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Culture

Après l'hommage national à "Bébel", obsèques dans l'intimité

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Jean-Paul Belmondo est décédé lundi à l'âge de 88 ans. (© KEYSTONE/AP/Michel Euler)

Une cérémonie intime pour un "grand monsieur": les proches de Jean-Paul Belmondo, la famille du cinéma, Alain Delon en tête, se sont réunis vendredi pour dire un dernier adieu à Bébel, à l'église Saint-Germain-des-Prés à Paris.

La cérémonie réservée aux proches n'a pas été retransmise à l'extérieur, ce qui n'a pas empêché le public, venu en nombre, d'applaudir le cercueil pendant quatre minutes à la fin de la cérémonie, qui a duré près de deux heures.

Elle a été marquée par une prise de parole émouvante de Victor Belmondo, un petit-fils de la star, lui-même comédien, et une ovation debout à l'initiative du réalisateur Claude Lelouch, selon Dany Boon, interrogé par BFMTV.

Des "Bébel", "Bébel" ont été lancés parmi la foule, comptant des fans arrivés dès 08h00. Des admirateurs ont également applaudi debout de la terrasse des Deux-Magots, à côté de l'église, preuve de l'immense popularité de l'acteur, souvent comparé à un soleil.

Absent de l'hommage national aux Invalides la veille, Alain Delon, longtemps présenté comme le rival de Bébel, est apparu souriant, béquille à la main, en compagnie de son fils Anthony. Le dernier vieux lion du cinéma français a été chaleureusement applaudi par une foule émue, criant son prénom.

Absent des cérémonies jeudi, Alain Delon longtemps présenté à tort comme le rival de Bébel, est apparu vendredi souriant, béquille à la main. (© KEYSTONE/AP/Michel Euler

Unis dans la douleur

D'autres personnalités, dont le réalisateur Claude Lelouch, l'animateur Michel Drucker, les acteurs Pierre Richard en béquille, et Jean Dujardin, les actrices Béatrice Dalle, Véronique Jannot, l'humoriste Michel Leeb, Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes, ou encore Luis Fernandez, l'ancien entraîneur du PSG et le boxeur Brahim Asloum, se sont rendus à la cérémonie qui a commencé à 11h00.

La famille de l'acteur, dont son fils Paul, sa fille Stella, la petite dernière âgée de 18 ans et l'ex-femme de l'acteur, Natty Tardivel, était unie dans la douleur.

"Belmondo, on a toujours vu ses films en famille, il nous a accompagné", a confié à l'AFP une conseillère bancaire à Paris âgée de 62 ans, qui a pris sa matinée pour être présente devant l'église. "On le voyait toujours quand on allait déjeuner à la brasserie Lipp, sa disparition me touche", confie à l'AFP une Californienne de 66 ans qui visite régulièrement Paris avec son mari.

Figure de proue de la Nouvelle Vague ("A bout de souffle", "Pierrot le fou"), avant de devenir champion du box-office dans des comédies et des films d'action à succès (comme Le Professionnel" (1981) et "L'As des as" (1982)), l'acteur a enchanté des générations de Français au fil de quelque 80 films, cinéphiles pointus ou amateurs de cascades spectaculaires.

"Toujours magnifique"

La France lui a rendu un hommage solennel jeudi, avec une cérémonie dans la cour des Invalides, puis un long défilé du public venu le saluer une dernière fois.

Le "Magnifique" avait disparu du grand écran depuis près de 15 ans, après un AVC aux lourdes séquelles. Mais il était toujours aussi populaire.

"Nous aimons Belmondo parce qu'il nous ressemblait", a salué le président Macron dans son éloge funèbre. "Flic, voyou, toujours magnifique", a-t-il poursuivi, en clin d'oeil à sa filmographie, avant de conclure "Adieu Bébel". Dans la cour des Invalides, près de 1000 personnes du public ont pu assister à l'hommage, munies de leur pass sanitaire.

Pour ceux qui ne pouvaient pas entrer, des écrans géants avaient été installés sur l'esplanade. Le cercueil de l'acteur est ensuite sorti au son de "Chi Mai", musique d'Ennio Morricone dans "Le Professionnel", jouée par l'orchestre de la Garde républicaine.

À la nuit tombée, une longue file d'attente de bien plus d'un millier de personnes a patienté pour rendre un dernier hommage à l'acteur.

