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Culture

Paris: une rentrée littéraire marquée par le poids de l'histoire

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Amélie Nothomb, fidèle au rendez-vous chaque année, publie l'un de ses meilleurs romans, "Premier sang" (Albin Michel), mémoires fictifs de son père décédé l'an dernier. Photo : la romancière à Morges lors de la 10e édition du Livre sur les quai en septembre 2019. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La rentrée littéraire voit débouler sur les étals des libraires plus de 500 titres candidats aux prix parisiens de l'automne. Le poids de l'histoire et les blessures qu'elle engendre marquent de nombreux romans.

La filière du livre avait craint le pire lors des confinements et des fermetures de librairies de 2020, mais a été surprise par de très bons chiffres depuis décembre. Elle attaque maintenant cette période cruciale avec beaucoup d'optimisme.

Juillet a été "très bon pour la librairie. Toujours pas de baisse de fréquentation par rapport à juillet 2020", témoignait par exemple un libraire anonyme sur Twitter, @librairesecache. Et la deuxième quinzaine d'août signe, comme toujours, l'arrivée de poids lourds attendus par des lecteurs impatients.

Amélie Nothomb, fidèle au rendez-vous chaque année, publie l'un de ses meilleurs romans, "Premier sang" (Albin Michel), mémoires fictifs de son père décédé l'an dernier. Où l'on découvre une famille excentrique, et redécouvre un épisode tragique de l'histoire de l'ex-Zaïre par ce diplomate belge.

"Je n'aurai pas le Goncourt (...) Ils considèrent que je suis une autrice à succès et que je n'en ai pas besoin, et ça peut se défendre", affirmait-elle au Parisien mardi.

Drames du XXe siècle

Sorj Chalandon avec "Enfant de salaud" (Grasset), Marc Dugain avec "La Volonté" (Gallimard), François Noudelmann avec "Les Enfants de Cadillac" (Gallimard) évoquent également leur ascendance au milieu des drames et des guerres du XXe siècle.

L'Holocauste hante d'autres auteurs: Anne Berest fouille ses racines juives après avoir reçu "La Carte postale" (Grasset) ou Gisèle Berkman qui décrit une survivante dans "Madame" (Arléa). L'antisémitisme d'avant la Première Guerre mondiale est le sujet de la fresque de Christophe Donner, "La France goy" (Grasset), tandis que Jean-Christophe Grangé évoque des assassinats dans la haute société berlinoise de la fin des années 30 dans "Les Promises" (Albin Michel, sortie le 9 septembre).

Les tourments de l'Afrique et de l'esclavage pointent dans "Mamba Point blues" (Presses de la Cité) de Christophe Naigeon, qui fait voyager entre New York, la France et le Liberia, ou dans "La Porte du voyage sans retour" (Seuil) de David Diop, romancier fraîchement couronné du Booker Prize international, qui signe une version romancée des aventures d'un naturaliste français au Sénégal au XVIIIe siècle. De blues il est aussi question dans "Delta Blues" (Grasset) de Julien Delmaire, qui raconte la naissance de cette musique dans le delta du Mississippi.

Plus près de nous dans le temps, Philippe Jaenada fouille le fait divers le plus marquant des années 60, l'affaire Lucien Léger: "Au printemps des monstres" (Mialet-Barrault). Michaël Prazan trace le portrait d'un ancien de l'Armée rouge japonaise avec "Souvenirs du rivage des morts" (Rivages), et Julie Ruocco explore le Kurdistan syrien et ses alentours, ravagés par le conflit de ces dix dernières années, dans "Furies" (Actes Sud).

Musso bien après

Autres histoires, très personnelles celles-ci: celles de Christine Angot qui reconstitue précisément son passé de victime d'inceste ("Le Voyage dans l'Est", Flammarion), et d'Emmanuelle Lambert qui se remémore les beaux moments avec un père emporté par le cancer ("Le Garçon de mon père", Stock).

