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Culture

Elena Balzamo se voit décerner la bourse du Programme Gilbert Musy

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Que serait la littérature sans la traduction ? La traductrice et écrivaine, Elena Balzamo, est la lauréate de la bourse du Programme Gilbert Musy 2022 (photo prétexte). (© KEYSTONE)

La spécialiste des littératures russe et scandinaves Elena Balzamo est la lauréate du Programme Gilbert Musy 2022. Invitée deux mois en Suisse, elle participe aux Journées littéraires de Soleure et va donner une master class à de jeunes traducteurs à l'UNIL.

La traduction occupe une belle place dans le programme des Journées littéraires de Soleure qui se tiennent du 27 au 29 mai. Elena Balzamo parlera du double métier d’autrice et de traductrice à la lumière de son dernier livre, "Le Périmètre élargi", qui sort tout juste de presse.

Enfant en URSS

Elena Balzamo, 66 ans, a grandi dans la Russie soviétique avant de quitter son pays pour épouser un Français, indique le Centre de traduction littéraire de l'UNIL dans un communiqué. Egalement critique littéraire au "Monde des Livres", elle a traduit de nombreux auteurs nordiques parmi lesquels le classique du romantisme suédois Carl Jonas Love Almqvist, mais aussi August Strindberg pour n'en citer que deux.

Elena Balzamo travaille actuellement à la retraduction intégrale du "Merveilleux voyage de Nils Holgersson et les oies sauvages", de Selma Lagerlöf: un classique du genre.

Elle ne se limite pas à la traduction et écrit également ses propres livres (Cinq histoires russes, 2015, Triangle isocèle, 2019 et Décalcomanies, 2020). Ses récits, à mi-chemin entre l'autofiction et l'enquête, évoquent sa jeunesse passée en URSS, marquée par la boulimie des langues et l’absurdité du quotidien.

Ateliers de traduction collective

Primée à des nombreuses reprises, Elena Balzamo, qui a encore la particularité de diriger des ateliers de traduction collective à l’Institut suédois de Paris, séjourne à la résidence des écrivains du Château de Lavigny VD jusqu'en juillet.

Créée en 2018 par le Centre de traduction littéraire de Lausanne (CTL), la bourse Gilbert Musy a déjà été remise à quatre reprises, à Jean-Louis Besson (2018), Jean-Baptiste Para (2019), Josée Kamoun (2020) et Rosie Pinhas-Delpuech (2021).

Cette bourse porte le nom du traducteur, Gilbert Musy, qui a joué un rôle important pour la littérature suisse et pour la reconnaissance de sa profession, rappelle le Centre de traduction littéraire sur son site. Il a traduit de nombreux auteurs suisses alémaniques comme Hugo Loetscher, Matthias Zschokke ou encore Erica Pedretti, pour ne citer qu’une partie de son importante bibliographie, publiée en Suisse et en France.

Matthias Zschokke lui a d'ailleurs consacré un film, qui est sorti peu avant sa mort, à la fin des années 90. Gilbert Musy était aussi écrivain, co-fondateur des éditions d’en bas et politicien engagé élu au Grand Conseil vaudois sous la bannière des Verts.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Alec Baldwin formellement inculpé d'homicide involontaire

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Ce fait divers rare avait choqué Hollywood et eu un fort retentissement, déclenchant des appels à interdire les armes à feu sur les plateaux (archives). (© KEYSTONE/AP/Jae C. Hong)

L'acteur américain Alec Baldwin, auteur d'un tir mortel sur le tournage du film "Rust" en 2021, a été inculpé d'homicide involontaire, a annoncé mardi une procureure. Il encourt jusqu'à cinq ans de prison s'il est reconnu coupable de négligence aggravée.

L'armurière du film Hannah Gutierrez-Reed, qui avait manipulé l'arme, est visée par le même chef d'inculpation, a précisé la procureure du comté de Santa Fe au Nouveau-Mexique, Mary Carmack-Altwies. "Personne n'est au-dessus de la loi et la justice sera rendue", a-t-elle insisté dans un communiqué.

