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Culture

Notre-Dame retrouve son coq, nouveau marqueur de sa renaissance

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Le coq a été béni au sol dans l'après-midi par l'archevêque de Paris, Monseigneur Laurent Ulrich. Puis il a été acheminé avec une grue jusqu'au sommet de la flèche, à 96 mètres de hauteur. (© KEYSTONE/AP/Michel Euler)

Le coq a retrouvé samedi sa place au sommet de Notre-Dame de Paris. Un nouveau symbole fort pour la cathédrale ravagée par les flammes en 2019 et qui doit rouvrir dans moins d'un an.

Cette pièce emblématique a été bénie au sol dans l'après-midi par l'archevêque de Paris, Monseigneur Laurent Ulrich. Puis elle a été acheminée avec une grue jusqu'au sommet de la flèche, à 96 mètres de hauteur, sous le soleil de la capitale, a constaté l'AFP.

Il s'agit d'un nouveau coq doré, dessiné par l'architecte en chef des monuments historiques français Philippe Villeneuve. Le précédent fut trop abîmé lors de l'incendie qui a ravagé le 15 avril 2019 le monument associé dans le monde à Paris, au même titre que la Tour Eiffel.

"Tel le phénix"

"Ému", Philippe Villeneuve a décrit ce nouveau coq "aux ailes de feu", qui "rappelle que la cathédrale peut renaître de ses cendres tel le phénix".

Dans le christianisme, le coq symbolise le retour de la lumière après la nuit. Mais ce gallinacé, qui est un des emblèmes de la France, est cher aux Français. On le retrouve sur le maillot des équipes nationales de football et de rugby par exemple.

Des reliques et un tube

Ce nouveau coq de la cathédrale contient des reliques sauvées de l'incendie, précieuses aux catholiques. Et un autre tube scellé y a été placé, avec les noms de près de 2000 personnes impliquées dans la reconstruction de la cathédrale.

C'est "une aventure humaine sans équivalent", a salué Philippe Jost, qui dirige l'établissement public chargé du chantier.

Le 8 décembre, le président Emmanuel Macron s'y était rendu, un an jour pour jour avant la réouverture prévue de la cathédrale, à laquelle il entend inviter le pape François. Il y avait notamment annoncé que l'ancien coq allait prendre place dans "un musée de l'oeuvre de Notre-Dame de Paris", qui doit voir le jour à proximité, sur l'île de la Cité.

Emotion planétaire

L'incendie spectaculaire survenu en 2019 dans ce chef-d'oeuvre de l'art gothique et la chute de la flèche en direct sur les chaînes d'info et les réseaux sociaux avaient suscité une émotion planétaire. Et un élan de solidarité tout aussi conséquent: 848 millions d'euros de dons ont ainsi afflué du monde entier, finançant la restauration de la cathédrale.

Le mois de décembre a été décisif dans les avancées sur le chantier de Notre-Dame. Le 6 décembre, la cathédrale avait retrouvé sa croix, apposée au sommet de sa flèche, dont on distingue la silhouette derrière les échafaudages.

Couverture en plomb

L'étape suivante est celle de la couverture en plomb de la flèche, une matière qui suscite de nombreux débats, mais Philippe Jost s'est voulu récemment rassurant devant la commission des Affaires culturelles de l'Assemblée nationale qui l'auditionnait.

Il a ainsi expliqué que "le nuage de plomb consécutif à l'incendie, qui a suscité une vive polémique et des plaintes de riverains, n'a pas induit de manière visible de contamination". Il ajoute qu'un dispositif inédit et "expérimental de traitement des eaux de ruissellement" a été déployé "afin de mettre en place un système pérenne le plus adapté".

Système anti-incendie novateur

Pendant les JO de Paris à l'été 2024 (26 juillet-11 août), la flèche et la silhouette familière de Notre-Dame, pour l'heure enserrées d'échafaudages et flanquées de grues, sont espérées.