L'épopée de deux femmes dissemblables dans "La Définition du bonheur" (Gallimard) de Catherine Cusset, les traumatismes d'un ancien poilu dans "Une certaine raison de vivre" (Robert Laffont) de l'acteur Philippe Torreton, une sombre histoire racontée par Tanguy Viel, "La Fille qu'on appelle" (Minuit), ou encore "Plasmas" (Rivages), fiction futuriste déroutante de Céline Minard, ont attiré l'attention de la critique.

Mais le roi des ventes promet d'être encore Guillaume Musso, qui attend le 21 septembre, bien après tous les livres cités ci-dessus, pour débouler avec "L'Inconnue de la Seine" (Calmann-Lévy).

Au rayon étranger, "Shuggie Bain" (Globe) du Britannique Douglas Stuart, qui évoque la classe ouvrière au temps du thatchérisme. "Madame Hayat" (Actes Sud) du Turc Ahmet Altan, écrit en prison et pas édité dans son propre pays, et "God loves Haïti" (Caraïbéditions) de Dimity Elias Léger, sont des témoignages de la force de la littérature face à la politique.

Cette rentrée marque également le retour du prix Nobel de littérature, le Britannique Kazuo Ishiguro ("Klara et le soleil", Gallimard) et de l'Américain Richard Ford ("Rien à déclarer", L'Olivier).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le festival Animai à Vevey (VD) souffle ses 40 bougies

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Le quai devant le Jardin du Rivage, au bord du lac Léman, espace où se tient le festival Animai (archives). (© Keystone/NOEMI CINELLI)

Le festival Animai à Vevey (VD) fête cette année ses 40 ans. De vendredi à dimanche, la manifestation dédiée à la musique, aux spectacles, aux ateliers et aux initiations multiples reprend ses quartiers au Jardin du Rivage après deux années de restrictions et d'annulations en raison du Covid-19.

Attirant en général 3000 à 5000 amateurs, enfants et adultes, ce rendez-vous incontournable du printemps veveysan est gratuit. Il est organisé par le Bureau de l'animation-jeunesse de la Ville en collaboration avec plusieurs associations et partenaires locaux, rappelle la Municipalité dans un communiqué.

Au programme de ces trois jours: activités créatrices, animations ludiques, découvertes par le jeu, spectacles de danse, initiations sportives, ateliers artistiques ou culinaires, espace dédié aux jams musicales, ou encore stand de prévention.

La soirée du vendredi est dédiée au rock, avec une programmation concoctée par le Rocking-Chair et l'Association de la Ferme Menthée. La soirée du samedi sera, elle, dédiée au hip-hop et au R'N'B.

www.animai.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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C'est un garçon! Rihanna et A$AP Rocky ont eu leur premier enfant

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Aucun représentant du couple - Rihanna a 34 ans et son compagnon 33 ans - n'a pu répondre à l'AFP pour avoir confirmation de l'heureux évènement. (© KEYSTONE/AP/Evan Agostini)

C'est un garçon! La superstar Rihanna et le rappeur A$AP Rocky ont eu leur premier bébé le 13 mai à Los Angeles, révèle jeudi le média spécialisé TMZ.

La chanteuse des tubes "Diamonds" et "Umbrella", qui s'est aussi aventurée avec succès dans la mode, avait été photographiée fin janvier dans les rues enneigées de New York, main dans la main avec A$AP Rocky - Rakim Mayers à la ville - portant un long manteau rose au bas déboutonné, laissant voir son ventre rond.

L'artiste américaine n'était pas venue au gala du Metropolitan Museum of Art le 2 mai, rendez-vous incontournable de nombre de célébrités de la mode et du spectacle, où elle a table ouverte.

Aucun représentant du couple - Rihanna a 34 ans et son compagnon 33 ans - n'a pu répondre à l'AFP pour avoir confirmation de l'heureux évènement.

Rihanna entretient le mystère depuis des années sur la sortie de son prochain album. Son dernier opus date de 2016. Entre-temps, la Barbadienne, née Robyn Rihanna Fenty, est devenue milliardaire, utilisant la renommée gagnée grâce à sa musique pour lancer des marques de lingerie, de maquillage et de mode.

