Rejoignez-nous

Coronavirus

Malgré la baisse des cas, l'Europe reste "vulnérable", selon l'OMS

Publié

,

le

"L'écrasante majorité des pays européens reste vulnérable", a estimé jeudi le directeur Europe de l'OMS, Hans Kluge (Photo d'illustration © KEYSTONE/Georgios Kefalas)

La majeure partie des pays européens reste "vulnérable" face au Covid-19, a mis en garde l'OMS, inquiète du "faux sentiment de sécurité" créé par les campagnes de vaccination en cours sur la planète. Près de 156 millions de doses ont été administrées à ce jour dans une centaine de pays.

"L'écrasante majorité des pays européens reste vulnérable", a estimé jeudi le directeur Europe de l'OMS, Hans Kluge. Selon lui, "à l'heure actuelle, la frontière est mince entre l'espoir" suscité par les vaccins et "un faux sentiment de sécurité".

La pandémie du nouveau coronavirus a fait plus de 2,35 millions de morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un dernier bilan établi jeudi par l'AFP à partir de sources officielles. L'UE, qui a franchi mardi le seuil symbolique des 500'000 décès, a vu toutefois la tendance s'améliorer depuis quelques jours, avec des contaminations et des décès quotidiens en légère baisse.

Dans l'UE, 3% de la population a reçu au moins une dose de vaccin anti-Covid, selon un comptage de l'AFP jeudi. Et dans le monde, plus de 155,7 millions de doses ont été administrées dans 91 pays ou territoires. Israël arrive largement en tête, en proportion de vaccinés par rapport à sa population (42%).

Les pays riches de la planète concentrent près de six doses injectées sur dix (59%), alors qu'ils n'hébergent que 16% de la population mondiale. Cet "accès inéquitable aux vaccins peut se retourner contre nous", a mis une nouvelle fois en garde l'OMS jeudi: "plus le virus persiste, plus le risque de mutations dangereuses est grand".

Les pays du G7 se réuniront vendredi en sommet virtuel pour discuter de "la situation sanitaire", de "la situation des pays à faible revenus" et de la possibilité que le Fonds monétaire international (FMI) leur vienne en aide.

2020 année en or

Année de la pandémie planétaire, 2020 fut aussi celle des bénéfices records pour le laboratoire britannique Astrazeneca, l'un des grands groupes pharmaceutiques en pointe dans la vaccination. Le groupe a publié jeudi un bénéfice net de 3,2 milliards de dollars, qui a plus que doublé en une année, et des ventes en augmentation de 9%, à 26,6 milliards de dollars par an, tirées notamment par la forte demande de médicaments contre les troubles générés par le virus, comme l'asthme par exemple.

AstraZeneca réhabilité

Associé à l'université d'Oxford, AstraZeneca est l'un des premiers laboratoires à avoir mis au point un vaccin contre le Covid-19, autorisé en urgence en décembre en Grande-Bretagne, puis dans la foulée par de nombreux pays dans le monde et l'Union européenne.

Le sérum a valu au laboratoire d'être initialement salué par la communauté internationale. Mais des retards de livraison en Europe et des doutes sur son efficacité, chez les personnes âgées et contre les variants du virus, ont créé la polémique.

Sur les retards de livraison, AstraZeneca s'est engagé jeudi "à l'accès de 170 millions de doses de vaccin dans 190 pays".

Quant aux doutes sur son efficacité, l'OMS a finalement jugé mercredi que le vaccin d'AstraZeneca pouvait être administré aux plus de 65 ans, comme dans les pays où circulent des variants, en particulier les variants britanniques et sud-africains identifiés comme plus contagieux.

Malgré ces assurances, l'Afrique du Sud s'est dite prête à revendre ou échanger un million de doses d'AstraZeneca, écarté au profit du vaccin de Johnson & Johnson. La plupart des pays africains continueront cependant à utiliser le vaccin d'AstraZeneca, a indiqué jeudi l'agence de santé publique de l'Union africaine (UA): "c'est un bon vaccin sans le variant, et le variant n'aura un impact que s'il submerge un pays".

Pour tenter d'y voir plus clair, l'Agence européenne du médicament (EMA) a annoncé mercredi avoir demandé à tous les développeurs de vaccins d'évaluer si leur produit est efficace contre les nouvelles mutations du coronavirus.

Jusqu'à Pâques

L'UE a par ailleurs affirmé vouloir muscler sa production de vaccins, reconnaissant avoir été "sans doute trop confiante sur la livraison en temps voulu des doses commandées", selon la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

La chancelière allemande Angela Merkel a annoncé mercredi soir la prolongation jusqu'au 7 mars de la plupart des restrictions en place dans le pays. La Grèce va durcir à partir de jeudi son confinement national. Le confinement en Irlande sera étendu jusqu'à début avril, sans doute jusqu'à Pâques.

Aux Etats-Unis, le débat se poursuit sur le gigantesque plan d'urgence de 1900 milliards de dollars proposé par le président Joe Biden pour aider les PME et les ménages les plus vulnérables.