Enfin, M. Jost a promis un système anti-incendie novateur dans la cathédrale. Quatre ans et demi après le sinistre, la piste accidentelle reste privilégiée.

A sa réouverture, fixée le 8 décembre 2024, Notre-Dame de Paris doit être en mesure d'accueillir 14 millions de visiteurs, soit deux millions de plus qu'avant l'incendie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Avignon: la Sélection suisse entre théâtre et danse contemporaine

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Chaque année au début de l'été, des milliers se dirigent vers Avignon pour assister à son festival de théâtre, l'un des plus importants au monde. (archives) (© Keystone/AP/CLAUDE PARIS)

La Sélection suisse en Avignon a dévoilé lundi sa programmation pour l’édition 2026. Six spectacles, une publication et des lectures seront présentés du 6 au 21 juillet dans la Cité des Papes, offrant un panorama de la création contemporaine helvétique.

Parmi les projets retenus figure "Le cheval qui peint" du collectif genevois Old Masters, connu pour son esthétique minimaliste et son usage de l’absurde. Le spectacle prend la forme d’un "gala d’adieu d’un cheval artiste" et détourne les codes de la représentation pour interroger la création et sa mise en scène. Fondé à Genève, le collectif s’est fait remarquer par ses pièces à l’esthétique radicale, mêlant discours scientifiques, artistiques et quotidiens dans des formes souvent ironiques et décalées.

L’artiste bernoise Annina Mosimann, marionnettiste et plasticienne reconnue pour son travail à la frontière entre arts visuels et scène, présentera "Bestiarium". Lauréate du prix d'encouragement Premio 2024, elle s’impose avec un univers singulier mêlant objets, corps et musique expérimentale. Dans cette pièce sans paroles, une caisse de transport devient un espace vivant où surgissent des créatures hybrides, explorant la cohabitation et les relations entre êtres dans un espace clos.

Aussi des artistes émergents

La programmation met également en avant des artistes émergents à l’image d’Adél Juhász, chorégraphe d’origine hongroise basée sur l'arc lémanique avec "I need help immediately", ou "Joyaux lourdement sous-estimés" de Bast Hippocrate, un artiste suisse afro-descendant, né à la Chaux-de Fonds, figure de la nouvelle danse helvétique, connu pour ses pièces physiques et engagées. Leurs créations interrogent le corps, l’urgence et les récits personnels à travers des écritures chorégraphiques actuelles.

Avec "Bin ich das? Ein solo für viele", la Thurgovienne Sarah Hugentobler, reconnue pour ses dispositifs scéniques mêlant vidéo et performance, propose une réflexion sur l’identité et la multiplicité des points de vue. De son côté, la chorégraphe vaudoise Géraldine Chollet, Prix suisse des arts de la scène 2025, dont le travail explore les états sensibles du corps, présentera "La tendresse du ventre de la baleine", une pièce immersive autour de la perception et de l’intime.

Des lectures

À l’occasion de leurs dix ans, la Sélection suisse en Avignon et "les Inédits théâtre" du quotidien romand Le Courrier s’unissent autour d’un projet commun: la publication de "10 ans, 10 textes, 10 auteur·ices". Les lectures auront lieu le 16 juillet à la Chartreuse de Villeneuve Lez Avignon.

Au-delà des spectacles, lectures et rencontres professionnelles viendront compléter le programme. "La Sélection suisse en Avignon constitue à la fois une vitrine et un espace d’échange pour les artistes et les professionnels", soulignent les organisateurs.

Portée par Pro Helvetia, la Fondation suisse pour la culture, et Corodis, la Commission romande de diffusion des spectacles, la manifestation s’inscrit comme un rendez-vous clé pour la diffusion internationale de la création suisse contemporaine.

La 80e édition du festival d'Avignon, qui met cette année à l'honneur le spectacle vivant coréen, se tient du 4 au 25 juillet. Le festival "in" comprend 47 spectacles (près de 300 représentations), dont 30 créations, selon son directeur Tiago Rodrigues, qui a dévoilé la programmation mercredi dernier.