Le couple avait officialisé leur relation en 2021, après des années de rumeurs persistantes. Rihanna est "l'amour de ma vie" et "la bonne", avait confié A$AP Rocky au magazine GQ en mai 2021.

Lorsqu'on lui avait demandé, lors de cette interview, s'il se sentait prêt à être père, le rappeur, connu pour "Praise The Lord" ou "F**kin' Problems", avait dit penser qu'il serait "un père incroyable, remarquable, globalement incroyable" : "J'aurai un enfant super cool."

Fin avril, A$AP Rocky avait été arrêté à l'aéroport de Los Angeles, à sa descente d'un jet privé en provenance de la Barbade, soupçonné d'être impliqué dans une dispute en novembre à Hollywood dans laquelle "le suspect avait tiré avec une arme de poing sur la victime", selon la police. Il a été laissé en liberté sous caution.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Décès de Vangelis, le compositeur grec de "Blade Runner"

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"Vangelis Papathanassiou n'est plus parmi nous", a tweeté le Premier ministre grec. (© KEYSTONE/EPA/SIMELA PANTZARTZI)

Le compositeur grec de "Blade Runner" et des "Chariots de feu", Vangelis Papathanassiou, surnommé Vangelis, est décédé, a annoncé jeudi soir le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis. Il avait 79 ans.

"Vangelis Papathanassiou n'est plus parmi nous", a tweeté le Premier ministre. "Le monde de la musique a perdu (l'artiste) international Vangelis", ajoute son tweet.

Pionnier de la musique électronique, cet autodidacte avait trouvé son inspiration dans l'exploration spatiale, la nature, l'architecture futuriste, le Nouveau Testament et le mouvement étudiant de mai 1968.

Sa bande originale pour "Les Chariots de feu" a été oscarisée face à la musique de John Williams réalisé pour le premier film d'Indiana Jones en 1982.

"C'est avec une grande tristesse que nous annonçons que le grand Grec Vangelis Papathanassiou est décédé tard dans la nuit du mardi 17 mai", a également annoncé son avocat cité jeudi par l'Agence de presse grecque ANA.

Mort du coronavirus

Selon plusieurs médias grecs, Vangelis est décédé du coronavirus en France où il partageait son temps avec Londres et Athènes.

M. Mitsotakis a aussi souligné que le deuxième prénom de Vangelis était Ulysse. "Pour nous les Grecs, cela signifie qu'il a commencé son grand voyage sur les chariots de Feu. De là, il nous enverra toujours ses notes", a encore tweeté M. Mitsotakis.

Parmi la douzaine de bandes originales qu'il a composées figurent celles du film de Costa-Gavras "Missing", de "Lunes de fiel" de Roman Polanski et d'"Alexandre" d'Oliver Stone.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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A l'Alimentarium, un voyage rétrofuturiste dans l'alimentation

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La nouvelle exposition de l'Alimentarium de Vevey explore les représentations futuristes de l'alimentation. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

L'Alimentarium invite à plonger dans le passé pour découvrir comment la science-fiction imaginait la nourriture de demain. Le musée veveysan fait résonner ces imaginaires avec ce que pourrait être l'alimentation des générations à venir. A découvrir dès vendredi.

"Que mangerons-nous en 2049" demande "FOOD2049", la nouvelle exposition temporaire de l'Alimentarium. Celle-ci occupe le deuxième étage de l'institution et s'interroge sur les perceptions et tendances passées et actuelles concernant l'alimentation du futur.

Entre robots et aliment unique

Le musée a retenu quatre thèmes: le premier s'intéresse à la robotisation, un thème récurrent dans les représentations futuristes de l'alimentation. Au début des années 1900, Hugo Gernsback imagine le Scienticafé, un restaurant où les convives sont nourris par des tubes. Tout est liquéfié. Les ustensiles sont devenus obsolètes.

L'espace Cybercocagne dessine un futur où les humains sont libérés de l'obligation de se faire à manger. Une "cuisine intelligente" exécute nos ordres et anticipe nos besoins. Plus loin, l'Aliment unique suscite peurs et espoirs. Enfin, la section Nouvelles terres propose des solutions pour garantir la sécurité alimentaire face au changement climatique et à l'accroissement de la population.