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Culture

Décès du sociologue Bernard Crettaz

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Bernard Crettaz s'était spécialisé dans la question des rites funéraires. Il avait fondé les "cafés mortels" (image d'illustration). (© KEYSTONE/EPA/TERESA SUAREZ)

L'ethnologue et sociologue Bernard Crettaz est décédé lundi en Autriche à l'âge de 84 ans, a indiqué son ami, l'ancien conseiller national et président de la commune d'Anniviers (VS), Simon Epiney. Il s'était notamment spécialisé sur la question des rites mortuaires.

Bernard Crettaz était très fragile sur le plan cardiaque, il avait subi plusieurs pontages, a précisé Simon Epiney à Keystone-ATS, confirmant une information de la RTS. Malgré cela, il travaillait "comme avant" et avait deux projets de livres en cours, a-t-il ajouté.

Il se penchait notamment sur le "curé Francey", un prêtre qui a été curé de Vissoie durant près de 50 ans, a expliqué l'ancien conseiller national PDC. Pour lui, le Valais perd un "très grand chantre d'Anniviers".

Bernard Crettaz travaillait également sur une nouvelle édition de son livre "Cafés mortels" prévue pour le mois d'avril. Il était "très enthousiaste", a expliqué son éditeur, Labor et Fides, à Genève. Ce dernier l'a rencontré encore la semaine passée.

Intérêt pour la mort

Né en 1938 à Vissoie (VS), Bernard Crettaz s’est longtemps intéressé au Valais. Il s’est particulièrement penché sur sa vallée natale et sur la race d'Hérens, qui ont donné lieu à de nombreuses publications. Il a aussi été conservateur au Musée d'ethnographie de Genève (MEG) et chargé de cours au département de sociologie de l'Université de Genève.

En 1982, il a fondé la Société d'études thanatologiques de Suisse romande avec sa compagne Yvonne Preiswerk. Il a aussi créé les "cafés mortels", réunissant la population au bistrot pour parler de cette thématique. En six ans, plus de 3000 personnes ont participé à une quarantaine d'événements pour s'exprimer à bâtons rompus sur la mort.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

2e livre gratuit: Payot fait recours auprès du Conseil d'Etat VS

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Pascal Vandenberghe, le patron des éditions Payot, vient de déposer un recours auprès du Conseil d'Etat VS. (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Les librairies Payot font recours auprès du Conseil d'Etat valaisan parce qu'elles sont exclues de l'opération "2e livre gratuit" lancée mi-novembre. Pascal Vandenberghe estime ne pas avoir reçu de réponses satisfaisantes jusqu'ici.

Mi-novembre, le Valais a lancé une vaste opération pour redonner le goût de la culture au public, qui a déserté - avec la pandémie et les nouvelles habitudes de consommation - les cinémas et les librairies. Jusqu'à Noël les séances de cinéma en semaine sont gratuites et les lecteurs reçoivent un 2e livre gratuit après l'achat du premier.

Mais certaines enseignes comme Payot n'ont pas été intégrées à l'opération. Le patron de Payot Pascal Vandenberghe est très vite monté au créneau. Mardi il a franchi un pas de plus, a-z-il fait savoir dans un communiqué.

Malgré la bienveillance de l'objectif, le gouvernement valaisan avait déjà dû rétropédaler dans le Haut-Valais. Le 23 novembre, le canton a suspendu son dispositif dans la partie alémanique du canton, qui ne recèle aucune librairie indépendante sur son territoire, et dont les trois seules enseignes appartiennent au groupe Orell Füssli/Thalia.

On ne demande pas l'aumône

Une rencontre entre Pascal Vandenberghe et le chef de service de la culture du Valais Alain Dubois le 24 novembre n'a pas débouché sur un accord. Le service culturel a pourtant proposé un "arrangement" qui aurait permis d'octroyer une compensation du canton à Payot et à Orell Füssli.

Payot a refusé en arguant que "nous ne sommes pas venus demander l'aumône, mais un traitement équitable".

Si le canton venait à confirmer sa position, Payot fera recours auprès du Tribunal cantonal, annonce-t-il mardi. Dans l'intervalle, l'enseigne, dont le siège est basé à Lausanne, continuera d'offrir un deuxième livre à ses clients, tout en prenant ses frais à sa charge.