Le 21 octobre 2021, ce tournage dans un ranch du Nouveau-Mexique (sud-ouest) avait viré au drame quand M. Baldwin avait actionné une arme censée ne contenir que des balles à blanc, mais dont un projectile bien réel avait tué la directrice de la photographie Halyna Hutchins, 42 ans, et blessé le réalisateur Joel Souza.

Ce fait divers rare avait choqué Hollywood et eu un fort retentissement, déclenchant des appels à interdire les armes à feu sur les plateaux, où la présence de munitions réelles est en théorie déjà interdite.

S'ils sont condamnés pour simple homicide involontaire, Alec Baldwin et Hannah Gutierrez-Reed risquent jusqu'à 18 mois de prison. Mais cette peine pourrait être portée à un maximum de cinq ans d'emprisonnement en cas de négligence aggravée.

"Terrible erreur judiciaire"

La procureure avait annoncé son intention d'engager des poursuites le 20 janvier. L'avocat de l'acteur, Luke Nikas, avait alors dénoncé une "terrible erreur judiciaire". "M. Baldwin n'avait aucune raison de penser qu'une balle réelle se trouvait dans l'arme, ou nulle part ailleurs sur le lieu de tournage", avait-il insisté.

Alec Baldwin, 64 ans, notamment connu pour la série "30 Rock", a toujours dit qu'on lui avait assuré que son arme était inoffensive. L'adjoint à la réalisation David Halls, qui lui avait remis l'arme en l'informant qu'elle n'était pas dangereuse, va lui être accusé de négligence lors de l'utilisation d'une arme mortelle. Des poursuites qu'il a choisi de ne pas contester.

M. Baldwin nie également avoir appuyé sur la détente, une affirmation mise en doute par de nombreux experts. En août, l'acteur avait dit s'attendre à ce que personne ne soit inculpé, indiquant à la chaîne CNN avoir embauché un détective privé pour établir les responsabilités dans cette affaire.

Le drame a donné lieu à une volée de poursuites au civil, émanant de plusieurs membres de l'équipe. En octobre, Alec Baldwin avait annoncé avoir trouvé un accord mettant fin aux poursuites judiciaires engagées au civil par la famille de Mme Hutchins. Son montant n'avait pas été divulgué.

A l'époque, la reprise du tournage de "Rust" avait également été annoncée pour début 2023. Le veuf de la défunte directrice de la photographie, Matthew Hutchins, doit être promu producteur exécutif du film.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Pully VD : Jim Jarmusch à la guitare sur des films de Man Ray

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Le réalisateur américain Jim Jarmusch (G) et le chanteur américain Iggy Pop (D) font un doigt d'honneur aux photographes à Cannes en 2016 quand ils présentaient "Gimme Danger", un documentaire, consacré au groupe de rock, les Stooges. (© KEYSTONE/EPA/JULIEN WARNAND)

Jim Jarmusch, le réalisateur américain de films alternatifs, branche sa guitare jeudi soir à l'Octogone de Pully. Il jouera sur des courts-métrages de l'artiste surréaliste Man Ray, tournés dans les années 1920.

Jim Jarmusch a alimenté l'imaginaire des jeunes dans les années 80 avec les images, souvent en noir et blanc, d'un New York alternatif. Il jouera jeudi soir dans un duo, appelé SQÜRL, avec son acolyte, le compositeur Carter Logan.

Le réalisateur de 70 ans a créé ce groupe en 2009 pour composer la musique de ses films, à l'époque "The limits of Control", dit-il dans une interview à 24 Heures. Le procédé lui a plu et il l'a appliqué à des courts-métrages muets des années 20 de Man Ray, cet artiste surréaliste américain (1890-1976), naturalisé français, membre du mouvement dadaïste et connu pour ses photographies, ses films et ses peintures.

La musique a toujours fait partie intégrante des films de Jim Jarmusch. On entend et on voit à l'écran John Luriee, le premier batteur de Sonic Youth, dans "Stanger than Paradise" (1984), Tom Wait dans "Down by Law" (1986) et Joe Strummer dans "Mystery Train" (1989).