Changer ses habitudes

Trois grands courants de pensée "structurent notre appréhension du futur", résume le musée. Pour certains, le progrès des sciences et de la technologie assurera l'avenir alimentaire de l'humanité. Pour d'autres, un changement dans les habitudes et modes de consommation est nécessaire. Pour d'autres enfin, les plus pessimistes, la sécurité alimentaire des générations futures n'est pas assurée.

En marge de l'exposition, ouverte jusqu'en mars 2023, l'Alimentarium propose une série d'événements et d'ateliers, notamment samedi en lien avec la Nuit des musées de la Riviera. Au menu un DJ set "Star Wars" et des ateliers culinaires sur la "Superfood de l'espace".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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"Mariupolis 2": la vie sous les bombes en Ukraine montrée à Cannes

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Tandis que le président ukrainien Volodymyr Zelensky (photo) s'est exprimé lors de l'ouverture du Festival de Cannes mardi, les spectateurs ont pu voir jeudi "Mariupolis 2", le dernier film du Lituanien Mantas Kvedaravicius, tué fin mars en Ukraine. (© Keystone/EPA/GUILLAUME HORCAJUELO)

Emotion à Cannes après la projection jeudi de "Mariupolis 2". Il s'agit du dernier film du Lituanien Mantas Kvedaravicius, tué fin mars en Ukraine, en tentant de quitter la ville-martyre assiégée par les Russes d'où il documentait la guerre.

Le film qui a failli ne jamais exister "donne à voir la vie qui continue sous les bombes" et compile les images tournées par le documentariste, selon les termes du Festival.

Un témoignage rare montré alors que des centaines de militaires ukrainiens retranchés dans l'aciérie Azovstal - l'ultime poche de résistance à Marioupol face à l'armée russe - sont en train de se rendre.

Mantas Kvedaravicius avait déjà tourné un premier film à Marioupol, pendant la guerre du Donbass. Il y était retourné, après l'invasion russe en Ukraine de février dernier, "pour retrouver les personnes qu'il avait rencontrées et filmées entre 2014 et 2015".

Sans voix off, ni musique, ce nouveau documentaire, à l'os, alterne entre des longs plans montrant des paysages de désolation et des scènes de la vie quotidienne d'habitants tentant de survivre, comme ces réfugiés dans le sous-sol d'une église.

Bruits de tirs incessants

Le film les montre prenant l'air, cuisinant ou tentant des expéditions dans des quartiers détruits, pour récupérer de la nourriture ou un générateur d'électricité. Les bruits de tirs et de bombardements sont incessants au cours des 1h45 que dure le film.

Si la mort est peu présente à l'écran, dans une scène, un homme dans le sous-sol de l'église évoque le "théâtre", dans lequel s'étaient abrités des femmes et des enfants avant d'être bombardé en mars, et le sort de l'"usine" Azovstal.

Le film a été ajouté à la dernière minute par les organisateurs du Festival. Ils avaient promis une 75e édition où l'Ukraine serait "dans tous les esprits", déjà marquée lors de la cérémonie d'ouverture par l'intervention, depuis Kiev, du président et ancien acteur Volodymyr Zelensky.

Après la mort du documentariste, confirmée début avril, "sa fiancée, Hanna Bilobrova, qui l'accompagnait, a pu rapporter les images tournées là-bas et les assembler avec Dounia Sichov, la monteuse de Mantas", a précisé le Festival.

L'Ukraine sera présente via d'autres réalisateurs de ce pays: "The Natural History of Destruction" de l'habitué Sergei Loznitsa, sur la destruction des villes allemandes par les Alliés pendant la Seconde guerre mondiale (en séance spéciale) et deux premiers films: "Butterfly Visions" de Maksim Nakonechnyi (Un certain regard) et "Pamfir" (Quinzaine des réalisateurs) de Dmytro Sukholytkyy-Sobchuk.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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