Le service de la culture du canton du Valais a été contacté et devrait répondre en début d'après-midi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Metallica annonce un nouvel album pour 2023

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Le 12e album studio de Metallica est le premier depuis 2016 (archives). (© KEYSTONE/AP The Philadelphia Inquirer/ELIZABETH ROBERTSON)

Le légendaire groupe d'heavy metal américain Metallica a annoncé lundi la sortie en avril prochain d'un nouvel album studio. Il prévoit également de faire une tournée en Europe et en Amérique du Nord en 2023 et 2024.

L'album "72 seasons" sortira le 14 avril 2023 et sera immédiatement suivi de concerts à Amsterdam, Paris, Hambourg en Allemagne, puis en Suède, selon des communiqués de Metallica et du géant de la billetterie et du divertissement Live Nation.

S'ensuivront d'août à novembre 2023 des concerts aux Etats-Unis et au Canada (Los Angeles, Phoenix, Detroit, Montréal...) avant un retour en Europe à partir de mai 2024 (Munich, Helsinki, Varsovie, Madrid...), puis de nouveau en Amérique du Nord (Chicago, Seattle, Mexico...) jusqu'en septembre 2024. Aucune date n'est prévue en Suisse.

Premier album depuis 2016

Le quatuor californien, dont les membres fondateurs comme James Hetfield, 59 ans, et le batteur danois Lars Ulrich, 58 ans, jouent et se produisent depuis 40 ans, ont promis deux concerts à chacune de leurs étapes avec un spectacle différent chaque jour.

Leur 12e album studio, le premier depuis 2016, comporte 12 titres, dont l'un, "Lux Aeterna", a été dévoilé lundi. D'après James Hetfield, le titre de l'opus "72 seasons" fait référence aux "18 premières années de nos vies qui forment notre vrai ou notre faux moi".

"Nos parents nous ont dit 'qui nous sommes' [...] L'essentiel de notre expérience d'adulte est de rejouer ou de réagir à nos expériences de l'enfance, d'être prisonniers de notre enfance ou de se libérer de ces liens", écrit le chanteur américain.

Avec la puissance du son metal, Metallica avait réveillé en septembre un concert caritatif new-yorkais pour le climat et contre la pauvreté d'une dizaine d'artistes américains et européens organisé à Central Park, au coeur de Manhattan, par l'ONG américaine Global Citizen.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Pour Rishi Sunak, "l'âge d'or" avec la Chine est terminé

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Le premier ministre britannique Rishi Sunak a perdu confiance en la Chine. (© KEYSTONE/AP/Leon Neal)

Le Premier ministre britannique Rishi Sunak a estimé lundi que "l'âge d'or" entre le Royaume-Uni et la Chine était terminé. Il a prôné une approche plus pragmatique face au "défi systémique" posé par Pékin après l'arrestation à Shanghai d'un journaliste de la BBC.

"Soyons clair, le fameux +âge d'or+ est terminé, tout comme l'idée naïve que le commerce mènera automatiquement à des réformes politiques et sociales", a asséné Rishi Sunak en référence au réchauffement des relations sino-britanniques à partir de 2015 sous David Cameron.

Pour son premier grand discours de politique étrangère prononcé à Guildhall, le palais de la City de Londres, le Premier ministre a estimé que la Chine représentait désormais "un défi systémique pour nos valeurs et nos intérêts, un défi de plus en plus criant tandis que le pays évolue vers un autoritarisme encore plus grand".

Ses propos interviennent après l'arrestation et les violences policières à l'encontre d'un journaliste de la BBC qui couvrait des manifestations à Shanghai.

La BBC a affirmé dimanche soir que son journaliste Ed Lawrence avait été "arrêté et menotté pendant qu'il couvrait les manifestations à Shanghai". Selon le géant audiovisuel britannique, "il a été battu et frappé par la police" avant d'être relâché.

Déclenchée par la mobilisation contre les confinements et les restrictions imposées par les autorités pour lutter contre l'épidémie de coronavirus, la colère qui gronde en Chine semble inédite depuis les manifestations pro-démocratie réprimées dans le sang en 1989.

Approche pragmatique

"Au lieu d'écouter les protestations de son peuple, le gouvernement chinois a choisi de sévir davantage, notamment en agressant un journaliste de la BBC", a dénoncé le Premier ministre.