Le cinéaste a raflé de nombreux prix à Cannes notamment, mais aussi à Locarno, le Léopard d'Or pour "Stanger than Paradise" en 1984.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Ferdinand et Valentine, le peintre et l'amante au Musée Jenisch

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L'exposition retrace l'histoire d'amour de Ferdinand Hodler et Valentine Godé-Darel, depuis leur rencontre jusqu'à la maladie et la mort de cette dernière, à Vevey en 1915. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le Musée Jenisch à Vevey (VD) ouvre vendredi ses portes sur sa nouvelle exposition, "Ferdinand Hodler. Revoir Valentine". Elle dévoile les oeuvres que le peintre a consacrées, jusque dans la mort, à celle qui fut son modèle, son amante et la mère de sa fille.

A voir jusqu'au 21 mai, l'exposition retrace leur histoire d'amour, depuis leur rencontre jusqu'à la maladie et la mort de Valentine, à Vevey en 1915. Près de 115 pièces ont été réunies pour cette exposition, dont 63 dessins et peintures. "Un ensemble exceptionnel réuni pour la première fois depuis plus de 45 ans", indique le Musée Jenisch.

C'est en 1908 à Genève que Ferdinand Hodler, alors âgé de 55 ans, rencontre Valentine Godé-Darel, une Parisienne divorcée et de 20 ans sa cadette. La première partie de l'exposition s'attarde sur les débuts de leur relation, lorsque Valentine devient le modèle puis rapidement la maîtresse du peintre.

Leur idylle est tumultueuse, faite de ruptures et de retrouvailles, comme en témoignent les carnets de croquis de l'artiste. Dans cette première partie, les visiteurs découvrent les oeuvres allégoriques et les nombreux portraits où Valentine apparaît comme modèle, à l'instar de "Femme joyeuse" ou "Splendeur linéaire".

L'accrochage présente également les autres projets artistiques qui occupent Hodler à cette époque, notamment la conception de ses toiles monumentales "L'Amour" et "Le Désir".

"Personne n'a encore jamais fait cela"

La deuxième aile du musée retrace la fin de vie de Valentine Godé-Darel, qui apprend qu'elle est atteinte d'un cancer en 1913, en même temps que sa grossesse. Dès qu'il la sait condamnée, Hodler va documenter "en direct" la lente et douloureuse évolution de la maladie de celle qui fut "la passion la plus intense de sa vie", souligne le dossier le presse.

Cette série se compose de quelque 200 oeuvres - dessins, peintures et pages de carnets - qui traduisent "sans ménagement" l'agonie de Valentine. Ferdinand Hodler viendra même la peindre encore une fois, au lendemain de sa mort, le 25 janvier 1915.

"Compte tenu de sa qualité graphique, de l'ampleur de la série et de son caractère unique, le cycle de Valentine est sans aucun doutel'une des contributions majeures à l'histoire de la peinture moderne", écrit le Musée Jenisch.

Décédé trois ans après sa bien-aimée, Hodler était conscient de la portée de son oeuvre, lui qui aurait confié à une amie et collectionneuse: "Personne n'a encore jamais fait cela."

Ce cycle de Valentine mourante n'avait plus donné lieu à une présentation publique d'importance depuis 1976 et une exposition au Kunsthaus de Zurich, selon l'établissement veveysan.

Carnets numériques

L'exposition s'intéresse aux nombreux carnets tenus par Hodler tout au long de sa vie, sur ses réflexions, croquis, observations, adresses, listes de courses, calculs de proportions et autres comptes qu'il tenait dans des petits carnets de laitier à couverture bleue. Pour la première fois, et grâce aux moyens numériques, le public pourra feuilleter lui-même les carnets dédiés à Valentine.

De quoi éprouver plus intensément encore, "l'émotion singulière qui se dégage du cycle de Valentine".

En plus des oeuvres du Musée Jenisch, issues de la donation et du legs Rudolf Schindler en 2014 et 2015, l'exposition a été rendue possible grâce à de nombreux prêteurs privés ou institutionnels, de Suisse comme de l'étranger,

Pour cette exposition, le musée s'est associé à l'Institut Ferdinand Hodler à Genève, le centre de recherche dédié au peintre berno-genevois.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Bons Plans LFM

Art on Ice à Fribourg

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Art on Ice 2023
Art on Ice est de retour après une pause forcée de 2 ans / @artonice.com

Art on Ice est de retour à la BCF Arena de St-Léonard pour une date unique en Suisse romande.

