi. La concentration de CO2 s'établit en moyenne à 419,3 parties par million (ppm) sur l'année 2023, soit une augmentation de 2,8 ppm depuis 2022.

Selon le projet Carbon Monitor, toutefois, les émissions mondiales de CO2 en 2023 n'ont augmenté que de 0,1 % par rapport à 2022, atteignant 35,8 Gigatonnes. Si ces estimations laissent présager un plateau des émissions humaines, elles représentent toutefois de "10% à 66,7% du budget carbone restant pour limiter le réchauffement à 1,5 °C", notent les auteurs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Manifestation dans la ville d'Orsk frappée par des inondations

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Les équipes de sauvetage ont évacués des habitants de la ville d'Orsk à l'aide de bateaux pneumatiques lundi. (© KEYSTONE/AP)

Des inondations historiques dans les régions russes de l'Oural et en Sibérie occidentale ont entraîné lundi des manifestations d'habitants à Orsk. Cette ville est la plus touchée par ce désastre d'une ampleur pas vue depuis des décennies.

Ces inondations ont été engendrées ces derniers jours par de fortes pluies associées à une hausse des températures, la fonte accrue des neiges et la débacle des glaces hivernales recouvrant rivières et fleuves. Le ministère russe des Situations d'urgence a rapporté lundi matin qu'au moins 10'000 bâtiments résidentiels avaient été inondés.

La majorité des évacuations ont pour l'heure eu lieu dans la région d'Orenbourg, frontalière du Kazakhstan. Plus de 6500 personnes y ont été évacuées, a indiqué le ministère lundi après-midi.

La deuxième ville de la région, Orsk, a été en grande partie inondée après la rupture vendredi soir d'une digue près du fleuve Oural en crue. Des images montrent son centre-ville et des quartiers pavillonnaires recouverts d'eau, certaines maisons inondées jusqu'au toit.

"Une honte!"

C'est dans cette cité de 220'000 habitants que des manifestants se sont réunis lundi pour demander des comptes aux autorités.

Le média local Orsk.ru a diffusé une vidéo montrant plusieurs centaines de personnes réunies devant la mairie. Avant cela, le parquet régional avait mis en garde contre tout rassemblement illégal alors que l'état d'urgence est en place, en menaçant de poursuites judiciaires.

"Une honte! Une honte!", ont scandé des protestataires, selon une vidéo diffusée par le média russe RBK, qui affirme que certains manifestants exigent la démission du maire.

Les manifestations en Russie sont strictement encadrées et celles qui sont hostiles au pouvoir, depuis l'attaque contre l'Ukraine en février 2022, sont punies à coup d'arrestations, voire de peines de prison.

L'eau continue à monter par endroits

La région d'Orenbourg a promis des compensations financières aux sinistrés et le gouverneur, Denis Pasler, s'est entretenu à Orsk avec des protestataires, selon l'agence Ria Novosti. Avant ces protestations, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait estimé lundi que les habitants des régions inondées "supportaient stoïquement" cette épreuve et que "les pouvoirs locaux ne se plaignaient pas".

Malgré l'ampleur du sinistre, il avait aussi indiqué que le président Vladimir Poutine ne prévoyait pas de se rendre sur place.

A Orsk, neuf personnes ont été hospitalisées du fait des inondations et près d'une centaine d'autres se sont rendues dans des établissements médicaux pour recevoir des soins, selon le ministère local de la Santé.

Le niveau de l'eau continue d'augmenter dangereusement dans plusieurs régions. Selon les autorités locales, le niveau du fleuve à Orsk a baissé lundi matin de neuf centimètres, à 963 cm, mais il a grimpé de 16 centimètres dans la capitale régionale, Orenbourg (570'000 habitants), à 872 cm.

Pics attendus mercredi

L'agence météorologique officielle russe, Rosguidromet, a affirmé s'attendre à un pic mercredi des inondations à Orenbourg et dans ses environs. Les régions russes de Kourgan (Oural) et de Tioumen (Sibérie occidentale) ont instauré lundi l'état d'urgence, ont annoncé leurs gouverneurs.

La Russie est régulièrement touchée par des phénomènes météorologiques extrêmes, comme des inondations ou des feux de forêts dévastateurs, accentués par les effets du changement climatique.

Ces importantes inondations touchent également le Kazakhstan voisin où le président Kassym-Jomart Tokaïev a déploré samedi "une catastrophe naturelle", "peut-être la plus grande, en termes d'ampleur et de conséquences, de ces 80 dernières années"

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Inondations en Russie: "situation critique" à Orsk dans l'Oural

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Une vue de la rue inondée après la rupture d'une partie d'un barrage, à Orsk, en Russie, d'après une capture d'une vidéo publiée par le service de presse du ministère russe des situations d'urgence dimanche. (© Keystone/AP Russian Emergency Ministry Pr)

"Situation critique": les autorités russes ont reconnu dimanche que les inondations à Orsk, dans l'Oural, s'étaient aggravées ces dernières heures, deux jours après la rupture d'un barrage, qui a déjà entraîné l'évacuation de plusieurs milliers d'habitants.

"Une situation critique s'est développée dans la ville d'Orsk", a affirmé le ministre russe des Situations d'urgence, Alexandre Kourenkov, à son arrivée dans cette ville industrielle de plus de 200'000 habitants proche de la frontière avec le Kazakhstan.

Aucune victime n'a été rapportée à ce stade par les autorités russes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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