Aux mêmes dates, dans la grosse centaine de théâtres de la ville, se tiendra le festival "off". L'an dernier, quelque 1700 spectacles (soit environ 27'400 représentations) avaient été proposés au public.

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Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Une exposition sur les centenaires à l'Université de Genève

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Le public pourra se frotter aux centenaires à l'Université de Genève (UNIGE) pour une exposition (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Une exposition se penche sur le quotidien des centenaires, de plus en plus nombreux. Dès vendredi et jusqu'au 30 mai, l'Université de Genève (UNIGE) dévoile une vingtaine de témoignages de ces personnes mais aussi les résultats du projet de recherche SWISS100.

Images, récits et données scientifiques vont cohabiter, a-t-elle dit lundi. La santé, la qualité de vie ou encore les relations sociales seront notamment abordées.

Des conférences sur les effets de la longévité, le vieillissement et les soins à domicile des personnes âgées accompagneront ce dispositif.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Un opéra pour commémorer les batailles de Grandson et Morat

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Charles - L'Opéra sera présenté dès le 23 mai dans la cour du Château de Grandson (archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Il y a 550 ans, le duc de bourgogne Charles le Téméraire a subi deux défaites contre les Confédérés à Grandson, puis à Morat. Un opéra revisite cette page d'histoire. Il sera joué une quarantaine de fois dès le 23 mai à Grandson puis cet été près de Morat.

"Charles - L'Opéra. Du Hardi au Téméraire" est un spectacle en plein air conçu spécialement pour les lieux mêmes où l'histoire s'est jouée. Cette création collaborative de plusieurs artistes suisses place Charles le Téméraire au coeur du récit et le fait dialoguer avec d'autres figures, connues ou non, de l'époque.

"On tente de se détacher d'une vision qui oppose les méchants Bourguignons aux gentils Suisses", confie à Keystone-ATS Grégory Thonney, assistant de production. Soucieux de rigueur historique, les créateurs ont fait relire leur scénario par des chercheurs de l'Université de Lausanne.

Histoire et fiction

Sur cette trame historique de 1476, les créateurs ont imaginé des scènes de fiction, comme les échanges entre Charles le Téméraire et Adrian von Bubenberg, défenseur de Morat, juste avant l'assaut. Avant de s'opposer sur le champ de bataille, "tous deux avaient été amis autrefois, à la Cour de Bourgogne", relate M. Thonney.

Chaque soir, entre 70 et 90 personnes feront vivre sur scène ce grand spectacle médiéval: 20 chanteurs professionnels, 10 amateurs, 20 à 40 enfants selon les soirées, 13 musiciens professionnels, un chef d'orchestre. Sans oublier en backstage, une costumière, des ingénieurs son et lumière ainsi qu'un régisseur. En tout, près de 130 personnes participent d'une manière ou d'une autre au projet.

Accessible et vivant

Les organisateurs promettent "une oeuvre exigeante mais accessible qui fait dialoguer la mémoire historique avec les sensibilités d'aujourd'hui". Ils feront revivre la noble Yolande de Savoie, mais aussi des gens du peuple. Le duc de Bourgogne ne sera pas qu'un vaincu, mais aussi "une figure humaine, politique et tragique".

La production a fait le choix de doubler les rôles principaux, pour assurer toutes les représentations. Ainsi, Aslam Safla et Romain Favre, chanteurs d'opéra, se relaieront pour interpréter Charles le Téméraire. Le comédien Yohann Thenaisie jouera le bouffon du duc.

Trois langues

Du 23 mai au 14 juin dans la cour du château de Grandson récemment rénové, puis du 16 juillet au 26 août au château de Villars-les-Moines (Münchenwiler/BE) près de Morat, l'oeuvre retentira en français, en allemand et en italien. Chaque personnage s'exprimera dans sa langue. Un français "médiévalisant" - pas du vrai français médiéval afin de faciliter la compréhension - pour Charles le Téméraire, de l'italien pour Panigarola par exemple, l'ambassadeur du duc de Milan auprès de la cour de Bourgogne. Des surtitrages sont prévus pour que le public comprenne le livret.