Les Américains pourront dès jeudi se faire vacciner dans les pharmacies du pays. Dans l'Etat de New York, les grandes salles de spectacle et les stades pourraient partiellement rouvrir à partir du 23 février, une première après presque un an de fermeture.

Au Japon, pays hôte des JO l'été prochain, la campagne vaccinale commencera la semaine prochaine, mais les autorités travaillent d'arrache-pied pour se procurer des seringues adaptées. Le Moyen-Orient a pour sa part franchi la barre des 100.000 morts des suites du Covid-19, selon le dernier comptage AFP.

Continuer la lecture
1 commentaire

1 commentaire

  1. Notification automatique: Malgré la baisse des cas, l'Europe reste "vulnérable", selon l'OMS - HealthGlitz

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Coronavirus

L'OFSP défend la stratégie de la Suisse durant la pandémie de Covid

Publié

le

Lors d'une pandémie, il vaut mieux avoir trop que pas assez de doses de vaccin, estime Anne Lévy, directrice de l'OFSP (archives). (© Keystone/GEORGIOS KEFALAS)

La directrice de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) Anne Lévy a défendu la commande de 61 millions de doses de vaccin contre le Covid-19 à l'époque de la pandémie. Elle est également revenue sur l'affaire Patrick Fischer.

"Au début de la pandémie, la concurrence pour l'approvisionnement était rude", rappelle-t-elle dans une interview au SonntagsBlick. "On ne savait pas clairement quelle entreprise disposait des meilleurs vaccins". "Imaginez si on avait misé sur le mauvais produit ou commandé trop peu de doses", lance la responsable.

La Suisse a administré 17 millions des doses sur son territoire et en a envoyé 8 millions à d’autres pays. Le reste a été en partie détruit, en partie non livré, mais payé.

Le SonntagsBlick relève que plus de 70% des doses de vaccin payées en Suisse n'ont ainsi pas été utilisées. "La Suisse a suivi une stratégie axée sur la sécurité", explique Mme Lévy. La haute surveillance du Parlement a du reste constaté que les mesures prises étaient justifiées. En cas de pandémie, il vaut mieux commander trop que pas assez.

Jusqu'au début 2026, la Confédération a reçu 408 demandes d’indemnisation pour des dommages liés à la vaccination. Selon Anne Lévy, 300 d’entre elles ont été rejetées après un premier examen, deux ont été acceptées et deux autres ont été refusées, tandis que d’autres sont encore en suspens.

Quarantaine pour Patrick Fischer

La majorité de la population suisse mise sur la vaccination. Pendant la pandémie, près de 70% des personnes se sont fait vacciner, et ce chiffre dépasse même les 90% chez les plus de 65 ans. "Se faire vacciner ou non est une décision personnelle", a rappelé Mme Lévy à propos de Patrick Fischer, l’entraîneur national de hockey sur glace licencié.

En 2022, celui-ci s’était rendu aux Jeux olympiques d’hiver de Pékin avec un certificat Covid falsifié. "Il aurait pu participer aux Jeux olympiques en Chine même sans vaccination; cela aurait été possible en passant par la quarantaine. D'autres athlètes l'ont fait", a déclaré la directrice de l’OFSP.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Coronavirus

Covid: enquête américaine sur de possibles décès liés aux vaccins

Publié

le

Robert Kennedy Jr avait suggéré, lors d'un événement devant la presse, que le virus SARS-CoV-2 était "ethniquement ciblé" pour nuire aux personnes noires et aux personnes blanches tout en épargnant les "Ashkénazes et les Chinois " (archives). (© KEYSTONE/EPA/YURI GRIPAS / POOL)

L'agence américaine du médicament (FDA) mène une large enquête sur de possibles morts liées aux vaccins contre le Covid-19, chez des enfants et les adultes, a indiqué le ministère américain de la santé. Le ministre en charge du département est un vaccino sceptique.

Cet examen survient au moment où de plus en plus de voix s'élèvent pour dénoncer la politisation croissante des agences sanitaires par le ministre Robert Kennedy Jr, qui a lancé une profonde refonte de la politique vaccinale américaine.

"La FDA mène une enquête approfondie sur plusieurs groupes d'âge à propos de décès potentiellement liés aux vaccins contre le Covid", a indiqué Andrew Nixon, un porte-parole du ministère à l'AFP, confirmant des informations de Bloomberg et du Washington Post.

L'efficacité et la sécurité des vaccins anti-Covid ont été documentées par de nombreuses études, tout comme l'existence de cas très rares d'effets secondaires graves ne remettant pas en cause l'intérêt de la vaccination dans la plupart des tranches d'âge, selon diverses autorités sanitaires à travers le monde.

Fausses informations

Interrogé par l'AFP, le porte-parole n'a pas souhaité préciser la date à laquelle les conclusions de cette enquête, dont les méthodes et les données employées restent floues, seraient présentées.

Ce réexamen, qui devait initialement se concentrer sur de possibles morts d'enfants, a suscité une polémique ces dernières semaines après la fuite d'un document interne à la fin novembre. Attribuée à un haut responsable de la FDA, cette note affirmait que ces vaccins sont liés à au moins 10 décès infantiles sans fournir de preuves.