"Les médias - et nos parlementaires - doivent pouvoir mettre en lumière ces questions sans être sanctionnés", a-t-il insisté.

La BBC a expliqué qu'elle n'avait eu "aucune explication ou excuse officielle des autorités chinoises, au-delà d'une affirmation des fonctionnaires, qui l'ont ensuite libéré, qu'ils l'avaient arrêté pour son propre bien au cas où il aurait attrapé le Covid (au milieu) de la foule". "Nous ne considérons pas cela comme une explication crédible."

Pékin a assuré lundi que M. Lawrence ne s'était pas identifié en tant que journaliste "et n'a volontairement pas présenté son accréditation de presse", selon Zhao Lijian, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

L'incident ne fait qu'envenimer des relations déjà tendues entre Pékin et Londres, sur fond de vives critiques du Royaume-Uni notamment sur la reprise en main de Hong Kong par la Chine et d'incidents récents sur le sol britannique.

Mais si le Premier ministre a affirmé vouloir faire "évoluer" l'approche du Royaume-Uni vis-à-vis du pays asiatique, il ne faut pas "ignorer" selon lui "la place de la Chine dans les affaires mondiales".

Plus tôt lundi, le porte-parole du chef du gouvernement avait qualifié de "choquante et inacceptable" l'arrestation du journaliste. "Mais ça ne signifie pas que nous ne chercherons pas à avoir des relations constructives avec la Chine sur les autres questions" comme la lutte contre le réchauffement climatique ou l'économie.

"Menace numéro 1"

Un discours qui semble s'être atténué alors que M. Sunak avait qualifié la Chine de "menace numéro 1" pour le Royaume-Uni lors de la campagne qui l'a mené à Downing Street.

Le Royaume-Uni a été récemment marqué par les violences subies par un militant pro-démocratie de Hong Kong au consulat de Chine à Manchester (Nord) et par les informations d'une ONG espagnole selon lesquelles Pékin aurait ouvert des postes de police clandestins dans plusieurs pays occidentaux, notamment sur le sol britannique.

Réagissant à l'arrestation de M. Lawrence, le secrétaire d'Etat britannique à la Sécurité, Tom Tugendhat, a estimé que l'affaire faisait écho à la "répression" que le parti communiste chinois tente de mettre en oeuvre "ailleurs".

"Les tentatives de répression d'Etat ici au Royaume-Uni nous rappellent le besoin urgent de défendre nos propres libertés", a-t-il tweeté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L'émergence artistique du 2 au 4 décembre aux Urbaines de Lausanne

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L'Espace Arlaud à Lausanne sera le point de départ du festival de l'émergence artistique Les Urbaines avec une exposition (archives). (© Keystone/DOMINIC FAVRE)

La 26e édition du festival de l'émergence artistique Les Urbaines se tient le week-end prochain, les 2, 3 et 4 décembre. La manifestation, entièrement gratuite, investira différents espaces à Lausanne, Renens et Chavannes.

Un total de 42 propositions "téméraires" issues des scènes locales, nationales et internationales seront à découvrir lors de cette édition 2022, indiquent les organisateurs dans un communiqué. Parmi elles, cinq premières, deux premières européennes et douze premières suisses, précisent-ils.

"Laboratoire plein de possibilités esthétiques, la programmation ne se rallie que par l'attention portée aux propositions qui sortent du lot, chacune à sa manière, et se distinguent précisément parce qu'elles amorcent, peut-être, de nouveaux apparentements, de nouveaux courants", écrivent-ils. Porteuse d'esthétiques singulières et de langages disruptifs, l'émergence invite autant à la surprise et à l'émerveillement qu'à l'inconfort ou la provocation, selon eux.

Huit lieux institutionnels, associatifs ou alternatifs seront investis par des performances, des concerts, des ateliers, des DJ sets et des ½uvres plastiques. Invitant au déplacement d'est en ouest, le parcours proposé débutera avec une exposition à l'Espace Arlaud, continuera au Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA), puis passera par l'Arsenic et le Théâtre Sévelin 36, à Lausanne.

Le parcours se poursuivra ensuite à L'Eveil - Halles Nord Beaulieu et l'Espace Amaretto, puis en direction de Chavannes et Renens avec la Chapelle de Chavannes et l'Atelier tl Perrelet. Le festival propose aussi des actions de médiation, telles que des ateliers, des visites guidées et des ateliers scolaires.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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