Après une pause forcée de deux ans, Art on Ice annonce pour sa tournée 2023 quelques nouveautés, avec en tête d’affiche, l'artiste britannique Rag’n’Bone Man. Gjon’s Tears, représentant de la Suisse au Concours Eurovision de la chanson, et la chanteuse et compositrice suisse ELLE complètent le programme musical du spectacle cette année. A leurs côtés, et annoncée fin 2022, l’auteure, compositrice, interprète et membre du girls band des Spice Girls : Mélanie C. La nouvelle production fera étape, notamment, à Fribourg, à la BCF Arena, en date du 7 février.

Des championnes et des champions olympiques et du monde seront aussi présents sur la patinoire. Parmi eux, les actuels champions olympiques de danse sur glace, quintuples champions du monde et quintuples champions d’Europe Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron feront le voyage depuis la France. Vanessa James, championne d’Europe, et Eric Radford, champion du monde, et les médaillés de bronze des derniers championnats du monde seront également de la partie. L’actuelle vice-championne du monde belge Loena Hendrickx est également annoncée. Pour les fans suisses de patinage, la quadruple championne de Suisse Alexia Paganini fera aussi le show.

Informations : www.artonice.com

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Culture

La Comco ouvre une enquête dans le domaine des livres en français

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Payot dénonce une surmajoration du prix des livres et une distorsion de la concurrence de la part du groupe français Madrigall (image d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Commission de la concurrence (Comco) a ouvert une enquête à l’encontre du groupe éditorial français Madrigall. Elle va examiner s'il limite de façon illicite la possibilité pour les libraires suisses de se fournir en France à de meilleures conditions.

Le groupe Payot avait déposé en septembre une plainte contre Madrigall pour prétendu abus de pouvoir de marché relatif, rappelle la Comco dans un communiqué publié mardi. Il lui reprochait d’empêcher les libraires suisses de se procurer en France des livres au prix du marché français et aux conditions usuelles françaises.

Dans le cadre de l’enquête, "la Comco va examiner si Madrigall détient effectivement un pouvoir de marché relatif envers le dénonciateur et si la société s'est comportée de manière abusive au sens de la loi sur les cartels", précise la commission.

"Faire baisser les prix"

Interrogé en octobre par Keystone-ATS, le patron de Payot Pascal Vandenberghe dénonçait une surmajoration du prix des livres et une distorsion de la concurrence. "Notre objectif est de faire baisser le prix d'achat pour pouvoir baisser le prix de vente", expliquait-il.

"Le problème pour le client en librairie, c'est le prix qu'il voit imprimé sur un livre, par exemple 20 euros, et celui qu'il doit débourser, disons 39 francs, explique-t-il. Et nous libraires, nous comparons le prix d'achat du livre en France et en Suisse et constatons aussi un différentiel de l'ordre de 40 à 50%", ajoutait-il.

Madrigall est le troisième groupe éditorial français. Il comprend une quinzaine de maisons d’édition, dont Gallimard, Flammarion, Casterman et des marques éditoriales reconnues comme La Pléiade.

Nouvelles compétences

La Comco s'est vue confier une nouvelle tâche à la suite de l'entrée en vigueur le 1er janvier 2022 du contre-projet indirect à "l'initiative pour des prix équitables". La notion de pouvoir de marché relatif des entreprises figure désormais dans la loi sur les cartels.

Une entreprise dispose d'un pouvoir de marché relatif lorsque d'autres entreprises sont dépendantes en matière d'offre ou de demande d'un produit ou d'une prestation, de telle sorte qu'il n'existe pas de possibilités suffisantes et raisonnables de se tourner vers des sources alternatives, explique la Comco.

Il peut y avoir abus, si, par exemple, une entreprise disposant de ce pouvoir de marché relatif empêche d'autres entreprises de se procurer une marchandise proposée en Suisse et à l'étranger aux conditions étrangères.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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