Une dizaine d'anciens responsables de la FDA ont depuis lors manifesté leur inquiétude et appelé à la prudence, rappelant qu'"aucune explication sur le processus et les analyses qui ont conduit à ce nouveau jugement rétrospectif" n'ont été dévoilées.

Et le ministre de la santé Robert Kennedy Jr est par ailleurs connu pour avoir relayé des fausses informations et théories complotistes sur le sujet. Lors de la pandémie, il avait qualifié ces vaccins des "plus mortels jamais fabriqués" et avait suggéré, lors d'un événement devant la presse, que le virus était "ethniquement ciblé" pour nuire aux personnes noires et aux personnes blanches tout en épargnant les "Ashkénazes et les Chinois". Il avait ensuite démenti ses propos.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Coronavirus

Covid-19: la fuite de laboratoire privilégiée par la Maison-Blanche

Publié

le

Le virus du SARS-CoV-2 a fait plus d'un million de morts aux Etats-Unis et des millions d'autres dans le monde (archives). (© KEYSTONE/AP CDC/HANNAH A. BULLOCK, AZAIBI TAMIN)

La thèse de la fuite de laboratoire présentée comme la "véritable origine" du Covid-19 est désormais promue dans la version remaniée de la page Internet de la Maison-Blanche sur le virus, dévoilée vendredi. Cette théorie est fortement contestée.

Une image du président américain Donald Trump et des critiques de la réponse à la pandémie de son prédécesseur à la Maison-Blanche Joe Biden s'affichent aussi sur cette page, qui présentait jusque-là des informations sur la vaccination ou les tests.

Le site Covid.gov cible aussi l'ex-architecte de la stratégie de Washington contre le virus, le docteur Anthony Fauci, pour avoir défendu "le scénario privilégié selon lequel le Covid-19 est d'origine naturelle".

La page liste désormais cinq arguments en faveur de la théorie de la fuite de laboratoire, soulignant notamment que les premiers cas connus de la maladie se sont déclarés à Wuhan, en Chine, où est hébergé un institut de virologie réputé pour ses recherches sur les coronavirus.

FBI et CIA

"S'il existait des preuves d'une origine naturelle, elles seraient déjà apparues. Mais ce n'est pas le cas", peut-on y lire aussi. L'hypothèse de la fuite d'un laboratoire, qualifiée un temps de complotiste, a récemment gagné en popularité aux Etats-Unis.

Des agences américaines comme le FBI ou le ministère de l'énergie la soutiennent désormais à des degrés divers de certitude, bien que la question de l'origine du Covid-19 demeure un mystère largement débattu par les scientifiques.

Principale agence de renseignement des Etats-Unis, la CIA avait aussi estimé en janvier "avec un faible degré de confiance [...] qu'une origine de la pandémie de Covid-19 liée à des recherches est plus probable qu'une origine naturelle". Cette hypothèse a été jugée d'"extrêmement improbable" par la Chine.

Désormais engagée dans une guerre commerciale majeure avec Washington, Pékin avait également accusé les Etats-Unis "de politiser et d'instrumentaliser la question de la recherche des origines" de la pandémie.

Dans une rubrique intitulée "désinformation", le site accuse également M. Biden d'avoir discrédité des "traitements alternatifs" et de s'être entendu avec les grandes plateformes pour censurer les discours dissidents sur les réseaux sociaux, un reproche fréquemment adressé par les conservateurs.

Plus d'un million de personnes sont mortes du Covid-19 aux Etats-Unis et des millions d'autres dans le monde.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Coronavirus

Covid: la Suisse a éliminé des vaccins pour 1,3 milliard de francs

Publié

le

La Suisse a utilisé pour 0,57 milliard de francs de vaccins contre le Covid-19. (© KEYSTONE/DPA/SVEN HOPPE)

La Confédération a éliminé des vaccins contre le Covid-19 non utilisés pour une valeur de plus de 1,3 milliard de francs. Le matériel effectivement utilisé en Suisse a atteint moins de la moitié de cette somme, selon les données des autorités.

Interrogée par l'agence de presse Keystone-ATS, l'Administration fédérale des finances (AFF) a confirmé les calculs effectués par la "Sonntagszeitung" et "Le Matin Dimanche".

Entre 2020 et 2023, la Suisse a acheté du matériel sanitaire contre le Covid-19 pour une valeur d'environ 2,3 milliards de francs. Elle en a utilisé pour 0,57 milliard et envoyé des vaccins à l'étranger au titre de l'aide humanitaire pour une valeur de 0,27 milliard de francs.

Le reste du matériel, d'une valeur de 1,45 milliard de francs, a fait l'objet de "corrections de valeur", selon l'administration des finances.

90% de ces "corrections de valeur" concernent des vaccins qui ont dû être éliminés après leur date de péremption, selon l'AFF. Cela correspond à plus de 1,3 milliard de francs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Taureau

Votre richesse intérieure mérite d’être partagée, et en l’ouvrant aux autres, vous allez en tirer un profond sentiment d’harmonie.

Les Sujets à la Une