Les combats des 2 mars et 22 juin 1476 à Grandson et Morat reprendront vie grâce à des effets visuels et sonores. Mélanie Carrel signe la mise en scène, Jimena Marazzi, cheffe de projet, a composé l'oeuvre. François Voeffray est le chef d'orchestre.

Répétitions en cours

Les premières répétitions en musique ont débuté début avril. Plus de 60 costumes ont été réalisés sous le contrôle de la costumière Alice Concordel, une vingtaine suivront encore. Chacun est conçu comme une pièce unique, au plus près de la réalité historique. "Les costumières ont fait un travail de fou", se réjouit Grégory Thonney.

Le spectacle se tiendra en plein air. En cas d'intempéries, des soirées de rattrapage sont prévues. A Villars-les-Moines, la tribune du public sera couverte. Des discussions sont en cours à Grandson.

Les organisateurs espèrent attirer 11'000 spectateurs. Le budget global avoisine les 1,8 million de francs. La billeterie, qui est ouverte, "se remplit gentiment. On a bon espoir", explique l'assistant de production. Pour rentrer dans leurs frais, les organisateurs espèrent écouler 75-80% des billets.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La ferme de Bassenges à Ecublens accueille un nouveau festival

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Le festival se tient dès vendredi à la ferme biologique de Bassenges sur le campus universitaire de l'EPFL (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La ferme biologique de Bassenges sur le campus de l'EPFL à Ecublens (VD) accueille un nouvel événement. La première édition du Festival Paysan veut célébrer la paysannerie et explorer les enjeux de l'agriculture du futur. Elle se tient sur deux jours, vendredi 17 et samedi 18 avril.

"Le 17 avril marquant la journée internationale des luttes paysannes - et l'assemblée générale d'Uniterre le matin - et face aux tensions grandissantes au sein du monde paysan, le tout nouveau Festival Paysan ambitionne de (re)créer des liens entre agriculture et société civile", indiquent ses organisateurs dans un communiqué.

"Fruit d'une synergie entre différents mouvements, cet évènement inédit vise notamment à aborder les défis et les solutions du monde paysan contemporain. L'ONU ayant consacré 2026 Année internationale des agricultrices, le rôle essentiel des femmes dans l'agriculture et les dynamiques de genre en oeuvre dans la production de notre alimentation seront mis en lumière lors de cette première édition", expliquent-ils.

Tables rondes et animations

Le festival s'adresse à un large public, aussi bien agricole que citadin, insistent les responsables, dont font partie Uniterre et la Ferme de Bassenges. Les chercheurs sont aussi encouragés à venir échanger sur leurs travaux dans le cadre d'un forum agricole, tout comme les organisations actives dans la vulgarisation ou la défense agricole.

Le vendredi, une table ronde abordera la question des femmes dans l'agriculture suisse. Le samedi, la question de l'avenir de la paysannerie et du renouvellement des générations fera l'objet d'une seconde table ronde.

Le Festival Paysan se déploie également autour de nombreuses activités et discussions: démonstrations et ateliers pratiques, activités pour enfants, visites de ferme, échanges entre paysannes pour formuler des revendications, projection d'un film sur les Paysannes vaudoises, marché de producteurs, théâtre avec "Pleine Terre", ainsi qu'un concert chaque soir.

Bail prolongé

Pour rappel, la ferme biologique de Bassenges a obtenu un sursis en septembre dernier. La direction de l'EPFL et le collectif Cambium ont trouvé un accord pour prolonger le bail de quatre ans. Les travaux de transformation des bâtiments du site ne démarreront qu'en 2030.

Initialement, le bail conclu en 2020 pour une durée de six ans avait été résilié avec effet au 31 janvier 2026. A cette date, la micro-ferme exploitée par le collectif devait être définitivement réaffectée en centre scientifique. Cambium avait contesté cette résiliation.

www.festival-paysan.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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